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et blé
MEL 472 Melania fasciata (pl. 241, fig. 1), qui se trouve à l’île de Wight. Melania costata (même pl., fig. 2), qu’on trouve à Hordwelclif. Melania minima et Melania truncata (même pl, fig. 3 et 4), que l’on trouve à Brakenhurst.
Cet auteur a donné (pl. 50) la figure d’une coquille qu’il a nommée melania sulcata. Cette espèce a été rangée par M. de Lamarck dans le genre des Turritelles. Il lui a donné le nom de T. terebralis, et nous croyons avec ce savant qu’elle dépend de ce genre.
M. de Lamarck (Ann. du mus. d’hist. nat.) a rangé dans le genre Mélanie, sous le nom de mélanie demi-plissée, une coquille qui ne dépend point de ce genre. Je possède les deux coquilles qui ont servi à la description de cette espéce, et j'ai reconnu qu’elles étoient de jeunes cérites de ‘ l'espèce à laquelle il a donné le nom de C. nudum.
M. Faujas a trouvé dans une couche de marne bitumineuse qui sépare les bancs de charbon de la mine de Gavalon, dans l'arrondissement de Saint-Paulet, département du Gard, avec des ampullaires et des coquilles qui ressemblent à des planorbes, une espece particulière de mélanie , qui a un pouce de longueur et qui est couverte de grosses côtes longitudinales. Ann. du mus. d’hist. nat., tom. 14, pl. 19, fig. 1 Ch 19 s
M. Daudebard de Férussac a trouvé dans le bassin d’Ép ernai, avec la melania inquinata, une autre espèce de mélanie, voisine de la melania hordacea, à laquelle il a donné le nom de melania trilicea. (D.EF.)
MÉLANIE. (Entom. ) Nom vulgaire, donné à une ie de l’espece Agrion vierge, sorte de demoiselle, dont les ailes sont He. dans le repos, colorées d’un brun doré avec une tache noire, et le corps d’un vert métallique. Rœsel l’a figurée t. Il, pl. 9, fig. 6. Voyez Acriow, t. I.® de ce Dictionnaire, p. 325, var. F. (C. D.)
MELANIPELOS. (Bot.) Voyez Herxine. (J.)
MELANIS. (Erpétol.) Nom par lequel on a désigné un reptile ophidien. Voyez Virère. (H. C.)
MÉLANITE, Melanites. (Entom.) Nom d’un genre de papillons de jour qui comprend quelques espèces des Indes, telles que l’Ariadne, merione, coryta, undularis, etc. (C. D.)
MÉLANITE. (Min.) Nom donné à un minéral qui présente, avec une couleur noire assez pure, tous les caractères géométriques et plusieurs des caractères minéralogiques des grenats. Comme on ne possède encore aucun moyen précis pour séparer ce minéral des grenats, nous en avons fait l’histoire à l’article de cette espèce. Voyez GRENAT MÉLANITE, au mot GREAT. (B.)
MELANIUM. (Bot.) Daléchamps nommoit ainsi le viola calcarata. P. Browne, dans ses Plantes de la Jamaïque, donne le même nom à une Share. que Linnæus , pour cette raison, nomme lyfhrum melanium, et qui doit peut-être se rapporter plutôt au genre Parsonsia de la même famille. (J.)
MELANOCERASON. (Bot.) Nom grec anciennement donné à la belladone, afropa belladona. ( Lex.)
MELANOCORHYNCOS. (Ornith.) Ce nom grec et celui de sycalis désignoient chez les anciens le gobe-mouche ordinaire, muscicapa atricapilla, Gmel., dans son beau plumage, c’est-à-dire à l'époque des amours, où le mâle offre un joli mélange de noir et de blanc, tandis qu’en hiver il est gris, comme sa femelle, avec une simple bande blanche sur Paile. (Cz. D.)
MÉLANOÏDE, Melanoïdes. (Conchyl.) Olivier, dans son Voyage au Levant, tom. 2, pag. 4o, a donné ce nom au genre de coquilles que M. de Lamarck avoit nommé Mélanie, etila, au contraire, employé ce derniernom pour désigner un autre genre, généralement adopté, mais dont M. de Férussac a changé la dénomination en celle de MéÉranoPsine. di ra ce mot et Méranie. ( DE B.)
MELANOLOME, Melanoloma. (Bot.) Ce rouveau genre de plantes, que nous proposons, appartient à l’ordre des Synanthérées et à la tribu naturelle des Centauriées. Voici ses caractères.
Calathide très-radiée : disque multiflore , obringentiflore, androgyniflore ; couronne unisériée, amplitiflore, neutriflore. Involucre de quelques feuilles bractéiformes, verticilées autour de la base du péricline. Péricline inférieur aux fleurs du disque, ovoïde ; formé de squames imbriquées,
a ppliquées, coriaces : les intermédiaires oblongues, étrécies de bas en haut, munies sur chaque côté d’une bordure li-
Le MEL 475 néaire, frangée , scarieuse, noire , et surmontées d’un grand
appendice étalé, penné, eoriace, à pinnules distancées, filiformes, barbellulées, roides. Clinanthe plan, épais, charnu, garni de fimbrilles nombreuses , inégales, libres, filiformeslaminées. Fleurs du disque : Ovaire oblong, comprimé, muni de poils capillaires. Aïgrette de pe) tres - courte , avec petite aigrette intérieure. Corolle obringente. Étamines a filet parsemé de poils trés-courts; appendice apicilaire long. Fleurs de la couronne : Faux-ovaire grêle, inaigretté. Corolle obringentiforme, à limbe amplifié, divisé en deux segmens, l’intérieur quadrilobé au sommet ; l'extérieur tantôt bifide jusqu’à la base, tantôt indivis.
Nous connoissons deux espèces de ce genre.
MÉLANOLOME BASSE : Melanoloma humilis, H. Cass. ; Centaurea pullata, Linn., Sp. pl., édit. 5, pag. 1288. C’est une plante herbacée , annuelle suivant Linné, bisannuelle selon Villars, vivace selon M. Desfontaines. Sa racine , qui est assez grosse, produit deux ou trois tiges courtes, menues, simples ou presque simples, ordinairement monocalathides , anguleuses, pubescentes; les feuilles sont trés-variables, un peu dentées, pubescentes, un peu scabres; les inférieures longues, pétiolées, ordinairement lyrées; les supérieures courtes, sessiles, oblongues ; les calathides sont terminales, solitaires, assez grandes, composées de fieurs blanches ou purpurines; leur péricline est entouré à sa base d’un involucre de quelques feuilles ou bractées lancéolées, velues, entiéres ; l’appendice des squames est jaunâtre. Cette plante habite l’Europe aus-. trale , la Barbarie, le Levant ; on la trouve en France, dans les départemens méridionaux, auprés des haïes et au bord des champs, où elle fleurit en Mai et Juin.
MÉLaNoLOME ÉLEVÉE; Melanoloma excelsior, H. Cass. Tige herbacée, haute d’un pied et demi, rameuse, diffuse , anguleuse, striée, pubescente, scabre ; feuilles alternes, un peu pubescentés, un peu scabres, d’une substance ferme et roide : les inférieures pétiolées, ovales-lancéolées, obtuses, presque indentées; les supérieures sessiles, semi-amplexicaules, oblongues, obtuses, presque indentées, a base biauriculée, comme sagittée ; calathides grandes, belles, trésradiées, solitaires au sommet des rameaux , entourées cha-
cune à la base d'un involucre de cinq ou six feuilles verticillées, inégales, ovales; corolles de la couronne blanches ; celles du disque blanc-jaunâtre, avec le sommet des divisions couleur de chair. Nous ignorons l’origine de cette plante , qui nous paroît constituer une espèce distincte, et que nous avons décrite sur un individu vivant, cultivé au Jardin du Roi, où il n’étoit point nommé.
Notre genre Menthe est exactement intermédiaire entre le Cyanus et le Lepteranthus. Il ressemble au Cyanus par la bordure des squames du péricline, et par les corolles de la couronne; mais il s’en distingue par l’involucre et par l'appendice des squames du péricline : il ressemble au Lepteranthus par l’appendice des squames du péricline ; mais il s’en - distingue par l’involucre qui entoure ce péricline, par la bordure dont les squames du péricline sont pourvues, et par la forme des corolles de la couronne. (Voyez notre article LEPrÉRANTHE, tom. XXVI, pag. 64.)
Le nom de Melanoloma, composé de deux mots grecs qui signifient bordure noire, fait allusion à la bordure remarquable des squames du éd ses (H. Cass.)
MÉLANOMPHALE. { Bot.) Reneaulme nommoit ainsi l’ornithogalum arabicum, parce que, selon lui, le centre ou ombilic de la fleur est noir. (J.)
MÉLANOPHORE, Melanophora. (Entom.) M. Meigen a décrit sous ce nom un genre d'insectes diptères, de la er des sarcostomes, correspondans aux tachines et aux téphrites de Fabricius, tels que le musca grossificañionis de Linnæus. (C. D.)
MELANOPS. (Or nith.) Cette épithete est dise par Latham à une espèce de corbeau, dont M. Vieillot a fait sa coracine kaiïlora. (Cu. D.)
MÉLANOPSIDE, Melanopsis. (Conchyl.) Ce nom, qui indique des rapports avec les mélanies, ce qui n’est pas rigoureusement exact, a été imaginé par M. d’Audebard de Férussac, le père, pour désigner un petit genre de coquilles qu'Olivier avoit établi sous la dénomination de Mélanie, ou qu’il confondoit avec les espèces véritables de ce genre, et que M. de Lamarck avoit proposé plusieurs années auparavant. Les caractères de ce genre , qui a été adopté par tous les zoolo-
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gistes modernes, et duquel M. d'Audebard de Férussac, fils, a publié une monographie dans la premiére partie du premier volume des Mémoires de la Société d'histoire naturelle de Paris, peuvent être exprimés ainsi : Animal dioïque, spiral, trachélipode ; le pied court, arrondi, pourvu d’un opercule corné : la tête avec deux gros tentacules coniques, assez peu alongés, incomplétement contractiles, portant les yeux sur un renflement assez saillant, situé à leur base externe; la. bouche à l’extrémité d’une sorte de mufle proboscidiforme ; la cavité respiratrice aquatique contenant deux peignes branchiaux inégaux, et se prolongeant en un tube incomplet à son angle antérieur et externe. Coquille ovale, subturriculée, à spire courte ; l'ouverture ovale, sans tube, mais échancrée en avant et sans trace de sinus à son extrémité postérieure ; le bord columellaire calleux et plus ou moins profondément excavé. D’après ces caractères il est évident que ce genre est assez éloigné des mélanies proprement dites, surtout pour la coquille, qui n’a jamais l’'évasement de l’ouverture par la fusion de la columelle qui existe dans celle-ci. C’est pour moi une simple subdivision des cérithes, dont elle ne diffère que parce que l’échancrure de louverture , au lieu d’être quelquefois présque tubuleuse , est souvent peu marquée. Je divise en effet les Cérithes en cinq petits groupes: dansie premier, les Cérirues proprement dites, comme le C. vertagus, il y a réellement un petit canal fort court, recourbé vers le dos de la coquille; les CHenirres, C. aluca, ont le canal encore plus petit, tout droit, et une échancrure ou sinus bien formé a la jonction postérieure des deux bords ; les Poramines et les Pirazes n’ont plus de canal, mais une simple échancrure en avant, et le bord droit se dilate plus ou moins avec l’âge, comme dans le C. palustre; les PrRÈNES ont aussi l'ouverture sans canal, peu échancré en avant, avec un sinus à l’extrémité postérieure du bord droit, qui ne se dilate pas; le bord columellaire calleux et courbé dans son milieu : enfin, les Méranopsines, en général moins turriculées, ont l’échancrure antérieure, mais pas de sinus en arrière et une large callosité sur le bord columellaire, Jamais ces caractères ne se trouvent sur les véritables mélanies.
- Les mélanopsides habitent constamment les eaux douces, et leurs mœurs s'éloignent sans doute fort peu de celles des cérithes fluviatiles et même dè celles des paludines. On n’en a pas encore trouvé en France ni même en Italie, où cependant il est fort probable qu'il en existe : mais on en a distingué en Carniole, en Hongrie, dans la Russie méridionale et dans presque tout le bassin de la Méditerranée ; en Espagne, sur le versant de la mer Océane ; dans les grands fleuves, le Tigre et l’'Euphrate, de la pente méridionale de l'Asie. Il me paroît probable que deux ou trois espèces de coquilles dont M. Say a fait dés mélanies, appartiennent réellement au genre Mélanopside : ainsi l'Amérique septentrionale auroit des espèces de ce genre, ce que n’auroit pas le versant de l’Europe vers la mer Océane. Aussi, en admet. tant ce fait comme positif, il sembleroit que celles qui y ont existé n’y sont plus qu'à l’état fossile; et, en effet, on trouve un assez grand nombre de mélanopsides fossiles en France, où il ne s’en rencontré peut-être plus de vivantes.
Les espèces que M. de Férussac caractérise dans ce genre, sont au nombre de onze ; mais il faut convenir qu’elles sont souvent si voisines les unes des autres, que je doute qu'il y en aït plus de trois ou qiâtre véritables.
La M. euccoine ; M. buccinoides, Olivier, Féruss., loc. cit, pli, fig. 1—1, et pl. 11, fig. 1—4. Coquille conique, ovale, épaisse, à spire courte, souvent aiguë; les tours de spire déprimés, striés longitudinalement, au nombre de huit, dont le dernier est plus grand que tous les autres pris ensemble ; une large callosité sur le bord columellaire. Couleur uniforme, brune ou châtaine.
C’est la M. rss, M. lævigata, de M. de Lamarck ; le Buccinum prærorsum de Linnæus; le Bulimus prærorsus de Bruguieres ; le Bulimus anfediluvianus de M. Poiret.
Cette espèce se trouve vivante dans les ezux douces de la Syrie, de l’île de Crête, de l’archipel grec, d’après Olivier; on dt qu’elle se trouve aussi en Hongrie, d’après M. de Férussac, qui en posséde un grand nombre d'individus. Elle offre un assez grand nombre de variétés, soit dans la couleur, soit dans la forme: ainsi elle est tantôt noire, brune, chàtaine; tantôt d’un vert jaunàtre et quelquefois ornée de
trois bandes brunes sur un fond verdâtre ; elle est plus ou moins alongée ou élargie, ce qui la rend conique ou fusiforme. Dans quelques individus l’ouverture a la moitié de la longueur de la coquille, et dans d’autres les deux tiers.
Il estcertain qu’elle est parfaitement identique avec l'espèce fossile que l’on trouve dans l’ile de Rhodes, dans les montagnes de Sestos, dans la formation d'argile plastique et des environs de Soissons ; en Angleterre, à l’île de Wight, et dans plusieurs autres endroits; en Italie, etc.
La M. »e Durour; M. Dufourü, de Fér., loc. cit., pl. 1, fig. 16, et pl. 2, fig. 5. Espèce fort rapprochée de la précédente par la forme et la grandeur, qui varient cependant aussi beaucoup : sa couleur, également fort variable, brune ou verdtre, est quelquefois parsemée de taches brunes; le dernier tour de spire est ordinairement pourvu de trois côtes transversales, mais aussi quelquefois elles s’effacent presque complétement. |
Elle se trouve vivante dans le royaume de Valence et dans différens endroits de l'Espagne ; fossile à Dax, dans les faluns de Mandiilot.
Fa M. À côres : M. costata, Oliv., Lam. ; de Fér., loc. cit, pl.1, fig. 14, 15. Coquille ovale, conique, épaisse, pourvue de côtes épaisses, nombreuses, longitudinales sur tous les tours de spire, qui sont au nombre de huit, dont le dernier est plus grand que tous les autres ble la couleur est brune ou cornée, avec une tache de la même couleur sur la columelle, qui est blanche, comprimée et assez excavée.
Cette espèce, qui varie aussi pour la grandeur et la proportion des parties, se trouve vivante dans les environs d'Alep et dans le fleuve Oronte. Elle est fossile sur le haut des montagnes de Sestos et d’Abydos.
La M. 4 »er1Tes côtes : M, costellata > Mur. cariosus, Linn.; Buccina murocceana, Chemnitz, Conchyl., X } tab. 310, fie 2682, 2083. Cette espèce, que M. de Férussac ne sépare qu'avec doute de la précédente, paroit n’en différer qu’en ce que les côtes sont plus nombreuses, plus serrées, et que le dernier tour est trois fois plus grand que tous les autres pris ensemble.
Elle se trouve abondamment dans les ruisseaux des envi-
rons de l’aqueduc de Séville et dans cet aqueduec, dans les lacs et rivières du royaume de Maroc. Son animal est orné, comme celui de la mélanie buccinoïde, de lignes brunes et ondulées.
La M. 4 cros sœurs: M. nodosa, de Fér., loc. cit., pl.1, fig. 13» M. affinis, Mém. géolog. Coquille ovale, aiguë, épaisse, de sept à huit tours de spire ; le dernier ventru, pourvu de côtes noueuses, longitudinales.
Cette espèce, qui habite vivante dans le Tigre, paroît, comme la précédente , aussi peu différer de la M. à côtes. Elle a été trouvée fossile par M. Menard de la Groye entre Ottricoli et Lavigno, prés de la route de Rome à Foligno, avec des coquilles marines. Une variété de cette même espéce est répandue dans un calcaire compacte dont est bâti le temple de Daphné à Athènes.
La M. cHevronnéE ; M. decussata , de Fér. Coquille à spire conique, formée de cinq à six tours déprimés, le dernier plus grand que tous les autres; l’ouverture grande, à peine échancrée ; la columelle presque droite , à peine canaliculée : couleur blanche, variée de lignes rousses entières ou ponctuées. Dans divers endroïts de la Hongrie, et entre autres dans le Plattensée.
La M. »'Esrer, M. Esperi, de Fér., ne paroît différer que par quelques nuances dans la couleur , et parce que le canal de la columelle est mieux formé. De la rivière de Laybach, dans la Carniole.
La M. aronGée; M. acicularis, de Fér. Coquille subulée, lisse, épaisse, de huit à dix tours de spire, décroissant insensiblement ; callosité nulle ; la columelle atténuée , aiguë, a peine canaliculée et échancrée : couleur brune foncée, avec une bande jaunàtre sur les sutures.
Vivante, elle se trouve dans la Laybach, dans les eaux thermales de Weslau prés Vienne, dans le Danube, à Bude, etc.; fossile, à l’ile de Wight.
M. de Férussac, dans sa Monographie , joint aux mélanopsides les Pyrènes de. M. de Lamarck; mais, quoique fort rapprochées en effet, nous n’en parlerons que sous ce dernier mot. (DE B.)
MÉLANOPSIDE. (Foss.) Les mélanopsides, ainsi que les
mélanies, ne se trouvent plus aujourd'hui à l'état vivant que dans les eaux douces des climats chauds. Comme ces dernières, elles ne se trouvent à l’état fossile, dans nos pays, que dans les couches postérieures à la craie, mais avec cette différence, que les couches qui les contiennent sont posées sur l'argile plastique au-dessous du calcaire coquillier, où elles sont accompagnées de planorbes, de physes, de lymnées et d’autres coquilles d’eau douce (d’Audeb. de Féruss.), et qu’on ne les trouve jamais, comme les mélanies, dans le calcaire coquillier marin.
Méranorsine pucainoïne : Melanopsis buccinoidea, Oliv., Voy., pl. 17, fig. 8 ; Melanopsis fusiformis, Sow., Min. conch., t.332, fig. 1— 7. Coquille ovale-conique, lisse, portant sept tours de spire, dont le dernier est plus long que la spire : longueur, huit à neuf lignes. On trouve cette espèce dans le bassin d’Épernai, au-dessous d’un banc d’huîtres; à Soissons, à Vaubuin, à Cuiseaux dans le Jura; à Heuden-Hill, dans l'ile de Wight, à Wolwich; en Italie, en Grèce. Elle ne différe en rien de celles qu’Olivier a prises vivantes dans le fleuve Oronte et dans toutes les rivières de la côte de Syrie, ni de celles que M. de Férussac a trouvées dans les petites rivières d’Andalousie en Espagne. J’en possède une dont l’ouverture est remplie de vermilies ou de serpules.
MéranorsipE À CÔTES ; Melanopsis costata, Oliv., voy. pl. 31, fig. 3; Encycl. méth., pl. 458, fig. 7. Il paroît que cette espèce est analogue à celle qu’on rencontre vivante dans les rivières des îles de l’Archipel et en Syrie. On la trouve fossile à Soissons, en Italie et à Sestos, où elle forme des rochers solides. (De Férussac.)
Mécanorsine NOUEUSE : Melanopsis nodosa, De Fér. Les coquilles de cette espèce ont beaucoup de rapport, pour la forme et la grandeur, avec les précédentes; mais celles-ci sont couvertes, à la partie supérieure du dernier tour de la spire, de deux rangs transverses de nœuds lisses et peu élevés, qui se terminent par des côtes douces longitudinales. On les trouve à Magliano en Italie.
Mézaxorsine DE Boué; Melanopsis Bouet, De Fér. Cette espèce a beaucoup de rapports avec celle qui précède immédiatement; mais elle est beaucoup plus raccourcie. On la trouve en Moravie.
Melanopsis Dufourit, De Fér. Cette espèce a jusqu’à quinze lignes de longueur : elle est ventrue, et porte une très-grosse callosité sur le bord gauche de son ouverture : elle est trèsremarquable en ce que la partie supérieure de chaque tour est munie d’un canal en forme de rampe comme les olives. On trouve cette espèce à Dax.
Je posséde une petite coquille du genre Mélanopside qui a été trouvée à Gilocourt, département de l'Oise. Elle est Lsse, et le bord droit de l'ouverture s'élève presque jusqu’au haut de la spire, qui n’est composée que de deux ou trois tours. Ce petit nombre de tours feroit soupçonner que ce seroit un jeune individu de la mélanopside buccinoïde. Longueur, deux lignes et demie. Elle a la forme d’un petit haricot.
M. Sowerby a donné la figure et la description d’une coquille de cegenre, à laquelle il a donné le nom de melanopsis subulatus (Min. conch., tab. 532, fig. 8): elle a sept lignes de longueur sur deux lignes et demie de largeur vers sa base. Elle a été trouvée dans l’île de Wight avec la M. buccinoide, dont elle n’est peut-être qu’une variété. (D. F.)
MELANOS. (Ornith.) M. Desmarest a donné, dans le Nouveau Dictionnaire d'histoire naturelle , des explications curieuses sur l'emploi de ce terme pour désigner les mammifères et les oiseaux dont les poils ou les plumes passent d’une autre couleur au noir foncé. (Cu. D.) |
MELANOSCHŒNUS. ( Bot.) Michéli, auteur italien , nommoit ainsi une espèce de chouin, schænus mucronabus. (J.)
MELANOSINAPIS. (Bof) M. De Candolle nomme ainsi l’une de ses cinq sections du genre Sinapis, laquelle contient Ja vraie moutarde, sinapis nigra. (J.)
MELANOTIS. (Bot. ) Le genre fait sous ce nom par Necker est le meläsma de Bergius, ‘ou nigrina de Einnæus, que le fils de ce dernier a réuni au Gerardia, genre de la famille des personées. (J.) ,
MELANPYRON ( Boi.) : Blé noir, en grec. Voyez Méram-
PYRE. (LEM.)
MÉLANTÉRIE. (Min.) C'est un nom employé par quelques minéralogistes anciens pour désigner une terre noire pyriteuse, susceptible de donner une couleur noire ana-