‹ Dictionnaire des sciences occultesChapitre 105 sur 222 · G5 S AL · texte numérisé non relu

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Salomon et dit : O prophète de Dieu î je n’ai pas foi en )a prédestination ni en la Providence. Ce discours déplut souverainement à Salomon : — Ne répète jamais ce blasphème, dit-il, car qui nie la prédestination n’est pas dans la vraie foi, et sa religion n’est pas véritable. La Sirnorgue répondit : — O prophètede Dieu 1 c’est pour leur propre satisfaction que les hommes ont dit: Ceci est la prédestination, ceci est la Providence; mais en réalité l’une n’exisle pas plus que l’autre. Salomon fut encore plus mécontent de celte réponse, et il répéta à la Sirnorgue : — C’est un devoir pour nous de croire que nos actions sont la nécessité du destin ou de la Providence. Pendant qu’ils parlaient ainsi , Dieu envoya l’ange Gabriel, qui dit à Salomon : — Que ton cœur ne soit point attristé par les paroles de 1 1 Sirnorgue ; le temps viendra qu’elle s’enfuira avec honte de ta cour et se cachera devant tout ce qui a vie dans le monde. Mais si tu désires confondre son incrédulité, sache que celte nuit même un fils est né au roi de l’Orient et une fille au roi de l’Occident, et que nous avons ordonné dans notre providence qu’ils s’uniront un jour et qu’un fils leur naîtra : or c’est là un décret dont l’accomplissement paraîtra impossible à tous les habitants du monde. Alors Salomon fit appeler la Sirnorgue : — Qu’as-tu à dire contre le deslin ou la Providence? La Sirnorgue répondit : — Tu es vraiment le prophète de Dieu, et néanmoins je ne puis croire au destin, ni mettre ma confiance en lui. — Eh bien donc, ô Sirnorgue 1 le Dieu grand et glorieux, m’a révélé ceci : Cette nuit même un fils est né au roi de l'Orient et une fille au roi de l’Occident, et il est décidé dans les décrets de la Providence qu’ils s’uniront un jour et qu’il leur naîtra un fils. Quand tous les hommes de sagesse et ne science répandus sur la surface de la terre s’accorderaient pour changer ces décrets, ils n’y parviendraient point ; il faudra bien que loi-même tu croies aussi à celte Providence. La Siinorgue répondit : — Par la toute-puissance divine, je crois fermement que Dieu est le suprême dispensateur de toutes choses, et cependant il m’est impossible de croire que le fils de l’Orient et la fille de l’Occident puissent jamais se rencontrer. — Ne parle point ce la sorie , reprit Salomon, car c’est contre la loi ; et si ce n’éiait à cause du pouvoir que je t’ai conféré celte nuit sur les oiseaux, certainement je t’aurais dépouillée de la dignité dont tu es investie, et tu serais sévèrement châtiée ; mais je ne veux pas que ton honneur et ta dignité puissent périr. Maintenant donc repens-loi et ne répète jamais ces blasphèmes. — O envoyé de Dieu ! dit la Sirnorgue, je sais que tu es un vrai prophète : toutefois je ne puis croire au destin ; mais accorde-m’en la permission, et je traverserai les desseins que l'ange Gabriel t’a révélés, afin que tu saches que la vérité est de mon côté. Salomon choisit quatre oiseaux, la corneille, le chat-huant, l’étourneau et le moineau, pour rédiger une convention de quinze années ; le contrat fut écrit et signé.

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