‹ Dictionnaire des sciences occultesChapitre 164 sur 222 · VAÏ · texte numérisé non relu

VAÏ

avant de partir, je veux t’apprenare quelques secrets. Tu m’as fait couper les jarrets pour m’empêcher de m’en aller : je m’en suis vengé : je t’ai privé de tes fils, que j’ai égorgés de ma main : mais tu trouveras leurs ossements dans les vases garnis d’or et d’argent dont j’ai orné ta table.

« Ayant dit ces mots, Veland disparut dans les airs.

« Ce récit est la forme la plus complète qu’ait reçue la légende de Vade et de son fils dans les monuments de la littérature Scandinave. Le chant de YEdda qui nous fait connaître Veland, diffère dans plusieurs de ses circonstances. Là, Veland est le troisième fils d’un roi alfe, c’est-à-dire d’espèce surnaturelle. Ces trois princes avaient épousé trois valkiries ou fées, qu’ils avaient rencontrées au bord d’un lac, où, après avoir déposé leur robe de cygne, elles s’amusaient à filer du lin. Après sept années de mariage, les valkiries disparurent, et les deux frères de Veland allèrent à la recherche de leurs femmes ; mais Veland resta seul dans sa cabane, et s’appliqua à forger les métaux. Le roi Niduth, ayant entendu parler des beaux ouvrages d’or que Veland faisait, s’empara du forgeron pendant qu’il dormait, et, comme il faisait peur à la reine, celle-ci ordonna qu’on lui coupât les jarrets. Veland, pour se venger, accomplit les actions différentes que nous avons rapportées. »

Cette histoire de Wade et de son fils a été souvent imitée par les anciens poètes allemands et anglo-saxons. Les trouvères français ont parlé plusieurs fois de Veland, de son habileté à forger des armures. Ils se plaisaient à dire que l’épée du héros qu’ils chantaient avait été trempée par Veland.

VAFTHRUDNIS, génie des Scandinaves renommé pour sa science profonde. Odin alla le défier dans son palais, et le vainquit par la supériorité de ses connaissances.

VAGNüSTE, géant, père d’Agaberle. Voy.

ce mot.

VAICARANI, fleuve de feu que les âmes doivent traverser avant d’arriver aux enfers, selon la doctrine des Indiens. Si un malade tient en main la queue d’une vache, au moment de sa mort, il passera sans danger le fleuve Vaïcarani, parce que la vache, dont il a tenu la queue, se présentera à lui sur le bord du fleuve ; il prendra sa queue et fera doucement le trajet par ce moyen.

VAISSEAU-FANTOME. Voy. Voltigeur

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