‹ Dictionnaire des sciences occultesChapitre 179 sur 222 · VOL · texte numérisé non relu

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dre au feu, il dépérissait et ne lardait pas à mourir.

Enguerrand de Marigny fut accusé d’avoir voulu envoûter Louis X. L’un des griefs de Léonora Galigaï fut qu’elle gardait de petites figures de cire dans de petits cercueils. En envoûtant, on prononçait des paroles et on pratiquait des cérémonies qui ont varié. Ce sortilège remonte à une haute antiquité.

Platon le mentionne dans ses Lois : « Il est inutile, dit-il, d’entreprendre de prouver à certains esprits fortement prévenus qu’ils ne doivent point s’inquiéter des petites figures de cire qu’on aurait mises ou à leur porte, ou dans les carrefours, ou sur le tombeau de leurs ancêtres, et de les exhorter à les mépriser, parce qu’ils ont une foi confuse à la vérité de ces maléfices. — Celui qui se sert de charmes, d’enchantements et de tous autres maléfices de cette nature, à dessein de nuire par de tels prestiges, s’il est devin ou versé dans l’art d’observer les prodiges, qu’il meure 1 Si, n’ayant aucune connaissance de ces arts, il est convaincu d’avoir usé de maléfices , le tribunal décidera ce qu’il doit souffrir dans sa personne ou dans ses biens. » (Traduction de M. Cousin.)

Ce qui est curieux, c’est qu’on a retrouvé la même superstition chez les naturels du nouveau monde. Le père Charlevoix raconte que les Illinois font de petits marmousets pour représenter ceux dont ils veulent abréger les jours, et qu’ils les percent au cœur. Voy. Envoûtement.

YOLTA. C’est une ancienne tradition de l’Etrurie que les campagnes furent désolées par un monstre appelé Voila. Porsenna fit tomber la foudre sur lui. Lucius Pison , l’un des plus braves auteurs de l’antiquité, assure qu’avant lui Numa avait fait asage du même moyen , et que Tullus Hostilius, l’ayant imité sans être suffisamment instruit, fut frappé de la dite foudre (1)...

VOLTAIRE. L’abbé Fiard, Thomas, madame de Staël et d’autres têtes sensées, le mettent au nombre des démcms incarnés.

VOLTIGEUR HOLLANDAIS. Les marins de toutes les nations croient à l’existence d’un bâtiment hollandais dont l’équipage est condamné par la justice divine, pour crime de pirateries et de cruautés abominables, à errer sur les mers jusqu’à la Gn des siècles. On considère sa rencontre comme un funeste présage. Un écrivain de nos jours a fort bien décrit celle croyance dans une scène maritime que nous transcrivons :

« Mon vieux père m’a souvent raconté , lorsque , tout petit , il me berçait dans ses bras, pour m’accoutumer au roulis, et il jurait que c’était la pure vérité, qu’étani un jour ou plutôt une nuit dans les parages du cap de Bonne-Espérance , un malavisé de mousse jeta par-dessus bord un chat vivant qu’il avait pris en grippe, et qu’aussitôt, comme cela ne pouvait manquer d’arriver, un affreux coup de vent assaillit le navire , lequel, ne pouvant supporter une seule aune de toile , fut obligé de fuir à sec dcvani la

(1) Pline, liv. h, cli. 35.

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