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d'en dresser une liste exacte : 1° Qttodlibcla, ouvrage inédit : il en existe cinq manuscrits à la Bibliothèque nationale, n°* 31 21 A de l'ancien fonds, 546, 666 et 704 de la Sorbonne, 214 de Saint -Victor; — 2° Sophisma déterminai urn, inédit: n° 841 de la Sorbonne; — 3° In lolam logicam vétéran, inédit : n° 955 de la Sorbonne;
— 4° Super Porphyrium, inédit : dans le inênie volume que le précédent opuscule; — 5" In libros posteriorum, inédit et, comme il semble, perdu;
— 6° In Metapltysicam, inédit, à la bibliothèque Mazarine et à la Bibliothèque nationale, dans le tonds de Sorbonne; — 7° In Arist. de Sommo et vigilia, inédit : n° 625 de la Sorbonne ; — 8" In Arist. de Juventule et senectute, in-f°, publié à Venise, par les Juntes, 1566, avec quelques gloses de saint Thomas sur divers autres fragments de la collection aristotélique; — 9° In Arist. de Morte et vit a, et de Longitudinc et brevitale vitœ, publié dans le même recueil: — 10° In Arist. de Motu animalium, dans le même recueil; — 11° In Arist. libros Politicorum, inédit : la Bibliothèque nationale possède deux commentaires différents de la Politique, attribués l'un et l'autre, soit totalement, soit partiellement, à Pierre d'Auvergne. Celui que nous offre le n° 841 de la Sorbonne est certainement son ouvrage; il passe, en outre, pour l'auteur des cinq derniers livres du commentaire contenu dans le n° 6457 de l'ancien fonds, les trois premiers livres étant de saint Thomas. — 12° In Arist. libros Meteororum : il en existe plusieurs manuscrits à la Bibliothèque nationale, notamment dans les nos 954 de la Sorbonne cl 227 de Saint-Victor; le Répertoria m de Louis Hain eous en désigne une édition que nous n'avons pas encore pu rencontrer, in-f°, Salamanque, 1497 ; — 13" In Arist. de Veget. et plantis, inédit: n° 954 de la Sorbonne; — 14° In Arist. de Anima, inédit : n° 955 du même fonds; — 15° In tertium et quartum librum Aristotelis de Cœlo et mundo, inédit : n° 227 de Saint-Victor. Aucun de ces commentaires n'est assez étendu pour offrir beaucoup d'intérêt. Pierre d'Auvergne ne suit pas la méthode d'Albert le Grand, il suit celle de saint Thomas : il ne disserte pas sur le texte, mais il l'éclaircit par des notes continues.
PIERRE d'Espagne (Petrus Hispanus), né à Lisbonne, dans les premières années du xme siècle, fut un des plus célèbres logiciens de l'école de Paris, avant d'être, sous le nom de Jean XXII, un pape d'une orthodoxie équivoque et d'une moralité contestée. Nous ne nous occuperons que du logicien. Le plus célèbre de ses ouvrages est un abrégé de logique souvent imprimé. Nous le désignerons sous le titre de Summulœ : c'est celui que les éditeurs et les glossateurs paraissent avoir préféré; mais il est encore nommé Scriptum Summularum, Textus omnium Summutarum, Textus septem tractatuum, etc., etc. M. Daunuu {Hi.it. litlér., t. XIX, p. 330) ne l'a pas distingué d'un autre ouvrage de Pierre d'Espagne, dont les éditions sont aussi très-nombreuses; nous appellerons celui-ci, avec la plupart des éditeurs, Tractatus parvorum logicalium. La mention la plus sommaire de toutes les éditions de ces deux opuscules occuperait ici beaucoup trop d'espace. Nous renvoyons les curieux au Répertoire biographique de Louis Hain. Il ne faut pas rechercher dans la logique de Pierre d'Espagne des propositions nouvelles, des explications originales; il explique peu de chose, et ne propose rien de nouve lu.
Consultc2 : Ch. Thurot, de la Logique de Pierre d'Espagne; extrait de la Revue Archéologique.
PIERRE de Mantoue, docteur fameux du xve siècle, est aujourd'hui tout à fait oublié. Vainement nous demandons à Fabricius et à Tirabosehi quelques détails sur sa vie; ils n'ont rien appris à cet égard. Au moins nous cst-il permis de parler de ses œuvres. 11 reste de ce philosophe quelques petits traités appartenant tous à la logique, qui ont été réunis et imprimés1, pour la première fois, à Pavie, in-f°, en 1483, par les soins de Franeesco de Bobio. Cette édition est mentionnée dans le Répertoire de Hain. Nous en avons une autre sous les yeux, dont voici ïincipit : « Viri Prseciarissimi ac subtilissimi logici magistri, Pétri Mantuani, Logica ineipit féliciter. » Revue et corrigée par Giovanni-Maria Mapello, de Yicence, cette édition sortit, en 1492, des presses de Bonetus Locatellus; elle est in-4, à deux colonnes. Des traités sommaires dont l'ensemble forme la Logique de Pierre de Mantoue, le moins bref et le plus intéressant a pour titre de Instanli. 11 fut l'objet d'une réfutation assez étendue, qui est jointe à l'édition de 1492: IUuslris philosophi ac medici Apollinaris Offredi, Cremonensis, de primo et ultimo Instanli, adversus Pclrum Mantuanum. B. H.
PIERRE de Saint-Joskph, religieux bernardin, doit être placé dans un rangassez honorable parmi les docteurs du xvn° siècle. Il nous a laissé deux traités qui ont la philosophie pour objet. Le premier est intitulé Idea philosophiœ universalis, scu Melaphysica et idea philosophiœ naturalis, seu Plujsica, 2 vol. in-12, Paris, Josse, 1654. Le titre du second est : Summula philosoj hiœ in quatuor partes distincla, in-12, Paris, Muguet, 1662. Nous ne trouvons pas dans ces ouvrages de propositions ou de solutions nouvelles. Pierre de Saint-Joseph ne prétendit pas à la renommée d'un chef d'école; il se contenta d'interpréter simplement les formules traditionnelles. Les bernardins s'étant déclarés, dès le xme siècle, pour saint Thomas contre Duns-Scot, notre docteur proteste énergiquement, avec tous les thomistes, contre la thèse de l'universel a parte rei. Nous remarquons, cependant, qu'il hésite à reconnaître toutes les conséquences de cette protestation. Le principal mérite de ses écrits est une grande clarté. 11 est vrai que ce mérite est commun à la plupart des ouvrages élémentaires de l'école française. Il faut les comparer aux ouvrages de même volume qu'ont produits en si grand nombre les disciples de Wolf : cette comparaison fera bientôt voir combien l'esprit français est supérieur à tous les autres par sa méthode et par sa discipline. B. H.
PINI. et non pas Pmo, comme écrivent quelques historiens de la philosophie (Hermenegild), naturaliste et philosophe, naquit à Milan en 1741. et entra de bonne heure dans la congrégation des barnabites, vouée en Italie à l'éducation de la jeunesse. Doué d'un esprit très-facile et animé d'un vif désir de savoir, il fit marcher de front dans ses études la théologie, la métaphysique, les mathématiques, la mécanique, l'architecture, les sciences naturelles. Nommé par le gouvernement autrichien professeurde chimie et de ralogie au collège de Saint-Alexandre, à Milan, il rendit de grands services à cette dernière branche des connaissances humaines. Le nement français le combla de dignités et d'honneurs. Après avoir été membre de l'Institut italien, de la Société des sciences, du conseil des ministres et l'un des trois inspecteurs gi de l'instruction publique, il mourut à Milan, le 3 j mvier 1825. Nous ne parlerons pas des nomrits que Pini a publiés sur les sciences naturelles. Nous nous contenterons de faire rein irquer que le théologien s'y montre souvent à