SEAU
\ri'- Bacon pul venir élever sur un terrain solide rédifice de la science nouvelle. C'est ainsi que l'ère de la philosophie scolastique a préparé l'ère de la philosophie moderne.
11 faut consulter pour l'histoire de la philosophie scolastique, outre les histoires générales de la philosophie de Brucker, d<: Tennemann. de Ritter : Xav. Rousselot, Études sur la ph phie dans le moyen âge, ;i vol. in-8, Paris, 1840- 1842; — De Caraman, Histoire '1rs révolutions de la philosophie eu France. :, Vol. in-8 ib. 1847; — B. Hauréau, de la Philosophie scolastique, 2 vol. m-8, il.., 1830; — le même, Histoire de la phil. scol., première période, 1872;
— Marius Nizolius, de Veris principiis ri œra ralione philosophandi, in-4, Francfort, 1670:
— J. Thomasius, de Doctoribus scolasticis, in-4^ Leipzig, 1676; — Salabertus. Philosophia nominalium vindicata, in-8, Paris, 1651; — Ch. Meiners, de Nominalium ac realium iniliis, dansle tome XII des Comment. Soc. Gœltin</; — J. Launoius, de Varia Arislotelis in academia parisiensifortuna, in-k, Paris, 1653; — C. V. Cousin, Fragments de philosophie scolastique; — Saint- René Taillandier, Jean Scot Êrigène et la Phi-
seolaslique, in-8, Lyon, 1852, — et Dictionnaire de philosophie et de théologie scolastique, 2 vol. gr. in-8, Paris, 1857-58. ' B. H.
SCOT (Michel) n'est pas né, comme on l'a souvent prétendu, dans la ville de Tolède, en Espagne; il est né à Balwearie, dans le comté de Fife, en Ecosse. Si l'on ignore la date précise de sa naissance, un document récemment publié nous apprend, du moins, qu'il jouissait déjà d'une assez grande considération sous le pontificat d'Honorius III, c'est-à-dire avant l'année 1227, date de la mort de ce pontife. Michel Scot a traduit, d'arabe en latin, plusieurs traités d'Aristote, avec les commentaires d'Averroès. On compte, en outre, parmi ses œuvres, divers ouvrages d'astronomie et d'alchimie qui sont, pour la plupart, restés inédits, et un livre plein ^abominables discours [fœda dicta) qui nous est dénoncé, par Albert le Grand, sous ce titre bizarre : Quœstiones Nicolai peripatetici ; mais ce livre n'est pas parvenu jusqu'à nous; on n'en connaît que deux fragments.
Michel Scot fut longtemps placé parmi les plus illustres docteurs du xnr siècle, et son nom, célébré par le Dante, est encore populaire dans les montagnes de l'Ecosse. Il est assez difficile aujourd'hui de dire quels furent ses titres à cette grande renommée. Tout ce qu'on sait de lui, c'est qu'il était un réaliste enthousiaste, qu'il méprisait Aristote, vénérait Platon comme un homme divin et pratiquait tous les genres de magie.
On trouvera quelques autres renseignements sur sa vie et ses ouvrages dans Y Histoire littéraire de la France, t. XX, p. 48 ; dans les Recherches critiques de M. Jourdain, et dans notre ouvrage : de la Philosophie scolastique, t. I, p. 467 et suiv, B. H.
SEARCH (Edouard), de son vrai nom Abraham Jucher, philosophe anglais, mort à la (indu dernier siècle, auteur de deux ouvrages : Liberté, Prescience et Destin [Freewill, foreknowledije and Fate), in-8. Londres, 1763; — Recherche de la lumière de la nature [Lighl of nature pursued), 5 vol. in-8, ib., 1769-70; traduit en allemand par Erxleben, in-8, Goettingue, 1771. Dans le premier de ces écrits, Search essaye de fonder une philosophie du sens commun, en recueillant les divers principes sur lesquels se fondent nécessairement tous les systèmes, el en