‹ Dictionnaire des sciences philosophiques (volume 3)Chapitre 23 sur 101 · SUBSTANCE. T · texte numérisé non relu

SUBSTANCE. T

lent pas an peintre de chercber à prodnire tons les efièts de TaetioÉ dramatique. Le beaa doit encore ici domineri Raphaël, et bod liichd^ Ange, reste le type de la perfection dans cet art.

lAfhuiiquêfVsiTl dn sentiment, a le droit d'exprimer les grands et profonds sentiments de TAme bomaine, et, en particulier, la musique religieuse le sentiment de Tinfini. La musique dramatique exprime les émo* tions les plus vives et les plus déchirantes, la lutte et le déchaînement des passions et tout le pathétique de l'action. Néanmoins, elle ne doit pas oo* blier que Tharmonie et la mélodie sont les deux bases essentielles ^ que, par conséquent, elle ne peut pas, sans fatiguer Toreille et produire des effets contraires à l'art, ne pas conserver un certain calme qui earaotérise plutôt le beau que le sublime.

Parmi les arts les plus propres à représenter le sublime sont Yarekilecture et la poésie : l'Une, parce qu'elle dispose des grandes masses que Tœil embrasse dans son ensemble ; l'autre, parce qu'elle parle à Timagination, et qu'ainsi elle peut, sans choquer le sens du beau, exprimer le terrible dans ce qu'il a de plus effrayaot. La poésie lyrique, surtout, par son caractère spécial d'élévation et d'enthousiasme , est affectée particulièrement au sublime. La poésie épique, de son côté, l'exprime par la grandeur des événements et le merveilleux de l'action } tandis que la poésie dramatique, par la représentation vivante des personnages , le conflit des grandes passions et son dénoûment tragique est la plus propre à porter la terreur dans notre Ame comme à exciter la pitié. « La tragédie, comme le dit Aristote, excite ces deux sentiments en les épurant, c'est-à-dire qu'en élevant l'Ame elle produit sur nous l'impression du sublime. » L^s autres genres de poésie se renferment plus particulièrement dans le domaine du beau et du gracieux.

On peut enfin reconnaître dans les époques de Fart la prédominance du sublime et du beau. L'Orient, avec son panthéisme naturaliste tout pénétré de l'idée de l'infini^ dépose l'empreinte de cette idée dans toutes ses créations, plutôt néanmoins extraordinaires et gigantesques que véritablement sublimes. La Grèce est en tout le monde du beau. Toutes les productions du génie grec sont caractérisées par cet heureux mélange de la forme et de l'idée, par l'harmonie, la mesuré et l'unité, qui sont les conditions de la beauté. L'art moderne et chrétien s'inspire à son tour de l'idée de l'infini; il la puise non dans la nature, mais dans l'Ame humaine : aussi est-il la véritable expression du sublime. On ne peut contester ce caractère à Tarchitecture gothique , dont les monuments nous frappent par la grandeur et Télévation. Il est facile de reconnaître que dans les poëmes de Dante , de Milton et de Klopstock, ce n'est pas le beau qui domine, mais les qualités qui conviennent au sublime. Shakspeare a poussé à sa dernière limite l'expression du terrible dans la représentation des passions. Mais la vraie expression du sublime, c'est la poésie hébraïque, celle des livres saints. Les exemples du sublime cités par Longin sont principalement tirés de YEcriture. Les psaumes en particulier et les prophètes sont des modèles du sublime, auxquels rien en ce genre ne peut être comparé* C. B.

SUBSTANCE {guhstantia ou iubitratunk, de euh, sous, et Aestare, se tenir, ou sterni, être étendu ; ce qui se tient, ce qui est caché sous

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