SYNCRÉTISME
le monde occidenlal {Essaie ^ 1. 1*», p. 292). D'après des léraoigndges aussi positifs et aussi considérables , on était natarellement conddit à se demander si le syllogisme péripatétreien venait de Tlode, oa si rinde Tavait emprunté à la Grèce {Voir M. Cousin > Cours de Ihiê^ Ufire de la philosophie moderne, t. if, p. 133). Le problème, cotniue on le reconnaissait, était insoluble dans l'état actuel de tiosi connaissances historiques. Mais la traduction de Touvrage saitscrit d*où Ton pouvait croire qa'Aristote avait tiré le sien est venue dissipef tous les doutes. Le Wyé^a n*a pas le moindre rapport avec VOrganoH^ et le philosophe grec aurait possédé et compris le système de Gofamai qu'il n*y eAt pas trouvé le moindre secours pour ses thféorles. Ce foit nne fois établi, il reste aujourd'hui démontré qu'Afrstofe (ï'a co()ié personne, et que la syllogistique lui appartient tout entière domme VùxÈi cru Tantiquilé, le moyen âge et fous les historiens de la philosophie jusqu'à nos jours {Mémoires de V Académie deé seienees moraleê et politiques, t. m, p. 227 et soiv.)* L'orgueil d'Aristdte lui-même est pleinement justifié; et il est vrai, comitie il s'en vante, ^u'il n'a point eu de devanciers dans une carrière où persomie, daème dans le^ temps postérieurs, n'est allé plus loin que lui (Voir la fin du Traité des réfutations des sophistes).
Pour bien connaître la théorie du syllogisme, il fattf l'étndief d'abord et presque exclusivement dans Aristote lui-même. Il faut ensuite, pour éclaircir une exposition trop concise, s'adresser aux comMentstteurs grecs et arabes, Alexandre d 'A phrodise, Simplicius, Philopon, et Averrhoès en particulier; aux commentateurs du moyen âge, Albert le Grand en tête, saint Thomas d'Aquin et Duns-Scôf; plus tard aui Commentaires des jésuites de Coïmbre et de Louvain et à ceux de Paciu». Il sera bon de consulter aussi la Logique de Port-ftoyal, qui est encore ce que notre langue possède de plus complet ^t la théorie dti syllogisme.
* Ces indications toutes générales doivent suffire; esir, si Voû voufaiC
entfer dans le détail , les ouvrages spéciaux sont à peu près innombra-
'bles; et il serait encore beaucoup trop long de u'énûmérer même que
les principaux. Voir les articles Aristote^ Logique^ IBéthoûe, ué-
«ONSTRATION, GOTAMA, NTAYA. B. S.-H.
SYNCRÉTISME ( au-rxpYiriff fi.o'ç , de (rôv et de xTurtît iv , littéralement se réunir à la manière des Cretois, la réunion de toutes le^ villes rivales de Vile de Crète contre Tennemi commun). Détourné de sa signification historique et politique, ce terme n'est plus employé que pour désigner le mélange , le rapprochement plus ou moins forcé dé deux ou de plusieurs doctrines entièrement différentes. Il ne feut donc pas confondre, comme on le fait assea souvent, le syncrétisme avec' l'éclectisme. L'éclectisme ( Voyez ce mol) est un système qui s'appuie sur l'observation et sur la critique. Remarquant que les opinion» humaines sont habituellement mêlées de vrai et de faux , il entreprend la séparation de ces deux choses dans les doctrines les plus célèbres, et pour cela il est obligé de les soumettre à fa discussion et d'interro-^ gerdrrectement la conscience, critérium commun de toutes les opiniocis; Les vérités éparses entre les systèmes ûne^ fois (Îégffgé0$ d<J r^rénr, if