‹ Dictionnaire des sciences philosophiques (volume 3)Chapitre 45 sur 101 · THÉODORE · texte numérisé non relu

THÉODORE

fois de Texistence et des aUribats de Dieu y de ses attributs métaphysiques aussi bien que de ses attributs moraux , et qui , avant de les défendre contre les objections , s'applique à les démontrer d'après une méthode rigoureuse , en s'appuyant sur les données fournies par la psychologie. La théodicée y ainsi comprise , comprend de toute nécessité : 1^ les preuves de Texistence de Dieu et l'appréciation de ces preuves ; 2® la démonstration des attributs de Dieu et principalement de la providence^ sans laquelle l'idée même de Dieu n'existe pas; 3"* la défense de ces attributs contre les objections tirées des désordres apparents du monde , ou simplement les rapports de Dieu et delà nature, le plan de la création et le gouvernement de la providence; k"" les rapports de Dieu avec l'àme humaine et l'humanité j la manière dont il intervient dans nos destinées , et les actes par lesquels nous nous élevons vers lui et nous acquittons envers lui des devoirs de l'amour et de la reconnaissance. La théodicée , comme Pentendait Leibnitz, et après lui Kant^ n'est plus , comme on voit, qu'une partie de la science qui porte aujourd'hui le même nom.

Ce n'est pas ici le lieu de traiter les diverses questions que nous venons d'énumérer ; car elles ont déjà été examinées une h une anx motsDiBU^ Création, Màl^ Destucée humaine. Il nous suffit, après les avoir séparées selon les exigences de ce Recueil y de marquer le lien qui les unit, de tracer le plan suivant lequel elles devraient se coordonner entre elles. Il y aurait d'autres problèmes à discuter, non moins dignes de notre intérêt : Les questions que nous attribuons à la théodicée sont^elles accessibles à notre raison , ou possédons-nous dans nos facultés naturelles les moyens de les résoudre? Quelle est la méthode qui leur est applicable? Enfin y de quelle manière, ou de combien de manières ces questions ont-elles été résolues jusqu'à présent ? Quels sont les systèmes qu'elles ont provoqués? Mais ces mêmes problèmes ont dû nécessairement se présenter a notre esprit à propos de la métaphysique, et c'est là que nous les avons examinés avec Tattention qu'ils commandent : car la théodicée, comme nous venons de le dire, n'est qu'une partie de la métaphysique. Celle-ci s'occupe des êtres en général et des conditions universelles de l'existence, des rapports de l'existence et de la pensée; celle-là fait l'application de ces conditions et de ces rapports universels à Texistence et aux attributs de Dieu. La seconde est impossible sans la première, et elles ont toutes deux la même destinée dans l'histoire; elles dépendent des mêmes facultés et de la même méthode.

THÉODORE, surnommé V Athée, et ensuite, par dérision. Dieu, reçut le jour à Cyrène , qui avait aussi donné naissance à Âristippe , le chef de Técole cyrénaïque. Il appartenait lui-même à cette école déplorable, bien qu'il soit regardé comme le fondateur d'une secte particulière qui s'appelait, de son nom, les théodoriens. On compte parmi ses maîtres Ânnicérès de Cyrène, Âristippe II, suxjxommé Metrodidactus, c*est-àH)ire le disciple de sa mère, et Denys le Dialecticien. La date de sa naissance est incertaine; mais il était contemporain du premier Ptolémée , roi d'Egypte , et de Démétrius de Phalère : car le premier de ces deux princes en avait fait son ambassadeur à la cour de Lysi-

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