‹ Dictionnaire des sciences philosophiques (volume 3)Chapitre 67 sur 101 · K8 VIE · texte numérisé non relu

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flierles. Dans ces derniers, les liquides # lorsqu'il y en a de mêlés aux floùes i y sont rasseiublés par masses , grandes ou petites , irrégoliènettent disposées et sans aucune loi apparente* Dans les corps vîrvanls y au contraire , ils sont contenus ^ conservés , et surtout mus dans des réservoirs et des canaux dont Torganisalion est des plus évidentes et des plus parfaites. De ces réservoirs et de ces canaux ^ les uns renferment et Iransportent des substances liquides ou qui ne tarderoat pas à rètre , venues du dehors pour servir à la nutrition ; d'autres surtout y et c'est là ce qui constitue la circulation proprement dite y renferment et transportent les liquides , blancs ou rouges, provenant plus où moins direotement de«ce6 substances, la sève, la lympbe^ le chyle ; le sang , liquides destinés à la nutrition des organes et à raniretieti de la vie -y d'autres , enfin , donnent passage aux llQoides ou aux malières de la dépuration et de Texcrétion.

Cet appareil multiple et varié du mouvement des liquides dans les êtres vivants, à peine ébauché , à peine apparent cbes les plus abaissés d'entre eux, devient d'autant plus manifeste, d'autant plus parfaiti, -qu'on s'élève davantage dans la série de ces êtres, des végétaux aux aAimanx , et , chez les uns et les autres , des plus simples aux plus composés.

A son existence se lie celle d'un autre appareil, dont l'importance est .aufisi grande , et qui se perfectionne et se localise a^si d'autant plus que les êtres chez lesquels on l'examine sont doués d'une plius riche organisation. Nous voulons parler de l'appareil de la respiration , qui a pour objet de recueillir dans l'atmosphère une substance gaseose, .te substance peut-être la plus indispensable à renlretien de la vie; chee les plantes 9 le carbone, chez les animaux , l'oxygène.

C'est aussi à mesure qu'on s'élève daos l'échelle des êtres vivants , ^ou plus exactement ici dans l'échelle des animaux, qu'on voit apparidtre une nouvelle conditiQU de la vie, un nouveau système d'orgaDes> qui donne à cette vie un nouveau caractère , la rend plus active , plus personnelle , en y ajoutant ce qu'elle parait ne pouvoir tenir que de ee système, la sensibilité. Ce nouveau, ce suprême appareil organique, nous avons à peine besoin de le nommer : c'est le système nerveux, désigné encore, pour les raisons que nous venons de rappeler, sous les noms de i^slème sensible , de système excitateur.

Dans ce premier et trop court parallèle des corps inertes et des êtres vivants, nous avons déjà prononcé deux ou trois fois le mot d'or^ane^, et nous croyons aussi celui de fonctions. Ces deux mots , ou plutôt 4es deux choses qu'ils représentent , constituent , c'est ici le lieu de le Âïre y la grande , la plus grande différence qui existe entre ces deux grandes séries d êtres.

Dans les corps inertes , dans les minéraux , il n'y a qu'uoe masse homogène , qui n'offre en réalité ni différences , ni parties. Dans les •êtres vivants., au contraire, il existe essentiellement ées parties trèsdifférentes, très^dislinctes , des instruments spéciaux, des organes ayant des usages , des fonctions distinctes , lesquelles , néanmoins , j^concourent toutes à un but commun , qui est la vie de l'individu.

Lorsque, pénétrant plus avant dans la recherche des conditions ma- 'térielles qui caractérisent les corps vivants, on détermine la texture

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