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Demi de la doctrine de Spinoza, il s'y laissa gagner pea à peu, et finit par la trouver dans les plus anciennes traditions du peuple juif et au berceau même du christianisme. Son premier ouvrage , Concordia raiionis et fidei, sive Harmonia philosopkiœ moralis et religionig chrisiianœ, in-8% Amsterdam , léOS, est complètement étranger à cet ordre d'idées , et n'a pas d'autre but que la conciliation de la raison et de la foi. Voici dans quelles occasions il prit parti contre Spinoza : Un protestant de la confession d'Augsbourg, Jean-Pierre Speeth, s'étant converti au judaïsme sous l'influence qu'exercèrent sur lui les livres kabbalistiques; provoqua Wach ter à l'imiter^ et engagea avec lui une correspondance d'où sortit le petit livre intitulé le Spinozisme dans le judaïsme {der Spinozismus im Judenthum)^ in-12, Amsterdam » 1699. Dans ce second écrit , Wachler attaqua à la fois la doctrine de Spinoza * et la kabbale^ les confondant l'une avec l'autre , et les accusant toutes deux d'athéisme. Dans un troisième ouvrage, qui a pour titre : Eluei' darius cabalisticus , in-S"', Rome, 1706, Wachler tient un autre langage. Spinoza n'est plus pour lui TapAlre de l'athéisme , mais un vrai sage qui, éclairé par une science sublime, a reconnu la divinité du Christ et toutes les vérités de la religion chrétienne. Il fait également amende honorable devant la kabbale, en distinguant toutefois, sous ce nom , deux doctrines essentiellement différentes : la kabbale moderne et la kabbale ancienne. La première demeure sous le poids de son mépris; mais la seconde, qui a duré, selon lui, jusqu'au concile de Nicée, était la croyance même des premiers chrétiens et des plus anciens Pères de l'Eglise. Enfin, sur la fin de sa vie, si nous en croyons Brucker {Historia critica philosopkiœ, t. yi), Wachler aurait composé une Histoire des Esséniens, restée inédite, où il aurait soutenu que, dans Torigine, Tessénianisme et le christianisme se confondaient^ que le Christ était essénien , et que la religion chrétienne n'est que la doctrine essénienne perfectionnée.
WALGH ( Jean-Oeorges) , né à Meiningen en 1693, mort en 1775 à léna, où il professait, depuis 1717, la philologie et la théologie, chef d'une famille célèbre parmi les savants d'Allemagne, a beaucoup écrft sur les deux objets de son enseignement ; mais on lui doit aussi quelques ouvrages qui intéressent la philosophie, et où se fait sentir principalement rinfluence de Leibnitz : Pensées sur le système de la nature, comme introduction pour les collèges de philosophie , m-S^ ^ léna, 1723 (allem.); — Lexique philosophique, in-8'', Leipzig, 1726 (allem.),ptiblié pour la quatrième fois en 1776, en 2 vol. in-8% avec des additions considérables de Henning ; — Historia logicœ, dans ses Parerga academica, in-8°, Leipzig, 1721; — dans le même recueil, Diatribe de prœmiis veterum sophistarum, de enthusiasmo veterum sophistarum; — Introduction à la philosophie, publiée d'abord en allemand, in-8*, Leipzig , 1727, puis en latin , in-S**, Lubeck, 1730 , plusieurs fois réimprimé. — Son fils Jean-Ernest-Emmanuel Walch est l'auteur d'un mémoire sur les philosophes éristiques , Commentatio de philosophiis veterum eristicis , in-4°, léna, 1755. — Un autre Walch (Chrétien- Guillaume-François) a laissé un mémoire sur la philosophie orientale : Commentatio de philosophia orientali, imprime à la suite de 5yti-