WEIGEL
et U bonheur de l homme, in-8'', ib., 1808-11; — la Physique eoneidérie comme une science, ou Dynamique de toute la nature, m-8''y LaDdshoiy 1819 ; — Science de la nature matérielle, ou Dynamique de la matière, in-8% Munich, 1821. Wéber ce sépare pas les sciences naturelles de la philosophie , et Ton retrouve aussi son système dans ses écrits sur le galvanisme, sur le magnétisme, rélectricité. etc.
WEIGEL (Valentin), né en 1533 àHayn, près de Dresde; mort en 1588 à Tschopau, en Misnie, où, depuis 1567, il exerçait les fonctions de pasteur luthérien , est un des représentants les plus célèbres et les plus savants du mysticisme allemand au xvii* siècle. Il passa toute sa vie, obscur et ignoré, dans la pratique des vertus évangéliques, et ses écrits mêmes ne furent publiés complètement qu'au commencement du xyn* siècle ; mais l'instituteur Wiucker en ayant fait connaître une partie immédiatement après sa mort , il s'éleva dès lors autour de son nom une bruyante controverse, les uns criant à rimpiélé et au blasphème, les autres voyant en lui l'organe de la vraie foi et un des maîtres les plus profonds delà science intérieure.
Weigel nous apprend lui-même comment il fut introduit dans ce qu'il appelle la bonne voie. Il était resté fidèle à la philosophie et a la théologie de récole , lorsqu'il lut, par hasatd, le petit livre de la Théologie germanique, et bientôt après les écrits de Tauler. Aussitôt ses yeux s'ouvrirent; il s'aperçut que le mensonge habitait en lui et qu'il n'y avait pas une chaire , dans près de la moitié de l'Europe, qui ne fiit occupée par un faux prophète ou un faux chrétien. Mais , non content d'accepter le mysticisme dans son principe, il voulut remonter à son origine et le suivre dans toute son histoire. Il se mit donc à étudier les œuvres de Platon, de Plotin, de Proclus, du prétendu Mercure Trismégisle , de Denis l'Âréopagite , de Hugues de Saint-Victor et de maître Eckart. Il se sentit aussi du penchant pour les fondateurs de la secte des anabaptistes, Karlostadt, Mûnzer et d'autres; mais de tous les écrivains, tant anciens que modernes, qui lui passèrent par les mains, aucun ne le frappa autant que Paracelse. Il le cite à chaque instant; il le suit dans la plupart de ses doctrines , mais en gardant cependant son indépendance , et en s'élevant au-dessus de lui tant par la hardiesse métaphysique que par rérudition. En abandonnant les l'ieilles traditions scolastiques , son dessein n'est pas de fonder une tradition nouvelle ; il veut que tout homme qui aime la vérité la cherche par luimême et la voie de ses propres yeux.
Le but que Weigel se propose est le même que poursuivirent tous les mystiques : l'union de l'homme avec Dieu , le retour de l'âme vers son principe , vers la source de toute félicité et de toute perfection. Or, il y a, selon lui , deux moyens de s'élever à Dieu, l'un à l'usage de tous, l'autre qui n'appartient qu'au petit nombre : la foi et la science.
La foi est un fait tout intérieur, tout spirituel : elle consiste dans l'Esprit-Saint que Dieu fait descendre en nous; elle est sa parole vivante et nous vient directement de lui. L'Ecriture sainte, les sacrements, la prédicalion,peuvent être des moyens de la réveiller quand elle s'assoupit ; ils ne les font pas naître. De même donc qu'on peut pratiquer toutes les œa-