WEISS
stance^ jointe à ses opinions très-aventnreases en matière politique et à sa qualité de fondalèiir de la secte des illuminés , rendit sa position très-difficile ^ malgré te sateès remarquable qu'obtinrent ses leçons. Destitué ou obligé de donner sa démission, en 1785 , il alla demander un refuge au duc de Saxe-Gotha ^ qui lui accorda une pension avec le titre de conseiller de légation, et plus tard, de conseiller aulique. Il mourut à Gotha, en 1830, Agé de quatre-vingt-trois ans. Weishaupt a laissé de nombreux ouvrages, dont les uns se rapportent à la philosophie de Thistoire et du droit, les autres à la philosophie proprement dite. Comme philosophe, il se montra Tadversaire de Kant. Voici les titres de ses échxs philosophiques, tous rédigés en allemand : Du matérialisme et de l'idéalisme , in-8''9 Nuremberg, 1786 et 1788; — Apologie du chagrin et du mal, in-8'', Francfort et Leipzig, 1789 et 1790 ; — Doutes sur les idées de Kant relativement au temps et à Vespace, in-8®, Nuremberg, 1787 j — des Fondements et de la certitude de la connaissance humaine , pour servir à V examen de la critique de la raison pire de Kant, in-8'*, ib., 1788 ; — des Intuitions et des phéno^ menés de Kant, in-8®, ib., 1788 ; — Pythagore, ou Considération sur la science secrète de V univers et du gouvernement, 2 vol. in-8®, Francforl-sur-le-Mein , 1790-95; — de la Vérité et de la perfection morale, 3 vol. in-8'', Ratisbonne, 1793-97 3 — de la Connaissance de soi-même, des obstacles qu'elle rencontre et des avantages qu'elle procure, in-8'' , ib., 1794*^ — la Lantertie de Diogène, ou Examen de la moralité et des lumières de notre temps, in-8°, ib., 180^!^; — Matériaux pour servir à la connaissance de l'homme et de Vunivers, 3 livraisons in-8*^ Gotha , 1810. Nous citerons encore les deux ouvrages où Weishaupt prend la défense et expose les doctrines de la secte dont il était Tauteur : Apologie des illuminés , in-8'', Francfort et Leipzig, 1786 ; — le Système des illuminés perfectionné, in-8<»y ib., 1787, et Leipzig, 1818. X.
WEISS (François-Rodolphe de), né àlverdun en 1751, servit d'abord en France , puis en Prusse , avec le grade de colonel , et , après plusieurs voyages en Allemagne et en Angleterre, revint dans sa patrie , où il fut successivement bailli de Moudon , major de la ville de Berne, c'est-à-dire commandant de la garde urbaine, et membre du conseil souverain , en 1785. La révolution française ayant éclaté, il en épousa chaleureusement les principes les plus démocratiques , publia plusieurs brochures pour les défendre , et fut envoyé à Paris, auprès de la Convention nationale, comme ministre plénipotentiaire du sénat de Berne. En 1797 il fut nommé commandant général du pays de Vaud , et occupait encore ce poste quand la Suisse fut envahie par l'armée française. Obligé de chercher un refuge en Allemagne, il retourna dans sa patrie après la révolution du 18 brumaire ; mais, n'y retrouvant plus aucun crédit et se voyant pour toujours éloigné des affaires, il mena quelque temps une vie errante, et se suicida, vers 1818, dans une auberge de Nion.
Weiss, indépendamment de plusieurs écrits politiques , a laissé un ouvrage de philosophie composé dans l'esprit du xviii* siècle^ et qui eut un grand succès, puisqu'il arriva à la dixième édition et fut traduit en anglais et en allemand. Cet ouvrage a pour litre : Principes