‹ Dictionnaire des sciences philosophiques (volume 3)Chapitre 78 sur 101 · WEISS · texte numérisé non relu

WEISS

philoêophiques , politiques et moraux, 2 vol. m-8% 1785. La dixième édiUon a été publiée à Paris, 2 vol. in-8% 1828. X.

WEISS (Chrétien ) y né à Taucha, près de Leipzig, en ITTli., enseigna la philosophie à Leipzig et à Fulda, dirigea pendant quelque temps r£cole bourgeoise de Hambourg, et futnomméen 1816 conseiller d*Etat et conseiller des écoles publiques à Mersebourg. Ses opinions philosophiques varièrent quelque peu; mais il s*attacha finalement à Técole de Jacobi. Voici les titres de ses ouvrages, dans Tordre même où ils ont paru ; ils sont tous rédigés en latin ou en allemand .* De cultu divino inlerno et eœlerno recte judicando, in-4®, Leipzig, 1796; — Fragments sur litre, le devenir et l'agir, in-8*, ib., 1796; — Bésuitats de la phi- Ipêophie critique, principalement par rapport à la religion et à la révélation, in-8', ib. , 1799 ; — delà Manière de traiter V histoire de la philo" Sophie dans les universités, in-S®, ib.,1800; — De scepticismi causis atque naturacommentatio philosophica, in-^^, ib., 1801 ; — Manuel de logiqjue, avecune introduction à la philosophie engénéral, in-S"*, ib., 1801 j — Indications sur une philosophie toute pratique, in-S"", ib., 1801; — Manuel de la philosophie du droit, in-S*", ib., 1804; — Matériaux pour servir à l'art de l'éducation et au perfectionnement de ses prindpes et de sa méthode, 2 vol. in-8°, ib., 1803-1806; — Recherches sur l'essence et l'activité de l'âme humaine^ in-S", ib. , 1811; — du Dieu aivani et de la manière dont l'homme arrive jusqu'où lui, in-S'' y ib., 1812. Indépendamment de ces écrits, Weiss a aussi fourni des articles à plu- Meurs recueils philosophiques, entre autres au Musée philosophique de Buhle et de Bouterweck. X.

WELTHUYSEN (Lambert) est un cartésien dTlrecht de la 6n de xviT* siècle. Ce n*est ni un théologien, ni un professeur. Dans la préface d'une dissertation sur le mouvement de la terre, il dit de luimême : (c Privatus ab omni administralione , publicorum munerum alienus, liber in libéra republica , non Iheologus. » Ses divers écrits portent la trace de cette indépendance absolue. Il se dislingue par la hardiesse de son rationalisme appliqué à ki théologie et aux Ecritures , quoiqu'il n'aille pas aussi loin que Meyer et Spinoza, et il manifeste une tendance empirique qui le rapproche de Kégius, en Hollande, et de Régis en France. Ainsi, confondant rindéfini et TinHui, il soutient {Disputatio de finito et infinilo) que Dieu ne peut être dit infini, parce qu'il n'a ni degrés ni parties. 11 a été accusé de suivre les traces de Hobbes, et il répond à cette accusation, dans une dissertation sur les principes du juste et de l'injuste, de telle façon qu'il semble en effet l'avoir méritée; quoiqu'il prétende n'être pas hobbiste et s'être borné à prendre tout ce quil y a de bon chez lui. Il tend, en effet, à ramener toute la morale au principe de la conservation de soi-même : « Principium tamen illud de conservatione sui commode explicatum , bonum et rectum puto, et si juxta illud in philosophia morali navigationem quis instituât, in nonnullis parumper obliquandp cur.<um, felicissima velificatione portum oblineri existimo. » Il est plutôt cartésien pour la physique que pour la métaphysique. Il a réfute Meyer dans une dissertation : De usu rationis in rébus theologicis et prœsertim in interpretatione sa-

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