‹ Dictionnaire des sciences philosophiques (volume 4)Chapitre 18 sur 91 · PICCOLOMINI · texte numérisé non relu

PICCOLOMINI

Voyez , sur ce dernier article , la dédicace de la traduction française de V Institution morale , par le Champenois Pierre de Larivey, in-8° , Paris, 1585. B. Bs.

PICCOLOMIIVI (François), parent et contemporain d'Alexandre Piccolomini , était né à Sienne en 1520. Il professa avec applaudissements la philosophie à Sienne , à Pérouse ; puis, entre 1560 et 1601, à Padoue. En 1601 il se retira dans sa ville natale , où il mourut en 160k.

François était , comme Alexandre , sectateur d'Aristote ; mais il Tétait avec moins de liberté et moins d'originalité. C'était un commentateur plutôt qu'un penseur ou qu'un observateur. Il traduisit et annota différents ouvrages d'Aristote , le de Ortu et interitu et le de Anima, «en 1602, le de Cœlo en 1607. Il écrivait d'ailleurs, non pas en italien , mais en latin.

Il eut une longue querelle de logique et de droit naturel avec un autre professeur de Padoue , Zabarella. Celte discussion donna lieu à son Cornes politicus pro recta ordinis ratione propugnator (in-8°, 1596). La question de la méthode sur laquelle il combattait Zabarella était' agitée dans son Universa philosophia de moribus (in-f°, 1583).

C'est là son principal ouvrage , et celui qui mérite d'être analysé. Il est divisé en dix sections , lesquelles sont rangées sous deux chefs principaux, savoir, la morale générale et commune, de Moribus; puis la morale sociale et politique , de Republica. Voici les dix sections : 1° De la nature intime des vertus morales , et des passions de l'âme ; 2° Des principes de ces vertus ; 3° De la demi- vertu, c'est-à-dire de la continence , de l'obéissance , de la tolérance , etc. , 4° De la vertu morale ; 5° De la vertu , de l'esprit et de la raison 5 6° De la vertu héroïque ; 7° Du principal usage de la vertu , c'est-à-dire de l'amitié ou de la bienveillance ; 8° Des instruments des vertus , des dons de la nature et de la fortune; 9° De la fin des vertus, ou du souverain bien y 10° De la vertu, considérée comme un devoir à remplir par les magistrats chargés de la répandre dans les villes et les Etats, ou de la propagation du (souverain bien. — Dans le développement de ceg différents chapitres, François Piccolomini cherche souvent à concilier Àristote avec Platon , et croit avoir débuté par une conciliation semblable , en définissant la morale universelle , ou la philosophie civile , « la science de la vie privée et publique , domestique et politique , de la vie universelle des hommes entre eux. » C. Bs.

PIERRE d'Auvergne fut un des péripatéticiens les plus laborieux du xme siècle. Dominicain, et conséquemment thomiste, il défendit avec beaucoup d'ardeur la doctrine de son ordre, doctrine mitoyenne, encore plus éloignée du réalisme de Duns-Scot que du nominalisme de Durand de Saint-Pourçain. Ses ouvrages, presque tous inédits, sont des mélanges ou des commentaires sur les petits traités d'Aristote, Nous nous efforcerons d'en dresser une liste exacte : 1° Quodlibeta, ouvrage inédit : il en existe cinq manuscrits à la Bibliothèque nationale, n" 3121 A de l'ancien fonds, 546, 666 et 704 de la Sorbonne, 214 de Saint- Victor ; — 2° Sophisma deUrminatum , inédit : n° 841

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de la Sorbonne; — 3° In totam logieam veterem, inédit ; »• 955 de la Sorbonne; — 4° Super Porphyrium, inédit : dans le même volume que le précédent opuscule ; — 5° In Arist. de Somno et vigilia, inédit : n* 625 de la Sorbonne ; — 6° In Arist. de Juventute et senectute, in-f%

Îubliéà Venise , par les Juntes , 1566, avec quelques gloses de saint homas sur divers autres fragments de la collection aristotélique ; — 7° In Arist, de Morte et vita, ou de Longitudine et brevitate vitœ, publié dans le même recueil; — 8° In Arist. de JUotu animalium, dans le même recueil ; — 9° In Arist. libros Poîiticorum, inédit : la

(bibliothèque nationale possède deux manuscrits de ce commentaire , 'un sous le n° 6457 de l'ancien fonds, l'autre sous le n4 841 de la Sor* bonne ; — 10° In Arist. libros Meteororum : il en existe deux manuscrits à la Bibliothèque nationale, sous les n" 954 de la Sorbonne et 227 de Saint- Victor; le Repertorium de Louis Hain nous en désigne une édition que nous n'avons pas encore pu rencontrer, in-f°, Salar manque, 1497 ; — 11° In Arist. de Veget. et plantis, inédit : n° 954 de la Sorbonne : — 12° In Arist. de Anima, inédit : n° 955 du même fonds ; — 13° In tertium et quartum librum Aristotelis de Cotlo et tnundo, inédit : n° 227 de Saint-Victor. Aucun de ces commentaires n'est assez étendu pour offrir beaucoup d'intérêt : Pierre d'Auvergne ne Suit pas la méthode d'Albert le Grand, mais celle de saint Thomas : il ne disserte pas sur le texte, mais i'éclaircit par des notes continues. B. H.

PIERRE d'Espagne [Petrus Hispanus], né à Lisbonne, dans les premières années du xiue siècle, fut un des plus célèbres logiciens de l'école de Paris, avant d'être, sous le nom de Jean XXII, un pape d'une orthodoxie équivoque et d'une moralité contestée. Nous ne nous occuperons que du logicien. Le plus célèbre de ses ouvrages est nu abrégé de logique souvent imprimé. Nous le désignerons sous le titre de Summulœ : c'est celui que les éditeurs et les glossateurs paraissent avoir préféré; mais il est encore nommé Scriptum Summularum, T ex tus omnium Summularum, Textus septem tractatuum, etc., etc. M. Daunou (Hist. lit ter., t. xix, p. 330) ne l'a pas distingué d'un autre ouvrage de Pierre d'Espagne, dont les éditions sont aussi très-nombreuses; nous appellerons celui-ci, avec la plupart des éditeurs, Tractatus parvorum logicalium. La mention la plus sommaire de toutes les éditions de ces deux opuscules occuperait ici beaucoup trop d'espace. Nous renvoyons les curieux au Répertoire bibliographique de Louis Hain. Il ne faut pas rechercher dans la logique de Pierre d'Espagne des propositions nouvelles, des explications originale^; il explique peu de choses, et ne propose rien de nouveau. B. H.

PIERRE de Màntoub, docteur fameux du xve siècle, est aujourd'hui tout à fait oublié. Vainement nous demandons à Fabricius et A Tiraboschi quelques détails sur sa vie; ils n'ont rien appris à cet égard. Au moins nous est-il permis de parler de ses œuvres. Il reste de ce philosophe quelques petits traités appartenant tous à la logique, qui ont été réunis et imprimés, pour la première fois, à Pavie, in-f», en 1483, par les soins de Francesco de Bobio. Cette édition est mention-

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