FERRE
née. dans le Répertoire de Hain. Nous en avons une autre sons les yeux , aonj voici Yincipit : « Viri Prœclarissimi ac subtilissimi logici magistri, Pétri Mantuani, Logica incipil féliciter. t» Revue et corrigée
Sar Giovanni-Maria Mapello, de Vicence, celle édition sortit, en 1492, es presses de Bonetus Localellus; elle est in 4° à deux colonnes. Des traités sommaires dont l'ensemble forme la Logique de Pierre de Mantoue, le moins bref et le plus intéressant a pour titre de Instanti. Il fut l'objet d'une réfutation assez étendue, qui est jointe à l'édition de 1493 : Illustris philosophi ac medici, Apollinaris Offredi, Cremonensis, de primo et ultime Instanti, adversus Petrum Mantuanum. B. H.
PIERRE db Saint- Joseph , religieux bernardin, doit être placé dans un rang assez honorable parmi les docteurs du xvne siècle. 11 nous a laissé deux traités qui ont la philosophie pour objet. Le premier est intitulé Idea philosophiœ universalisa seu Metaphysica , et Idea philosophiœ naturalis, seu Physica, 2 vol. in-12, Paris, Josse, 1654. Le titre du second est : Suthmula philosophiœ in quatuor partes iistincta, in-12, Paris, Muguet, 1662. Nous ne trouvons pas dans ces ouvrages de propositions ou de solutions nouvelles. Pierre de Saint- Joseph ne prétendit pas à la renommée d'un chef d'école; il se contenta d'interpréter simplement les formules traditionnelles. Les bernardins s'étant déclarés, dès le xiue siècle, pour saint Thomas contre Duns-Scot, notre docteur proteste énergiquement , avec tous les thomistes, contre la thèse de l'universel a parte rei. Nous remarquons, cependant, qu'il hésite à reconnaître toutes les conséquences de cette protestation. Le principal mérite de ses écrits est une grande clarté. Il est vrai que ce mérite est commun à la plupart des ouvrages élémentaires de l'école française. Il faut les comparer aux ouvrages de même volume qu'ont produits en si grand nombre les disciples de. Wolf : cette comparaison fera bientôt voir combien l'esprit français est supérieur à tous les autres par sa méthode et par sa discipline. B. H.
FINI, et non pas Pino, comme écrivent quelques historiens de la philosophie (Hermenegild), naturaliste et philosophe, naquit à Milan en 1741 , et entra de bonne heure dans la congrégation des Barnabi tes, vouée en Italie à l'éducation de la jeunesse. Doué d'un esprit très-facile et animé d'un vif désir de savoir, il fit marcher de front dans ses études la théologie, la métaphysique, les mathématiques, la mécanique, l'architecture, les sciences naturelles. Nommé par le gouvernement autrichien professeur de chimie et de minéralogie au collège de Saint-Alexandre, à Milan, il rendit de grands services à cette dernière branche des connaissances humaines. Le gouvernement français le combla de dignités et d'honneurs. Après avoir été membre de l'Institut italien, de la Société des sciences, du conseil des ministres et l'un des trois inspecteurs généraux de l'instruction publique, il mourut à Milan, le 3 janvier 1825. Nous ne parlerons pas des nombreux écrits que Ptni a publiés sur les sciences naturelles. Nous nous contenterons de faire remarquer que le théologien s'y montre souyent à côté du savant. Ainsi en géologie, tandis que l'opinion commune expliquait tous les phénomènes par l'action du feu,
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Pini donna la préférence à celle de l'eau , par ce seul motif, que la Genèse nous montre V esprit de Dieu flottant sur la surface des eaux. Le seul ouvrage dont nous ayons à nous occuper ici , et qui fit un certain bruit au moment où il parut, a pour titre Protologia, analysim seitntiœ sistens ratione prima exhibitam, 3 vol. in-8°, Milan, 1803. C'est tout à la fois un traité de logique et de métaphysique, dirigé contre la philosophie régnante , ou ce qu'on appelait alors l'idéologie, mais où la théologie ne tient pas moins de place que la philosophie. On y voit poindre quelques-unes des opinions que de Maistre et de Bonald développèrent plus tard , entre autres la fameuse théorie de la révélation divine de la parole. L'auteur se propose de rechercher le premier principe des sciences , et de fonder par ce moyen une science unique, universelle, dans laquelle on puisse faire rentrer toutes les autres. Ce principe, il le trouve dans la nature divine, considérée comme la source de la raison humaine , et nous offrant pour caractère l'unité avec la pluralité de personnes. En effet, après avoir démontré* que la raison, dans l'homme, est distincte des sens , qu'elle est une et identique dans tous les actes de la pensée , et que , malgré cette unité, nous sommes tout à la fois le sujet, l'objet de l'intelligence et l'esprit intelligent qui va chercher la cause et le modèle en Dieu. Toute lumière et toute vérité viennent donc de Dieu , et la nature divine, c'està-dire le dogme de la Trinité, se réfléchit nécessairement dans tous les objets que nous connaissons, devient la base de toutes les sciences, sans excepter la morale. Cette idée, développée avec talent, aurait pu donner lieu à un livre plein d'intérêt et commencer une réaction salutaire contre l'école de Condillac; mais Pini, outre le tort qu'il a eu d'écrire en latin, est un esprit confus, bizarre, qui semble fuir la clarté et qui prend la recherche pour l'élégance. Son ami et son collègue, M. Rovida, lui a consacré une notice biographique sous ce titre : Elogio biographie*) e brève analysi délie opère di Ërmenegildo Ptm,in-8°, Milan, 1832.
PLACCIUS (Vincent) professa le premier la philosophie morale avec quelque indépendance en Allemagne. Après avoir fait ses études à HelmsUedt, à Leipzig, à Padoue, il enseigna la philosophie à Hambourg , sa ville natale , où il mourut vers la fin du xvne siècle.
On lui doit un grand nombre d'ouvrages d'histoire, de législation , de philologie. Dans tous ces écrits il se propose pour principal objet la réforme des études, selon lui commencée mais non achevée par Vives et Bacon. En physique , il embrassa le système de Descartes ; en morale, sans prétendre abandonner tout à fait Aristote, régnant encore dans les écoles allemandes, il suivit une sorte d'éclectisme.
Son travail le plus distingué sur la morale est intitulé De morali scientia augenda (in-8°, 1677 ). Il le présente comme le complément du viie livre du de Dignitate et augmentis scientiarum ; mais c'est une réfutation, plutôt qu'un commentaire de Bacon. Ainsi, Placcius blâme d'abord le philosophe anglais d'avoir divisé la morale en exemplaire et en géorgique ; il veut y substituer une division correspondante , non pas aux travaux d'agriculture , mais à ceux de la médecine et de l'hygiène. Il combat aussi Bacon pour avoir rapporté à la théologie