PER80NNE , PERSONNALITÉ
monde, la résurrection des corps et l'avènement futur du paradis sur la terre, sont faits pour exciter les plus graves méditations et ouvrir devant nos yeux un horizon nouveau.
Outre les ouvrages que nous avons indiqués dans le cours dç cet article, on peut consulter : Foucher, Traité historique de la religion des Perses, dans les tomes xxv, xxvii, xxix, xxxt et xxxix des Mémoires de F Académie des Inscriptions — Gœrres, Histoire des mythes du monde asiatique , 2 vol. in~8°, Heidelb. , 1810 (ail.), — Meiners, De Zoroasiris vita, institutis, doctrina et libris, dans tes Nouveau* mémoires de la Société de GoUtingue, t. vin et ix. et dans la Bibliothèque; philosophique, t. iv. — Tyschen, Commentatio deretigionumZoroaelticarum apud exteras gentts vestigiis, dans les Nouveaux mémoires de Ia. Société de Gœtiingue, t. xi et su. — Rhode, la Sainte tnadition, ou Système complet de la religion des anciens Bactriens , Mèdes et Perses, in-8% Francfor t-sur-le-Meio , 1810 (aH.). — Erskin, Dissertation mr les Parses, dans le tome h de la Société littéraire de Bombay. — Jea& Reynand , Zoroastre, Encyclopédie nouvelle de Piewe Leroux et Reynaud , t. vm. — Joachim Menant, Zoroastre, essai sur ia philosophie religieuse de la Perse, in«8°, Paris, 1844.
PERSONNE , PERSONNALITÉ. Dans l' origine, 1e mol personne (en latin persona, en grec «poo»™) ne signifiait pas autre ohose qu'un masque de théâtre représentant les traits réels on supposés* mais arrêtés par la tradition, du personnage qu'on mettait en scène : Œdipe, Achille, Agamemnon, Héoube, Médée. Biertèt, à la place* du masque, se substitua le rôle ou le personnage hu-méoae > et te mot passa de la langue du théâtre dans celle du monde. C'est ainsi que s'est introduite eelte façon de parler : être un grand, un petit, un médiocre personnage : personam agtre. Mais, ooiunpe oe qui distingua particulièrement une personne d'une autre, ce sont moins les. traits que le caractère , moins les actions et les paroles que le principe intérieur, la force spirituelle d'où elles découlent, le mot personne est devenu synonyme d'homme, en tant que l'homme est un être intelligent t*t libre, capahle par lui-même de prendre une détermination et de l'exécuter. En effet, il ne suffit pas pour être une personne d'avoir le Visage humain , il fout posséder une âme humaine en étal de réfléchir et de répondre de ses aotions. Un enfant, un idiot , ne sont pas des personnes j et quand même ils en porteraient le nom , ils n'en exerceraient pas les droits. Enfin, à ce même mot, les philosophes ont attaché une signification plus générale et plus précise , en l'employant pour désigner tout être intelligent et libre, tout agent spirituel et moral, toute oause qui a la responsabilité et la conscience de ses actions, Dans ce sena, la personne est le contraire de la chose : l'animal, le végétal, le minéral, sont des choses; l'homme est une personne, et rien n'empêcha d'en admettre d'autres au-dessus de lui. Dieu lui-même est Pue personne, si on le considère comme une cause créatrice distincte de l'univers. Ce qu'on appelle la personnalité, c'est le caractère ei\ vertii duquel un être quelconque mérite le nom de personne; c'est l'idéç de personne élevée à son plus haut degré de généralité. Ai&si , par exemple, on disputera pour ou contre la personnalité divine j on