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critique de ces mille systèmes, d'y chercher la part de vérité qui s'y cache sous des voiles souvent impénétrables. 11 nous suffit d'avoir fait connaître en quoi consiste la pneumatologie, en indiquant les traits principaux qui marquent ces croyances capricieuses dans l'histoire de l'esprit humain. H. B.
POELITZ (Charles -Henri -Louis), né en 1772 , mort en 1840, est fort connu par ses nombreux ouvrages d'histoire et de politique, mais il appartient aussi par une foule d'écrits philosophiques aux travaux qui nous occupent.
Après avoir étudié à Leipzig, il enseigna en 1795, à Dresde, la morale et l'histoire; de 1804 à 1815, le droit naturel à Wittemberg; à dater de 1815 , les sciences philosophiques et politiques à l'université de Leipzig. Il a laissé plus de trente ouvrages philosophiques, parmi lesquels on distingue surtout son Encyclopédie (2 vol. in-8° , 1807 ) ; sa Pédagogie (2 vol.in-8°, 1806); enfin sa Politique (2 vol. in-8% 1808). L'école à laquelle il appartient est celle de Kant, ce maître dont il édita plusieurs- ouvrages. Toutefois, Poelitz insensiblement penchait vers un scepticisme mitigé qu'il appela la neutralité.
En quoi consiste ce point de vue neutre ? « Il semble, dit Poelitz , (Encyclopédie, t. i, p. 37), que l'on ne puisse rien fixer d'universel sur les axes des divers systèmes de philosophie, sur les rapports mutuels du subjectif et de l'objectif, et qu'il faille constater ces rapports sans essayer de les expliquer, de les concilier, les laissant en dehors de toute démonstration et de toute réfutation.... » En d'autres endroits, cette philosophie, anonyme et sans épithète, n'est autre chose qu'une théorie des faits de conscience. Tout ce qui n'est pas fait primitif de l'âme, ou tout ce qui ne dérive pas forcément, logiquement, d'un fait pareil, est sujet à contestation , hypothétique, et mérite d'être éliminé d'une saine philosophie. Quant à ces faits mêmes , il faut les admettre en se gardant de les expliquer. G. Bs.
POIRET (Pierre), théologien et philosophe mystique, naquit à Metz le 15 avril 1646. Ses parents, de pauvres artisans appartenant au calvinisme , voulaient en faire un peintre. Le jeune Poiret fit , en effet , de rapides progrès dans l'étude du dessin ; mais la philosophie de Descartes s'étant emparée de son esprit dans le même temps , il quitta le pinceau pour la métaphysique et la religion. 11 se rendit à Bâle pour y suivre les cours de l'université j de là il vint àHeidelberg , où il embrassa le ministère évangélique. Poiret fut successivement pasteur à Anweil et à Hambourg. Dans cette dernière ville il se lia d'amitié avec la fameuse mademoiselle Bourignon, et se livra ardemment à la lecture des ouvrages mystiques. Lorsqu'en 1088 il publia ses Principes de religion , le clergé de Hambourg lui suscita tant de tracasseries, qu'il prit le parti de se retirer près de Leyde, à Rhynsburg. C'est dans cette retraite , uniquement remplie de ses travaux favoris , qu'il expira le 21 mai 1719.
Ses ouvrages, qui dépassent le nombre de trente , ont pour objet la plupart des mystiques anciens et contemporains. Poiret édita en dixneuf volumes les œuvres d'Antoinette Bourignon , en y joignant sa