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battit cette opinion, et Cléomède, au livre n de son traité intitulé KofcXt'xY) fticDpiflt Tôiv p.8Te»piû)v {Théorie circulaire des phénomènes célestes) , lui emprunte les réponses qu'il fait aux épicuriens. En ce qui concerne ht grandeur apparente des astres, Posidonius estimait, avec raison, qu'elle dépend du milieu à travers lequel nous les voyons. Il paraît, du reste, d'après le témoignage de Cléomède, que Posidonius avait essayé de calculer la grandeur réelle du soleil. Il avait observé, ou, plus vraisemblablement, il avait entendu dire qu'à Syène, sous le tfépiqué du Cancer, on ne voit à midi , le jour du solstice , aucune ombre dans un diamètre de trois cents stades; d'où il conclut que le diamètre du soleil doit être de trois cents myriades de stades, c'està-dire environ de 150,000 lieues. Quant au calcul qui Ta conduit à ce résultat, nous avouons ne le comprendre que très-imparfaitement. Ce éalcul se compose de deux éléments, à savoir : le principe d'où part l'astronome, et la conséquence qu'il en déduit. Or, quel est ce principe? C'est qu'à Syène, sous le tropique du Cancer, on ne voit à midi, te jour du solstice, aucune ombre dans un diamètre de trois cents stades, c'est-àdire de quinze lieues. Maintenant, en supposant, ce qui nous paratl fort douteux, que ce principe expérimental résultât d'observations faites avec une rigoureuse exactitude, quelle connexion Posidonius a-l-il pu établir entre cet espace de quinze lieues , ou de trois cents stades, laissé sans ombre, et la longueur de trois cents myriades de stades, ou de 150,000 lieues, qu'il attribue au diamètre du soleil? Encore un coup, cette connexion nous échappe. Remarquons, toutefois, que, nonobstant les erreurs do calcul où est tombé Posidonius, c'était déjà, pour son époque , un très-grand progrès que de chercher à déterminer mathématiquement la grandeur du soleil. Moins de deux siècles séparent Posidonius d'Epicure. Or, ce dernier éd était encore à dire que le soleil n'est pas en réalité plus grand qu'il ire nous apparaît; et voici que Posidonius entreprend de démontrer mathématiquement, non-seulement qu'il est plus grand en réalité qu'en apparence; non-seulement qu'il est plus grand que le Péloponèse, comme avait dit jadis Anaxagore; mais encore que sa grosseur est énorme, puisque, en partant avec Posidonius d'un diamètre de •50,000 lieues, on arrive par le calcul à une circonférence d'environ 450,000 lieues. Il est bien entendu que Terreur commise par Posidonius, quant à la mesure du diamètre du soleil, doit en entraîner une autre en ce qui concerne la mesure de la circonférence de cet astre, et que si, pour le diamètre, c'est 319,000 lieues environ qu'il faut admettre à la place de 150,000, ce sera pour la circonférence le chiffre de 957,000 lieues, et non pas celui de 450,000, qui sera l'expression de la mesure véritable.
De même qu'il avait essayé de déterminer parle calcul la grandeur du soleil, Posidonius avait cherché également à déterminer celle de la tÇrrfc. Au rapport de Strabon , de toutes les mesures, celle qui fait la ferre la plus petite est celle de Posidonius; mais ce que ne dit pas Strabon, c*est qu'elle est en même temps la plus exacte. En effet, Posidonius, d'après le témoignage de Strabon, attribue à la terre un couleur de 1 #0,000 stades, ce qui équivaut , à peu près, à 9,000 lieues. Or, ce chiffre est précisément celui qui est admis par la cosmographie
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moderne, comme l'expression véritable de h cftcotrférerfcé terrestre. Comment Posidonius était-il arrivé à on résultat afussi exact ? Nous savons très-bien aujourd'hui, d'une part, à l'aide d'un quart de cercle, nous assurer de la quantité dont une étoile s'élève ou s'abaisse par rapport à l'horizon; d'autre part, mesurer sur la terre l'intervalle qu'il a fallu parcourir pour que la position de l'étoile changeât de cette quantité ; et nous arrivons ainsi à mesurer exactement le contour du sphéroïde terrestre, attendu qu'il ne faut, pour cela, que multiplier la mesure trouvée par le rapport de la partie mesurée à la circonférence terrestre , envisagée comme se composant de 360 parties ou degrés. Mais cette méthode pouvait-elle être connue au temps de Posidonius? En l'absence de documents suffisants, la question est destinée à demeurer indécise.
Cléomède avait emprunté à Posidonius ses calculs sur la grandeur du soleil. Il lui emprunte plusieurs autres idées encore, et entre autres celle-ci, que, si l'équateur est habitable, c'est à cause de l'égalité des' jours et des nuits , attendu qu'ainsi la chaleur diurne a le temps de se dissiper, et ne s'accumule pas comme aux tropiques. Celte idée n'est exacte qu'à la condition d'y joindre quelques développements, et d'ajouter que cette accumulation de calorique aux tropiques n'est pas constante, et n'a lieu, pour chacun des deux tropiques alternativement, que pendant les trois mois qui précèdent et les trois mois qui suivent immédiatement le solstice.
Posidonius n'a pas émis seulement quelques idées sur certains points particuliers de la science , il paratt avoir été l'auteur de tout un système astronomique , dont on peut se faire une idée d'après un passage du livre h de la Nature des dieux; car Cicéron, aiusi que nous l'avons établi plus haut, avait compté Posidonius au nombre de ses maîtres , et il est très-probable que le système astronomique exposé par Cicéron n'est autre que celui du philosophe de Rhodes. Voici quelques-uns des principaux éléments dont ce système se constitue. Cicéron regarde 1 année solaire comme composée de trois cent soixante-cinq jours et un quart. Il parle ensuite des phases de la lune; puis des mouvements des cinq étoiles qu'on appelle errantes. De toutes ces périodes diverses se compose une grande révolution qui les comprend toutes, et qui s'appelle la grande atihée. Combien dure-t-elle ? C'est une grande question , ajoute l'auteur du de Natura deorum, mais on ne peut douter que cette durée ne soit fixe et déterminée. El Cicéron ajoute (car chez lui toute description cosmographique aboutit à des conclusions philosophiques) : « Celui qui croirait qu'un ordre aussi admirable et aussi immuable peut subsister sans une âme, ne manquerait-il pas lui-même dame et de raison? Cette âme a été nommée par les Grecs ^povota, c'est-à-dire providence. » Et ailleurs, dans le Songe de Scipion, Cicéron, probablement encore guidé par son maître Posidonius, parle en ces termes de la Voie lactée et des étoiles : « C'était ce cercle qui se fait remarquer parmi les étoiles par sa blancheur éclatante, et que Vous nommez Voie lactée ou de lait, à l'exemple des Grecs. De cette position, je pouvais contempler bien des? merveilles, par exemple ? dès étoiles que vous ne voyez jamais d'ici , et qui gottt <Tune gratodèuf qàe n&ùS' nr'a-