POSTULAT
preuve 4e sagacité et d'originalité. Génie inquiet, mais paissant, H a la gloire d'avoir cherché à son époque , dans la limite de ses connaissances et des /connaissances contemporaines , l'accord difficile , mais possible et désirable , de la philosophie et de la religion, ,
Une des bonnes éditions de l'ouvrage de Postel ayant pour titre : De orbis terra concordia libri quatuor, est une édition sans date et sans nom d'imprimeur, petit in-f°. On en cite encore une autre égalaient in-f°, Bàle, Oporin, 154*4. On peut consulter, sur les détails 4e la yie de Postel , un ouvrage curieux du P. besbillons. H. B.
POSTULAT [de postulatum, traduction littérale du grec outhjml : ce qui est demandé]. On appelle ainsi, d'après Aristote (Derniers Analytiques, liv. i, c. 10), une proposition qui n'a pas encore été démontrée et qui , peut-être, ne le sera jamais, mais qu'on est cependant prié d'accorder pour le besoip de la discussion, ou qui se présente comme un complément nécessaire d'un certain ordre d'idées, quoique nous ne poissions pas en donuer une preuve directe. C'est conformément à cette signification , que l'immortalité de lame parait être à Kant un postulat de la raison pure; c'est-à-dire qu'il ne croit pas ce dogme susceptible de démonstration , mais qu'il le considère comme une conséquence nécessaire de Tordre universel , qui nous appelle au bonheur par les lois de la sensibilité , et nous impose des sacrifices au nom du devoir. Il existe, comme on voit, une différence entre un postulat et une hypothèse. « Toutes les fois, dit Aristote (ubi supra), qu'on pose, sans les avoir soi-même démontrées, des choses qui pourraient être, et qu'on les admet avec l'assentiment de celui à qui on les apprend, c'est une hypothèse que Ton fait. » Le postulat, au contrajrp , n'étant pas de pure convention , quoique nous soyons souvent bprs d'état d'en donner une démonstration directe, peut être contesté d&tys la discussion et ne s'établit que par l'ensemble des idées.
POTAlfOlV d'Alexàndbib. « Il y a peu de temps, ditDiogène Laërce (liv. i, § 21), une école éclectique (fcasxrixii nç aipcaiç) fut fondée par Potamon d'Alexandrie , lequel choisissait les doctrines qui lui avaient convenu dans chaque école. » C'est sur ee témoignage principalement que Po|amop a été considéré comme le fondateur de la grande école qui compte dans son sein Plotin , Porphyre, Proclus, et qui a prolongé son existence jusqu'au milieu du vi« siècle de notre ère. Quel est donc ce Potamon ? A quelle époque a-t-il vécu, et que savonsnous de sa doctrine? Telles sont les deux questions auxquelles nous devons répondre, avant d'examiner si l'honneur qu'on lui a fait est mérité. Quant au temps où il faut placer la vie de Potamon , nous sommes condamnés aux plus vagues suppositions. Il n'y a rien à tirer des paroles de Diogène Laërce , puisque nous ne sommes pas en état de fixer d'une manière précise l'âge de cet historien. On lit dans Porphyre ( Vie de Plotin , c. 9 ) que les pères, en mourant, recommandaient leurs enfants à Plotin, et que, de ce nombre, h toutou, était Potamon. Evidemment, c'est dans le nombre des pères, et non des enfants, qu'il faut le compter : car Porphyre ajoute que Plotin se plaisait à entendre Potamon disserter sur une, philosophie nouvelle dont il jQtait lw fende-