RANULFE
gius; en Hollande, Kod. Snellius. En Angleterre , je ne citerai qu'on nom , mais bien considérable : Milton , qui publia , en 1670 , une logique suivant la méthode de Ramas. En Espagne, le ramisme eut pour interprète, à l'université de Salamanque, le savant grammairien Sanctius , dont on peut voir l'éloge dans les préfaces de la Méthode grecque et de la Méthode latine de Port-Royal.
Ramus a laissé un grand nombre d'écrits , mais qui n'ont jamais été recueillis en un seul corps. On en trouve le catalogue dans l'écrit intitulé de Pétri Rami vita, scriptis, philosophia, par Fauteur de cet article , in-8°, Paris , 1848. W. - K.
RANULFE DE HUMBLIÈRES [Ranulphus de Humblenoria, de Humbletonia , Ranulphus Normannus] enseignait à Paris, au xmc siècle. Il quitta sa chaire pour devenir curé de Saint-Gervais, chanoine de Notre-Dame, et enfin évoque de Paris. Ce Ranulfe de Humblières nous a laissé, comme monument de sa doctrine, une Somme de théologie, qui contient de très-utiles renseignements sur les questions disputées vers Tannée 1275. Elle est inédite ; mais la Bibliothèque nationale en possède un exemplaire manuscrit. B. H.
RAOUL LE BRETON [Radulphus Brito] 9 docteur scolastiqne du xive siècle, est auteur de diverses gloses encore inédites. L'une a pour objet le Traité de l'Ame. La Bibliothèque nationale en montre deux exemplaires sous le n° 889 de Saint-Germain, et soqs le n# 120 de Saint-Victor. Le même numéro de Saint-Victor contient une autre glose de Raoul le Breton ; celle-ci a pour matière les Premiers Analytiques. Enfin, deux numéros du Supplément latin de la Bibliothèque nationale , les n" 20b et 251 , nous offrent deux exemplaires d'une glose sur les Topiques.
Lorsque M. Daunou publiait, dans le tome xvm de Y Histoire littéraire de la France, une courte notice sur Raoul le Breton, il ne connaissait qu'une de ces gloses, et supposait, sans aucune preuve, que Raoul le Breton avait dû mourir vers le milieu du xme siècle. Vexplicit de la glose sur lesf Topiques que contient le n° 251 du Supplément latin, nous apprend que ce docteur enseignait encore en 1320. Raoul le Breton ne fut pas un des moins dignes adversaires de Duns-Scot* Sa doctrine sur les universaux est celle de saint Thomas : il soutient qu'ils ne sont pas des substances , mais des prédicats substantiels ; en d'autres termes, des fortaes inhérentes aux sujets individuels, formés dont la manière d'être est déterminée par la nature de ces sujets. Genus non est aliquid unum in re; tels sont les termes de sa conclusion sur le problème des universaux physiques ou naturels. L'analyse des universaux conceptuels occupe d'ailienrs une place considérable dans son système.
Quelques fragments des gloses de Raoul le Breton viennent d'être publiés, pour la première fois, par l'auteur de cet article, dans le tome second de son Mémoire sur la philosophie scolastique. B. H.
RAPIN (René), né à Tours en 1621, mort à Paris le 27 octobre 1687, entra dan? la compagnie de Jésus en 1639. Les succès qu'il