HOSIÂJNS (PHILOSOPHIE CHEZ LES
( l'Antica. morale filosofia), in-12, Milan , 1832 ; — 4e l'Enseignement primitif des mathématiques ( delV Insçgnamento prirnitivo délie tnatq^ matiche), 2 vol. in-8°, it>., 1832; — Qu est-ce que U bon sens {Çfa cosa e la mçnte sana) ? in-8°, ib., 1827; — de (a Suprême économie du savoir humain {délia Suprema economia delV umano sapere)rin-&% ib. > f828. -r- On lui attribue encore d'autres petits écrits, et ufy& grande parti dans la traduction italienne du Manuel de Vlfistoire, d# l& philosophe ., de Tennsmana (in-8°, Milan, 1832), çl les. notes <mi y sont ajoutées. X.
ROMAINS (Philosophie çhsz les). Le génie politique et militaire des Romains , et leur respect pour la tradition, pour la, sagesse défit ancêtres % sapientia tnajorum , les rendaient peu propres aux pureg spéculations de la pensée : aussi n'ont-ils produit, aucun philosopha de premier ordre , aucun système; et quant à la philosophie grecque* elle ne pénétra chez eux qu'assez tard , c'est-à-dire vers le iftUityfc du 11e siècle avant l'ère chrétienne. Leur orgueil national , ju$ti$& par le succès de leurs armes et la puissance de leurs institutions , n£ pouvait pas les disposer à accueillir facilement des idées étrangères^ mais telle est l'attraction qu'exercent sur l'esprit humain ces. grande* questions qui s'agitent dans les écoles depuis Thaïes et Pythagor$ jusqu'à notre temps , qu'elles finissent toujours par triompher deft préjugés et des passions de chaque âge, de chaque peuple. Aussi* lorsque Athènes envoya en ambassade près du sénat trois de se$ phitfr* sophes les plus célèbres , Diogèqe le stoïcien , le péripatétiqen Archfc laus , et Carnéade , le chef de la nouvelle Académie , la jeunesse rp^ maine accourut en foule à leurs leçons*. Elle écouta avec une curiosité ardente ces dispussions , tantôt graves , tantôt suhtiles , qui dévoilaient à ses yeux un monde tout nouveau. Caroéaa>> surtout t réussit & la captiver par la souplesse de sa parole et la finesse de,* s& dialectique. En vain Caton le Censeur fit-il partir au p|us vite 0f§ hôtes dangereux , le mal était fait; la philosophie grecque, p$r l'éducation de la jeupesse, avait conquis l'élite de la nation : Qrœçip çapi% ferum victorem cepit. Déjà , comme nous l'apprenons (je Cjcéron et ^ Plularque , Tiberius Gracchus avait eu pour maîtres piopbane de Min tylène et Élossius de Cuines, élevé dans la philosophie stoïcienne par Antipater de Tarse. Un autre stoïcien beaucoup plu? célèbre , Paw©/r tius, réunit à ses leçons Scipion l'Africain, le jurisconsulte HutilHHi Rufus, l'augure Mupius Scsevola, Se* tus Pompée, LMius, qui fiyai^ également entendu Diogène le Babylonien, e} heauooup d'autre^ jeunes gens des familles les plus distinguées, et devenus plus t*fd des hommes illustres. Caiou lui-môme, si npus en croyons Cipérpn, le sévère Caton, cédant an torrent, se mit à étudier, à la fin de «#$ jours, la langue et la philosophie grecques,
Mais, même en devenant les disciples de la Grèce, les Romains restèrent fidèles à leur caractère, Les doctrines métaphysiques dp Pl^r ton et d'Aristote ne rencontrèrent parmi eu* que de rares et obscur* partisans. Le scepticisme absolu de Pyrrhon et d'JÉnésidèine les trouva encore plus rebelles ; car on ne voit pas qu'ils lui ftjent fourni un seul disciple. })s montrèrent plus de penchant pour te ft$plici$ffL9