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le suivant : De statu anitnarum sanetarum poatquam retolulœ tunt a carpore. Ce traité, aujourd'hui perdu, on du moins inédit, avait pour but de combattre l'opinion de Jean XXII sur la béatitude des élus jusqu'au jour du jugement. On a encore de lui un petit écrit, Statuta tynodi diœcesanœ aniciensis anni 1320, imprime dans l'ouvrage du P. Gissey intitulé : Discours historique de la dévotion à N.-D. du Puy en Velay, in%, Lyon, 1620. Nous indiquerons enfin dans le tome I" des Œuvres de Lannoy, un petit écrit intitulé : Sijllabus rationum quibus Durandi causa défendit ur. X. B.
.DUREE, voy. Temps.
DUTERTBE, de la Compagnie de Jésus, mort i Paris en 1762, commença par professer les opinions de Milebranche au collège de la Flèche, ou il était régent de philosophie j mais, ayant été privé de sa chaire, et relégué au collège de Compiègne, il abandonna le cartésianisme, et écrivit même contre la doctrine qu'il avait d'abord contribué à répandre. Cette conversion fut soudaine, sans ménagement, et comme du soir au matin^ ainsi que le dit le P. André. « Je ne saureiis faire comme le P. Dutertre, qui, en vertu de la sainte obédience, s'est couché le soir malebranchjste et s'est levé le matin bon disciple d'Aristote. » Son ouvrage, qui parut en 1715 (Paris, 3 vol. in-12), est intitulé : Réfutation d'un nouveau système de melaphysique proposé par le P. M..., auteur de la Recherche de ta vérité. Il se compose de trois parties, on Halebranche est tour a tour considéré comme disciple de Descartes, comme philosophe original, et comme théologien. Cette réfutation peu profonde, écrite dans un style railleur et tranchant, ne fait guère plus d'honneur au talent du P. Dutertre ou'à son caractère. Le P. Dutertre est l'auteur d un autre ouvrage contre Boursier, intitulé : le Philosophe extravagant dans le Traité de l'action de Dieu sur les créatures, Bruxelles, 1716. On trouve quelques détails sur sa vie dans l'Introduction aui Œuvres philosophiques du P. André, par H. Cousin, Paris, 1843, in-12. — M. Damiron a donné une analyse étendue de la Réfutation d'un nouveau système, dans le Compte rendu des séances et travaux de PAcadémie des sciences morales et politiques, t. VI, p. 291 et suiv. C. J.
DYNAMISME. Deux hypothèses ont servi à peu près de tous temps et servent encore aujounfhui à concevoir d'une façon générale la nature intime de la matière et ses nombreuses modifications. Suivant l'une, la matière est composée d'atomes ou tout au moins d'une substance homogène, plus ou moins divisible et actuellement divisée: et tous les changements qu'on observe en elle, la diversité des corps et des phénomènes, sont dus aux mouvements diflérents imprimés à ces parties élémentaires, soit qne le mouvement vienne d'un démiurge, soit qne l'origine en demeure inconnue. Suivant l'antre, la matière est composée de forces, unies à la substance corporelle, ou même la constituant à elles seules tout entière ; et c'est le jeu de ces forces sous l'empire de certaines lois qui fait la diversité et rbarmenie de la nature. La première hypothèse fait ainsi du monde entier un problème de mécanique ; aussi nomme-t-on physique ou philosophie mécanique toute doctrine qui prétend ne se servir que du mouvement des corps élémentaires pour rendre compte des phénomènes de l'univers. La seconde, qui met en œuvre des forces dont le foyer est dans la matière ellemême, est dynamique et a reçu le nom de dytiamiune.
Un grand nombre de systèmes célèbres se rap-
portent i l'une on à l'autre de ces deux hypothèses. On les trouve déjà toutes deux assez nettement distinctes dans la physique ionleime. Ainsi Thaïes, Phérécyde, Anaximene, Diogèue d'Apollonie, Heraclite et généralement tous ceux qui n'admirent qu'un seul principe élémentaire, eau, air, ou feu, expliquèrent naturellement la diversité des corps et des phénomènes par la vertu intime de cet élément. Tandis qu'Anaiimandre et surtout Anaxagore avec ses homéoméries n'ajoutent aux innombrables éléments de la matière que le mouvement pour la formation de l'univers. Hais le type le plus parfait de la philosophie mécanique dans l'antiquité est sans contredit l'atomisme de t«ucippe, de Démocrite et d'Ëpicnre. De même, dans les temps modernes, la physique de Descartes est toute mécanique. Au contraire, la philosophie de Leibniz est le plus complet dynamisme, non-seulement en physique, mais en psychologie. Ses monades sont des forces, et la matière n'est composée que de monades ; l'étendue elle-même n'est rien de réel. Les &mes aussi sont des monades su des forces et non plus seulement comme pour Descartes, des substances pensantes. On peut encore citer comme un remarquable exemple de philosophie dynamioue, la théorie de Boscowich. Aujourd'hui les deux hypothèses sont encore en présence et les physiciens modernes se partagent encore en mécaniciens et en dynamistes. Cependant l'hypothèse des atomes est plutôt employée comme un moyen d'exposition, comme un postulat, que donnée comme une opinion définitive ayant une valeur absolue. De même les forces no sont pour beaucoup de physiciens contemporains que des mots ou des hypothèses commodes qui servent à l'explication et à l'étude des phénomènes et réservent le problème do la constitution intime de la matière. Le plus souvent les deux hypothèses s'allient dans les théories et les explications des physiciens et des philosophes: ea effet, le dynamisme n'exclut pas la mécanique et la mécanique appelle comme complément fe dynamisme ; les forces de la matière s'exercent par le moyen du mouvement, et le mouvement exige un moteur que la science va rarement, comme Malebranche, chercher directement hors du monde, en Dieu.
On appelle encore plus particulièrement des noms de mécaniciens on latro-mécaniciens et de dynamistes, par opposition aux vitalistes on aux animistes, les philosophes ou physiologistes qui prétendent que les phénomènes vitaux ne sont que le résultat des lois qui gouvernent le monde inorganique, les expliquent, soit par la seule mécaniqne, comme Descartes, soit, comme F. Hoffmann, par ic jeux des forces inférieures de la nature inorganisée.
Enfin on désigne sous le nom de double dynamisme la doctrine de beaucoup de physiologistes de l'Ëcole de Montpellier sur la vie, suivant laquelle la vie résulte d'un principe ou d'une force spéciale^ distincte de Tftme, force ou principe do la pensée.
"Voy. les articles Vie, Vitalishb et les noms des philosophes cités dans celui-ci. A. L.
E, dans les traités de logique, est le signe par lequel on représente les propositions généniles et négatives. Il représente encore dans les propositions complexes et modales l'affirmation du mode et la négation de la proposition. Consultez : Aristote, Premiers Analytiques.et Logique de Port-Royal, 2' partie. — Voy. Proposition, Syllogisme.
EBERHARD (Jcan-Auguste), né en 1738, & Halberstadt, fut d'abord pasteur à Charlottenbourg, près de Berlin, ensuite professeur de phi-