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appartiennent les Marsile Ficin, les Pic de laMirandole, les Reacnlin, et qu*en plein xyii* siècle nous retrouvons en Angleterre, re-

Ïrésentée par Théophile et Thomas Gale, Cudworth et surtout Henri [crus. En effet, comme nous Tavons dit ailleurs {Voyez Bessàrio?!) , ce fut le traité de Gémiste sur la différence de la philosophie de Platon et de celle d*Arisiole {De Plaionica algue Aristotelicœ philoiophiœ differenlia, texte grec, in-ï*", Venise , 1532 et 1540; avec la trad. latine , in-&'', BAle, 157&; et in-8% Paris, 1541) ^ qui Gt d'abord entrer en lice Geunade et Théodore Gaza. Bessarion, pris pour arbitre, essaya de calmer les deux partis, et prouva à son maître qu'il avait été trop loin dans sa préférence pour le chef de TAcadémie. Ce fut alors que Georges de Trébizonde ( Foyer ce nom) publia son triste pamphlet, et que la dispute s'envenima au plus haut degré. 11 faut remarquer toutefois que , malgré l'injustice avec laquelle il traitait Aristote, Gémiste Pléthon n a pas dédaigné de se faire son interprète. On possède encore de lui un commentaire sur V Introduction de Porphyre ^ et un antre sur les Caté^ goHes et les Analytiques,

Quant à l'influence qu'il a exercée sur l'école prétendue platonicienne de la renaissance, elle ne peut pas être un seul instant mise en question. Elle résulte à la fois de ses relations avec les Médids, fondateurs de l'Académie platonicienne, probablement aussi avec les premiers membres de cette Académie, et des opinions qu'il soutient dans ses écrits philosophiques, les mêmes sans doute qu'il enseignait de vive voix, avec cette éloquence qui a fait une grande partie de sa réputation. Ces écrits sont : un résumé des doctrines de Zoroastre et de Platon (Zaroastrorum et Platonicorum dogmatum compendium, gr. et lat. , in-8^, Wittemberg, 1719); un recueil des prétendus oracles de Zoroastre (Oracula tnagica Zorooêlris, in-4*», Paris, 1538, et in-8**, 1599); un petit traité sur le destin et sa correspondance avec Bessarion sor le même sujet {Libellus de fato. Ejasdemque et Bessarionis epùtolœ amœheœ de eodem argumento, gr. cl lat., in-8**, Leyde, 1722); enûn un traité des quatre vertus cardinales {de Quatuor virtutibus cardinali^ bus, gr. et lat., in-8% Bâie, 1552). On y voit clairement que , sous le rapport métaphysique, nous pourrions même dire religieux, Técole d'Alexandrie renferme son dernier mot. Il en adopte, non-seulement l'esprit, mais, si l'on peut s'exprimer ainsi, la lettre, c'est-à-<lire la forme païenne , la personnification symbolique de tous les attributs de Dieu dans les divinités de TOlympe. Il ne rejette aucune de ses falsifications si nombreuses , ni de ses prétentions à une antiquité chimérique, ou à l'honneur de réunir dans son sein toute la sagesse de l'Orient avec les vraies traditions du platonisme. C'est ainsi qu'il a recueilli , avec un respect religieux, les oracles chaldaïques,et qu'il a pris pour base de son abrégé des doctrines de Zoroastre un de ces livres apocryphes si communs alors. Par sa morale, Gémiste Pléthon appartient autant à l'école stoïcienne qu'à celle de Platon et des mystiques d'Alexandrie. Tel est du moins le caractère qu'il nous offre dans son Traité des quatre vertus cardinales, où d'ailleurs les considérations les plus sérieuses sont sacrifiées à une régularité puérile. Mais de tous les ouvrages de Gémiste Pléthon, celui qui aurait pu nous éclairer le mieux sur ses opinions philosophiques et religieuses, c'est son livre ds$ Loi§ («§^1 NoiMSivUc %

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