‹ Dictionnaire des sciences philosophiquesChapitre 40 sur 135 · ÉLÉATIQUE (ÉCOLE · texte numérisé non relu

ÉLÉATIQUE (ÉCOLE

s'adressant aux dieux au nom de leurs morts, récilaient une prière ainsi conçue : « 0 soleil , le miulrc de toutes choses, et vous, tous les autres dieux qui donnez la vie aux hommes, recevez-moi el faites que je sois admis dans la société des dieux éternels. » Ainsi comprise, la croyance à rimmorlalité s'accorde très-bien avec les senliuients moraux que nous avons rencontrés dans le mvthc d'isis el d'Osiris.

Les ouvrages où il est question de la sagesse et de la civilisation des Egyptiens sont en très-grand nombre. Parmi les anciens, nous citerons Hérodote, le 2* livre; Diodore de Sicile, le 1" livre; Plutarque, de Iside et Osiride ; Porphyre, de Abstineniia; les fragments plus ou moins authentiques de Manéthon [Manelhonis jJigypiiaca], publiés par Scaliger dans son Thésaurus /empon/m, in- f**, Le} de, 1606 el I6585 le livre anonyme qui a pour titre JJorajwltinis Hivroglyphica , grec et latin, publié avec des noies par de Pauw, in-^*, Ulrecht, 1727, et traduit en français par Requier, in-12, Paris, 1779; Jan^blique, de Mys^ ieriis Mgyptiorum , public par Th. fialr», iii-f°, Oxford, 1678 (composition purement alexandrine à laquelle il ne faut pas donner la moindre conGance) ; enfin les derniers chapitres de la Genèse , depuis la descente de Joseph en Egypte jusqu'à la délivrance des Israélites. Les modernes sont: Kïrchery OEdipus JEgyptiacvs, in-f**, Rome, 1652-163i, et Obeliscus pamphilius, ib. , in-i", 1656 (ouvrages de pure imagination); Jablonski, Panthéon Mgyptiorum, 2 vol. in-8**, Francfort-sur-l'Oder, 1750-1752; Conrad Adami, Comment, de sapienlia , erudilione atque inventisMgyptiorum,&di\s lesExercitationesexegeticœ; Schmidl, Optiscula quibus res anliquœ , prœcipue jEgypliacœ , expianantvr, in-8% Carisruhe, 1765; de Pauw, Recherches philosophiques sur les Egyptieiis et les Chinois, 2 vol. in-8**, Berlin, 1773; Meiners, Essai sur l'histoire religieuse des anciens peuples , particulièrement des Egyptiens, in-8*, Gœltingue, 1775 (ail.); Moritz, Sagesse symbolique des Égyptiens, etc., in-8*', Berlin, 1773 (ail.); Stroth, Mgijptiaca, seu veterum scHptorum de rébus jEgypti commentarii et fragmenta , 2 vol. in-8", Gotha, 1782- 1783; Plessing, Osirisch Socrate, in-8*», Berlin et Stralsund, 1783; Vogel , Essai sur la religion des anciens Egyptiens et des Grecs, in-4**, Nuremb., 1783 (ail.); Heeren, Idées sur la politique, le commerce, les retationsde lancienmonde, in-8**,2 vol., Goettingue, 1815 (ail.); Zoôga, de Origine et vsu Obeliscorvm, in-f*, Rome, 1797; Champollion le jeune, tous ses ouvrages sur l'Egypte ; Creuzer, Symbolique et Mythologie des anciens peuples, 5 vol. in-8**, Leipziget Darmstadt, 1819-1821, 2* édit.; le même ouvrage , traduit en français et refondu par M. Guigniault, sous le titre de Religions de l^ antiquité, Paris, 1824 ; Goerres, Histoire des mystères du monde asiatique, 2 vol. in-8**, Heidelberg, 1810 (ail.); Letronne, Recherches pour servir à r histoire de l'Egypte, in-8**, Paris, 1823 , et un article publié dans la Revue des deux mondes, i" février

ELEATIQUE (Ecole). On distingue sous ce nom l'école de philosophie qui fui fondée à Elée, dans la grande Grèce, par Xénophane de Colophon, et dont les principaux représentants furent Parménide et Zenon, tous les deux d'Elée, el Mélissns de Samos.

Diogène Laërce (iiv. viii, c. 55 et 56) et Simplicius {in Aristotelis

Page 1