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comme, malgré la tiaissnnce de ce fils, les parents de Gérard s'opposaient à leur mariage, celui-ci se réfugia à Rome, où, trompé par la fausse nouvelle de la mort de Marguerite que ses frères lui annoncèrent à dessein , il se fit ordonner prêtre. De retour, 11 s'aperçut trop tard de la ruse , et vécut non loin de la mère de ses enfants dans la plos grande régularité. Pendant son absence, Marguerite était accouchée à Rotterdam d'un fils qui reçut le nom de Gérard, et le changea plus tard en celui de Désiré, dont la traduction grecque a donné le nom d*£rasme. Il avait treize ans lorsque la peste lui enleva sa mère: son père ne tarda pas à mourir de douleur. L*orpheliji avait déjà étudié à Técole de Deventer sous d'illustres maîtres, Alexandre Hegins et Rodolphe Agricola, et, malgré, dit-on, quelque difRculté d'intelligence, difficulté peu démontrée et d'ailleurs contredite par les résultats, il avait fait de rapides progrès. Nonobstant son aversion pour la vie monastique , qu'il ne dissimula point en plusieurs circonstances, cédant aux obsessions de ses tuteurs et à une dure nécessité , il entra comme novice dans le couvent des chanoines réguliers de Stein , au diocèse d'Vtrecht. 11 est à remarquer qu*il y cultiva la peinture sans négliger ses autres études, dans lesquelles il eut pour compagnon et pour ami Guillaume Hermann. 11 sortit bientôt du couvent de Stein, avec la permission de l'évêque d*Utrechl, pour s'attacher à l'évêque de Cambray, Henri de Rergues. Mais après un séjour à Paris, fait au collège de Navarre avec l'agrément du prélat, il revint à Cambray, se lia d'amitié avec Rattos, et fit, par son intermédiaire, connaissance avec la marquise de Woère, de la générorosité de laquelle il eut à se féliciter. Ce fut par la protection de celte dame, et avec celle de milord Montjoie, (ju'il fit son premier voyage en Angleterre , après lequel il retourna plusieurs fois à Paris , et revint ensuite en Hollande. Il se livra particulièrement , dans cet intervalle, à l'étude du grec et à celle de la théologie , où il fit de grands progrès. Après plusieurs voyages en Angleterre , il trouva enfin une occasion de visiter l'Italie, vers laquelle le poussaient d'ardents désirs.
11 ne put cependant partir qu'en 1506, lorsque déjà il était âgé d'environ quarante ans. Sa grande érudition, l'élégance de son style et la finesse de son esprit, lui procurèrent d'importantes relations et lui attirèrent de nombreux admirateurs , parmi lesquels nous devons citer Pierre Bembo, le cardinal Grimani et le cardinal Jean de Médicis (depuis Léon X). 11 séjourna à Turin, où il prit le grade de docteur en théologie, à Rologne, à Venise, où il logea chez Aide Mannce pendant l'impression de ses Adages, et à Rome. Il quitta cette ville pour retourner en Angleterre , malgré les offres magnifiques que lui avait faites le cardinal Grimani. Il eut, du reste , à s'en repentir, car il ne trouva pas dans cette nouvelle patrie ce que des promesses exagérées lui avaient fait espérer. Nonobstant ses liaisons avec les hommes les plus illustres de cette contrée, Guillaume Warrham, Thomas Morus, Fischer, Thomas Cramer, Cfolet, André Ammoniode Lucques et Canossa, tous deux légats , et Henri Vlll lui-même , il fût encore obligé de quitteir l'Angleterre, où, contre son attente, fi éprouvait de nouveau la mauvaise fortune. La misère toutefois ne parait pas avoir refroidi sa verve satirique, car il choisit l'époque de ce séjotir pour composer son Eloge de la folie. Cet outrage fat condamné pAi* là Sohbdnhc, le 27 Janvier