‹ Dictionnaire des sciences philosophiquesChapitre 80 sur 135 · FEMME · texte numérisé non relu

FEMME

rise sa doctrine : « En psychologie j Féder pencha d'abord pour la docirine de Locke sar l'origine des idées; mais il revint ensoite à celle de Leibnitz. Il était éclectique en métaphysique , et eudémoniste wolfien (partisan du bonheur) en morale et en droit. 11 approuvait Kantd*avoir attaqué avec force la philosophie synthétique et prétentieusement dogmatique des écoles; mais il le blâmait de n'avoir guère plus ménagé la philosophie expérimentale , beaucoup plus modeste, et dont le caraàère scientiGque ne lui semble pas douteux. Il trouvait encore que Kant était parfois trop dogmatique j et parfois trop sceptique, v Ses principaux écrits sont : Esauiue des sciences philotophiqueê , in-S"", Coblentz, 1767 ib. y 1785 ; — te nouvel Emile, ou de V Education suivant des principes éprouvés, in-S*", Erlangen , 1768-7i. et 1789 ; — Logique et métaphy^ sique , in-8% Goi^tt. , 1769 et 1790 ; en latin , sous le titre d*Instit. log, et metaphys., in-S"", ib. y 1777 et 1787, et de nouveau en allemand, sous le titre de Principes de logique et de métaphysique, in-S**, ib., ildk} — Manuel de philosophie pratique, in-8'*, ib. , 1770 et 1778 ; — Recher-ches sur la volonté humaine, Lemgo, 4 parties in-4®, 1779-1793; — Théorie fondamentale de la connaissance de la volonté humaine et des lois naturelles d'une conduite conforme à la justice, in-8^, Goett. , 1783- 1789 ; — De l'espace et delà causalité, ou Examen de la philosophie de Kant, in-8'*, ib., 1787; — Traité des principes les plus généraux de la philosophie pratique, in-8'*, Lemgo, 1792; — Du sentiment moral, ïnS'* y Copenhague , 1792. 11 faut ajouter à celte liste un grand nombre d*articles insérés dans plusieurs journaux, tels que la Bibliothèque philosophique, qu'il rédigeait avec Meiners; son Autobiographie publiée par sou fils, in-8*, Leipzig, 1825. Tittel a publié des Explications de la philosophie théorique et pratique de Féder, 4 vol. in-8**, Francfort-surle-Mem , 1783. J. T.

FEMME. Voyez Famille.

FEXELON (François de Salignac de la Mothe-) est né en Périgord, Tan 1650. Il Gt ses études théologiques au séminaire de Saint-Sulpice , et reçut les ordres à l'âge de vingt-quatre ans. A trente-huit ans, il fut appelé à la cour pour faire l'éducation de M. le duc de Bourgogne, et neuf ans plus tard, il était élevé à l'archevêché de Cambrai, où il mourut ^ 1715. En même temps qu'il est , par ses livres de piété , une des lumières de l'Eglise, et par tous ses écrits un des plus grands prosateurs français , Fénelon appartient , par quelques-uns de ses ouvrages , à l'histoire de la philosophie. Comme Bossuet et comme tout son siècle, il avait subi l'irrésistible ascendant de la doctrine de Descartes. Il en explique et en commente les principes dons une langue admirable; il en redresse quelquefois les conséquences, et, suivant le besoin, les restreint ou complète avec un sens parfait dans le Traité de Vexistenee et des attributs de Dieu, dans les Lettres sur la métaphysique et dans la Réfutation du système de Malebranche sur la nature et la grâce.

Le premier de ces écrits est exclusivement philosophique. Fénelon y expose à sa manière la théodicée de Descartes , c'est-à-dire ce qui est , dans les livres et dans la pensée du maître , le centre et le fond de toute la doctrine. II est tout entier cartésien, au moins dans la seconde partie

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