RADICAL
êUcmarir^ courir çà et là en pariant,* parler de choses et d'autres; dn^^rer, porter la nourriture dans tons les membres; dtfcenMr, Toir séparément de toute autre chose.
De plus , entre Vidée de séparation et celle d'ablation , de négation , existe une certaine affinité , et l'esprit passe volontiers de l'une à l'autre. Dû devra donc aussi aire signifier à certains mots composés ce point de vue de l'esprit. C'est ce qui arrive , par exemple , pour dt/)lcifo , âitparaitTt , difeonlimcr , dûcomwmr , disiiMider , diunMahU^ disçrâeej difforme.
smiEÊi, IHSSUnJLER. Faire par les apparences que les autres se trompent sur nos pensées , nos sentiments , nos intentions , ou en général sur bréaUté.
StmiUer , c'est faire en sorte qu'une chose paraisse , quoiqu'elle ne soit pas , faire un acte qui renewible (timtKs, sembljû>le) & un acte réel, mais qui ne l'est pas. Au contraire, dûftmu2er, c'est fiîire un semblant qui diffère de ce qui est, induire à croire qu'il n'existe pas. La différence est capiule : on simuk ce qui n'est pas , on dif-* staw^ ce qui est. On simule une attaque en chei^ chant i paraître attaquer, tandis qu'au fond il n'en est rien ; on dissimule sa haine en cherchant à ne point paraître haïr , tandis qu'au fond on hait effectitement. Là , on se sert de l'aïq^rence pour bire croire ce quin'est pas; ici , on s'en sert pour déguiser , pour empêcher de paraître ce qui est , ou pour faire croire le contraire de ce qui est. En nimotfStmuler estaffirtfatif de ce qui n'est pas, et dimmuler , négatif de ce qui est En latin , le même rapport existe entre tmulare et disHmulŒte: Hmitamus qux non iwit; disftmtUamttf çiMT nud; et, en allemand, entre sUh tkU/en et sich verstellen.
FOSmoif , DfSPOSmOR. ils expriment une manière particulière d'être dans un sens, ou dans une certaine posture et dans un certain rapport svec un but. Par la pofttton d'un homme , d'une année , d'une maison , conmie par leur difpottfioii, vous désignez comment ils se trouTent eu égvd à lear destination ou i un but.
Ces mots doivent être considérés d'abord comme significatifs de la posture seule, puis comme indiquant le rapport au but.
1* Soui» le premier point de yue, disposUUm, c'est-à-dire état ou manière d'être de ce qui est posé de cAté et d'autre, lyoute au sens du simple l'idée d'un arrangement, d'un ordre de choses; si bien que la dtspontiofi marque la patUion combinée de différentes parties ou de divers objets. On renoarque dans un animal sa positUm totale , on la posiiion de sa tète ou de ses yeux (Boff.); et la disposition des parties de son corps (Mol. , CoHn.). Une couche de grès ou de terre a telle iwsdtoii , horizontale , verticale ou inclinée (BuFF.); on décrit la difposttûm de diverses couches de grès ou de terre (Buff.)* ^^ général d'année, qui veut attaquer une viUe, doit connaître d'avance la position de la place (Conn.) et la disposition des lieux (Boss.) ou du pays (Rac). la position d'un honmie , d'une armée , d'une maison, c'est simplement leur situation particulière par rapport à un but. Mais la difpo«ilton
d'un homme , c'est sa position résultant de l'harmonie ou du désaccord qui règne entre les diverses parties de son organisation, soit physique, soit intellectuelle. La disposition d'une armée, c'est sa position produite par son ordonnance : une armée choisit telle position pour attaquer, et reçoit du général telle disposition. Une maison a •telle pontton , c'est-à-dire se trouve exposée de telle manière; elle a telle disposition , c'est-à dire telle manière d'être en raison de la distribution des parties qui la composent.
2* Sous le second point de vue , la différence est autre et se tire d'une autre circonstance. Dans position le rapport au but parait peu marqué , et c'est une détermination passive; dans disposition , au contraire , il se montre énergique et sous forme de tendance. Qu'un homme soit exposition de faire telle ou telle chose , il ne s'ensuit pas qu'il y soit porté , qu'il y aspire ; mais , être dans la disposition de faire une chose , témoigne dans le sujet une inclination active. Une armée est dans une bonne position pour combattre , c'est-à-dire qu'elle peut avec chance de succès attaquer et se défendre; mais cette heureuse manière d'être par rapport au but ne tient pas à elle, ne vient pas d'elle : au moment du combat, elle est dans une bonne disposition ^ c'est-à-dire, pleine d'ardeur et prête à fondre sur l'ennemi.
Si on dit plutôt la disposition que la position des esprits et des affaires , c'est pour deux raisons différentes: d'abord, il s'agit dans cette lo* cution de plusieurs choses , et en l'employant on veut exprimer l'état qui résulte de leurs rapports mutuels; ensuite , les esprits et les affaires y sont considérés comme ayant une tendance, comme suivant ou voulant prendre un certain train , une certaine tournure»
PRÉFIXES DIS n KB.
Dissoudre^ résoudrs.
DISSOUDRE, RÉSOUDRE. Racine, «olvers, délier, fidre cesser l'union entre les parties d'un tout. Tel est effectivement le sens commun aux deux mots ; mais chacun y ajoute une nuance en raison de sa particule initiale.
JKiMmdrs , dis soVosre , délier en jetant les parties çà et Ut , n'a rapport qu'à la destruction de l'union , et c'est pourquoi on ne dit pas disso%Adrt , comme on dit risouàrs , une chose en une autre. R^fottdre, rurna soVûtfSy délier de nouveau ou de manière à réparer, marque un retour, une opération qui rétabUt l'état antérieur ou naturel, ou bien simplement qui amène un second état.
En dissoiiant , vous supprimez la liaison , la cohésion , rien de plus : l'eau dissoyÀ le sucre , l'eau régale, l'or; la roi dissout le parlement dans certains cas; aux yeux de l'Eglise, la mort seule peut diuoftdrê le mariage. « Les eaux-fortes dissolvent les métaux.» Dssc. « L'eau a saisi toutes les matières qu'elle pouvait délayer et dissoudm,» BuFF. « Un chêne se dissovU et tombe en un tas de cendre après que le feu l'a consumé. » J. J.
Mais en résoheMi , vous frites passer d'un état à un autre simplement, ou à l'état primitif : le feu r^iottl le bois en cendre, en fumée.
PUMIÊafi^ PARTIE :
L-air sur les flton en pedes ta résout. Moi*. « La. glace se résovU ea esni,a»BuFr. • L'action du soleil enlève Teaa pour Ul résoudre ensuite en pluie.. 3> Volt, c La chimie n'a pu. ramener les alcalis à l'acide,. c'est-à-dire rétoiAdre ce que lanar tura a combiniez» Bwf. c Axistote dit <|ue la matière est le sujet dont une. «hose est composée y et en quoi elle se résout en dernier lieu. > FÉ». Quand on résovit un bail, on brise les liena qui tenaient les deux parties attaehées l'une à l'autre , et on les remet Tune et l'autre daaas l'état primitif. Quand on résout un pcobtéme^ on dénoue les liens fUL retenaient une- yérité, «ton la met dans un nouvel état oi^ elle peut librement se montrer » s'exposer aux yeux. De même , résoudra une chose ou une personne j. se résoudre à. quelque chose yC'est produira une nouvelle détermination , un nouvel état , en rofioq^nt les liens qui tenaient l'esprit indécis.
En médecine ^dissoudre signifie l'action défaire cesser une obstnictioa, une concrétion ^ un engorgemeot , de séparer, de dissiper des humeurs rassemblées en un certain point de récoaooûe ;< et résoudre man%ue celW de ramener à l'état norma) une partie du copps. tuméfiée* et qfû a pris, un mlwne inaceoutumè.
PKËPIXES BiS iik AS.
disjoindre, déjoindre. Discréditer, dù^é'diter.
DUIOINDRB, BÉJOlIfBRBi. Sépoffer des choses qui étaient jointes, des planches par ezemplet
Awindique une séparaliocLmdkiscMuidéffaèle, moins eemqpAètaL B'après l'étynMloflfie^ il représente ridée de dtaéité , d'une choee et d'une autn,, de distinctioK, tandis que été rappelle une chute , et doit exprimer une séparatie» définitive et bien décidée. Entre les choses disjointes, il y a commencement d*écarfemenf ; on voit seulement qu'elles sont deux ou plusieurs : entre les choses déjointes , il y a écartement tel qu'elles ne tiennent |dli» l'un» à l'autre. C'est pourc^pioi dUsjoindf^ se prendsenl dans un sens figuré, aibibli , peu rigenteux. c Aseemibler oa disjoindre les termee ^ c'est en assurer un de l'autre , en em nier un de l'antre , en disant, Dieu est étemel, rhomme n'est pas ilerael. ^ Boss. « Pat cette force qu'il a de réfléchir Fhomnie a assemblé les sensations- d'une infiihè d'images , it les a dtipfotwfef . » I».
Iteun choses éHsiaéntès- fome&t encore xm oentlntt, ftmt encore partie d'un même tout : une Mftme propositio» oontienl des termes disfoims; les nnages de pouseiè m qu^on voit voltiger en Tàir vis-à-vis la ftnte d%iie fenétne exposée au soleil sont oGflnposés de parties disjoin$Bs (Dssc.). Deuifi diOBe» étéjeinteê ne vool plus ensemble , eessesit d'être réunies-, de tovte manière. • Quand on easse un os avec un raarteaa , leïr parties du corps Drappées requrèreml phxe ou moins de temps pouc se ù^oinére. y Dsse.
1HSCRÉBITEIK, 0Ê6SCÉDnnsil. Oter aQx choses on aux* personnes leur créttt, br considération dont elles jbutssent;
9i Discréditer, ftfîre tomber en discrédit; âtscrédit , dhninution dé crédit : désrédifêr, 6tér le crédit , le faire perdre. « âcav. Ainsi , discré'diter ,
^ c'est rendre le crédit difficile, et décrédtUer , c'est ,en priver. Pris dans le sens nég^tif^ é^ enchérit donc^sur dis.
0n auteur ne doit pas chercher à complaire à la piété de ses lecteurs jusqu'à dire des càoses contraires au bon sens; « parce que, pouc s'accréditer auprès de ceux- qui ont plue de piété que de lumières, il se discrédits, auprès de ceux qui ont plus de lumières que de piété* » HûNiESU. « Depuis que Rousseau, eut écrit > l'oiiinion s'éloigna un peu de Montesquieia; et^ en révérant toujours son nom, on s'efi^çadeiiiMiii^diter sa poUti(^.» Lmi. Oa le veit pas ces^exempies , discréditer ne mart^ueqttTun affaiblissemAnt duerédit; décréditer en. esprime piutfti la destruction. « Celui qui n'observerait pas les bienséances se décréditêrcuil au peint qja^i^ defiendrait incapaUe de faire aucun, bien^» MontasQ. a DécréditeT un ennemi et supplanter un concurrent. » lÉAss. « Le libertin diontfd^<k sainteté et la nsnd-odieuse.» Bouan.
Discréditer se dit pftrticulièroniBBl.liien etf parlait des marchandises et desefietsdu ecmmerae, parce qu'on a souvent besoin d'iadiquev «jue tour valeiar est dépréeiée^ Baais non pas séJMétfti à néant.
On dietinijaerait de méttse diffomm et défêrmer; mais Tufi étant un terme sp&oiai et l'stttre appartenant au langa#^ œnwniMa, celnsenl tfcffit pour, empêehet qu^on^ne lae cénfenés.