INTRODUCTION. XXVII
parviens à trouver leur différence, n'aurais-je pas un moyen de trouver celle de tous les gyiMmymes qui matérieUement difiërent de même » de dUserUimetU et dtffjeimoa, de rmûmvelUmemi et rémwaiiim , etc. 7 Ou plutôt rassemblant tous les sobstuitifs synoDjmes qui, pris deux à deux, ont le même radical et se terminent» ceux-là en meiU et ceux-ci en tion , ne pourra-t-on pas, en approfondissant la mlenr exacte de tous les premiers et en Topposant à ceUe de tous les seconds, d^oooTrir la modification de sens imprimée aux substantifs par la terminaison maU , d'un côté» et la terminaison iiotit de l'autre , et de là tirer une rigle générale poor la dislinctioii de tous les syncmymes semblables, de telle sorte que tous les exemples seraient pour chacun un moyen d'éclaircissement par rapport h la difiérence cherchée ? Lorsqu'on aura déterminé ainsi, c'est'-àdire par Vexamoi eomparstif d'an grand nombre d'exemples, l'effet produit pour le sens sur des synonymes de même radical, non-seulement par toutes les différentes cîrconslances grammaticales où ils peuvent se trouver placés, non-seulement par toutes les différentes terminaisons qu'ils peuvent avoir, mais encore par les préfixes de difiërentes espèces qui peuvent y précéder le radical, il en résultera pour tous les synonymes de la seconde classe des distinctions et des règ^ de ëistnielîoQ assitfées. C'est ce qu'on trouvera dans la première partie du présent dictionnaire, dans cdle qui avait pu d'abord être publiée seule, sous forme de traité, parce que , seule , elle forme un tout à part , un ouvrage spécial se comprenant par lui-même et se suffisant à lui-même.
Quant aux synonymes de la troisième classe, ils ne sauraient, comme ceux de Ja seconde^ fournir h matière d'un traité particulier, et il n'y a pas de raison suffisante pour en £ure dans le dictionnaire une catégorie distincte. Les langues anxqueOes la nôtre Int des emprunts s(mt en petit nombre, et les règles qui détenninent les rapports des mois qui en dérivait, peu nombreuses elles-mêmes, sont claires , mcontestables, et ne servent à distinguer qu'une petite quantité de synonymes. Geux<i, d'ailleurs ayant presque toujours des radicaux divers, il arrive laremeat que toute leur di£Eèrence tienne au plus ou moins de noblesse de l^ir origine.
n n'y a donc en réalité que deux sortes principales de synonymes : les uns à radicanxid^itiques et àdifférenees grammaticales, les autres à radicaux divers et à diffèrencesprovenantde cette cBversité même. Les premiers, doublement semblables, quanta la signification d'abord, puis quant à la forme jusqu'à un certain point*, ne peuvent différer encore que par des nuances légères, par le mode et non par le fond ; ce qui fidt que de deux mots synonymes à la manière de ceux-ci l'un s'emploie beaucoup plus ordinanrement que l'autre et tend à le faire oublier; les seconds n'ayant rien de commun que le sens dans lequel ils se rencontrent et
1 . Le traité des synonymes grecs d'Ammonius ne contient guère que des synonymes de cette première espèce; tant est réelle Tanalogie qui les réunit en un groupe séparé. On pourrait les appeler synonymes et homonymes, tout ensemble : synonymes, à cause de la ressemblance de signification; et homofiifmer , à cause de la ressemblance de forme. Aussi M. Piûon a intitulé le livre d'Ammonius, TtoU4 dê$ tynênifmet 9t dès ftomesymet gncL,