TERMINAISON AT
Fmstofi , pensionimt.
Cette désinence répond à la déainence latine atuSy forme de participe passé passif. Contulat est la traduction exacte de consulatut , ciHbat de cœlibatus^ tribunal de tribunatus, pontificat de popUifioatus \ et ainsi des autres, comme aposfo- Imt , épiKopëi , rectorat , doctoral , tirés îmiaédiAtement du latin ouiormés sur le modèle des mots latins de cette classe A l'aide d'une baae latine. Cette terminaison, originairement passive , signi-
SYNONYMES Qll ONT LE MÊME RADICAL.
fie, dons tes dmz langves, ae qui prônent d'une aetioii, tHnmerétultat, étmi.ofpwrat^ agrégat, orgeat , contrcrt , mandat , et pias souvent qmlqae cbose dont on est dniigé , qu'on soufin en qulsl* qoe Mite, m empiot, un offiee, me dignité. Enfin, «Ile désigne quelquefoii auei le lien oceapè on possédé par celui qui eit nevètu d'une dignité ou d'un tit», oomme dias àes mots ékt-' Ufnt^esarOuty UmdgrwnMt, «orqiMitf, jmla^
fÛUrf, 9MfrM€.
vmmon, m«WinUT. «aiMU d'éducalioa.
Le terme simple et primitif, pension, eiprime fidëe eommne sans uutve aoeesaoire que celui qui résnlfe de son éeymologie iBème, pendere, psjur , et qui consiste dans un rapport su prix que payent les élèfes. Le terme composé et fiémè , pensionnat , désigne , en xertu de sa terminaison, le lieu où logeât ceux qui oot le titre de pensionnaires. Dans un collège et même dans plusieurs pensions , le pensionnat est un quartier spécial où n'entrest point Jes «itemes. -^ Lorsque les deux mott eout le pte synonymes , peu* sion indiqae un établissement oà l'^n paye plue ou moins suirant la unirritBra et le degré d'inrtraction qu'on y reçoit, ot «ekm qu'on .suit ou qu'on ne sort pas les cours du coUése; peimonnot n'a rapport 4fu'au Jocal; il eet plus ou moim spacieux et situé dans telle ou telle rue. Un «tai- «re de penstou élèie un pensiomiai ou rend son pamoMiul. ~ Ensuite, pensiomuU signifiaii k local de la pension rappeUe plutôt iee soins matériel «pn sont donnés aux élèves.
TBRIQNAISC»» AT bt jE2U£.
Secrétariat, secrétairerie.
SBiMÈTAlOAT, SBGRÉTAIIIElfB. lieu cA un secrétaire fait et délivre ses expéditions.
^t est une tenninaison latine, noUe par conséquent, qui fait considérer le secrétaire comme revêtu d'une charge, d'un titre, d'une dignité. Erie , au contraire , termine les noms de professions assez Tulgaires , et en marque les opérations réitérées.
Le seeréiariat ost occupé par un secrétaire, agent responsable , qui jouit d'un titre , qui a des bureaux, des commis, qui fait des opérations importantes et qui conserve les registres , les archives , dont la tenue et la garde lui sont confiées. La secr^foêfvrte est le lieu où ee trouvent réunis les secrétaires d'au vice^roi, d'un gou- Terneur, agents subahemes, qui ne sont revêtus d'aucun caractère, qui n'écrivent rien en leur propre nom et ne tiennent aucun rang daas la hiérarclrie.
Le aeerétanriat de l'Institut, c J'ai peur que votre protégé se soit bon à rien : je lui -recommande cent -fois de se faire un earaotén lisible pour vous être utile dans votre sêerétairmie.uVàLtUKe au maTèchal duc de Richelieu.
TERM INAISOKS jr ET lE.
Wieairiatj vkoirie.
ViCAaUT , TICAIRIE. Fonction de vicaire.
A. ne consulter que la lermiaaiaon , fe not vi-
eairiê égalerait au moins vicariat en nobleiee, puisqu'il se trouve beaucoup de mots terminés en û taait en grec qu'en latin. Mais la composition de vicariat, comme celle de secréUmat^ ut toute latine : il est formé de etcoriu» , eonme setréiariat de aMrefartitf ; celle de viootrie et de seerétmrsrie est toute Arançaise , car <aa mots ne •ont autre chose que les mots français vicaire et secrétaire , à la fin desquels on a placé , pour l'un te , et pour l'autre'tv.
De 1& vient que «teasrie s'entend uniquement de la teiotieB d'u&Tieaire de paroiiee; au lieu que eieciriat se dit bien, par exemple , de la di* gnité d'un ecclésiastique ou d'un prince, qui vemplaoe nu ecclésiastique ou un prioce supérieur dans certaines fonctions. Un piètre est élevé par révdfue au grand vicariat du diocèse. Le vicariai de l'empire en telle province. Un vicaire apostolique exerce le vicariat du saint -siège (Féa.). Le pape choisit pour le vicariat apostolique les sujets qu'il veut (Is.). « Les papes osant piétendte qu'ils donnaient l'empire, devaioAt à plus forte raieoa en donner le «tearto^ > Volt.
On distinguerait de même casumicat et ehi^ nmme.
TERMINidSON EIL.
Somme, sommeil.
Cette déstnenee, trè»-rare en français, semble avoir été faite d« latin , ilium , ilia; car conseil vient ide ùsnsiUum, Marseille de Massilia, éveil deevtytiw, ceane Vaà^iii pareil de pariîtt. Or, on peut sans témérité trouver à ilium et à ilia quelque air de ressemblance avec les terminaiions illus et ilia , eîUm et ella , dont le caractère diminutif apparaît clairement , par exemple , dans les mots, lapillus (de lapis, pierre), petite pierre, fureiUa (de fwrca, fourche), petite fourche , eultellus (de cuUer , couteau) , petit couteau , pageUa {de pagina, pa^e), petite page, comme il apparaît eu irançaie dans les mot« fiotUlle, ùroustiUe, fsBacille^ parcelle, tourelle. 11 en est de même de la terminaison ilis dans les ailjectifs : par signifie égal, eXparilis, pareil, c'est-à-dire presque ou à peu prés égal; regius se dit de ce qui appartient au roi ou de ce qui eu vient, regaiis de ce qui lui convient, mais d'une manière moins directe, de ce qui est digne d'un roi. Et pour les verbes , on ne saurait douter que vigilare , veiller, ne soit le diminutif de vigere , être en vigueur. La tenninaison française eil doit donc être diminutive, comme la tetrminaisoa ilium ou ilia, d'où elle dérive; ce qui ne veut pas dire ^'elle le toit pour le «ens dans tous les mots fraasais à la fin desquels elle ae trouve placée, et, par exemple, dans soleil, oreille, corbeille.
Mais, n^ edt-il qu'invraisemblance dans toute cette CQOOJectuie, il suffirait , pour distinguer les synonymes avivants, de savoir, d'une part, que la terminaison eil est significative et ne fait point partie du radical des mots où elle se trouve; de l'autre, qvae^ bien que d'une origine probablement latine , eUe est dans le fait presque toujours fiançaifle, ia plupart des non^ en eil ne corres-
pondant point à des noms latins en ilium ou en ilia.
SOMHE, SOMMEIL. Grand assoupissement, état de quelqu'un qui repose et dort.
Beauzée, Roubaud et Condillac reconnaissent d'une manière plus ou moins explicite et nette que le premier de ces mots est objectif et absolu , le second subjectif et relatif; que l'un représente l'acte, l'autre l'action; que l'un se qualifie en lui-même , et l'autre par rapport à la situation et aux circonstances. C'est en effet la différence qui doit se trouver entre deux mots synonymes , dont l'un est priVé et l'autre pourvu d'une désinence significative.
Somme représente l'assoupissement absolument et objectivement , comme un acte de la vie que tous les hommes accomplissent, les lyis d'une façon , les autres d'une autre , mais toujours en général: un bon somme, un somme léger, le premier somme; on dit, faire un somme , un petit somme. On ne dit pas, faire un sommeil y parce que le sommeil n'est pas , comme le somme, un objet , une tâche commune à tous , mais un état passager et tout relatif à celui qui dort. On prend son somme , comme on prend son repas.
Sous un chêne aussitôt il va prendre son somme,
Laf.
Le somme est une chose. On ne prend pas son sommeil pas plus qu'on ne prend son étude ; on les commence , on les continue , on les achève : le sommeil et l'étude ne sont pas des choses ou des objets qui aient l'être indépendamment du sujet , mais des actions qui n'existent que par le sujet et au moment de l'action du sujet. Le sommeil est tranquille, doux, inquiet, fScheux, à raison des circonstances extérieures ou intérieures qui sont propres au dormeur. Aussi somtneil a beaucoup plus d'usage et d'étendue que somme.
Somme fait abstraction de toutes les circonstances qui conviennent particulièrement au sujet ; il ne comporte que des qualifications générales et intrinsèques ; il montre l'assoupissement comme une chose faite ou à faire , mais non pas pendant qu'elle se fait et se fait de telle ou telle manière. C'est pourquoi on ne peut pas employer avec somme, comme avec sommeil , les verbes troubler , rompre , interrompre , respecter.
On dit également , un long ou profond somme , et un long ou profond sommeil. Hais les deux adjectifs sont des épithètes de nature dans la première expression, et des épithètes de circonstance dans la seconde. Rien ne repose mieux des fatigues d'un voyage que de dormir d'un long et profond somme; comme j'étais fatigué, j'ai dormi cette nuit d'un long et profond sommeil.
Dans son abstraction , le terme général somme désigne une tâche, un tout indivisible; tandis que sommeil indique un ensemble de plusieurs parties, a L'action de dormir étant interrompue, dit Roubaud , le somme est achevé , on ne peut faire qu'un nouveau somme; le sommeil interrompu se reprend , vous rentrez par un nouveau somme dans le sommeil; et le sommeil d'une nuit est composé de tout le temps que tous avez dormi même à différentes reprises. »
Enfin , somme exprimant la chose comme étant ,
conmie un objet, sommeil comme se faisant, comme un événement, l'un touche au passif, l'autre à l'actif, l'un serait plutôt l'effet, l'autre représenterait iplutôt la cause, c Le dormir, suivant Roubaud , est l'effet du sommeil; le somme est le résultat du dormir. Nous invoquons le sommeil , et non lè tomme : nous invoquons la cause, le dieu bienfaisant qui nous fait dormir; nous n'invoquons pas l'effet , l'acte que nous faisons de dormir. Le sommeil nous fuit, nous presse, nous tourmente, nous tient dans ses bras, s
Sommeil signifie quelquefois particulièrement quelque chose d'imparfait, un assoupissement qui commence , l'envie de dormir. Rien de plus naturel , vu son caractère de relativité.
TERMINAISONS EIL et àT.
Appareil , apparat.
APPAREIL, APPARAT. Pompe, étalage, qui fait que les personnes ou les choses paraissent , se montrent avec éclat
Apparat , immédiatement traduit du latin apparatus, ne devrait se dire, à la rigueur, que quand il est question des Latins et de ce qui les concerne. « Trajan se prêta avec trop de complaisance à s'entendre louer dans un discours d'apparat pendant plus de deux heures. > Lab. c Qu'est-ce qu'une oraison funèbre? Un discours d'appareil , une déclamation. » Yolt. — Mais ensuite on emploie apparat en parlant des choses qui regardent les savants et les cérémonies de l'Eglise. «Le duc d'Albret, qui était élevé pour l'Eglise, soutenait ce jour-là une thèse en Sorbonne en grand apparat. » S. S. « Les fiançailles de Melle de Rohan avec Tallard se firent dans le cabinet du roi par l'évêque de Metz avec tout Vapparat possible. » In. Pour exprimer quelque chose de tout moderne et de tout laïque, nous nous servons d'appareil : « Quel contre-sens de donner un prix public , un prix d'appareil, à la vertu d& femmes , à la pudeur ! » Lah.
En général , apparat se prend plutôt en mauvaise part et emporte une idée d'emphase et de pédanterie , qui est étrangère à appareil, « Dans toutes les causes vulgaires Vapparat serait ridicule. «Marm. «c La plaidoirie moderne donne rarement lieu à V appareil de la haute éloquence.» lo.
Enfin , en sa qualité de participe passé , apparat indique l'effet ; au lieu qu'opparetl se rapporte à l'action et aux moyens déployés pour produire cet effet. Festin d'apparat, est une expression purement caractéristique ou énonciative ; appareil est propre à montrer la chose en train de se faire. < Philippe mettait beaucoup plus de recherche dans les apprêts d'un combat que dans V appareil d'un festin, s Lah. c L'excès et apparat, La multitude, diversité, et exquis aj^pareil des viandes est venu & son honneur. « Gharr.