‹ Dictionnaire des synonymes de la langue française avec une introduction sur la théorie des synonymes, ouvrage qui a obtenu de l'Institut le prix de linguistique en 1853 et en 1858 (volume 2)Chapitre 16 sur 426 · I1I7RO0TOT1OII. XXXI · texte numérisé non relu

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tontes ses redierches ; éOe se se présente à son esprit que diemin faisant , à mesore qa'il en a besoin; 3 n'en parle qu'incidemment, par-ci par-là. Les procédés de c^te méthode loi sont famSiers ; il les emploie dans Foccasion avec rigaenr; mais ces nqpproctiements sont très*incompIets , se réduisent à des conîecteres, parce qii% n*ont lieu qu'à propos des exemples particuliers; si bien que la règle se trouve appfiquée avant d*étre une fois pour toutes établie largement et sans {Mréoccupation, Où Fauteur place-t-il ses observations touchant 1%2/lamoe exercée sur le sens des mots par telle préfixe» telle terminaison ou telle modification granunaticale? Non pas en tête d'une classe distincte de synonymes» mais au milieu ou à la fin de quelque long article où elles frappent peu et semblent quelcpiefoîs paradoxales, faute de détails et d'exemples, au surplus, il sent lui-fnftme la nécessité d'un traité où toutes ces règles soient disposées avec ordre, et non pas noyées ov dispersées dans les articles d'un dictionnaire ; où diaque exemjrfe vienne se ranger sous son chef à côté de ceux du même genre qu'il éclaire et dont il est éclairé. Mais il feut se rappeler ici ce qu'il dit dans sa préâco: < Avec le temps j'ai entassé des matériaux; etfai &it un livre sans en avoir foimé le dessein. »

Quoicj^'il n'ait que traversé rapidemrat le chan^ de la synonymie» M. Guizot a vu et indi(pié le point sur lequel à l'avenir devraient porter principalement les efforts des synonymistes. Il reconnaît aux observations de Roubaud sur les terminaisons un intérêt et un mérite trèsnréels; mais il sent bien que s'il y a là le germe d'une scîsfnœ où seraient établies des classifications distinctives, il n'y en a que le germe; il trouve les explications de Roubaud hasardées» vagues» particolières» sosoeptibies d'exceptions nombreuses» et néanmoins elles constituent» à son avis, un b'avail utile qui bit honneur au synonymiste; et» comme pour montrer que désormais dans le même travail il faudra plutôt se préoccuper de la théorie que de la pratique, de l'établissement des principes que de leur application à tels ou tels cas » il rassemble sous un même coup d'œil toutes les idées éparses de Roubaud sur la valeur des terminaisons. Roubaud avait commencé r<Buvre un peu au hasard, sans vue générale» sans plan assuré; nous l'avons reprise et continuée dans la première partie de notre présent dictionnaire conformément à la pensée de M. Guizot, en étendant toutefois ce qu'il ne dit que des terminaisons aux préfixes et aux autres circonstances grammaticales capablés de produire des différences légères entre les termes prétendus synonymes. En même temps que nous recevions ses conseils de vive voix» nous nous pénétrions de ces dermers mots de son introduction : « En général» on cherche peu» en France» à donner aux études une direction philosophique : les théories générales nous sont peu familières; elles seules cependant peuvent contenir de grandes vues et des règles positives. > Du reste» à l'œuvre on verra avec quelle circonspection nous arrivons à fonder les théories.

Dans l'mtérét de l'ordre et de ht science , il faut d'abord que les synonymes grammaticaux deviennent l'objet d'un livre indépendant du dictionnaire proprement dit ou forment dans le dictionnaire une première partie distincte. Car ils

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