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dttfiiTC même, Boos pvamim an aïoiiis dès à présent ij^uter à ce qui vient d'être dit qadqnes remarqnes géniraka inif^ortaiites et qui ne demandent jms pour Mre comprises de long» dénsloppemenls*
Oetre l'avantage de raseesAIer, ponr 1» dislinctioD de» deux mots synonjfHMS danft cbaque esmaple , le» lumières que fournit Texamen non^seulement de tone les antres exemple», maie encore de termes étranger» à la classe et atTectés de la même modifieation grammatieak , eette méthode a eneiare eelui de rendre» sinon tpoiàfiiit inutiles, au moine peu nécessaires, les citations de passages ayant pour bat de eoMlaier Fusage p«r rapport à chaque couple de synonymes. Cet mage, die le fiait ceonattre à priori et eomme d'emblée^ en même temps qu'elle l'explique et en rend miaon. S^ent les deux synonymes défitmee et méfiance. En . prooééant à la manière de Girard, on s'efibrcera: de découvrir lear différence pa» inttiiKtt, pmr I» méditation el à l'aide d'une sagadté plus ou moins pénétrante. C'est ce qa'ùDi fût le» aulears de» deux article» de rEncydopédie sur ce sujet On pomraîi «lasi, eomme pour le» synonymes à radicaux divers » s'attacher à saiwr la décKios de l'usage tonehmit la valeur propre des deux mots, et à. cette fin en recueillerait dan» le» auteurs classiques beaucoup do passages où cette valeur se trenve bien mar^uée^ Mai» ce moyen n'est ni le plus court , ni le plu» sûr, m le pk» satisftdsanit; c'est seufement un moyen» surérogatoire qu'on em-* ploiera qwdquefois par sntcrolt de précautien. Apre» que le sens précis de cha* cnne des deux préfixe» détimé aura été séparément déterminé par l'examen et la eomparaison d'un grand nomtee de termes français ouétrangers qu'elle commence, om TftpprodiaTa deux par deux. les-mot» peu ou point synonymes qui ont même tndiosà et pour préfiM, l'un dé^ Fcnitre m< ^ et par exemple, déprisêr et mépr^er^ dét&mpie et mét^n^le^ dédire et médirs^ Oaarrivera ainsi par analogie à connaître mm-seulement ce cpie l'usage pense ou plutôt dcût penser sur la diflérenée des deux mots, mais eneore pourquoi: il le p^e ou doit le penser. Sans doute les esprits uiétieoleiisement positifs> et empiriques jugeront qu'il vaudrait mieux coBSlator l'usine que de décider an nom de la science ce qu'il doit être. Mais , ontre que les cîtatioB» ne le révèlent pas infailliblement ,. il est bien permis à la sdeneede le guider, de le eontrôlet même quelquefois dans les cas particuliers, d'après des donnée» fournies par l'usage Ini-mAme. Nous avons donc dû citer pluB rarenaent dans la pmmière partie. Toutefois nous ne nous en sommes abstenu qne qiuand la diflërence obtenue scientifiquement était si évidemment confirmée par l'usage, que toute démonstration, aa moyen des foUs devenait superflue.
Eu second lieu, il ne Suffit pas de ranger en classes les synonymes grammaticaoXr il tàut savoir aussi distribuer les classes entre elles. Le sujet entier se diviK, à notre avis, en trois parties principales sous leS' titres suivants ; l*" Syno^ nyme» dont les différences dèpendietif decertarine» circonstances grammaticales ; 2* Synonymes dont les dïflérences dépendent de la vateur des préfixes; 3^ Synonyme» dont les différences dépendent de la valeur des terminaigolTs^ Dans la
i. Pour différencier les mots synonymes à radical commun, la langue grecque a plusieurs- mo][eos
XXXVl INTRODUCTION.
première, les classes n'ayant entre elles aucun rapport nécessaire peuvent être disposées selon les parties du discours, substantife, adjectifs , verbes, adverbes, et au dernier rang on mettra les expressions synonymes par syntaxe, c'est-à-dire celles qui ne diffèrent que par l'ordre des mots : mal parler et parler mal ^ savant homme et homme savant. Mais pour les synonymes à préfixes différentes et pour ceux à terminaisons différentes, l'arrangement des classes offre plus de difBculté. Chacune devra présenter d'abord la détermination de la valeur propre à une préfixe ou à une désinence particulière ; puis des articles dans lesquels des termes ayant cettejréfixe ou cette désinence seront comparés avec d'autres termes, leurs synonymes, dénués de préfixe et de désinence , qui seront par conséquent des radicaux purs ; et enfin des articles dans lesquels des termes commençant par cette préfixe ou finissant par cette désinence seront comparés avec d'autres termes, leurs synonymes, ayant d'autres préfixess ou d'autres désinences. Or, la valeur de celles-ci aura dû être assignée dans des classes précédentes. En ordonnant les classes, il faudra donc prendre garde à deux choses : premièrement, faire en sorte que des mots ayant la préfixe ou la désinence dont il s'agit dans chaque classe, se trouvent avoir des synonymes parmi les mots à préfixes ou à désinences déjà examinées : secondement, avoir soin de disposer chaque classe de façon qu'il y ait des mots ayant la préfixe ou la désinence dont elle traite synonymes d'autres mots à préfixes ou à terminaisons qui seront considérées dans les classes les plus prochaines. Ainsi régnera entre les classes une correspondance essentielle : chacune contiendra des mots ayant la préfixe ou la désinence en question mis en présence d'autres mots à préfixes ou à désinences précédemment étudiées , et ensuite , en fixant la valeur de telle préfixe ou de telle désinence, elle préparera la distinction des mots qui en sont pourvus d'avec d'autres à préfixes ou à désinences dont l'exacte signification sera bientôt déterminée.
En troisième lieu, nous venons de dire, au sujet des synonymes à préfixes et à terminaisons différentes, que les mots ayant telle préfixe ou telle terminaison doivent être mis en rapport avec leurs, synonymes sans préfixe et sans terminaison , mots simples qui entrent dans la composition des premiers. Or, le caractère propre de ces mots simples ne tenant ni à leur valeur primitive, puisqu'elle leur est commune avec leurs synonymes auxquels ils servent de radicaux , ni à leur préfixe, puisqu'ils n'en ont pas, ni à leur terminaison, puisqu'ils n'en ont pas de significative , d'où se tire leur différence d'avec les composés dont ils sont à la fois synonymes et radicaux? D'où se tire, par exemple, celle déplaire
iaconnusou moins connus dans la nôtre. Ainsi, elle a beaucoup de synonymes grammaticaux, qui tirent toute leur différence de la place de Taccent, comme \uair\xri et {tun^, (xo^Oripà; et yuSx^^poz, {jLvpioi et {luçCoi, Tcàyeto; et itaytxbç^ ffvvepyoc et <rvvepYÔç» &X7]0ic ot Skrfitç , &Téxva>9 et àre^vcôç, &Y?oîxo( et ÂYPoixo;; d'autres qui ne diffèrent que par la longueur ou la brièveté d'une syllabe, comme nàaaoOai, avec la première syllabe longue , et icdaaaOoi, avec la première syllabe brève ; d'autres qui n'ont pas le même sens parce qu'ils n'ont pas le même esprit, comme sont &pa et &pa*, d'autres enfin parmi les verbes, dont la différence provient de ce qu'ils n'appartiennent pas au même mode de conjugaison , à la même voii ; tels sont : Ivvoetv et ivvoeioOai, EOpiTv et sOpé(r6ai, Oueiv et 6uÊa0at,8tSdaxoi> et ti,6à9%o\uti.