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mhowcnon. xxxix
dâsaàB^ les cendHiom itèttmâté» pour 4116 deitt ou ploricurt termes soient oonsidérèe comme sjMMrfimiB.
Il n'y a lias de Sfttmyitile ^OStfMe entre les noms d'individus, Paris^ la Seine, lef Éipei^ Cémr. Un iiidivHhl , <!omtDe le tnot seul Tindique , n'admet pas de di- -ÛÊUÊÊ , M réduit à un puitit ; iltt^à pttS tie parties dont Tune lui soit commune w$Ktd 08 td iuMSvMu, etéoBt Tmitre eu les autres lui appartiennent en propre. Ibvquedesiiielteoieitft synonymes, il fàtft quMls représentent des notions comptates «Q gtiiéTUles, ecdleeflons datées amples. Soient deux termes complexes, et IMiitM. QfaMfMi d'eux ou ridée de chacun d'eux se compose d'un tiamlm d'idées éMmenialres , plus générales et plus simples , qui confSâkxm ^son domaine, ton élendtie, ou, comme on dU dans l'école, sa compréhen-
*•«• *• »*■ iMJ don ; et celle-ci se met bien sous
forme d'un cercle (fig. 1). Les mdts (Wét9im et inimiM expriment deux genres feprésentables pit deux cercles (fig. 9) phrs ou inoiM étendus, suivant le iïmbtt plus ou moin§ grand des idées simples ^eonstitutives de cbacna. Or, les gentes, comme dit Katon dans le Sopftfcft?, peuvent s'associer les uns ^ux autres, et c'est justement à cause de cela qu'il y a des mots synenytMs. ^anui les idées amples constitatives des genres, il y en a qui eutrensi daaalaeoiaposilion de plusieurs, et c*est pourquoi ceux-ci tendent à se aonfoiMire. Une partie de leur domaine devieiit commune, ce qu'on peut figtn-er aaiis Timage de deux certles cdhjoints (flg. 3). Ainsi , Tâwr- •km et Vinimiiié renfermant toutes deux l'idée simple ou ^émentaire d'un mouvement de r&me contre ce .qui FaffEfdte désagréablement , en cela ces deux mots se touchent m pititftt coïncident, c'est là Fidée générale qui les réunit et qui fafft leur ressemblance; par conséquent, leurs sphères d'acception •^•* devfWrt «voir une partît comuiune Cflg. 4). Maïs comme
ils désignent , le premier une désaifbction pour les choses ou les personnes , qui feste dans Tàme et ne tend pas à repousser Tobjet bsrt; lesecoffld une désaffection pour les personnes seulement, et qni devient de sentiment passion, c*esl en quoi îls s'éloignent , c'est ce qui constitue à chacun une partie de domaine distincte, contenant des idées simples ou élémentaires qui lui sont propres et leTiendent espèce sous fidée générale commune. Et ce que nous disons de Taversiôn et de Vinimttii s'appliqua aussi à trois , à qfoâtre ou à plusieurs
termes complexes ; c'est-à-dire qu'ils sont susceptibles d*avoîr en commun une même idée élémentaire, tout en conservant chacun une partie à soi, c'est-à-dire qu'ils peuvent être synonymes, (pst en partie identiques et en partie différents (fig. 5 et 6J.
3a INTRODUCTION.
D'un autre côté, comme plusieurs termes complexes, se trouvant avoir en commun la même idée élémentaire, semblent par cette raison synonymes entre eux, ou tout à fait équivalents, de même un terme complexe ayant une compré- F>«- T* hension qui embrasse plusieurs idées élémentaires,
est souvent en rapport de synonymie avec plusieurs autres termes qui les contiennent aussi. Le mot délicat , par exemple , a une sphère d'acception telle , qu'il entre en conjonction , pour ainsi dire, avec ceux de fin ^ de friand^ de dangereux y et en parlant des personnes, avec ceux de faible ^ de difficile , de scrupuleux et de suseepHl^le; ce qu*on peut représenter de la sorte (flg. 7). Voilà pourquoi un même mot peut entrer à la fois dans plusieurs séries de synonymes. Il est alors comme la cbauve-souris, oiseau d'une part, souris de l'autre.
Ainsi, les mots synonymes devront être des termes complexes, parce qu'ils doi* vent avoir une compréhension, et ils doivent avoir une compréhension pour être capables d'embrasser, outre l'idée d'un genre qui leur est commune, certaines idées accessoires qui , dans chaèun , donnent à ce genre les caractères d'une espèce.
Maintenant, quand est-ce que la synonymie est très-grande ou très-petite entre les mots? Elle est très-grande quand le genre exprimé en conunun est prochain, et près de s'étendre à toute la compréhension; de telle sorte, qu'il faut une grande attention pour dlacemer dans chaque mot la partie de son domaine qui ^^îg:^ reste en dehors (fig. 8). Elle est très-petite dans le cas contraire. Il y a une synonymie étroite entre Yéloignement et Yaversion^ parce qu'elles impliquent un genre prochain qui les rapproche, ou plutôt fait presque coïncider leur compréhension : c'est l'idée d'une passion immanente , purement subjective , ou d'un sentiment de désaffection qui ne porte point l'âme au dehors, et qui a pour objet des personnes ou des choses. Le genre conjointement signifié par aversion et par inimitié y l'idée vague d'une désaffection, est moins prochain, et laisse lieu dans chacun des deux mots à plus de particularités ou à une particularité plus étendue, ce qui fait que les deux mots sont moins synonymes (voy. fig. 4 , p. xxxix). Ou bien encore , comme la notion du genre commun, quelque simple qu'elle soit , ne l'est jamais tout à fait , les mots sont d'autant plus synonymes , que leur idée conunune est moins simple , ou que leurs idées élémentaires communes sont plus nombreuses ou plus grandes , et leurs idées élémentaires distinctives plus rares ou plus petites , et par conséquent si ditficiles à apercevoir, qu'elles ont peine à empêcher la coïncidenee des cercles de compréhension.
D'après la théorie précédente, les termes synonymes représentent les diverses espèces d'un genre contenu dans tous. Mais il arrive quelquefois à un ou plusieurs termes, significatifs d'une ou de plusieurs espèces, d'être synonymes du
INTRODUCTION. XU
terme exprimant le genre qu'ils impliquent. Ainsi , iransfuge est synonyme de déserteur^ à l'idée duquel il ajoute celle de passer au service des ennemis ; ce
Hg.». Kg. 10. qu'on peut figurer de celle façon (fig. 9). Ainsi,
roise et coursier sont synonymes ait cheval (fig. 10}, qui désigne sans accessoire leur idée générale commune. Cependant, il y a peu de synonymes de cette sorte, et leur affinité n'est jamais bien grande. On en comprend la raison. Gomme le mot » signe du genre , en rend l*idée simplement , on n'a rien à y démêler de particulier; son synonyme demande seul qu'on s'applique à y découvrir une ou plusieurs nuances, qui ordiiiairemeni se montrent sans peine. Que si on a affaire à des mots , tous synonymes par participation à une même idée générale , il sera plus difficile d'apercevoir ce que le sens de chacun renferme de plus que cette idée , et en quoi diffère ce qu'il y ajoute de ce qu'y ajoutent les autres.
Meds il ne sn/Bt pas de ces conditions pour rendre des mots synonymes. Il s'en faut bien qu'on doive prendre pour tels tous ceux qui enferment dans leur sphère d'acception l'idée d'un genre commun, dont chacun fait une espèce en y joignant une certaine idée accessoire. Il y en a qui se rencontrent ainsi en une idée générale, même très-prochaine, sans pourtant mériter la qualification de synonymes. C'est que, malgré toute l'étendue de leur ressemblance, leur différence saute aux yeux, leur partie non commune, si restreinte qu'eWe soit , se montre d'elle-même. Or, il faut un moyen de juger que des mots, liés par la communauté d'une idée générale très-prochaine , demandent ou ne demandent pas, pour que leur difTérence apparaisse, le secours delà science et de l'analyse. Sur ce point on devra consulter le dictionnaire ordinaire. Si les mots qui remplissent les conditions requises pour être synonymes le sont en effet , ou il les déclarera tels expressément , ou il les supposera tels en les faisant servir de définitions les uns aux autres. Puisque c'est à son insuffisance qu'on prétend remédier par ces travaux , il faut d'abord savoir où le besoin de remède se iait sentir. Obligation d'autant plus étroite , quand le dictionnaire qu'on a en Tue jouit, comme celui de l'Académie en France et celui de la Crusca en Italie , d*une grande autorité. C'est la considération qui a déterminé Romani à ne traiter comme synonymes que les mots donnés pour tels par le dictionnaire de la Crusca.
Au moyen du dictionnaire ordinaire , on peut s'assurer que des mots impliquant une idée générale très-prochaine sont synonymes , non-seulement s'il les déclare on les suppose tels dans ses définitions, mais s'il leur fait jouer évidemment le même rôle dans les phrases usuelles où il les place. On accordera donc ce titre, par exemple, à passer et à dépasser^ d'une part, à courir et à parcourir^ de l'autre, parce que l'on dit également, selon l'Académie, passer et dépasser le but, les bornes, les ordres; courir et parcourir une carrière. Il convient aussi de constater si les termes sigmficatifs d'une idée générale prochaine sont tous opposés à un même terme , soit par le dictionnaire , soit par les byis écrivains ,
nui INTRODUCTION.
auquel cas on peott les tenir pfoor synonymes. AinBi » imaginaire » ekimérique et fankuHqne passeront à bon droit ponr tels, parce qae» signifiant tous trois, qui . n*a point d'être hors de l'entendenaent, qui n*a qu'une existence de raison, ils se trouvent opposés à rid dans les trois exemples suivants. « Il ne fout poini prendre au peuple sur ses besoins réels pour des besoins de l'État imagU nairoe. » Montisq. « exempts de maux tëets , ils s'en forment même de chimé^ riqwi. > Mass. « La Fable, en créant des monstres fantastiques , a aidé l'imagination à peindre des monstres réeïs. » Làh.
Quant aux termes qui ne doivent point entrer dans les cadres de la science du syBNNiymiste, malgré leur participation & une même idée générale prochaine, il ne font pas seulement qu'ils soient bien définis dans le dictionnaire ordinaire, car même aloR il se pourrait que leurs dMèrences échappassent, foute de rapprochement et de détails ; 3 fout de plus qu*Qs aient certains caractère», par lesquels ils se rapportent à quelqu'une des classes suivantes.
1« On n'admettra pas au nombre des synonymes les mots dont la composition indique au premier coup d'œil ce qtf ils ont de senibtable et de différent pour le sens. C'est pourquoi 90US croyons tout à foh inutile de reproduire dans notre dictionnaire des synonymes les articles de Girard intitulés : Appeler^ évoquer, invoquer; Porter^ apporter^ trccnsportery emporter. Autrement , il faudrait aussi donner place à celui-ci, de Ménage , de l'Encyclopédie et de Gondillac : Mener, remener^ amener^ ramener^ emmenery remmener^ et à plusieurs autres du même genre. La nuance que donne à chacun de ces mots la préposition qui le commence se trouve nettement marquée dans le dictionnaire ordinaire , et ensuite die apparaît trop clairement, à la moindre tenfotive d'analyse , pour qu'il soit besoin d'une détermination expresse. On en peut dire autant des mots , Aubade et sérénade; CtmpUateur, copiste et plagiaire : quoiqu'ils figurent dans la liste des synonymes dressée par Girard et dans les ouvrages de Laveaux et de Leroy, •ce ne sont pas de véritables synonymes : la moindre connaissance de l'usage, le moindre sentiment de la valeinr radicale des mots suffit pour faire apercevoir ce qui distingue ceux dont il s'agît id ; il n'y a qu'à les rapprocher pour en voir reluire les différences. Astronome et astrologue sont dans le même cas. Tous les dictionnaires en donnent et tous les gens instruits en ont une idée parfaitement nette. Cest donc un soin superflu que celui qu'a pris Girard de les mettre en parallèle.
2" On exclura pareillement les mots significatifs d'objets individuels qui ont des propriétés caractéristiques perceptibles aux sens et impossibles à confondre avec d^autres, ou bien une destination fixe qu'il suffit d'énoncer pour la faire comprendre. Girard a donc eu tort dindîquer et Leroy de traiter comme synonymes Dais et poêle; Table ^ comptoir et bureau; Armoire ^ buffet et garde-robe j Câble^ corde et fwelle, quoique chacun de ces groupes de mots corresponde à une même idée générale assez prochaine. Autant vaudrait s'arrêter à distinguer Baneychaisey fauteuil et tabouret; Tonneau, bouteille et verre. (Test au dictionnahre ordinvre à marquer en quelques mots leurs traits distinctîfs , car tout le
cnwNMiCTicni. xini
monde ks reconiuttra à l'instant. Les termes ne réclament les secours du synonymiste qne quand ils expriment des notions abstndles, des complications dldêes difficiles & démêler, perccptibies à l'esprit seulement et entre lesquelles an ne peut îaSxt saisir telle ou telle nuance qa*à l'aide d*une fine analyse. Gela est SI vrai gu'anssitM que des termes destinés à l'indication d'objets réels dis- Qncts passent du propre au figuré et à Fabstrait , ils deTÎennent susceptibles de synonymie ; c'est ce qui arrive i Feu et à /Umme* désignant la passion de ramom% à Baaelier et à remparf^ quand ils se disent en général pour ce qui sert de défense. Le synonymiste pourra encore soumettre à son examen les mois représeutatife d'objets incfividuellement perceptibles, quand ils feront considèreT un même (Ajet sous divers points de vue. Tels sont Nùisetkry eo«drier et coudre. Bs servent tons trois à désigner l'arbrisseau qui porte des noisettes, mais le premier en rappelant spécialement l'idée de ce fruit et les deux autres sans la rappeler; puis le second (fiflère du troisième, en œ qu'il fiut penser à Farbrisseau comme plante , à toutes les particularités de sa croissance et de sa culture, tandis que le troisième ne le fût concevoir que comme ime sorte de bois, ayant certaines propriétés et susceptible d'être travaflié de telle ou teDe façon ^
3* Non-senlement la différence peut se lire d'ette-même dans les mots , ou consister en quelque chose de fixe et d'arrêté dont la simple indication suffise, mais encore elle peut se trouver assignée avec précision dans une science quelconque; auquel cas le synonymiste doit encore s'abstenir. Il ne s'occupera point des termes techniques, parpe qu'ils n'ont cours que dans les sciences où ils reçoivent des expfications qui ne laissent rien à désirer. Les savants , qu'ils intéressent seuls, ne sauraient les confondre, et souvent ceux qui ne le sont pas ne sauraient en comprendre les différences, s*ils n'apprennent la science eHe*niême. Toutefois il faut faire ici une réserve semblable à la précédente : cTest que des mots appartenant à une science où fis sont bien distingués, peuvent tomber dans le domaine des synonymes, en devenant d'un usage commun. Ainsi, en termes d'art militaire, la distance est assurément très-grande entre capiiame et général; mais dans le langage ordinaire, nous disons à peu près VndiSëremment d'un chef de guerre recommandable par sa valeur ou son bahiletè que c'est un grand capitaine ou un grand générale
A ces signes et par ces moyens se reconnaîtront les mots % la distinction desquels le Dictionnaire des synonymes doit être exclusivement consacré. Une fois recueillis, 0 faudra prendre soin de les distribuer en familles. Tous ceux qui se ressemblent par la communauté d'une même idée générale seront réunis en un même groupe, et l'on mettra la phis grande attention à n'en laisser échapper
aucon. Car que deviendraient ceux qu'on aurait omis! Ou on les négligerait