PREMIERE PARTIE
tunes dliomtne desprit (Volt.) ; toutes nos âmes , à un certain âge , portent , sur les distances et les grandeurs , des jagements soudains, presque unifomies.(lD.).
« Je vois bien que la nouyelle de ma mort subite a été portée jusqu'à Jouarre : je n'en sais point de fondement , puisque en yérité je n'ai pas eu seulement mal au bout du doigt. » Boss. c La mort est dans notre sang «rt dans nos reines : c'est là qu'elle a mis ses secrètes et inévitables embtl'ches ^ dans la source même de la vie. G'«st de lÀ qu'elle sortira, tantôt soudaine, tantôt à la suite d'une maladie déclarée, v la.
Ce qui est arrivé subitement est un fait unique , dont on rend compte en historien.
il 8*661 subitement éloigné de ces lieux. Mol.
C'est un mal qui m'a pris assez subitemeni, Id. Agathe, en ce momeiri,
Tient de devenir folle , et tout subuememt. Rioir. Ce qui arrive souéainemmt est une habitude , un fait, ou un ordre de faits, de tous les jours, a Quelle puissance invisible excite et apaise si * soudainement les tempêtes de l'air , de ce grand corp? fluide ? » PÉn . a On ferme et on ouvre son imagination comme un livre; on en tourne, pour ainsi dire, les feuillets; on passe joudameinenf d'un bout à Taiutre. » In.
Ooand on lui parle blanc^ soudain il répond notr.
Reg».
Une seconde différence, non moins remarquable, tient encore à l'influence verbale exercée sur subite c'est que lee choeea suites se considèrent relativement , par rapport à leur effet dans le temps , à la surprise qu'il leur arrive de causer , au lieu que les choses soudaines sont qualifiées objectivement et en soi. Les unes étonnent; les autres sont tout au plus faites pouT étonner. On était loin de s'attendre à ce qui est tuhii , il a pris au dépourvu, paru étrange; accessoire généralement étranger à soudain. « Ce qui est subit n'a pas été prévu. On dira d'un homme malade à mort : à peine lui eut-on donné ce remède qv'il mourut ^oufdain; et on dira de celui qui paraissait en santé : il mourut «wbifement.» Cond. Sur un champ de bataille personne ne- mewrt sxibi^ment; ma» les uns sont emportés soudainement d'un eoup de canon, les autres eipirent peu à peu, se meurent lentement par suite de leurs blessm-es.
Dans le Lutrin de Boileau, le prélat poursuit de sa bénédiction les ennemis en déroute; fivrard seul se croit à couvert; mais le prélat, tirant vers h droite :
Tout d'en eoup tonnie à gauche , et d'an bms fortuné, Bé«lt smbittmmt la guerrier censlemé.
c fitonnés de me revoir, ils me demandent la cause de mon retour subit. » pém. « L'horreur qu^fls conçurent d'un revers si subit et si complètement inattendu fut visible. » S. S. — Ce qui est soudain , arrive tôt, promptemeot , ne se fait pas attendre; c'est tout ce qu'exprime ce mot. Fénelon ne fadt rien entendre autre obose „ en disant que nous passons soudainement de l'un à l'autre des feuillets de notre cen'eau. « Dieu donne les grftc£fs quand il lui plaît, d'une manière soudaine et rapide. » Boss.
TEUMmAISOK BL
Continu , continuel. Pesaient , peifOenttel. Confidemment^ conlidentieUwmnt.
C'est une forme française de la tennniaison latine cUiSy plus ordinairement rendue par ai dans notre langue. On a dit accidentai, mstériol. de manière à se tenir plus près du latin , aceidentatis, materialis^ avant de dire accidentel, matériel. Môme encore aujourd'hui l'eipreesion. éclipse partiafe, au lieu de, éclipse partielle, se trguve usitée dans le style didactique, qui reproduit plus fidèlement les mots des langues savantes , le latin et le grée. El doit donc avoir le même sens qai est exprimé par aP. C'est aiosi qu'en latin elis^ dans crudelisy /Mei», par esemple, semble être une simple variété d'aiû. Ites deux désinences françaises servent à marquer, entre les sujets qualifiés et les racticanx des adjectifs qu'elles terminent, un rapport, une conformité, une convenance. Ce qui est super^ âel , mortel , inteHeeiuel , personntl^ a du rapport avec la supepiicte , la mort, l'isteUigaoee, la personne, y est relatif, a part à qiielqua»ufts des caractères qu'on y>- remarque. La valeur des deux terminaisons étant la mdme , et al ayant été le sujet d'un long examen, de plusampiee détails seraient ici superflue.
OONTIMJ , CONTflWlL. Il» désignent, Tun et l'autre , une tenue aaivie.
Mais ils diffèrent comme «ou et omtoài, bnUe et brutal. Girard , Beauxée et CoBdillac s-accordeilt sur ce point. La chose est continue par la tenue de sa constitution, d'une manière absolue et qui ne soaffre aucune divifiien, qu'il s'agisse de l'étendue ou de la durée. Une chose n'est continuelle que par rapport à la durée, et la tenue suivie dont elle jouit est moins stricte , moins absolue : ce qui est eontinmel est comme ce qui est continu, y a rapport, eu approche. «c Une pluie coitltfiue ne cesse point , «ne pluie continuelle revient depuis longtemps. Ce qui est
4 . En général , les deux terminaiflOBt éqôvttlent tout i fait l'une à Vautre. Elles peuvent iooiefois se trourer joiDlee au même radical, coBHne on le voit dans les mots partial et parti<l , original et originel. Touie la ditTéreoce coasiste abrs en œ que l'adjectif en si reproduit l'idée du radical commun plus au propre , tandis que Tadjectlf en al rappelle une d« ses acceptions figufées. métaphoriqnei , éloignées. JPartiel^ qui fait partie d'un tout, qui n'existe eu n'a lieu qu'en partie,- partial^ qai dans un peecès iocliae , an faveur de Tune des deux parties. Originel, fsâ a ' rapport k l'erlgine , à la source , au comneneeniieBl , qui n'est pas né ou n'a pas été f^t postérieurement; original, relatif, non k la durée selon le sens priniiiif du mot, mais à Tordre, est opposé i copie , i imité ^ et se dit de ce qui a les qualités d^an premier Iravail, d'im Biodéls. — Saentfnentel et suopamettt4d ponisseni eaiiérement synonymes, si ce n'est peel-e^re qfiK sacramentel a une forme un peu plus française et moins liturgique , ce qui le rendrait plus propre an langage profane ou du monde. Mais une preuve concluante de l'ideniilé des deux terminaisons , c'est l'exemple d'un adjectif faisant, au pluriel, auje povr Ic masculin, et elles pour le (éminiB : psaumes^niteiUiauM, «avrss pinitemtidles (Aiub.).
SYNONYMES »}l ONT lA MtMI RADICAL.
dur» JVM iBWrrttptioQ; et oe qui ert ccuttmMi ne ûum qaB parce qu'il nviexU toujours. » COND.
AsêêL > le ttM 4e têmâmu m tnmra affeîbU dans conlttHiei , q«i u'em «omÀeiii qu'une image approckftnte et qui aoff ose des intenralles et des reqpriaea. Le eliquei d'un moulin en mouvement im tàx paa «n hnât contûMi, car ee bruit se oompoee de kCoujrs périodiques, séparés par des îatorfaUes de silence; mais il fait un bruit eonr tlnuel^ car ce bnût ne cesse de se renouveler tant que le bouIiq tourne. Ce serait un bruit cmtfmm , si ses retours périodiques étaient eztrèoBameai rapprochés et formaient comme un seul teoÉ. « Ce coq de bruyère acoélére par degrés la vitesse dies battements de son gosier, et les coups se succèdent à la fin avec tant de rapidité, qu'ils an font plus qa*un brait contimi, semblabie •à celui du tambour, d'aoU-es disent d'un tonnerre éloigné. » Bonr. Molière a dit :
Un bonhear eomiinm rendrait rkomne sopeibe. Bonheur «MfAuf, ou bonbeur «lempt de toute LBtamiption. « Don Juan, dit-il ailleurs, s'attme une suite eonÊimmUe de mécbantea aflures. » Cast^â^lire que don Juan ne cesse pas de s'attirer de temps en temps des afiaires de cette sorte. IHtes une pcasesaioa eonfûiue (J. J.) , et un cban^emeni centamiel (Acao.). La fièvre ceiitmue ne cesse poial, absolument; une fièvre conttmteUe, au contraire, est intermittente et se distingue, non par la continiuté, mais par la fréquence seuteoient.
PBSTIUEIIT., PBSTHfNnEL. Gontagi^ix, qui a rapport à la pcste«
Pestikni, pegtem oleuf , qui* sent ou exhale la peste; pesiilmtiel, qui a rapport, non pas à la peste, iOêia à ce qui est ptêtilenê , qui est comme lui , qui en tient quelque chose. Le sens du premier adjectif s'atténue dans le second. Des fièvres pcstiknaicUef se sost pas des fièvres pegtilentes; seulement elles en approchent, elles ont avec elles quelques rapports.
BossueC dit qim , dans l'année de saint Louis, en Egypte, les chaleurs eicessives du pays, la disette d'eau et Tair de la mer causèrent des tièvres feslUentes; seul mot qui convienne en cette occasion , parce que «^étaient en effet des fièvres de pesta, qui accompagnent ou qu'acoompagne la peste. « Le péché est un mal plus grand et plus dangsreux qse les maladies du corps les plus pcslUeNtes, parce que c'est un poison iaXal à la vie de V&aie. » Boas. L'Averse était un lac pettilimt dass lequel tombaient asphyxiés les oiseaux qui vêlaient au-dessus (Sgarr.). De même , testes les fois qu'on parle à la rigueur, il faut préMrer psrti7eiu, et, au contraire, fetiilmtiely €\\ s'agit de quelque chose qui ait avec la peMe un rapport moins direct, un rapport de forme jjkiAàX que de nature, pour amsi dire. « On a riaftme coutume d'enterrer les morts dans les èsliseB , d'oi il s'exhale une odeur j^stilenHeUê, » ^LT. a Quel appaseil affreux qu'un amphithéâtre aoatomiquel des cadavres puants, des vapeurs pM^enêieUe$!,., » J. J.
Vème différence au figuré. « Ls péché dans le coMir de l'homme est une humeur pcsitienie qui
le dévore. • Boat. «^Suivaol Platon, d'un amas d'objets d'arts propres à flatter les passions il sort comme un air contagieux et ptMHleMiel^ capable d'infecter é la longue et insensiblement les maîtres mêmes qui le respirent. » Roll. ^
GONVIDEIUIENT, CONFIDENTlBLLElIEZirT. De façon à ne vouloir pas que la chose dite soit sue.
Ces deux adverbes diffèrent comme l'adjectif hypothétique, tonfdenl, qui sert à fermer le premier, et con/tdsnCtaf , qui est la base du second.
Cos/idf mmeni , d'une manière wn^dê^te^ en confidence; ees/ideiifteljemefil , d'une manière coii/ldenltelle, ou comme con/ldenle. L'idée commune a moins de force dans le second de ces mots que dans la premier. Ce qu'on dit eon/idtmvMAi , on tient beaucoup plus à ce qu'il reste une confidence; oe qu'on dit con/idesit«2<ement , on le dit comme en confidence, on ne le dit point officiellement.
BMuite, quand c'est con/td^msiesl qu'on parle , on le fait avec une sorte d'abandon et d'effusion ; cos/ide»(teU<ment ne se rapporte qu'à la forme, il ne désigne pas la manière de dire eu égard aux .
TEBMIKAISONS EL kt EUX.
Inàiuiriel, indutPrieux. Injwriêly injutùu».