TERMINAISON OYER
Tourner, tournoyer. Fïawber, flamboyer., fêtoyer. Solder, soudoyer. Oarner.chflJ] Ferdtr, verdoyer. Onde, ondoya»^. J ployer. j
Quelle que soit l'origine de celte teH le sens n'en est pas douteux : c'«s^ ^"* J naison primitivement fréquentative. W gnifie faire un tour; et tournoyer, en wj sieurs, ne faire que tourner, a Dansiez vous voyez tournoyer l'eau , il T a ^° ?° AcAD. « Les lièvres poursuim se conta tourner et de retourner sur leurs pssj melles ne s'éloignent pas tant que ie^ ^ tournoient davantage. » Bofp. Ctiof aller et venir le long de la côte, àem suivre toutes les sinuosités. Ce qui est flambe ; ce qui est /ZamboyonI flambe a reprises , plusieurs petits coups de * plusieurs petites actions de flamber Fêtoyer quelqu'un , c'est le fêter elle fêter Guerroyer , c'est être sans cesse en guen la manie de faire la guerre, aimer ou < jours prêt à la faire et par suite a D
SYNONYMES QUI ONT LE MÊME RADICAL
moyer signifie de même pleurer à tout propos pour le moindre sujet. Soudoyer exprime touti une habitude; et solder, quelquefois un fe simple: un prince soudoie les troupes qu'il lia soVde, et tt les solde toutes les fois qu'il rr p&^e leur solde.
CiMirrier , c'est mener d'un endroit à un autre 1 charrettes ou en chariots du bois , des pierres
I aiuires ^oses; dkarroyer représente le va-eteat des voîtares, plusieurs mouvements sucmiïs , interrompus et repris. Aussi ne dit-on u des fleoYes, qu'ils cfcarroieni, mais qu'ils. isrrUnt; aussi ne dit-on pas eharroyer^ mais wjier droit , pour , se bien conduire , aller à Q but sans écart.
les arbres «erdûsent au printemps; ils ver- KiU ({uand ils commencent à verdir , quand ils BLnent la couleur Terte par places , en quelles endroits , sans que la totalité forme quelque ose de nettement rert : une couleur verdoyante t sur le Tert (Acad.).
II suit de ce dernier exemple que les verbes en fr sont quelquefois diminutifs en même temps î fréquentatif; deux caractères qui s'allient ifaitement ensemble (voy. la terminaison subili%e erie^ p. 201). Ils peuvent exprimer une fe d'actes partiels qui n'aboutissent pas positilft^\ «\ complètement à TefTet marqué par le ran\. Ainsi ^mboyer , ce n'est pas positivement ^bcT . jetiBT de la flamme , c'est jeter de temps t tem^ des éclats de lumière, d'où résulte comme ' fie CÛnme- en voyait flamboyer les épées. Lar^ \ wyer , ce n'est pas précisément répandre de» ' Bmes; c'^t continuellement geindre, faire le leureui, £iire àe petites mines et de petites laintes qui donnent l'air de pleurer. Guerroyer , kst moJas &ire la guerre ou être en guerre, o'aroir eontinnellement l'envie et comme la déan ç-afson de la faire , que produire à chaque ^urA <te petits actes d'hostilité qui sentent seurmeni la guerre ; et de là vient naturellement à H^rrûy^r le sens afiaibli de batailler.
Ces considérations sommaires, tirées d'exemples e-d importants , peuvent être ensuite appliquées •! autres qui méritent un plus long examen. ^^ ikoos bornerons aux deux qui suivent. (»DÉ , 0!IDOTAirr.
S&tre ond^ et ondoyant, il y a d'abord la l'^T^syte qui tient A ce que le premier de ces mois est yusit et le second actif. Onde représente daas les choses un état ou une quaiié reçue ou subie,. «Le tabis est une espèce W gros tafietas otidé par la calandre. • Acad. lud^ sert à exprimer les lignes et les nuances de Vileurs empreiotes sur le plumage des oiseaux ^bV7.). dans le bois de certains arbres (Acao. , • ,BgFF.) ou dans certaines pierres précieuses t.). Mais ondoyant marque une qualité ac- ' da choses ou une propriété des choses qui flrent et en tant qu'elles se meuvent. « Le ^ des lavandières est ondoyant et se fait par i et par bonds. » Buff. — Fénelon, parlant ^ Ttemore manuscrit dans lequel il a fait \^ correctioas, dit : « J'ai souligné d'une ^néée toutes les paroles du changement, .h m pas jus^'à trois lignes. . Ligne on-
doyante ou qui ondoie, qui fait l'action d'ondoyer, se dit d'une chose, non en tant que faite, mais en tant que faisant, c'est-à-dire qui se meut : le serpent décrit une ligne ondoyante.
Mais non-seulement ce qui est ondoyant agit ou se meut, mais encore il s'agite, il se meut d'un mouvement répété et comme en se jouant : flammes ondoyantes. « Chaque mouvement du paon produit des milliers de nuances nouvelles , de gerbes des reflets ondoyants et fugitifs sans cesse remplacés par d'autres reflets et d'autres nuances. » Bdff.
Après quoi , la flamme ondoyante
Fut dans l'air longtemps tournoyanle,
Pois se perdit dans le même air,
Tout ainsi qu'eût fait un éclair. ScAsa.
PLIER, PLOYER. Agir sur un corps long et étendu de manière à en joindre les deux bouts.
Ces verbes dérivent l'un et l'autre du latin plicare; mais le premier est simple et le second composé. Ployer contient de plus que plier la syllabe oy , en sorte que ployer est pour plioyer ou pour pîoyier.
Or, ployer diffère de son synonyme comme étant fréquentatif et diminutif. Plier , c'est d'un seul coup faire un pli , mettre en pli ou en angle : plier du papier, plier une lettre. Ployer, c'est agir itérativement ou plusieurs fois sur une chose et n'arriver qu'à la courber , à rapprocher seulement les deux extrémités : vous ployez une baguette sur laquelle vous vous appuyez; le vannier ploi>rosierpour l'entrelacer; une planche ou une personne surchargée ploie sous le faix.
Plier se dit particulièrement des corps minces et flasques ou du moins fort souples qui se plissent facilement , tout d'un coup , et gardent leur pli: on plie de la mousseline, des vêtements, des étofl'es , en les mettant par lits ou par couches. Ployer se dit particulièrement des corps roides et élastiques qui fléchissent un moment sous l'eflbrt et sur lesquels il faut agir ou peser continuellement pour les empêcher de se rétablir dans leur premier état : on piote une branche d'arbre. « Qui peut être le maître de son habitude et ployer son génie à son gré? » Yolt.
D'où il suit qu'en général plier et pZoyer diffèrent comme le pli de la courbure. La blanchisseuse plie les serviettes pour les livrer; on ploie une serviette, quand on la roule pour l'introduire dans un anneau. On plie à plat , on ploie en rond. De même on dépite en faisant que la chose ne soit plus en double , que ses parties ne soient plus appliquées l'une sur l'autre; on déploie ce qu'on déroule, comme des drapeaux et des voiles , un oiseau déploie ses ailes en les étendant , en les retirant de dessus son corps sur lequel elle^ sont courbées.
Ployer dit donc moins que plier : il n'exprime que le commencement de l'action signifiée par le simple , la courbure au lieu du pli. En marchant, vous ployez le genou ; dans une génuflexion profonde vous le pliex, car alors le genou ployé forme un vrai pli. Nous ployons sous le fardeau des ans ; mais si une personne ploie beaucoup et sans pouvoir se relever , on dira qu'elle est pliée en deux : « Je suis plié en deux , je souffre vingt-
PREMâRE PâfRmB:
trois he!iraft€n vini^t-qnativ. » Volt. Une épée, comme tin bftton , ploie et ne pUe pas , si oe n'est lorsqu'elle ploie jusqu'à la garde : « L'épée pHa^ jusqu'à U garde. » Lsti. Une armée ne £ait que ploi$r^ tant qufelle' résiita et s'efferoe^ de reprendre sai jdaee; nnoni, elle |iite.ou s'enfonce , il ne lui reste que- la' retndte.. -* Une chose plwntê plie aisément et beaucoup : tel est Toeier.. Une chose- ployaniB plie aisément!, mais peu : le coniils- et< la bécasse ont un- bec es forme de* sondb' grêle etrpleyaiNv (Bûff.); Péefaane a des jambes molles et ployantes (Td.). -^ De même, au figuré, plier se dit absolument: pHons sous le joug de Ift fbi (Bess.)? •'eet-à-dite ployons d'abord et entièivment. «' L'empereur plta en tout sons la volonté de Chartes XH. » Yolt. Ployer, au contraire, as dit relativement, et signifle plier peu à peu ou un peu, soos quelque rappert. « (Test, à force de Toir ces merveilles que le monde entier a enfin ployé sous le joug de la religion. % Féir. a Malgrt toute la droiture qu'elle étale, la vertu du monde saura bien ployer, quand il faudra de la faveur. » Bose.
Bnfin , comme plier rappelle le pli à la rigueur, même pour Torisille , il se trouve plutôt employé dans le langage ordinaire et au propre, au physique; ployer, par la raison contraire, convient mieux au figuré et en poésie. De là vient aussi que d^loyer a de plus que déplier le sens figuré et secondaire de développer, d'étaler, d'exposer au grand jour, de mettre en spectacle, de ikire parade.
ajoutons une remarque applicable à ployer et à tous les autres verbes de cette désinenoe , c'est qu'ils tombent de plus en plus en désuétude. « Vert ne fait plus verdoyer , dit Labruyère , ni fête fétoyer, ni larme larmoyer, » Nous commençons aussi par ne plus, guère nous servir de ployer. Ne serait-ce pas parce que cette terminaison , comme les terminaisons substantives ente et we, est familière , en même temps que fréquottative et diminutive , et que nous laissons perdre la plupart des mots qui rappellent la simplicité et la naireté de nos aïeux, ceux , par exemple de feintise, de hantise, de chaUtndise, etc.?
Quoi qu'il en soit, la désinence verbale oyer est non-seulement fréquentative et diminutive, mais encore familière, pour l'ordinaire au moins, comme dans l'onlre des substantifs la terminaison me, à laquelle elle semble conforme en tout point. F^er quelqu'un- signifle d^abond le fêter aveo beaucoup d'empressement et ensuite le fêter sans façon , le festiner. Coudoyer est un mot du bon vieux temps, comme eoudard; et, abstraction faite de sa désinence, la forme basse et triviale sous lequelle apparaît son radical le rend propre à figurer dans le langage commun , ou à être , par extension , pris en mauvaise part : soudoyer des spadassins. larmoyer et guerroyer ne sont d'usage que dans la conversation familière.
insensible d'une conlear à Tautne , ou d'uu même couleur , en allant du clair à Tobscur o j de l'obscur au clair.
Nuer est un verbe simple, primitif; fuionircr, un terme secondaire qui dérive du participe présent du premier. C'est ainsi que le veri>e tR^iur pioduitfii/liiefiee, , d'où se tireenaiûte infhienœr, veebe de oréalien asses réeante. de même que nuanoer. Bt^ comme tii^ueftcer signifie une manière: dUnflûer humaine, volontaire, réfléchie, faite à/ dessein; de même miancer exprimera plutôt l'œuvre de l'art., el nuer ee^e de la nature: le fleuriste a^eflbrce de nuênoer les fleurs de ii même manière qu'il les trouve nuéem dase les jardins. Le plumage d'un oiseau est iwtf de telle ou. telle façon (BoFF.)r il y a te jaspes d'une seule couleur, et il y en a qui sont tachés, nués^ ondes ou veiaéft(lD.). « Seua LouiaXIT on a mioncé les étoffes et môme l'er avec une intéUigence et un goût rares. 9 Yolt. < Des bergères avaiect tissu et nuance ces guirlandes, anrec un art inimitable, de toutes les couleurs dont se refétie printemps. 9 Marx. — Lafontaine dit du paoo qu'il porte autour du cou « un aro-en-cie] mif de cmt sortes de soies. » Un cercle de femmes, vêtues d'habits de diverses couleurs qui s'assortissent, forme « un aic-en-eiel nuaneé de mille couleurs. » Mohtesq. — Première distinction.
Toutefois , on se sert aussi de ces deux verbes, surtout au participe passé, en pariant des productions de la nature et des produits de Vart. Quelle difEtoenoe convient-il alors de mettre entre l'un et l'autre? JVtier, faire des nues, désigne sim> plement et à la rigueur une action qui a pour effet une dégradation entre des couleurs difiièreoles et même asaer tranchées. « La poitrine du grand lori est richement nuée de rouge, de bleu, de violet et de vert.» Buff. Nuancer, faire des nuances^ c'est-à*dire différents degrés d*une même couleur, annonce quelque chose de plus fin, de plus délicat, une transition adoucie, qui se trouve. ou effectivement entre les diverses teintes d'une même couleur, ou tout au moins entre des couleurs fort approchantes l'une de l'autre, c La queue de ce chien était couverte de peils noirs légèrement nuancés d'un peu de fauve, s Buff. — Une couleur est nuée d'une autre toute contraire : « Le dos du martin-pêcheur est à fond noir nué de blanc. » Buff. Une couleur peut n'être nuancée que d'un simple reflet : « La couleur de l'ani est un noir à peine nuatué de qoèlques reflets- violets. » Id.
Bnfin, comme nuancer n'exprime pas l'idée radicale ou primitive aussi strictement, d'aussi près, on est plus libre dans son emploi, et il se dit seul «1 figuré , pour désigner la différeDce fine, délicate, imperceptible, qui ee trouve entre les mots, les idées, les mêmes espèces de choses, comme vertus, passions, etc. « La nature passe par des gradations nuancées. » Buff.
TERMINAISON ANCER. TERMINAISON ANGEB.
^^^9 nuancer. Mêler, mélanger (mixttofmer).
HUER, NUANCER. Assortir, disposer des cou- MÊLER, MÉLANGER. Mettre ensemble pi usieun leurs de manière qu'il se fasse une diminution | choses pour qu'elles forment un tout.
SYNONYMES QUI ONT LR MfiHE RADICAL.
Ces verbes se&t eiatte eux emarn» cenx qui i^écèdent , quoiqoft le second ne déme pas du participe préMRit d4i pranier, ainki qu^il arrife à nuancer par mppeit à niur. Le* simple, mil9r, marque 1* genfo : c'eil rexprestion courante, ordinaire , employée à toiw In usages et en par^ lant de toutes sortes de choses; le composé modifie et restrûnt l'idée simple» radicale ou pri< mitÎTe : c'est une expression formée par une destination spéciale, pour signifier use action qui demande de l'attention et du soin , et une manier» dr procéder réglée, o^eiiléeL
a Ota fMffr les- choses pour les mettre les unes parmi les autres, ou pour en changer l'ordre; on les mélange lorsqu'oa les met ensemble- daas des proportions propres à produire un certain effet : '.'art du peintre est de bien mélmnger \m oou** leurs. -9 CoKn.
Houbaud établit abiolufflent la même distinction, m Mêler, dit-il, c'est mettre ensemble, avec, ■'ans, entre, etc., à dessein ou sans dessein, iivec art ou sans art, avec une sorte de confuiion quelcoBqDe , tonte sorte de choses, de quelque manière que ce soit, en brouillant, en joignant, rn incorporant, en déplaçant, en alliant, etc. ^Manger f c'est assembler , assortir, ou composer, combiner, à dessein et avec art, des choses qui doivent naturellement se convenir , pour obtenir par leur agrégation et leur variété un résultat avantageux et un nouveau tout. Les recueils, appelés mtfUmge», ne sont bien souvent que des œuvres tbrt' méKe». Tous méîex le vin avec Teau pour boire : vous nélangex différentes sortes de vin pour les corriger on les améliorer l'un par l'autre , et en fkin un autte vin. »
On fii^e lés cartes, an hasard, en les mettant péle-méle ; on mêle ses livres , ses papiers , sans le vouloir, sans s'en apercevoir; et c'est aussi de cette façon qu'une rivière mêle ses eaux avec celles d'une autre rivière. Mais un peintre mélange les figures et les couleurs d'un tableau (Fé5.); de savantes recherches avaient appris aux Grecs la manière de m^anger la boi88on(BAHrB.) ; 3oi]eau en disant :
Heureux qui , dans ses ten , sait, d'une voix légère, Pafser du grave sa doux» du plaisant au sérève, n'a pas prétendu qu'on mékmgeAltxms les styles (Volt.) ».
TERMINAISON ELER.
DmtéydeiUeU.
VBSUÈ, DERTELË. Qui est découpé OU entaillé
I . jM^«r (mesUr) et mélanger (meslanger), suivant rétymologie de Ménage, viendraient du latin mitcere par rintennédiaire du dtmhinlir barHare misculare. Biais ce n'est qu'une conjectare. Mixtiormer, an cofl^ traire, a été formé évidemnient ùt tubsuntif latin mûetio, mixtion ou mélani^, de mixtam^ supin de .<iiM««r«; aussi e«l*0e un terme de aeienee, safoir de pharmacie , de mfme que mUttitm et mixture, Mixtitmrur signifie mélanger, c'est-à-dire mêler volontairemena quel que drogue dans une liqueur, afin qu'elle produise un ceruin effet, ordinairement mauvais ou dangereux. « Gircé me présente , dit Ulysse , cette botason mixtionnée dont mes compagnons avaient éprouvé les terribles effcU. 9 F4ir.
de manière à présenter des dents : une roue (tet4e ou denleMs; une feuille dentée ou dentelée.
Que la désinence substantive el ou mu soit de sa nature, ou seulement quelquefois, dimimUivo, peu importe peur la distinction à opérer ici. La seule chose à considérer , c'est que denté reproduit de plus près et avec plus d'exactitude la valeur du radical, l'idée de dente. Ce qui est denté a véritablement des dents , se termine en pointes égales , qui se suivent avec ordre et qu'on appelle dente. Ce qui est denuM^ au contraire, est seulement comme s'il était dent^, comme s'il avait des dente : ce mot indique l'effet d'une action secondure, d'une imitation plus éloignée. D'après cela, il vaut mieux dire en général, une roue dentée^ et une feuille dentelée. — Mais ensuite ^ une roue et une feuille déniée* auront des pointes égales, placées avec ordre et à peu de distance les unes des autres ; tandis que , une roue et une feuille dentelées représenteront moins fidèlement l'image de» dente, auront des entaillures et des découpures plus inégales, moins régulières, moins proches les unes des autres.
TERlflNAiSON ETEB.
Rapiécer, rapiéceter.
BAPIÂCER, RAPIÉCETEE. Mettre des pièces.
Gomme la désinenoe substantive et est essentiellement et toujours- diminutive , c'est de là qu'il faut partir pour distinguer ces deux varfoes. De même donc que voleter signifie voler petitement ou un peu, et à plusieurs reprises, et oro^tMl^r, craquer plusieurs fois: de suite, petitement ou avec petit bmit, de mémo « rapiéceter c'est remettre sans cesse de nouvelles pièces, ou mettre beaucoup de petites pièces : on rapièce un bas, du linge , un rideau auquel on met proprement une pièce; oià rapiéeète le linge, les vêtements qu'on est toujours à ra/piéeer , où l'on ne voit que pièces et petites pièces. » Roub.
Rapiéceter annonce plutôt la misère ou una. plu9 grande misère. « £Ue était à sa toilette avec ses deux dames d'atour qui employaient tout leur savoir-faire à rapiécer pour ainsi dire, ses appas. » Lis. « II. faut que tous les vête* ments d'un mendiant soient usés, déchirés ou rapiécetée* » lo.
TERMINAISON IGER.
tger, ager, à la fin des verbes français, sont presque toujours la traduction du verbe latin ckgere, faire, agir, produire, mouvoir. Mitiger, mitem agere, faire ou rendre doux; fustiger, fustem agere^ mouvoir le bâton ou le fouet; exiger, eoUgefre (ex agere) , tirer de , faire effort pour oh» tenir de; et de môme ombrager, umibram agere ^ produire de l'ombre, partager, saccager y soula^ ger^ faire les parts, le sac, le soûlas.
TERMINAISONS IGER BT ETEE.
Voltiger, voleter.
VOLTIGER, VOLETER. Voler à de fréquentes reprises, tantôt d'un côté , tantôt d'un autre. Les