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5. c L'assm'ettiMement à la rimefitit que souvent on ne trouve dans Ut langue qu'on seul mot qui paisse ânir un Tcrs : on ne dit presque jamais ce qu*on voulait dire : on ne peut se serr ir du mot propre. » Volt.
Le plus éloigné synonyme ,
Chez BOUS, rimeurs, passe à la rime. Scare.
IM INTRODDCTieJf. ^
de nmnièFe à pcNrter dans les esprits la kuniëre et la contictxœ ; dernière partie ^i de la tâche, qui a aussi son importance et ses difficultés. Deux méthodes y peu« ^i vent être suivies : ruDe, dogmatique et suocmcte, cbercfae à frapper d*abord par ^ une formule nette, tranebante, catégorique, où les mots sont mis dans une opposition aussi grande que possible, sauf à j ajouter des développements et èes preuves; Tautre^ analytique et descriptive, ne donne le résultat qu'en forme de condusioa, et après avoir reproduit tout au long le travail qu'il a fallu powy arriver. La première, dont Girard offre le modèle, est plus commode, plus Mbtisfaisaate pour le lecteur et plus propre à Fédaîrer ; mais elle donne lieu à de perpétuelles antithèses, qui peuvent dégénérer en jeux de mots. La seconde, qui est celle de Roubaud, a moins de charme : mais die inspire plus de confiance, e» faisant participer le lecteur à toutes les recherches, en ue l'amenant que pas à pas à admettre l'opinion de son guide. Cependant, tout bi^i considéré, cette dernière nous parait inférieure, parce qu'elle a pour éeudl ordinaire, presque iiiévitaUe, la diSusion, et que te. diffusion engiendre trop souvent Ja coaTiisioB, déiaut capital dans de pareils ouvrages. Au surptas, la réserve qu'elle affecte n'est qu'apparente, ra«teur ayant son idée toute feite dès l'abord ; et la plupart des lecteurs ne se soucient guère de suivre lentement le synonymiste dana tous ses t&tonnements , daoas toutes les voies qu'il est oUigé d'essayer.
Hais la simple énonciatûM;! des différences , quelque précâee et significative qu'elle soit, sera parfois insufiSsante à rendre avec exactitude des nuances né«* oessairement délicates. Il faudra donc insister; il &udra citer des pbrasea oft chacun des termes synonymes figure avec le caractère qui lui est assigné, et où l'on sente bien qu'il convient seul. Tous les synônymiates le pratiquent ainsi. Mais, comme ils composent eux-mêmes ces phrases, en a loojours lieu de craindre qu'ils ne soient pas les interprètes fidèles de l'usage, qu'ils ne fassent violence au génie de la langue en la contraignant de se plier à des distinctions préétablies. Si de cette façon ils réussissent à expliquer leur pensée, ils n'en montrent point la justesse. H faudrait donc ici s'en tenir exclusivement à des exemples empruntés aux auteurs classiques : on n'a pas le droîl de faire parler l'usage, mais seulement d'en recueillir les décisions*
On peut avoir recours à un autre moyen pour mettre en évidenee les nuances propres des synonymes : il consiste & marqua à chacun d'eux son ooiitraire. On distinguera, par exemple, la pétulance de la turbulence, la première agressive, la seconde inquiète et brouillonne, en disant que piitUant est opposé à retenu et turbulent à paisible. A la fois et ensemble marquent, l'un simultanéité, Tautre union ou réunion : l'un se rapporte au temps et signifie le contraire de successivement, l'autre a rapport à l'espace et veut dire le contraire de séparément. On opposera de même aimer à haïr, chérir à détester; gloire à obscurité, itowiwur à honte ;f«« à grand, iw«n» à gros, iiwfW à épais, «rfjw à ample, fin à grossier, etc. Mais il faut bien prendre garde que les contraires ne^oient synonymes entre eux, car alors on reculerait simplement la difficulté , ou même on l'augmenterait, au lieu de la résoudre. Quelquefois on atteindra le même but
INTRODUGTION. tV
en indignât «ree qoek autres mots ceux qu'on examine ont plas de rapport. Ainsi, pour rendre saillante k différence ^imaginaùt et de chimérique^ on lèra remarquer la ressemblance de l'un a^ee faux, feint, controQTé, et celle de l'autre avec vaille sans solidité, sur quoi il ne faut fiiire aucun fond ; ce qu'attestent les locations, crime, péril imaginaires^ et, projet, désirs» secours chimérifue$.
Qw à, zDéme en oocDmençant, alors qu'il s'agit principalement de donner Yuh tellîgence de ses distinctions , le synonymiste doit rediercber des éclaircisseaests qui soi^it «i aiëme temps des preuves, à plus forte raison s'appliquera* t-^ ensuite à justifier le résultat de son tra?aiL II fera connaitre le sms propre de chaque mot, soit qu'il le dérive de son éiymologie, soit qu'il le forme en considérant âes antres appUcaiions ; enfin il citera brièvement les exemples les plus essentiels de l'usage commun on particnUw qui impliquent ou lui semUent impliquer les dîfiërences par lui agnalées.
TeQe est la mélbode des synonymes étymologiques. Quant aux synonymes mixtes, c'est-à-dire à ceux qui^ outre des radicaux divers , ont pour fondement de diffîrence des préfixes ou des terminaisQns ou quelques autres caractères grammaticaux particufiers, leur distinction s'opère et par les moyens propres aux synonymes étymcJogiques et à l'aide des règles applicables aux synonymes grammaticaux. 11 n'y a donc ici rien à dire qui les concerne spécialement. Nous faons seulemait à leur sujet deux courtes remarques. D'abord, il ne faut pas altadier le même prix aux différences provenant des modifications grammaticales , dont les termes synonymes sont affectés , et à celles qui tiemient à la diversité des radicaux : les premières sont an général plus légères ou moins essentielles, et n'ont de grande yaleur qu'au défaut des autres. Cependant, on aniaît toit de les dédaigner dans aucun cas, à moins qu'elles ne soient mani* festement futiles et superflues après d'amples instructions fournies par l'examen oomparatif des radicaux. D^un autre cMé, en considérant les synonymes mixtes sous le point de vue grammatical on devra s'assurer avant tout s*il n'y en a pas qui soient des radicaux purs, les autres ayant eu des préfixes ou des terminaisons significatives , et si les uns sont à bases nominales et les autres à bases vaiiales. des deux circonstances importent plus à savoir que la valeur particulière de telle préfixe ou de telle terminaison, parce qu'elles influent davantage sur le sens^
Vab U reste toute une classe de synonymes dont les principes de distinction n'ont point encore été signalés : ce sont ceux dont la principale ou l'unique diflërence dépend de ce qu'As tirent leur origine de diverses langues anciennes qni ont concouru à la formation de la nôtre. Considération qui peut être d^m puissant secours et dont les synonymîstes , à l'exception de Roubaud, ont rarement tenu compte.
La langue firançaise a été formée d'éléments de deux sortes, les uns savants ou polis, pour ainsi dire, empruntés du latin ou du grec, les autres vulgaires ou