‹ Dictionnaire des synonymes de la langue française avec une introduction sur la théorie des synonymes, ouvrage qui a obtenu de l'Institut le prix de linguistique en 1853 et en 1858 (volume 2)Chapitre 234 sur 426 · DEUXIEME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIEME PARTIE

n était si hargmeux , ti bnital , si Jaloux !

Lb karquis.

De son côté, souvent il se plaignait de Tons. Tous aviez, disail-il, Vhxnncnr aearidtre , \Y vous trouvait toujours rétive, opiniâtre , Brusque , contrariante , et mntine surtout. Dbst. « La première qualité d'une femme est la douceur.... L'aigreur et ropinifttreté des femmes ne font jamais qu'augmenter leurs maux ou les mauvais procédés des maris.... Le ciel ne les fit pas insinuantes et persuasives pour devenir acariâtres. » J . J. « Ne vous souciez pas d'une femme acariâtre , des caillettes et des ftmes basses. » MoNTBSQ. a ScarTon a fait de Junon une commère oeariAtre. » Marm. « Un Allemand ayant eu une petite difficulté à Blois avec son hôtesse , laquelle avait les cheveux un peu trop blonds, mit sur son album : Nota hene, toutes les dames de Blois sont rousses et acflrîAtrei, » Volt, c Peindre Xantippe, femme de Socrate, telle qu'elle était en efiet, une bourgeoise acariâtre , grondant son mari, et l'aimant. » In.

Votre baronne est une acariâtre.

Impertinente , altière , opiniâtre , etc. Id.

Hargneux et querelleur, de leur côté, diffèrent entre eux ainsi qu'il suit.

Le hargneux est un grognon. Dans le Distrait de Regnard, le Chevalier dit en parlant de Mme Grognac :

Cette maman encor (lût-elle la hargneuse f C'est un vrai porc-épic. Elle est toujours grondeuse. « Si j'étais plus hargneux que je ne suis, j'aurais de quoi gronder à bon escient. » Halh. — Le querelleur est un batailleur. « Quand je suis entre deux vins , je suis diablement querelleur. J'ai le vin bas breton. » Les.

• On n'osa trop approfondir

Do tigre ni de Toars, ni des autres puissances. Les moins pardonnables offenses.

Tous les gens querelleursy Jusqu'aux simples'mâtins,

Au dire de chacun, étaient de petlu saints. Lam.

Il y a dans le hargneux comme une plénitude de mécontentement qui se répand sur ce qui l'entoure ; le quereUeur n'est pas triste , mais il a la manie du bruit, des provocations, des disputes.

La vieillesse chagrine et la sombre jalousie sont hargnetues. Dans les Folies amoureuses, Regnard dit d'Albert, tuteur d'Agathe at son amant jaloux, Il n'a ri de sa vie : il est Jaloux, fâcheux, Brutal â toute outrance « avare, dur, hargneux» Le Dieu des mor U fût son barbare époux : Il était louche, avare, hargneux. Jaloux. Volt. «La dame se met 4 plaisanter sur cette ordonnance. Le médecin, animal hargneux, ne s'est nullement prêté à ses plaisanteries, et lui a dit avec la gravité doctorale.... » Lbs. — Mais la jeunesse fière , hardie, contentieuse , est querelleuse, a Timides et modestes devant les gens âgés, les enfants étaient hardis , fiers , querelleurs entre eux.» J. J. cCe qui est à remarquer dans les Alexandrins , c'est leur esprit contentieux et quereUeur avec peu de courage. » Volt. « Un jeune homme assez libertin , joueur, prodigue et querelleur. » Beadm.

On est hargneux par mauvaise humeur ou mo-

rosité , et ce défaut se considto surtout dans la personne qui en est possédée, elle n'est point gaie. On est querelleur par amour-propre , parce qu'on veut toujours triompher , et le mot se rap* porte surtout aux effets de ce défaut à l'égard des autres : le quereUeur n'est rien moins que pacifique.

On n'aime pas à avoir affaire à une personne /lar^ftieuce. « Dona Mandela, douairière surannée, hargneuse et bizarre, n'a d'ordinaire qu'un laquais., encore ne le peut-elle garder un jour en* tier. » Les. On craint le quereHeur. c Toute l'armée craignait Hippias; car il était encore plus querelleur et plus brutal qu'il n'était fort et vaillant. » Féh.

ACCABLER, OPPRIMER, OPPRESSER. Ces mots se rencontrent dans une idée commune^ celte d'une charge trop forte imposée à quelqu'un: une personne accablée, opprimée ou oppressée succombe sous le poids.

Accabler est le terme le plus général. Il se dit au physique f omme au figuré. < Si la tète était plus grosse, sa pesanteur oceoMeratt le cou.» FÉN. Au figuré, il a aussi la signification la plus étendue. Il s'emploie d'abord avec un nom de personne pour sujet, auquel cas il est synonyme d'opprimer : le fort acccAle le faible , un parti en accable un autre , un conquérant accable les peuples vaincus.

!• Accabler, opprimer. j

Accabler a plus de rapport à l'effet, et opprt- , mer en a davantage à la cause, à VoppresseuT; \ l'un fait songer à l'état de la personne qui souffre | l'action, l'autre aux sentiments et à la condoita de celui qui la fait. Vous plaignez celui qui est accablé , vous voudriflz le soulager : vous détestez h violence et l'injustice dont Vopprimé est k victime ; vous voudriez le défendre. |

Accabler ne fait concevoir autre chose que l'af-i faiblissement des forces. « Le czar Pierre ne vou*' lait pas achever d*aecabler la Suède.» Volt. « Comme la multitude du peuple fait la force da, roi , s'il le laisse dissiper et accabler par leshom* \ mes violents, il se fait tort i lui-même.» Boss. «Alexandre ne partit qu'après avoir assuré la Macédoine contre les peuples barbares et acheré d'accabler les Grecs; il ne se servit de cet accablement que pour l'exécution de son entreprise; il rendit impuissante la jalousie des Lacédémoniens. » Montbsq. « Charles-Quint se croyùt alors assez puissant pour accabler les luthériens. » CoNO. « Sylla faisait la guerre à Mithridate pendant que son parti était accablé en Italie par la faction de Marius. » Roll.

Opprimer emporte les idées morales de vexa- 1 tion, de persécution, d'animosité, d'une part, et, de l'autre, celle d'innocence. « Le péché veut nous faire régner sur les autres : il nous rend injustes et violents; il nous &it opprimer les faibles et persécuter les innocents. > Boss. c Un roi est le père du peuple et le défenseur des pauvres opprimée. » Id. < Dieu viendra pour venger les faiblea que le pouvoir joint à la violence aura opprtmei*^ Bouan. «Hérodote exhorta ses compatriotes ^ chasser le tyran qui les opprimait, » Roll « Henri IV assura le repos et la liberté d'une rei

SYNONYMES À RADICAUX DIYEnS.

igien tongtemiis persécutée, afin qu'elle ne fût armais ni opprimée ni opprimafOe. » Volt.

ftnéenler soo père, opprimez son éUt.- 1d.

Il K plali à Tenter la rcrtn qa*on opprimé. Id.

Si de ceox qu'on efprime il prend en main les droits.

Pour Sirren epprimé Je demande justice. In.

Roi8,8ifoi»m'ey7*rijiwa,siT08srandeursdédaisneal

Les pleurs de rinnocent, que tous ftdiei couler,

Mon yengeur est au ciel. In.

in n*aecMe pas, mais on opprime la yérité /OLT.>, comme oo la persécute : « Le temps est eûn où le bon sens ne doit plus être opprimé ar la sottise, v Yolt.

Ensuite, quand accabler a pour sujet des noms e choses , il devient synonyme d'oppresser; 'autant plus que celui-oi diffère comme lui d'o;>nnier(Toy. p.2SS). Accabler et oppresser se raportem à l'efTet, et non i la cause comme opjpHter: Us marquent plutôt un état qu'un genre de »Qduite. Il y a des maux tant physiques que lorauz qui accablent ou oppressent; on est accor îé ou oppressé de douleur. Sur ce Ters de la émiramis de Yoltaire ,

ie Tondrais..*, mais fimfc-fl, dans l'état qui mV>jH

primé?...

aharpe fait la remarque sulTante. « On n'est mt opprimé par un état; on est accablé d'un it et opprimé par le sort. Le mot oppriiner ne »t se dire que de ce qui peut être personnifié [oiéinent, comme le pouvoir, Tii^ustice, etc. 1 contraÎTe , oppressa ne se dit que des choses : 1 est oppressé de douleur , opprimé par ses ennis. »

f Accabler, oppresser.

Km physique , le mal qui accable affaiblit tout lé rps: c'est, par exemple, l'êflet produit parla rre ou par une simple Datigue. Le mal qui op- >sse forme comme un poids qui ne se fait sentir t sur la poitrine ou Festomac , qu'il serre presse , en même temps qu'il empêche la resation. « Sur le Calvaire l'amour de Marie pour 1 fils fait un poids de fer sur sa poitrine qui la ne eC l'oppresse si violemment qu'il y étouffe qu*auz sanglots. ^ Boss. « J'éprouve un gonflent d'estomac qui m'oppresse, m'étouffe et me le au point de ne pouvoir plus me baisser. > ï.

le ne puis respirer, tant la douleur m'oppretst.

Dur.

Au figuré , r&me accablée a perdu toute énere, elle est abattue, découragée, et comme rasée ou anéantie; l'âme oppressée éprouve le sorte d'anxiété et de détresse qui la gène ancoup et comprime un moment son énergie , lis sans l'énerver. On peut être oppressé, mais a pas accablé par l'inquiétude. « Son inquiéde était si vive qu'il en paraissait oppressé. » i. — Pour un homme absolument malheureux

Tîe est un poids qui VaccabU (Volt.) ; à la vue i certaines injustices l'indignation nous oppresse

r AGCÉLÉBER , PRESSER , HÂTER ; •* 3- DÉ-

€HER , EXPÉDIER. Faire en sorte que quelque

ose ne tarde pas.

\* Accélérer, presser, hâter,

AtUlérer s'applique à une action qu'il suppose

STir. FRASQ.

commencée, et signifie «jouter à sa célérité, la faire aller plus vite. On accélère un mouvement ou un travail (Acad.), la ruine de quelqu'un (J. J.), U fusion d'un métal (Buff.). « L'énorme pouvoir des éphores, qui fut sans danger tant que Sparte conserva ses mœurs, en accéléra la corruption commencée. » J. J.

JPrecfer et hàier se disent plutôt d'un projet, de quelque chose qu'il s'agit de mettre en train; avec cette différence que presser annonce quelque chose de plus près ou de plus preuant , de plus urgent, de plus prochain. «Mon livre {fiélisam) était enlevé, la première édition en était épuisée : je pressai la seconde, je Mtai la troisième.» Mark. — « Presses vite le jour de la cérémonie , j'y prends part.» Mol. « Avancez, ô mon Dieu, à leur égard, l'accomplissement de vos promesses : hâtes l'avènement de ces temps heureux. » Ma88. — Boileau n'aurait pas pu dire ,

Prtts€»-YOJis lentement, comme il a dit,

Bate^-rojos lentement; c'eût été une contradiction dans les termes.

Mais entre presser et hâter se trouve encore une différence tout autrement considérable. Vous presses des hommes ou des animaux; vous hâtes des faits ou des événements. On presse des fermiers pour hâter le payement d'une rente. On dit proprement se presser. Que si on dit aussi se hâter, c'est quand on a égard à l'événement, au but, à la fin. Se presser , c'est s'exciter , se donner une nouvelle ardeur, au lieu de se ralentir; se hâter ^ c'est se porter de bonne heure vers la fin, au lieu de rester en arrière. L'homme impétueux se presse; celui qui craint d'être en retard ou prévenu se hâte. Qui se presse trop s^empresse trop , se fatigue; qui se hâte trop, finit ou arrive trop tôt.

En général , accélérer se rapporte à une action ou à l'action; presser, à un agent ou à l'agent-, hâter, à un événement ou au temps. On accélère un mouvement ou un travail ; on presse des ouvriers, des bêtes de somme ou de voiture; on hâte le supplice de quelqu'un, le jour, le moment où un fait doit avoir Keu. En accélérant on augmente la vitesse ; en pressant , on augmente la promptitude ; en hâtant , on avance l'époque.

2* Dépêcher, expédier.

Dépécher et expédier, outre qu'ils sont familiers, igoutent à l'idée commune celle de dégage* ment; car ils signifient tous deux, suivant l'étymologie, accélérer, presser ou h&ter de manière à tirer les pieds de , à faire qu'une personne ne soit plus en peine, empêchée^ inquiète ou impatiente. Seulement dépécher est relatif au sujet de l'action , et c'est à cause de cela qu'on dit bien > se dépécher; et expédier est relatif à la personne sur qui tombe l'action, aussi ne dit- on point s'expédier.

Si vous dépêches une besogne, vous vous délivrez de souci ; si vous expédies une besogne , vous délivrez de souci telle ou telle autre personne. Dépêcher un homme, c'est s'en défaire; expédier un homme, c'est le défaire ou le délivrer de quelque chose de l&cheux qu'on termine dans peu ou aussitôt.

DEniÈVE PARTIE :

fOBTQ n'^nniT* ^^

ACGIDRIfTBimiBIfT

hasard , sans cause-

ÂeeideiiieUtmeiU , e^S9t-irdirft par aoBiâa^t; Yacdéent est un fait étrange , qu'on ne peut rapporter i aucune cause physique connue. ForfutCemml , forhnto , e^est-A-(Ure par fortwM ; la fortune est un prlAcipe d'action çapricieijx ^ aTeugji^ , oppesé à ht Tolonté libre et ii^telligeute.

Aeôdtntdtement exchit Fidée d^u]ie cause naturelle; /oreuttement, ceU^ d'une cause inteUSgente. Ce qui arrlTe acsidfiileRemmt est irrégulier, non opnforme aux lois connues, au cours de la nature; ce qui errire fottwUmeM ne dérive pas d*un dessein ^ n'est pas liiit avec choix. L'èrenemeot acdélpnUl n^est rien qoîds qu'ordinaire ou constant ; l'événement fortuit A'tot rien moios que volontaire, électif, éclairé.

(fest cKctden^Uemenr que les fleuves débordent, qu'il tombe des pierres du ciel; c'est fortttttement, suivant filjpicure, que les choses de ce monde ont été produites et qu'elles couthiuent à être ou à se passer «encore aujourd'hui. K peine peut-on citer quelques exemples de petits morceaux de fonte ou régule de fer trouvés daxis le sein de la terre , et formés sans doute aeddenteltetnent par le feu dea volcans (Buff.); c'est fortuitement qu'on rencontre une personue qu'on ne Qherchait pas (J. J.) , ou qu'âme chose vient tout à coup à l'esprit {hAV.). C'est cuxidenteUement que vous tombez malade , dans la ft>rce de l'^e , avec une excellente constitution et au milieu de toutes les circonstances les pbis favorables à la santé; c'est fortuitement que vous vous enrichissez, quand la fortune vx)us vient en dormant.

AGCOMPAGIOiR, ESCORTER; — SUIVIIB. Aller avec.

Accomfpagner, de ad, auprès, et de eompagnoUt se mettre auprès , s'adjoindra à quelqu'un pour compagnon de route , est le mot général : on accompagne pour toutes sortes de motifs, pour honorer une personne , pour jouir de sa société , pour paj?tager son sort, etc» Escorter, italien fcortore» dérivé peut-être de cohors^ cohorte, troupe, est, par rapport à accompagner y un terme significatif d'une espèce : on etcorte , quand on accompagne pour protéger, pour mettre à couvert d'une attaque, d'un coup de main, pour fluxveijler pendant la marche. Vescorte est un accompagnement militaire. Le cardinal Fleury donna un nombreux accompagnement au duc de Saint-Simon allant en ambassade en Espagne, et, entre autres , une quarantaine d'officiers. Saint- Simon représenta : a qu'on n'avait jamais fait à*afieçmpagnenent militaire à aucun ambassadeur, excepté le marquis de Lavaxdin, parce qu'il allait i Rome soutenir à vive force les franchises, que le ps^e avait supprimées; et que, quant à lui , il allait exercer une ambassade de poix , qui n'avait aucmi besoin d'escorte. » S. S. Compagnie peut recevoir une foule d'épithètes ; on dit surtout une forte et une bonne escorte. Tout hommye accompagne; des soldats (Les*, Volt.) , des archers (Les.) , des gardes (In.) , des satellites (Cûnd.), des licteurs (In.) escortent. « J. C. fut conduit au Calvaire, accompagné de deux voleurs, et escorté de soldats, de gardes.

&è boorreaiiix.» Bosm». «AfaLJMfnéeta rteoder, le ohaneelSer Si|niier pot à peîae s'< fuir avec sa fille, la dvcheesa de Sully, malgré lui, Favait voulu accompagner...

lieutenant civil vint le prendre dans sod rosse, et le lonaa an PalaisrBajal, escorta ému oompagmea luiseos et d'oiM escowdi j gendanne». » Ya(t.. LoiBftw 1» duchesse i Maine fut arrêtée comme cnaplicft de CellusBi^ on lui fit l'honneur de luî donner peur Ymoi pagner jusqu'à Essoue le é\m dUnoeois; i^ on J jtiipift, pour empàobcr loote teoiathe ^ vasion ou d'enlèvement, un liestenaat et exempt de» garde» qui deiaieut Ymearter \i^ qu'au cb&teau de B^tt (Mam.V i

Mais, d^tn» part, «ceenipafiier s^fieiid b| aussi dam le sens propr» d*esaerlsr. U ea dlCR alors en ee qv^l enq^poea un danger plus et phis ineertajn, et marqve «ne kaMtaà«p] qu'une préoaulion prbe dane un cas cLa oofutume d» voir les roie gardes, de taoBbeam, d'effiders, et de les choses qui plient la maehin» ven le et la terreur. » Pasg. • Antoine feignit de dre pour ses jours. Il demanda dea gardes , ei lui permit de se fUre aecom/pa^ner par soldats vétérans. » Coim. » D'antre paît ter n'emporte pas toujours lldée d'hominee mes, mais seulement celle d%ommes soaiir qui accampagnef^ en troupe. « J. C. eatrs à rusalem au milieu des aceiametioDS et des pkiudi^sements publics, eeeerié d^nna fe«l> peuple. » BouRO. «La plupart des sophistei raient de ville en ville, partait ffooritft grand nombre de disciples qui pajraieot «I ment leurs leçons. » Baikhi.

Quant à suitre^ qui a quelque raseemb avec accompagner, il ne signifie pas, ce celui-ci , marcher auprès ou à dHé , mais ou derrière. D'où il r^nlte que ««tore , c*es com/pag^ner quelqu'un avec qui on ne %rai de pair à compagnon , c'est-àrdire vn ebef maître. Des généraux de Napoléon raccoinf rent dans l'exil : quelques-uns da ses serv l'y suvoirent, « Le roi (Gustave. 'Wksa) ftt so trée , oceompo^^ de tous les sé&alears . et d'un nombre infini de seigneurs, de gentils mes et d'officiers de guerre babâfés an^nifi ment. > Vert. rJ. G. avait appelé lea ^^ pour le suivre et V accompagner. ^^ Bosa. T»c suivre d'abord ; la familiarité et la eammrm si on ose parler ainsi , ne naissent ^'ensm

ACCORDER , GOlfCILIBR-. Arranger, £axT^ t ou faire aller ensemble des choaes qui ac semblent opposées.

Accorder , faire qu'il y ait aacoitl , se é\\ Tordre des idées, et suppose des contra. concilier y opérer une conciliation, ae %2i l'ordre des faits, et suppose dea con^rsdi a On ne peut accorder l'esprit de ffiva.n^. celui du monde. » J. J. « Ce théologiezx d va dant trente années essayé de coactlier le^ giles. » YoLT. « Comme on ne peut bi^x^ caractère d'une personne qu'en ctecor^^^r^ les contrariétés...; aussi, pour enteiiL<2r^ d'un auteur, il f^ut eonciHer tons I^^ •.

SYNONTUSS À RADIGàUX DIVERS.

ttnint. » Pasc. Ob €KC»réB ensemble des ttlogieiis; «D €omc9iB leurs assertions on leurs rita : « Ce ftéi>k|gieB arait pendant trente aiw es esnyé de ooiuilter les évmagilef , et tâché vnrder euemiMe les Pères» 9 Tolt.

Ce S0BI les diOMe coBaidérées essen^ilement , s qualités, tes sôQlimeBta, les Tertos, les vérités , smaxmia, lesloifl , les idées , qii*0A OMorda^ce mt les fiits, les dweeaqgant à leur manifestatioii, » propositions, les textes de lois, les passages les anteofs, les ipernons , lea oracles qu'on een^ ûii.U. ea parlaot de ces dernières choses, on ïi tan ks aua^étr , «'est moins proprement et 9 syiot plus égacrd au fond et ss sens qif à la laa et à l'expresaioD. Il Csut pomr êtf e capable Jtt accorder , acfoir beaueovp de Juatease dans ^rit , et, pour aavmr les eofieilief, il ftnt biei» uuStre la jualene des mots.

I Cela pevt serrir à oetaurder lee fiff^reofa senlents de eeoz qui disent qu'il n^ a rien qn*oa maisae mreaz que Unie, et de ceui qni assuit qirïl ny a riea qo'ila connaissent moins. » L. ciyai] cdfté, je suis libre, et de l'autre }e 5 dépendant. Examinons ces deia choses pour r s'il est possible de les accorder. » FÉir. «Spii admet m» aubatance infinje qni occsrde m son tee sîmpie et indiriaible lea modificass les pins opposées. » Ib. « Me pouroir occorf esprit de l'firangile a:vec celui du monde , V& fo aTee les ceuTres. « Bosa. « Hboss avons m pfèieodie accorder la loi de Dieu avec les 5 du nnade, son esprit, ses maximes arec les dn. monde. »BoiJRi>. c impossibilité absod'occorder îmais Tesprit de sainteté «rec ces tes d'attaches. » In. « Une femme ne sait ornent «cvorder son znmri et Dien. » In. «Je ^e d'aeMsnfrr resprit du siècle et l'esprit de

raaraia em, dît Solon , qve les bornes lois ; celles qui font qu'on n'est pae réduit à coner de Taina sophistes snr le sens des divers es on sur la maâiière de les coaei^sr. » FéN. est aûé de eractlier cea deirx propositions. » S3. « Deux oracles opposés , ce semble , qui imoiDs ne se contredisent point; mais oracles

TOUS se tOÊi€iHerex jamais. » In. « Saint mmt ûottctKa cea deux versions en disant -. . V Id. « n y a dans la Bible des textes qu'il éiScâe de eancsiier. » Volt. « Je n'ai* jamais n ancSUâ Us loaanges données à Constantin » les crisM dont sa rie a été somllée. » Id. îosnite, l'eccerd est une correspondance pari. uae entiéfe harmonie; la condHation n'est t'npére q^tm aeeord incomplet, momentané, iel Les chosm aecardéu sont d'accord , ren- ! m mêmB son , pour ainai dire , vont très- «sembla ; les choses cofmUéet ne se corabatpks. mâts elles conservent des divemtés; il I pas entre elles union , mais seiilement I telle quelle, ou simple rapprochement, it q«i prétendent ameHier ensemble et octr^na yie im^llo, sensaelle, commode, et le C z Bexrm». — Accorder des textes , c'est mon- Iq'ss fond ils ont le même sens; les coma-

ceit Ihire reir surtout par l'examen des qae ces testée ne sont pas contradictoires,

et ne se détruisent pas l'ma l'autre, c Le 1 n^ pouvant •ceordN' la liberté de son chois aa€iD la ppeaoienoe de IHea, aie cette preacieaoe: le catholique les œntUie le mieux qu'il peut el les surmonte par la foi en attendant qu'il 7 attaigae par l'intelligenoe. » Boas. -^ On n'oeoarde jamais quoiqu'on coaeilM bien les extrêmes , parce que , si on pevtlea rapprocher, lea fhire toucher, il est impossible de les fondre, et de les faiae rentaer l^ra dans fantre de manière qu'ils ne fassent qu'un : « Le sénat approuva tous les adeséa César, et, cenoiCtant les extrêmes, il acearda une amnistit aax conjsffés. » Uorrsso. -^ Des heaunes qni s'acoBfl^eiil sont d'accord , otnt les mêmes sentiments: c^est là un état, une qualité absolue. Ouedeabxmimeaseamctftdnt, c'est uia acte , «&e sotte de transaction , et comme un traité de paix qui dissimoia les différences, lea eB4>Ache d'éclater , mais ne les supprime pas. « Dans les monarchies les*iuges prennent la manière des arbitres : ils 'délibèrent ensemble , ils se communiquent leurs pensées; ils se ccnctitent; on modifie son avis pour le rendre conforme à celui d'un autre: les avis les moins nombreux sont n^pelés aux deux plus grands. » Monteso.

ACCORDBR.BÀONIR; BACCOMBWMER^ lÉONî- CILIBR. Mettre Inen ensemble des personnea qni sont en opposition , leur servir de médiateur.

On accorde des personnes qui ne s'entendent point en matière de croyance ou en fait d'intérftt , qui ont des opinions ou des prétentions contraires. •St un homme dit qoe 17 et d £ànt 32 , je me hftte de lui dire , 17 et 3 ne font que 20.... Le même maltna qui parle en mol pour le corriger , parle auasftét en lui pmir lui dire qu'il doit se rendre. Ce ne sont point deux maîtres qui soient convenus de nous Moovider. » Fén. «Cette question (s'il faut dke emeiUerat ou eueillira) a été agitée en une célèbre compagnie , où les voix eut été partagées. Les uns alléguaient...; cem de l'opinion contraire' soutenaient que.... Sar quoi il en est qnelques-oins qfui les aectirdèffenê par cette distinction qae.... » Yaug. « Il y a do» deux écoles lombarde et florentine : tons ce» gens-là nous rompent sans cesse la tète par leurs jalousies. Ils avaient pris pour juges ^e leurs diflérends Appelle , Zeuxis et moi (Parrhasiius)^ : nous aurions plus d'affaires que Minos , Baque et Rhadamante , si nous les voulioBs accorder. » Fén. «Les RonmiBs se rendirent les arbitres souverains de ceux à qui ils avaient rendu la liberté. Ils envoyaient chez eux des commissaires pour entendre leurs plaintes ; pour examiner les raiectis de part et d'antre , et pour terminer leurs querelles. Par rapport aux articles où ils ne pouvaient pas les accorder sur le lieu , ils les invitaieot à envoyer à Rome leurs députés. » Holl. Dans la satire contre les femmet, Alcippe ayant dit que dans le cas où sa future épouse se trou< verait inseciable, il lui rendrait son faâea et reprendrait le sien , le poêle lui répond : Des arbitres, dls-to, pourront nous actordv. Des arbitres! tu crois Tempècher de plaidev ! Bon.

On réxkjiii des personnes divisées, sépanses, ou formant des partis contraires , comme il arrivait souvent à Rome an temps de la République et

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