‹ Dictionnaire des synonymes de la langue française avec une introduction sur la théorie des synonymes, ouvrage qui a obtenu de l'Institut le prix de linguistique en 1853 et en 1858 (volume 2)Chapitre 252 sur 426 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

On est h'abiUard là où la loquacité ne tire pas i conséquence, ne fait qu*iinportuner, dans la conversation , en société , dans une lettre ou dans ^in récit; on est bavard là où il s*agit de choses sérieuses, où tout devrait être mesuré et plein de raison , dans la chaire , en philosophie , dans renseignement, dans un écrit dogmatique.

Au pis-aller, le babillard est indiscret, car il n'est pas possible de parler beaucoup sans dire tout ce qu'on sait, même ce qu'on devrait taire. «Aime ton prochain, cela ne signifie pas, confielui tes secrets, s'il est babillard. » Volt.

Le servante du temple Est une hahillarde; elle m*a tout conté. Id. cBabi, la femme de chambre, est intelligente et fidèle , mais indiscrète et bigibillarde. » J. J. « Taisez-vous donc , petit indiscret; je ne hais rien tant que les babillards, 9 Rbgn. — Quant au bavard , il choque non-seulement par la déraison ou l'impertinence , mais encore par les prétentions et l'importance qu'il se donné. « Ces messieurs les avocats ont beau faire les importants , ce ne sont que des marchands de crème fouettée. Les sots les payent pour les faire parler, et moi je les payerais pour les faire taire , ces glorieux ba/vards.9 Dbst. «Cette défense ne sera composée que de raisons tirées des philosophes; d'où il s'ensuivra qu'ils ont tous été des bavards, si oa trouve leurs raisons mauvaises. > J. J. « Socrate commence toujours avec ses sophistes, comme il faut commencer avec les sots glorieux et les bavards importants. » LàM.

Bavard enchérit donc en mal sur babillard, « Un des écrits de Plutarque le plus spirituel et la plus piquant, c'est celui sur les babiUards, Jamais ce vice de l'esprit n'a été mieux combattu.... Parmi les babillards il comprend les I nouvellistes.... Les barbiers, dit-il, sont l'espèce 1 la plus.&at^arde de toutes. » Lab. Voltaire n'aurait certainement jws appelé Homère un bavard; mais il ne fait pas difficulté de lui appliquer l'élûthète de babillard dans la strophe suivante :

Plein de beautés et de défauts.

Le vieil Homère a mon estime ;

Il est, comme tous ses héros.

Babillard outré, mais soblime.

BABILLER, JASER, BAVARDER, CAQUETER, JABOTER. Comme causer^ et un peu plus que causer, ces mots sont familiers; ils appartiennent au langage plaisant et critique, et signifient tenir des propos.

Babiller, c'est causer beaucoup; ;a<er, causer volontiers et à son aise; bavarder j causer hors de propos; caqueter, causer avec bruit et malignement; jaboter, causer sans bruit et à part.

Ce qu'on considère dans babiUer, c'est l'abondance des paroles. « Préparez- vous à une réponse longue , les vieillards aiment un peu à babiller.9 Volt.

. Je veux avoir, et je l'aimerai bien , Maîtresse libre et de façon gentille, Qui soit Joyeuse et de plaisant maintien, De rien n'ait cure, et sans cesse frétille; Qui, sans raison , toiijours cause et habilU, . J. B. Roms.

Sans rime ni raison , vous babilUa toi:gours ; {

Mais vous saTei quel cas je fais de voe discoun.

Rica.

C'est véritablement la tour de Babylone ,

Car chacun y kabilU, et tout le long de Taune,

Moi..

Un babillard est un moulin à paroles.

Ce qu'on considère dans j'oser, c'est le plaisir qu'on prend à parler, la complaisance aveclaquelle on parle.

Elles étaient (ces nonnes) toutes assez gentillei, Et volontiers jasaient dès le matin. Laf. Il Iknt souflBrir qu'elle /om à son aise. Mol. I Enfin, malgré mes dents^ il faut qne je me taise. Chienne, pour te laisser yaxer tout à Ion aise. Desi. c Je me divertis à vous écrire : ne me lisez pas, si vous voulez; mais laissez-moi jaser tant qu'il me platt. » Dodeff.

Ce qu'on considère dans 6avarder , c'est l'inopportunité ou l'impertinence de ce qu'on dit. • Avouez que vous me trouvez une grande bavards. Je suis toujours hors de propos. > Dcdbff. « Il est permis à tout barbouilleur de papier de déraisonner et bavarder tant qu'il veut. » J. ;. « Chevemy , homme pourtant fort sage , ne fut pas si discret , et fit une assez longue et mauvaise rapsodie de pareils bruits (sur Ut mort prochûne du roi). Le roi le laissa bavarder, et n'y prit point.... > S. S. « Nous ne cherchâmes qu'à bavarder pour étourdir une douleur incapable encore de raisons, plutôt par un bruit extérieur que par la validité des choses. » In.

Ce qu'on considère dans caqueier, c'est l'éclat et le peu de ménagement ou d'égards pour autrui. C'est aux femmes, et particulièrement aux commères, qu'il arrive de eoqueler. « Deux pies vinrent se poser sur des arbres voisins , et commencèrent à caqueter d'une façon si bruyante, qu'elles attirèrent notre attention. » Les. Le caquet étourdit (Laf., Mol., J. J.). Caqueter comme une accouchée (Sév.). « C'est une chose abominable qu'on aille fourrer mon nom dans tous ces caque/i'là; mais il y aura toujours des méchantes langues. » Volt.

Jaboter, comme mormoffer, comme efcucKoter. signifie causer doucement, dans un coin, en petit comité. C'est le plus familier et le moins usité de tous ces mots. « Madame d'Aubeterr« jabou comme une pie» son élocution est celle des filles d'opéra.» Dudbff.

BAGATELLE , BRIMBORION , — COLIFICHET, BRELOQUE, BABIOLE. Objet de peu de valeur. Acheter, ramasser, donner à quelqu'un ou loi envoyer des bagaulles^ des bfiwbwrians. des eoîifichets, des breloques, des babioles.

Bagatelle et brimborion se distinguent par un caractère de généralité qui les rend propres à désigner des objets de toutes sortes. SeulemenX . bagauUe est de tous les styles, au lieu que brimborion ne se dit que dans le lanj^age familier.

Bagatelle a une certaine nc^lesse ; ce qui fait qu'il s'applique particulièrement bien aux productions ou aux ouvrages de l'esprit, et qu*il se prend au figuré pour signifier une chose de peu d'importance (voy. l'article suivant). « Coi^langt était un de ces esprits faciles, gais, agréables.

SYNONYMES À RADICAUX DIVERS

qui ne prodoisent que de jolies lagateUeg. » S. S. a La Femme qui a rauon est un unasement de société ; mais il foudra que cette bagateUe qui a servi à tous amuser reste entre. les mains de nos amis. > Volt. « Ne tous faites pas tant Taloir pour m*aT0ir demandé cette bagatelle (la Nouvelle HâoCfe). 9 J. J. La Fontaine appelle ses contes des bagateXlet, « Ceux qui ont Tesprit rempli de ces grands et effroyables objets sont-ils incapables d'être touchés des bagateUee du monde? » Nie. « Un homme découTre par hasard quelque petit bien dont la douceur le surprend : il s'attache à cette bagatelle. » Mal.

Au contraire , brimbarion , tout à fait commun, n*est usité qu'au propre et ne convient que dans les comédies ou quand on plaisante.

Otez , pour tUre bien , da grenier de céans Celte longue lunette à faire peur anx gène , El cent brimborions dont l'aapecl importune. (Chrysale dans les Femmes savanies.) Mol.

« Ces pendardes-là, aTOC leur pommade , ont en. vie de me ruiner. Je ne Tois partout que blancs d'œufs j lait virginal, et mille autres brimborions que je ne connais point. » Gorgibus , dans les Précieuses ridicules, » In. Il y asans cesse à refaire autour de cette comtesse : tantôt c'est du blanc , tantôt c'est du rouge , tantôt c'est un gros bour* geon qu'il faut raboter ; et que sab-je? cent mille brimborions. > Regn.

L'încoinpanble CléopStre ,

L'unique inventrice du plfttre.

De tous fards et décodions ,

£t des aulres brimborions

Donl se sert la femme coquette. Scase.

c Tai euToyé au Salomon du Nord, pour ses étrennes , les grelots et la marotte qu'il m'avait donnés.,.. Il m'a envoyé son grand factotum'qui m'a rapporté mes brimborions, » Volt. « L'Ingénu tira de sa chemise une espèce de petit talisman qu'il portait toujours à son cou. On m'a assuré, dit- il, que je serais toujours heureux tant que je porterais ce petit brimborion sur moi. » In. a II est juste de vous rendre ce brimborion de papier (un billet) qui a coulé de votre veste en tombant. » Bbaum.

Colifichet^ breloque et babiole se rapportent chacun à une espèce d'objet particulière , savoir colifichet aux objets d'art , breloque aux objets de curiosité , et babiole aux objets d'enfants.

Colifichet^ ce qui est fiché au col ou au cou, comme eoUter, fichu ^ croix, etc., pour parure, s'applique à tout ce qui est travaillé pour servir d'ornement soit aux femmes, soit aux ornements d'architecture ou à toute autre chose. « Douze beaux vers de VRiade sont au-dessus de la perfection de ces bagatelles (poèmes de Desmarets, de Chapelain et de Pradon), autant qu'un gros diamant, ouvrage brut de la nature, l'emporte sur des eoilifichets de fer ou de laiton, quelque bien travaillés qu'ils puissent être. » Volt. « On ne saurait dire que ce soit un mal en soi de porter des manchettes de point , un habit brodé et une boîte émaillée , mais c'en est un très-grand de faire quelque cas de ces colifichets, » J. J. « Robinson eût fait beaucoup plus de cas de la boutique d'un taillandier que de tous les colifi-

chets de Saîde (orfèvre). » In. « Les dames prêtaient à la dauphine des palatines , des manchons et toutes sortes de colifichets. > S. S. « If oquez- Tous devant les enfants des colifichets dont cer-^ taines femmes sont si passionnées, et qui leur font &ire des dépenses si indiscrètes. » FÂ9. c N'avez-Tous pas remarqué (dans l'architecture gothique) ces roses , ces points , ces petits ornements coupés et sans dessin suiyi , enfin tous ces colifichets dont elle est pleine ? s In. c Ces eolifi" chetSy dont l'architecture gothique est chargée, ressemblent aux colliers et aux bracelets qu'un mauvais peintre avait mis aux Grâces. » Mark. Colifichets de verre (Volt.), d'ambre (In.), etc.

Breloque , d'une étymologie incertaine , a néanmoins une signification bien précise et incontestable. C'est le nom donné par dérision ou par mépris aux objets que recherchent les curieux ou les amateurs. « Des estampes , des médailles , des breloques^ me semblent un froid amusement. » DonsFF. c Le comte de Caylus accostait les gens instruits, se faisait composer par eux des mémoires sur les breloques que les brocanteurs lui vendaient. » Marm. Saint-Simon dit du président de Mesmes « que c'était un grand brocanteur, un panier percé qui jetait à tout , et beaucoup en breloques. » « Voici une réponse de Mme l'abbesse. Cette réponse était accompagnée , pour ma sœur, de jolies breloques de religieuses. » J. J.

Babiole , de ^6a , premier cri de l'enfant , veut dire un hochet, un joujou ou jouet d'enfont. « On voulait donc, disait Albéroni, tromper le roi d'Espagne, et le traiter comme un enfant : on lui montrait dejoin une babiole, et, s'il ne l'acceptait pas, on le menaçait de lui déclarer la guerre. » S. S. « Dans VÉnéide travestie, Hélénus donne à Énée

La demi-dent d'an éléphant , Si de> babioles d'enftnt Pour divertir le jeune Ascaigne. Scarx. ' BAGATELLE, MINUTIE, GENTILLESSE , NIAISE- RIE, VÉTILLE, UISERE , RIEN. Termes abstraits qui expriment des choses, et non pas des objets, sans importance : s'arrêter à des bagatelles, à des minuties, etc.

Bagatelle équivaut primitivement à petite bague :

Et je vais te donner de quoi faire pour elle

L'achat do quelque bague ou de telle bagatelle

Que tu trouveras bon. -Moi-

Ce mot, quoique n'étant pas ici significatif d'un objet, est néanmoins objectif, représente quelque chose qui se considère comme un objet. Une faute légère , un bruit frivole , un bien chimérique et vain qu'on poursuit , sont des bagatelles , quelque chose qui a peu de poids ou de solidité.

Minutie, formé du participe de minuere , diminuer , rendre menu , petit , est , au contraire , subjectif, rappelle minutieux , fait penser à un agent et à sa manière d'agir. « Le plénipotentiaire te^d surtout, par ses intrigues, au solide et à l'essen • tiel , toujours prêt de leur sacrifier les minuties et les points d'honneur imaginaires. » Labr. c Les plus grands corps s'attachent toujours si fort aux minuties, aux formalités, aux vains usages , que l'essentiel ne va jamais qu'après. >

KUXIfin PARTIS :

MoirtESO. « Muis an fend qu'esvoeiqm«loutts'«wi méthodes, qtie tetxtés ott israfiquei? Ke s«iit-oe pas des minutiez ? » Botrw).

Les hagatétUi sont , an figuré comiÈewi propre , dès choses frivoles qui ne méritent p»« qn*oii les estime ; les mtntittet som de petite faits , de petiu détails, de petHs usages qui m méritent pas qu'on ^'y applique , qu'on s'en oocupe on qu'on les pratique. Pourquoi compte**- en aujourd'hui tant de bagattUes parmi les Itrres d'histoire, si ce n^e^ parce q«e les Metoriens s^attaohent aux minuUe»?

La gentillesn est une jMie bagatelle, une bagatelle qui a au moins de l'agrément, mais rien de plus. « 11 faut sans doute un génie bien plus éleré et plus étendu pour s'instruire de tons les arts qui ont rapport à Téconomie , que pour jouer, discourir sur des modes et s'erercer à de petites gmtUlMses de conversation. » Pén.— Du reste, ce mot se prend souvent dans un sens iromque. Bans les Dialogvies âet morts de Fénelon » Calignla ayant raconté à Néron tous ses crimes, Néron lui dit : c Tout cela n'est que gentilleMse : pour moi, je n'avance rien qui ne soit solide. » Et de même , dans le Drûit dH seigneur de Voltaire, il est dit d^ln certain chevalier qui a attenté à la podear d'une jeune fille :

II croit aa fond que eette géfuHhttt Ist pttnhMttiMe aa fen de sa jeunesse.

La niaûerie est une bagatelle puérile , une sorte d'enfantillage ou de badinage, quelqve chose qui manque de sérieux. « H. d'Autun nms a dit que le plaisant divertissait quelquefois sur des matières sérieuses , anssi bien que sur des enjouées , et ^e le badin ne faisait jamais rire que sttT ées ninieeries. » BirssT. « Mon héros dalgoe quelquefois s'amuser de bagatelles. On n'est pas toujours à la tête d'mne armée; il faut bien descendre quelquefois aux vidaiierieiàB la vie civile. » Volt. * Les niaireries du monde viennent troubler ces hommes dans leurs méditations les plus séreuses. » Nîc. « Il n*y a rien de plus ridicule que le sérieux dans les ntaiseries. » Boss. « J'ai Un extrême chagrin que vous fassiez tant de cas de toutes ces niaiseries (comédies et romans) qui ne doivent servir tout au phis qu'à délasser quelquefois l'esprit. » Rac.

La vétille^ de f?e€airey défendre, empêcher, et de la terminaison dîminutive ille , est une bagatelle en fait d'obstacles ou de difficultés dans les entreprises, dans les raisonnements , etc. On est proprement arrêlé par des vétilles (A<:An.). Les petits scrupules sont des vétiUes, ainn que, dans les disputes , les objections insignifiantes. « Le scrupule Vous rejette dans des confîsssions perpétuelles de vétilles qui doivent casser la tête à nMis et à votre oonlèsseur. » FéN. « 11 avait indisposé le régent par des disputes moins importantes, pour des vétilles ^ avec les uns et les autres. » S. S.

La misère est \me bagatelle miséreible, une pauvreté, pas grand'chose, quelque chose qui ne mérite pas l'attention en général , ou en particulier l'attention de celui à qui on parie, a Je sens que j'abuse du temps et desbcmtés de Votre^Ma- ^sté en l'entretenant de ces misères, » D'Al.

« Le maAima d*Ârg«iia aiit que ^ iein et votthùr pEorter ws mHèmM^némÊmûit ràk , j».... b VoLf . « N«T<PBS liiqtiiélei pas d« M)a.«e n'eut «pi'iae mitire. » Aoad. --> La misèn paot être assaiuBe bagatelk «n tàx do maux. < Jie smis m pe« sivf frsfit ,mais «e ne sMt que des mmèns, 9 Ag&d.

Les rîMs sont deabagtfUdia» dont le canot*» di«tinetir est la oulMté. Ils n'oat pàB 1 peu d'importance, ils n'en ont poiat; «ans a ter qu'ils ne sont particulièrement, ni objectifii comme la IngaMie proprement dite, ai subjectifs comme la imnu(ttf , ni agréables conmie la ffettr tillesse^ ni dépourvus de sérieux comme la ««s*serie, ni d'une nature empôcbanteetdifficultaeuse comme la vétille, ni chétifs et pitoyables comme , ]& misère. Se tourmenter pour des rient (Fin.). I cGes imperttnencea amaaent un moment des jeu- I nés gens^oisife, et tombent le momeoA d'après ' dans IMterael oubli oà tous les riems de ce monde I tombent en foule. » Volt. < II serait inutile de I produire les «fftros avtears, sll ne fallait montrer combien de rUns on tâche de foire valoir. » Boss.

lien Beae est cendunné A se hùitm 'smrims pour lesquels 11 est né. Dnr.

BALANCnSlt, HÊGSTEft. Rester en euspens, tirder ou ne se porter pas encore A vouloir, à agir.

Balancer vient de bolariee, en latin Mmi, double bassin, parce que rm^rument à peser, appelé de ce nom , a onlmairement de«z bassins ou deux plateaux. BaUineer, c'est donc mettre deux choses dans la baUnce, en compara- le poids , examiner laquelle l'emporte sur Taatre, chercher à s'éclairer sur leur valeur relative.

Hésiter est le latin hœsitare , fréquentatif do verbe hserere , être fixé , attaché , retenu , rester à la même place , ne pouvoir en sorlff. C'est ne pouvoir se résoudre, ne pouvoir prendre sur soi de faire une chose.

En deux mots, halanosr marque l'incertitude, et hésiter l'irrésolution. Quand vous bolancex, Yous ne savez que faire; quaJMl vous hésitex, vous n'osez pas foire. Tant que vous baUmeeg^ TOUS n'êtes pas encore déterminé , vous ne voyei pas encore le meilleur parti ; tant que vons hésites^ vous ne passex pas encore à Texécution , quelque chose vous arrête, vous n'aves pas la force de vouloir , vous manqaee de résolution.

Quoi l vetm èm« bml&mee et paran inceitaiiM. Koi.. «c C^est alors qu'il se fait un baUtncement douteux entre la vérité et la volupté. » Pasc. Bais Atbalie, sur le point d'immoler Joas, est irrésolue et hésite.

Nasal.

Qai fait ebsiiser ainsi «es vonx Inéselos? Mjvtvah.

Àaà y depuis deax jonn je ne la cernais phm.

€e n*«fl« plus ceiie reine éclairée, ietoé^de.

Élevée au-dessus de sou sexe timide ,

Qui d'abord accablait ses ennemis surpris ,

Et d'un instant perdu connaissait tout le |ffix

La peur d'un vain remords trouble cette geiaèe ime :

Bile flotte, elle kèMê0;^m un mol, eQe est fiemme.

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