DEUXIÈME PARTIE
Et qui, Toyant an fiit s'applandir d*vn oarrage. Où la droite raison trébuche à chaque page , Ne s*écrie aussitôt : Timpertinent aalear ! Bon..
BUT, — TUES , DESSEIN. Ce à qaoi on regarde dans ses actions, ce qui dirige la conduite. En agissant ainsi , il a eu un but , des vttet , un dessein. Pascal a fait connaître le but , les vues , le dessein ou les desseins des jésuites dans leur dispute contre Port-Royal.
Hais d'abord entre but d'une part, vues et dessein de l'autre , la différence est fort grande. Le but est quelque chose d'objectif ou d'extérieur : on se propose un but^ on y tend; on y parvient, on l'atteint , ou le contraire. Vue et deuein expriment quelque chose de subjectif, qui est ou se passe en nous : on a des vues , on forme des desseins. Un but est plus ou moins éloigné ; des vues et des desseins sont louables ou blâmables. On peut même dire : le but des vues ambitieuses oudesd^fseins ambitieux des hommes , c'est d'augmenter l'idée qu'ils ont d'eux-mêmes (Nie). On attribue un but à autres choses qu'à des êtres pensants : le but de la vie humaine (Fân.), le but de l'éloquence (Id.). « Le but de la poésie est de plaire à l'imagination, s Ro;.l. Il n'y a que les êtres pensants qui puissent avoir des vues ou des desseins. — Outre cela, le Iml a plus de généralité et se rapporte à tout un genre d'actions , ou aux actions de toute la yie; aussi ce mot ne se dit-il guère qu'au singulier: « Tout le Iml de l'homme est d'être heureux. » Boss. Mais on peut ayoir des vues et surtout un dessein relativement à une seule action et pour un cas particulier. Tous les hommes tendent à ce Iml, la félicité, quoique
avec des vues différentes et des detiettu différents (Pasc).
Vues et dessein diffèrent aussi. Les vues sont plus vagues ; les deueins , plus arrêtés , mieax déterminés. « Ce prince ne faisait jamais rien de public sans des vues secrètes et sans des desteint particuliers. » Vert. Quand on a des vues sur une chose, on ne laisse pas d'y songer; quand od forme ou qu'on a le deuein de se la procurer, on s'en occupe et on y travaille d'une manière plus décidée et plus sérieuse. Avec des vues d'ambition on aspire aux honneurs; avec des desseins ambitieux on suit , pour arriver aux honneurs , un plan de conduite réfléchi et bien ordonné.
On dit ordinairement vues, au pluriel, le pluriel étant particulièrement propre à signifier quelque chose de peu précis; par la rûson contraire, dessein s'emploie de préférence au singulier. « Le dessein que forma Thémiatocle, et qu'il exécuta, de tourner toutes les forces d'Athènes du cêté de la mer, marquait en lui un génie supérieur , capable des plus grandes vues.* RoLL. c Le deissein de Cimon était, après qu'U aurait achevé la conquête de Cypre , de passer en figypte, et d'y susciter de nouvelles affaires aux barbares; car il n'avait point de méàiocras vues. » Id. « Cassius , de retour à Rome , après avoir obtenu par ses brigues l'honneur du triomphe qu'il méritait peu , porta plus loin tes vues ambitieuses , et forma le dessein de se procurer un pouvoir absolu. » Id. Tibère dit dans une lettre à Séjan : « Je me tais en ce moment sur mes vues , et sur le deuein que j*ai de vous attacher étroitement à ma personne. » D'Al,
1* CABARET, TAVERNE, GARGOTE, GUIN- GUETTE; — 2* LOGIS , AUBERGE , HÔTELLERIE.
Lieux ouverts au public , où chacun , pour son argent , peut se procurer des choses nécessaires ou utiles à la vie.
Le cabaret , la taverne , la gargote et la guinr guette sont pour les habitants du pays ; le logis , Vauberge et Yhôtellerie sont pour les voyageurs et les étrangers. Les ouvriers d'une ville , surtout ceux qui ne tiennent pas ménage , en fréquentent les cabarets , les tavernes , les gargotes et les guinguettes. Les personnes, qui doivent visiter ou parcourir une contrée , s'informent s'il s'y trouve, sur les routes et dans tous les lieux où elles veulent s'arrêter plus ou moins , de bons logis ^ de bonnes auberges ou de bonnes hôtelleries.
De plus, ce qui est ofl'ert dans le cabaret, la taverne, la gargote et la guinguette, c'est le yivre ; dans le logis, Vauberge et Vhôtellerie, c'est aussi le couvert. Différence tout & fait conforme à la précédente : les habitués des cabarets , des taver^ nés , des gargotes et des guinguettes , ayant chacun son chez soi près de là , ne peuvent avoir besoin que de boire et de manger , et il est tout naturel qu'ils n'aillent pas demander ailleurs à
loger et à coucher; au Ueu que ceux qax viennent d'un autre pays , par la raison contraire ont besoin d'avoir, outre La nourriture, une demeure, une retraite pour le jour et surtout pour la nuit.
1* Cabaret , taverne , gargote , guinguette. Lieux ouverts au public , où les gens du pays trouvent pour leur argent de quoi boire et mejager.
Cabaret est le terme général. Dans le cabaret , primitivement, on ne tenait que du 7iii^ plus tard on y a aussi seWi à manger. Vin de cabaret (AcAD.). c Un Romain qui avait donné asile à Yorateur Marc- Antoine , voyant chez lui un hôte de cette importance, voulut le bien traiter. Il envoya donc son esclave au oabairet, avec ordre de prendre du meilleur vin....» Roll. «Rolando entra dans un fameux cabarel, demanda du meilleur vin , et dit à l'hôte de nous préparer à dîner. » Lbs.
Un antre, à toute force, en me serrant Im nain,
Me vent mener souper au cabaret voisin. Baegr. « Un jour, étant à Boudry, j'entrai pour diner dans un cabaret. » J. J.
La taverne est un ignoble cabaret , qui donne seulement à boire , mais où on boit à l'excès , où on se soûle ; c'est un cabaret qui n'est hanté que par des ivrognes et par la canaille. «Le inonde a
SYNONTMES À RADICAUX DIVERS.
TU le rebai de toutes lea classes de la société , et surtout de la dernière, s'échappant des galetas, des tovemet, des cachots, des bagnes et des gibets , désarmer, dépouiller, égorger tous les ordres de citoyens.» Lah. «Plongé dans les plus brutales débauches, il a passé sa Tie dans les tavernes et les nauTais lieux. » J. J. c Les plus bas gredins tiennent parmi nous des discours plus honnêtes dans leurs tanemes. » Volt. « Nos Toleurs (en Angleterre) passent leur misérable vie dans des knemes avec des filles perdues; ils les battent, ils se battent entre eux; ils tombent ÏTres au milieu de leurs pintes de plomb dont ils se sont cassé la tête, s In. « La gueuserîe était nion élément. Accoutumé aux soupes d'figypte , je n'aimais que la taverne. » Les.
La gargote est un petit cabaret où on prend des repas à bas prix, et plus ordinairement un méchant peUt cabaret où on mange mal et malpropremoit. «Les deux écus que je demandais au duc d'Orléans étaient pour les donner aux deux chanoinesses de sa part, afin qu'elles eussent au moins pour quelques ^ours à diner de quelque gargote. » S. S. « Nous avions le soir une table particulière. Dans la plus vilaine gatgoU on est servi plus proprement , plus décemment, en linge moins sale , et Ton a mieux à manger. » J. J.
La guinguette est un cabaret hors de la ville, où le peuple va boire , danser et se divertir les jours de fèto. c Nos promenades tête- à- tête hors de la ville, où je dépensais magnifiquement huit ou dix sous à quelque gvMiguetie, » J. J. « Orchestre à peine digne des tréteaux d'une gvingfu^tlte,* Id. c Les violons des yutngueltes. >» In. «Un musicien de. guinguette. > Beaom. « Les fêtes ne peuvent avoir été instituées que par les commis des aides, par les cabaretiers, et par ceux qui tiennent les ffuinguêites. 9 Volt. « J'avais dîné souvent avec deux poètes de l'ancien opéra-comique , dont le génie était la gaieté, et qui n'étaient jamais si bien en yerve que sous la treille de la guinguette, » M àrv. « Je fus élevé dans la guinguette du iluneux Lucas, le premier homme du Gros-Caillou pour les noces et les festins, et surtout pour les matelotes. » Id.
2* logû, auberge, hôteUerie. Lieux ouverts aux voyageurs et aiu étrangers , qui y trouvent pour leur argent tout ce qui concerne le vivre et le couvert.
Le logis, le mot l'indique assez, fournit surtout le togement ou le couvert. Dans un bon logis à pied et i cheval le voyageur trouve pour soi et sa monture un ^te commode.
L'auberge founiit surtout le vivre. « Oronte s'est logé dans une auberge où il a, dit-il, le plaisir de ceux qui voyagent sans leurs peines, parce qu'il voit tous les jours à souper de nouveaux visages. » Vadv. « Si je voyage, on me consignera aux passagers, aux cochers, aux cabaretiers; à peine trouveru-je à manger avec quelqu'un dans les auberges^ k peine trouverai-je un logement qui ne soit isolé. » J. J. < Je pris le taiii de louer une chambre garnie.... Comme Theure du dîner approchait, je demandai à mon hdtesse s'il n'y avait pas quelque auberge dans le voisinage. RUe me répondit qu'il y en avait une
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excellente à deux pas de sa maison , que l'on y était bien servi, et qu'il y allait quantité d'honnêtes gens. 9 Les.
L'hdtellerte fournit également le couvert et le vivre. Mais ce mot, dérivé du latin hospes, hôte, annonce quelque chose de plus grand et de plus relevé que le logis et l'auberge , ou se dit dans un style moins commun. «J'arrivai à Tolède. J'allai loger dans une bonne hôtellerie, où je passai pour un cavalier d'importance, a» Lbs. « Je laissai don Alph<mse dans son hôtellerie. » In. « VhôtelUrie du maître de la poste était la mieux fournie qu'il y eût entre Calais et Paris. » Hav. « Nous ne sonmies ici-bas que comme des voyageurs dans une hôtellerie, ou sous une tente.» FÉH.
logir est peu usité, et, du reste, vague, attendu qu'il signifie en général une maison quelles que soient les personnes qui l'occupent ou. doivent l'occuper. Auberge manque de noblesse : rau5erga ne reçoit guère que des gens de la campagne qui se rendent dans quelque petite viUe voisine pour leurs affaires , avec ou sans charrettes , avec ou sans monture. Le mot hôtellerie lui-même a été dédaigné pour celui d'hôtel , qui est encore plus noble , car il se dit d'abord de la maison d'un grand , d'une demeure somptueuse : Yhôtel de Venise , Vhùtel d'Angleterre. Voy. première partie : Hôtel , hôtellerie , p. 203.
GAIWCnnÉE, DÉCRÉPITUDE. ËUt de l'homme dans rage où il décline.
Caducité est d'abord plus général : il se dit des choses aussi bien que de l'homme. « Le vice le plus inhérent et le plus inséparable des choses humaines , c'est leur propre caducité- » Boss. Caducité, c'est-à-dire mortalité, fragilité, disposition prochaine à choir {cadere), i tomber, à finir. «Il doit rester dans cet édifice rétabli quelques vieilles pierres , reste de sa caducité ancienne. » In. « Je vois en la yieillesse d'Elisabeth lamourante caducité de la loi. » In. « Bâtiment, édifice caduc. » Id. c La chute des maisons ruinées par caducité, ou parles incendies , les tremblements de terre. » Roll. La généralité de ce mot est tellement sentie que, quand on veut l'appliquer à la vie humaine en particulier, on prend quelquefois le soin de le déterminer : la caducité de l'âge (Boss.» S. S.}, la caducité de son âge (Boss. , Mass.).
Lorsque les deux mots se rapportent à la vieillesse, d^cr^pi<ude , qui est le terme spécial, enchérit sur caducité. Il marque d'abord un âge plus avancé.
Caducité vient de cadcre, choir, déchoir, tomber, et par sa terminaison il exprime, non pas l'action ou la qualité efiective de tomber , mais la disposition à tomber; en sorte que ce qui est caduc est sujet à tomber , menace ruine : la vieillesse caduque et ruineuse d'un temple (Boss.). 'Décrépitude a pour racine erepare, faire du bruit, et si^ifie faire du bruit, ou craquer, en se détruisant, car de marque dégradation, destruction. Si donc dans la caducité on menace ruine, dans la décrépitude on est en ruine.
L'idée de l|i caducité enferme l'idée de la vieillesse, et celle de l'affaiblissement des organes,
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OEinUElHLFAlTll:
rien de pLas : c'est ua état dB défcillaiiw. «Crtr tèt mourut de PÊdueité et de dè&iUaMa. » Fàv. c Renvoyer le repentir aux années de caéÊÛté et de difatàlance. > MâS&vIlftlelaiMaieBitaveelenr pèM pour être le support de m coduqn» TieU^lesM.» Boss. «Une Tiguev spirtlnaUe, fui se renouvelle de jour en jour , ne permet pas à sofi Ame de sentir la oadueUë de Tftge. » ip. «Si les pilides dont Votre Majesté a honotré ma taéwUé peuvent me rendre quelque vigueur.» Volt* «Je sais par expérience ce que produit à la loague une forte application , c'est d'éprouver la cmémtUé avant le temps, s D'àl. «De vieilles prétendues repenties, dont l'esprit romanesque était demeuré pour le moins galant, si la eodKctltf de Itge en avait banni les plaisirs. » S. S. « C'est dans une eadueité où il ne parait avoir plias rien de Redoutable à Tennemi qu'il sent plus de léMe que jar mais.» Mass. «Ceui que nous attaqneiis, dit CatiUna à ses complices , affaiblis par la eadmeiêé y énervés par les délioes, sent tombés dans une langueuruaiveieelle. » Roll. ~* L'idée de la d^ erépitudey avec l'idée de la vieillesse, contient oelle dinfirmités, de délabrement de la machine; c'est la vétusté de Tbomme, e'esl on oommeneement de mort. «SAgos vieillards, vous êtes déerépiiiy laoguîssants , cacochpoes, perclus de tons vos membres ; veus ne saunes agir ; vos donleurs augmentent de jour en jour. » J. J. «-le SOIS accablé de touséAtés dans une vieillsfl» que les maladies changent en ^l^erc^ude. » VêiT* ~- • Les reiigieuse» ool toi^jean oooseité à eette abbesse une grande tenAresM , jvaqu'as dersMr moment de sa vie, et dans l'extrême cadmoM de se« ftge-.... Jusque dans la.vieilleawL la pla&d^* cf^pë» elle seuffrait les ineommedilés et les ma* ladies sans chagrin et sans murmure; »< Boas.
Dans la «adMct*^, le oorps neseubler œmmei dit Bossuet, à un édifice dont lies- fonéomeB*s> sont ébranlés. Dans la dfyrépi9udk, le eorps pré* sente d^à un aspect cadan^reur. « On a vu des . pasteurs dans une dêwrépiMU^ ot à peine leur restait-il assez de force peur eoutenir un cadavre tout prêt à fetomber en pourritvpe , songer encore à Targent. » Mass. « Vers qualre^vingts ans, le P. de La Chaise voulul se retirer. La dèeadance de son corps et de son esprit l'engagea à redou^ Mer ses instances. Les infirmités de la détféj^^ tude qui l'assaillirent ne purent le délivrer. Le» jambes ouvertes , la mémoire éteinte , le jugement affaissé , les connaissances brouiliées , rien ne rebuta le roi , et jusqu'à la an il se fit apporter le cadavre et dépêcha avec lui les affaires accoutumées. » S. S. Décrépitude ftdt une image hidause , et décrépit est un terme injurieux, surtout en parlant d'une femme. « J'ai bien peur de* ne npa* rahre que quand une éiécrépiiude avaztoée m'aura imposé la nécessité de ne plus me meiitnr. » Totr. « Us ressemblent à ces vieittarda ATer^p^, qui se font asseoir à leurpeil», quoique, du» cette posture, ils ne soient qu'on objet d»- omdk passion ou de mépris. » D'âl. « La fem^e devient encore plus dégoûtante et phisr afl^ense da&a sa vieillesse, l'objet le plua hideux de la tenre' est une décrépite, » Toir. • Le nmdiaat Iras voulut ehAsser Ulysse de son poste. Retire-toi, dit-
il, vieillard dé^répU^ » Fis. « Fransùca ^ q^ dit-elle , je suis d^^ptle : oa ne peut {dus axa eavieager sans horreur. Il faut me cacher «l f ood d'un cdoUn : j'aima mieux m'y tenir naf&c-inîe le reste de mes joars ,. que d'offrir aax yaajc no oiDj^et elfroyabla. » Les. « Je pense que tous ^tk eu biea des amants dans votre jaune âge. — T[^ daaa , monsieur ^ estr|e que Mme JounUiaa ot décrépite ?»Uoj^
CAURMIIDI, AUUAâGB. Liste de toam le jours de l'année, rangée parmeisetjarsa^Dânee, et maïqués cbacem du nom d'an saial^ .anrcc indicatien des fêtes princq^niK, da crnnmf Mae ment des soiseiiB , des variatJaaarépiHèPtfi dm là lune, ainsi cpm da l'eagmertifan et ê> la dioûnution des jours.
C'est etaetement on que aignifis coinÉriar ; at , ooamie toute» ces connaissances peavent lue présentées brièvemant y le cotoulrûr aeuiéuit dordinaire à an simple ti^laaa. L'oisamoch, an oqhtraire , est toujours an livre, at ce livre oomleDt de plus qne la eàtamiriêr, des obserraliaas asiipnomiqeas , noitamment sur les éctipsas, de psatendus proBOsties du beau et du mauiais tsmjHt des prédictions ftmtastiqaes , l'indisatin des foiras, et quelquefois d'absurdes prescii{*mQ& 9ar les jours où il conviait de semer , de pkat^* de se faire saigner ou da prendre BMéwiaf. ^^^ reste, il est impossible de circansoriie aiee ene entière préotsion le doawinade VùimmÊdki€9A, aujourdlni surtout ^ une partie de k n^iue littéEUlare extrémenant lariée. Il te poUie seas oe titra aaoDmmsneciBHit de efaaqne aMse une foule de petits livras pins au moms ulifes,aâreaséa à diames dasses ettiattant difiiMitBi sv^ tes de matières-. Le calendrMr, la seiis clmiB cmamaoe à tous, et qui est fatiBdoa pear taH&< sert d'neeasiaB.
CAMUB, flAMLB, AVÊMS HfCÉHHDX, IinEII.iaiHT .
qualificatives dfim homme pcopm à kiên IrâK
CapaM» et Mille ont élét rés l'on de Itetre par Voltaira i'« Le i dit-U, peut, et Vh^He «éeste. » Onestcop^Mr en paissaaea, taMie actuellement La «ep^^^^ est une disposition;, quelque ckeseqai proiz:»^^ de eoTle' que l'hamlne oapoU* tmuûhUti xui vase vide, qui ne contient pas, mais qm sai^^P état de contenir, eopaa; l'ftaMlMdestuMfn^lité eiaotiva, qui eoneista à faîea lanr (lud^n*. avoir, tvnir), à bien manier, à agir arec hà0^ Un général capable est natateUement ipi^ > commander-, ou Uen ià a la tout oe qu'ois i^nt sur la guerre, assisté laêmaà pkuiears«BBb»tat un géiiénl kaibOê a ommnandé plaadtef A»» avec saecàa,. U a fut ses pravren. Oa dit «ma vasU capmeUé, et une hobtiei^ conao—ê»/^ juge d prtart au d'après dasinapies imUcaf*^** homme eeteapabfo, qa'id;.foEa faiea^ «fesfif^ vre qn'bn voit ai an h— e est/artiifl, rfilfcàâ biea. Pour fonaer daasi^ets eapaiftlir^ Ifài^ca^ tien doit prapeear à Ifiasitatioa dta»jaa9»9e« lea bommes^piè enit: été àaàtlea.
S^agh-ii de-aequapamrra faire qaeilqa*Qt^v usa place qu'il af» paai
STNONYmS À RADICAUX DIVERS.
demande s'il est capable, plus ou moins capable, < Ne jetez pas vos amis, vos proches , vous-mêmes, qui présumez tant de yotre capacité y sans qu'elle ait jamais été éprouvée; ahl pour Dieu, ne TOUS ^etez pas (en recherchant les dignités ecclésiastiques) dans un péril manifeste. » Boss. « Quoique j*aie mis H. Phelippeaux à cette place , et qull soit très-capable Ae cet emploi, il faut quelque temps pour acquérir la croyance et Tezpérience nécessaires à un si grand emploi. » Id. « Sertorius ne montrait que le dessein de bien élever les en&nts des principaux de la nation pour les rendre capables, lorsquHs seraient en âge, d'exercer des emplois et d'avoir part au gouvernement. » Roll.— Mais s'agit-il de la manière dont quelqu'un s'est conduit ou se conduit d'ordinaire dans un certain genre d'actions ou d'affaires « on dit qu'il y est hMle , plus ou moins habile. «lies sujets de Salomon n'étant point encore exercés- dans le négoce et dans l'art de navi* guer , il a su s'associer les habites marchands et les guides les plus assurés dans la navigation qui tussent ao monda, c'est-à-'dire les Tyriens. » Bûss. -«A la halaiOe de Zama, la fortune sembla prendre pltisir à confondre VhàbileU d'Annîbal, son expérience et son bon sens. > Vortbsq. « Sosibe , vieux ministre rusé , conduisait les affaires , où aa longue expérience l'avait rendu fort habile, » RûLL. c Les gneires contre Séxtus Pompée avaient donné à Octsf e le moyen d'acquérir de VhabUeté dans la marine. » Id. — « Octave avait l'esprit élevé, juste dans ses vues , capable des plus- grandes entreprises, et porté à les cond^re avec beaucoup d^uibtleté'et d'application. « Yeit. Les jeunes gens d'Athènes, qui avaient reçu les leçons des sophistes , n*^êtaient pas tous capables ; les savants et les animes, auxquels Louis XXf donnait des peDàoîa, n'étaient pas tous habiles.
Aétott, qui n'est pas gauche, a beaucoup de rapport avec habile : ils donnent l'un et l'autre fidée d'une actiim £acfl&, dfune heureuse exécution.
Sais yr an lieu qu'on est habile dans toutb une aflaxre compliquée ou dans tout un ordre d'affEuras, on n'est adroU que dans un acte simple ou particulier. De là vient qu'on ne dit pas un tour ^Thabileté cosun» on dit un tour d'a- Oresse, TTn homme habile se montre adroit dans l'occasion^ quand il s'agit d'un coup de main. « Le pape, plus habile, traitait avec plus d'àdcttsse.m VoLi. Le même éerivalD , reprenant Corneille d'avoir prtté à Cléopâtre, dans Rodogune, certain diacwiiru. impradeut « dit A a» sqjel : a Ciéopâtw ik^mt'pmaêméiê^qm^jq^éêt mmàt donnée pour ont IkoBBe Hès-taMr.» ^Àérmi est donc moins général fa'JMti* : il es» aussi mobxs oonrenable pour les grandes choses. « Les Cartba^jkaSm remportileitli pa* la etàmce d*la narine, par fhahUeié en» la constractien à» mhmnat , par Yxukreue «t la teiiitè ano laqaelle ils €ÉBBaient ke nanoBitvne. »^Ko&&. «Le duc de-llarUwroagh étattr A Siint4anee «n^ukvfl courtisan, dans leapayaélsiagewla ptotrAobtie négociateur de son néde. » Ioia. •— BUfiiMidrott est comme le dimimttif d'ta50r .-oa d!t d'un homme qu'il est o^ltuit et Aal»ae(Bos8.,lU>LL.)i
qu'il se conduit avec adresse et habileté (Koll.); ce qui suppose que le second mot enchérit sur le premier.
Industriewf et ingémeux ont cela de commun qu'ils impliquent également l'idée de fécondité de l'esprit : l'homme industrieux ou ingénieux sait trouver en lui-même ou par son génie des moyens » des expédients, c'est un homme de ressource. Ces deux mots se rapportent moins à la manière d'agir, qu'A ce qu'il faut pour agir.
Cependant industrieux n'exprime pas cette idée aussi purement qa\ngénietLX , il ne difl&re pas autant des mots qui précèdent, il conserve avec la manière d'agir une certaine rdation ; si bien que l'homme industrieux est tout A la fois adroit et inventif; au lieu que Vingénieux est inventif seulement ou considéré seulement comme teL L'antiquité vante lea outragea «fMbMlmi«« de Dédale; quoi de plus ingémeux que les fiotioDS de la mythologie grecque? On dit<les maina industrieuses , et une invention ingénieuse. < La main industrieuse de l'art a conduit ces eaux , par mille' détours^ sur des pentes de verdure..... Un caprice ingénieux semblft avoir dessiné les jardins que ces ondes arrosent. » Xabk. — II y a dans l'tndustrieux plus de dextérité -, c'est par la façon ou main-d'œuvre qu'il se distingue. « Le mot incurable n'a été encore enchâssé dans un vers que par l'tnditftrteux Racine.» Volt. «Des coUficheta de fier ou de laiton « quelque' bien travaillés qu'ils puissent être par des mains industrieuses. » lo^ < n ne me reste qu'à admirer la belle reliure de Jouame : en vérité, il n'y a rien de plus tndttftrieux. » Boss. < Où pouirai-je trouver un méde* cin assez industrieux pour manier dextrement une partie et si malade et si délicate? » Id. H y a dans Vingénieux plus de sagacité » c'est par Tée» prit, le talent Y la ruse qja^il brille. « Les figyptiens sont ingénieux et spirituels. » Volt. < Ou'un hemme(un prédicateur] a mauvaise grâce de vour loir faire l'inventif et Vingénieux^ lorsqu'il devrait parler avec toute la gravité et Tautorité du saint' Esprit 1 » FâN* « Nous savons qne U malice de Satan est ingénieuse; que son esprit inventif n'agit que par des artifices fins et déliés, et par des machines imprévues. » Boas. « Invente encore quelque machine înconnuet ^ cmauté ingénieuse! ' lo.
rapprends que, pour ravir son çifani an supplice,
Andromaqae trompa VingénUmx Ulysse. Rao. Le castor est industriâux; dans les fables de Lafontaine , le renard est souvent ingénieux.
InUlligent et enUndu ressemblent à tndustrieux et A ingénieux en ee qu'ils regardent aussi la théorie plus que U pratique , les lumières de Fesprit plus que l'action et la conduite. Mais , au Ueu que Vindustrieux et Vingénieux inventent , VinteUigent et V entendu conçoivent; leur r61e est plus modeste , ce sont des gens subalternes , doués u"une qualité secondaire qui consi^e à voir des rapports existants , A saisir toutes les circonstances d'une aflinre et ce qu'elles demandent, à bien sfitendre, à suppléer même les détails qui manquent dans ce qui estordonnA. Un officier (VoLT.)t un mimstra (BDin^n.y inuXttgewt; un économe entendu (Rboh .)•