‹ Dictionnaire des synonymes de la langue française avec une introduction sur la théorie des synonymes, ouvrage qui a obtenu de l'Institut le prix de linguistique en 1853 et en 1858 (volume 2)Chapitre 263 sur 426 · DB8C · texte numérisé non relu

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£n outre, on cas^ à cause de sa paréciaion, s'emploie bien quand il est question d'événements présents ou passés. « Jansénius n'eet hérétique qu'au cas qu'il soit oonforme 4 ces erreurs oon> damnées. » Pasc. « Je ne donnerai ici le» règles que de ta première jnétbode; et encore au cas qu'an ait' accordé les principes. » In. « Les Pétaviens n'auraient pas cacbé à Gwcilasso le secret de conserver ks corps , ém cas qus cet art eût encore été connu au Pérou. » Bof^F. Mais en cas ne convient que quand il s'agit d'^énements à venir, etf par conséquent, mal déterminés. a Bémocrite promit à Ûacius de faire revivre la reine , en eas que Darius lui pût fournir dans ses fitats trois persMines à qui il ne fût rien arrivé de désagréable. » Féx. « Je ne sais ce que je pourrais dire ou écrire assurémeot du bienfait de ce prinee , eu cas qu'il se présant&t occasion de l'en remercier. » Dsec.

Bnfin, ott sas désigne un événement plut vraisemblable ou moins hypothétique, et eu cas un événement plus contingent, plus conditionnel, plus incertain. « Louville se hasarda d'aller voir passer le roi d'Espagne, et pour tenter si, en le voyant, il ne serait pas tenté de l'entandre , au cas , conune il était très-possible , qu'on lui eût caché son arrivée. > S. S. « Quabt à ce que vous trouvez de trop poétique pour pouToir plaire à notre monarque, je le puis changer en cas que l'en lui présente mon ode; ce que je n'ai jamaia puétendu. » La7.

GASSBR, ROMPUS ;^BaiSBE, FRAGAftSER.

Mettre de force un coxps solide en morceaux.

Casser et rompre se resemblent beaucoup^ mais non pas au point d'équivaloir l'un i l'autre. D'abord , ils ne se disent pas-des mêmes choses. On se sert de casier en parûnt de 'celles qui sont fragiles, dont les parties sont seulement adhérentes, ou si roides et si dépourvues d'élasticité, qu'elles se quittent eu se sé^urent las unes des autres philôt que de ph>yer. On casse le verre, la glace, la porcelaine, la faïence, le marbre, des tuiles, des osufs, des noix, et autres choses semblables. « La plupart des os sont d'une subsUnce sèche et dure, incapable de se courber, et qui peut être cassée plutôt que fléchie. » Boas. Mais

pour ètiê séparées» qu'on les anache lea unes aux autres, qu'on déchire les liens qui les retlenaoït ensemble. On rctnpt un ressort, une porte, des nœuds, des liens , une branche d'aibre, une baguette et autres corpapliants.

I'ei«oB|é oeUe mit un songe époovenleble : Su tombant, mon miioir s'esl caste sur ma table; Mon lacet a*est rantfu. Làv.

c L'essieu de derrière rompit tout auprès de la roue; la roue tomba, nous versâmes sans que la glace de devant, ni celle de la portière , du côté que la voiture versa, aient été cassées. > Doj>£fp. De plus, l'action de casser ne se fait pas eomnae celle de rompre. On casse en frappant, en choquant, en heurtant ou en laissant tomber. Le pot de fer ouse le pot de terre qu'il rencontre, a Gra.tes donna un grand coup de bâton au travers de la marmite, et la cana en plusieurs morceaux. •» YéjR. « Comme Zenon sortait de son école , il ae heurta contre quelque chose et se ca^iu le doigt, b lo. On rompt en faisant céder ou succomber sous le poids ou les efforts , en triomphant enfin de la résutance oppposée. Un fleuve rompt ses digues; en rap{)rochant les deux bouts d'un bftton encore vert, on finit par le rompre ; en faisant certains efforts on se rompt les reins; on est rompu de fatigue ; la surcharge dee fruits £ait rompre les arbres. « Il a f^lu que l'artère fût d'une forte structure peur empêcher que le sang ne rampU ses vaisseaux à la manière d^un vin fumeux. » Boss. — Que si on casse plutôt de petits olijets, comme un vase ou des œufs, et si on rompt plutôt des objets considérables , comme un essieu , un mât, un pont, c'est que ceux-ci exigent plutôt que ceux-là l'emploi d'une' force qui pousse, presse, fatigue et finit par faire plier.

Enfin , bien que certains objets ne soient bons qu'autant qu'on les casse , comme les jaaix et les Q9u£s, par exemple; cependant, en général, l'action de casser a pbur effet de rendre la choee cocsée vaine , inutile ou insuffisante pour le service ^ suivant le sens du mot cassus , d'où vient coxaer. Une bouteille cassée, un pot cassé, ne servent plus ou servent mal. Un arrêt can^ est nul; un officier cassé est sans emploi ; un homme cassé, i raison de son âge , n'est plus propre à rien, pas même à accomplir Les fonctions nécessaires à j'entretien de la vie. On casse des meubles, des instrumenta, des outils, choses susc^tiblea d*ètxe mises hors de service. « Diogèue cassa son écueUe comme un meuble qui lui était inutile. > FÂN. — Mais cette idée accessoire est étrangère à rompre. On rompi le pain pour le distribuer ou pour le manger ; un homme rompu aux aflkires n'y est pas impropre , tant s'en faut ilompre un cheval, c'est l'assouplir. C'en est fait d'un mariage cassé; un mariage rompu signifie quelquefois un mariage en projet, qui se pourra re* nouer plus tard.

Briser, du grec ^p£6ci>, gpte»^ I6pura, cbai^ger, fondre sur, est, par rapport à casser comme par rapport à rompre , augmentatif ou complétif. On brise en mettant, non pas seulement en morceaux, mais en mille morceaux , en pièces.

on rompt des corps doDt les parties sont liées ou ruines , en débris , et en agissant non pas seuleenchalaées les unes aux autres et qui demandent, ment de force , mais violemment. Un vent impé-

SYNONYMES A RABiGAUX DIVERS.

tuenx brûe xat )aanr»Tirf iljette contre tiû Todrer. « Le Seigneurne cessera de hrinr l'infqaité, de ia mettre en pièces. «Boss. « Cette statae Art brisée et rédiâte en ptradn. » Roli. « Peitt-fitre qu'à force de Jnûer un t^orps solide et d'en détacher tontes les parties, on le fait détenir Uqnide.» Boss. « Bans sa colère , Vo!se jeta les tàAes ^e la loi et les hrisa an pied de la montagne. » Tolt. Acbftie , pour secourir Iphigénie ,

A 8U briser des Grecs les trop teU)les barrières. lUc. Diea fit choix de Cjms..., Srisa les flen remparts et les portes d'airain, VU des snperties rois la iépenilfo en «a soela* I». . . . Tottles-Tons que d^npura asnssina Vleniient hriser l^atald , Iffûler lea diénAInsr In.

« J. C. ne brisera pas le roseau cassé.,.. fiiiteS'<eB autant à TOtre prochain infirme : prenez garde qu'en passant tous ne marchiez sur Ini et n'acheviez de le rompre. » Boss. « Ce zèle amer et mtraitable achève de hriser un roseau dé}& cassé. » Mass. « Ame cassée et brisée , où Teau de la grâce ne tient pas. ^ Boss. « Craignez -cette justice rigoureuse, qui fulmine, qui rompf et qui brise. » Id. « Vase de boue ! celui qui fa fait est en droit de te briser; et loin de te frrtfer, le roilà qui craint d'être obligé de te rompra .* il te menace par miséricorde, s Yis.

Fracasser, du latin frangere, , fhMtam, fifnebérit encore sur briser; c'est mettre en mille pièces , faire voler en éclats, et des choses fragiles, c'està-dire qui peurcnt être -cassées, pfaitAt que des choses qui peuvent être rompues. On fracasse de la porcelaine; le canon brise des remparts. « Les machines (^Invenièes par Archimède) , ramenant le vaisseau vers la terre , après Tavorr fait pirouetter longtemps, le brisaient et le fraeassaisfU contre la pointe des rochers. « Boll. « Après la tempête, des arbres épars dans la plaine la couvraient de leurs troncs brisés «t de leurs branches fracassées. * HAsm.

L'intrépide Hipp<fl7te

Toit v4er«n édais tbvA'vmdtuBt/meaisé. tinc.

CKVTtOK, GAIUDIT, BÊPONBANT. Dîflérents noms- applicables à un homme qui se Sut fort on qui s'engage pour un autre.

Caution est le latin cautio , de cautus, avisé , prudent, de cavere, prendre garde, veiller à, se prècautionner, prendre des mesures contre. Garant déri^ du celte ou du tudesque warrant, qui garde , défend , maintient. La caution se rapporte plutôt à Pavenir; elle vient à Fappui d'une promesse et en assure l'eaécution. « Hûs , seigneur astrologue, ces prospérités et cette gloire que vous dites que le ciel nons promet , qui en sera caution ? • Hol. c Je vous suis bien «cnffwn que le titre d'encyclopédiste ne tous fera moun tort auprès de H. du Chftteht. » ^^T.

Tous deviendrez afanaM», et jVn avis «Mition. Id. « Keganler le passé comme eaution de ITaveoir. » VxBT. a On ne peut s'assurer de rien 8V«o V . de Cambrai, qui fait tout imprimer hors du royaume, saxB que personne puisse lui serrir de caution touchant le silence qu'il offre. » Boss. « Quand saint Pierre descendrait du ciel pour m'emprunter dix pistoles , et qu'il me donnerait la Trhiité

c L'honneur aoquis est mu»km de oehii qu'on doit acquérir. » Lauocb. « le v«us promets, dit Sancho, sous la cauiion de K. aaint Anmose, ^être ici au jour marqué. « Les.

Le garant concerne prhifdt 1» préseai mi le passé : il vient à l'appui d'une assertion dent il assura la vérité, d'une qualité ou d'un événenent dont il assure rexistenee. « Quand un auteur me rapporte un fait, je k crois dans une chose d'usage dont il a ses ^euz pour témoins , et pour gwrant la foi publique. i> Boas, c Ne«s n^ms peur garant de la validité de uotre baplème qi» la seule autorité de l'figlise. » In. « HonNoe eat mon ^OfTifif , quand j'ose soutenir qu'Homère s'assoupit un peu quelquefois. » YÈn, « Il veut qu'on le croie sur parole et sans cher de garants, » BuTF. c -C'est une triste vérité qui a peur ^onMlt tous les siècles où le hixe a régné. » Coin>. « Je ne descendrai pas jusqu'à des jnstificatkntt : je ne veux d'atiftre garant ée ma condoiie que t^ même, que nofare anmiir, que mes ftaonm». »

MOHTBSIS

Et dans mes sentfmems , assez bien déclarés , Tes décries TOBconiraiemdeB ^«ranrxaesvrés. Mob. Mol, ^ lui ceignis amwleohasp Im ortiUes^ ' S*U s'était fes gmnmt de tout ce qu'il m'a dit. kL « Les chivalien» errants d'une certaine réputation vont cto pair avec les têtes eouroBBée», jacaaam on le peot lire dans les lirres de chevalerie , qai sont garants ée cette vérité. » Las. « X« v«mis que tu vois sur ces médaiUea est garamt de leur eteellence. » Id.

De plus, la oamtian se donne aux personnel^ et les rend dignes de confiance, les accrédite : on homme , et non pas un objet , est siqet à caution, a On s'assura de œ prince, dont le ps^ie et le oroi d'Bspagne se rendirent caution. » Bosa. « Celui qui était infiniment riohe (J. C.} se constituait caution pour les insolvables. » Id. « J'ai plus d'une lainn de compter sur son coeur, et de metUeuras «awfiofis de lui que lui-même. « j. j. «c Gioéron sentit à la fin quel poids c'était pour lui que de s'être rendu la. caution d'Octave enven la république. » Roll. « Je comptais l»en que, pOQF me faire trouver des espèces , il ne se rafoseradt pas d'être ma caution.» Lbb. — Le garant se donne aux choses, et les rend sûres , solides^ cettainee, les fortifie, les autorise. « Eu se leadant garants de vos droits , les médiateurs vous ont dispensés de les défendre vous-mêmes. > J. J. c lis aUégnaôtnt mon expositioa pour garant de leur doctrine. » Boas. < On nous ragaiderait airac raison comme les Cealau» et ks garants ét-œa erreurs. > In.

BHe ae' fait pss' Tvir easeï sen senUmeat ! Quel gmtust at^o «noor qtse rotrs aaneor denumto?

Mol.

« Je voua demande sf je dois être garant d'aiit» cfaoae que de ce que je cite. » Pasc. ■ Pour rassurer les pvetestants, Henri IV avait donné te gouvernement du Poitou à Roany^; il ne pou wit pas tmnwr un meilleur garant de la 1x>db6 volonté qu'il oonservait peur eux. » Cokd. — Vous éteaiMNrftonde votre ami, et garant de sa dette. La prudence commande de ne compter sur las

pour caution, je ne les hn prêterais pas. • J. J. inconaans que moyennant caution', «t de ne faire

DEUXIËHE PARTIE

fond sur les choses nouTelles que moyennant ijarafU, Deux personnes solidaires sont cautions l'une de l'autre; le Tendeur est garant envers l'acquéreur de la propriété de la chose qu'il lui a Tendue. On ne cautionne que les personnes; on ne garantit que les choses.

Le répondant est une caution ; car ou est ré" pondant d'une personne et non pas d'une chose , et ce qu'on certifie de cette personne, c'est sa con> duite future. Hais catUion, venant 'du latin, se dit principalement en termes de palais; d'autant plus qu'en latin même il était surtout usité au barreau. Répondant, au contraire, ne convient pas dans les matières de droit et de justice ; c'est un mot du langage commun* « La réponse de saint Paul signifie une caution, ou comme nous disons, un répondant. » Boss. Il s'emploie bien dans des locutions familières , dans celle-ci , par exemple : « Voilà un bon répondant!» Acad. Et ce qu'il désigne ordinairement dans la langue commime ou familière , c'est une sorte particulière de caution , celle qui rend bon témoignage d'une'personne , qui atteste qu'on peut se fier à sa fidélité , qu'on en sera content. L'enfant qu'on baptise a pour répondant son parrain ; et le domestique qui entre dans une maison , la personne qui le présente et le recommande, c Chez les chrétiens, il fallait, pour être initié, àea répondants , des cautions , qu'on appelait d'un nom qui 'répond à parrain, afin que r£glise s'assurât de la fidélité des nouTeaux chrétiens. » Volt, c Je n'ai, pour me recommander, ni protecteur ni répondant ; j'espère aTec le temps être ma eaution moi-même. » Mârm. « Allons chez le licencié , qui a besoin d'un valet; je toux te présenter moi-même et te serrir de répondant. » Les.

CAVERNE , GROTTE , ANTRE , TANIÈRE. Lieux . creux dans des rochers , dans des montagnes , BOUS terre.

Caverne t latin cavema, de canea, caTité, qui a du rapport aTec cap , racine de capere , recevoir, contenir, signifie un lieu vide, concave, en forme de voûte. C'est le terme générique : aussi forme>t-il un adjectif caverneux, et sert-il à définir ses synonymes. — Il a cependant une nuance distinctive qui consiste en ce que la caverne est propre à enfermer de tous côtés, comme sous une voûte. < 1ms ducs (oiseaux de proie nocturnes) nichent sur des arbres creux, et plus souvent dans les cavernes de rochers , ou dans des trous de hautes et vieilles murailles. » BuFF. a Les hommes, avant d'avoir construit des maisons , ont habité les cavernes. » In. «Les albinos ne peuvent soutenir les rayons du soleil; ils ne voient que dans le crépuscule ; la nature les destinait probablement à habiter les cavernes, b Volt. « Une jeune fille sort du couvent comme une personne qu'on aurait nourrie dans les té-

un lieu de sûreté. « Un dragon gardait un trésor dans une profonde caverne. » Fi^ix. Calypso indique à Mentor une profonde caverne où se troavent cachés tous les instruments nécessaires pour la construction d'un vaisseau (lo.). Philoctète voyant Hercule en fureur (In.) , les confesseun de Jésus Christ persécutés par les païens (Bodbd.). Mahomet poursuivi par les Mecquois (Volt.) , et le prince Charles Edouard Stuart par les soldats de Georges n (In.) , les calvinistes traqués par les troupes de Louis XIV (In.), les chrétiens d'Espagne dépossédés et tourmentés par les Maures (Lbs.), se retirent et se cachent dans des caverne*. Crassus , proscrit par Marins et fugitif, ayant rencontré en Espagne, proche de la mer, une grande caverne^ il s'y enferma avec son monde (Roll.).

Grotte , de grotta , qui s*est dit dans \a basse latinité , d'où il a passé dans la langue italienue , est le nom donné à des cavemef pittoresques que vont visiter les curieux. La grotte de Fingal. c Les grottes où se forment les stalactites et les stalagmites sont communes. > Volt. « Cet accroissement des stalactites est très-sensible et même prompt dans certaines cottes. » Buff. < Quand je voyage , aperçois-je une ^otfe , je la visite. » J. J. — Le plus souvent les grottes sont de petites caveme«. c Ces vides (produits par le» eaux) forment des grottes et des cavernes. > Betff. c Une caverne antique dans des rochers inaccessibles, une grotte formée par le temps dans le tronc d'un vieux arbre , au milieu d'une épaisse forêt, servent à l'ours de domicile, s Id.—D ailleurs ces petites caverne* sont d'ordinaire des retraites champêtres décorées par la nature ou par l'art. La groUe de Calypso. Si oo se sauve dans une caverne pour y être en sûreté, hors d'atteinte , on se retire dans une grotle pour y être seul, pour respirer ou rêver 4 l'écart, pour jouir du repos. « Anaîs aimait les plaisirs solitaires : souvent elle quittait un palais enchanté pour aller dans une grotte champêtre. » Moktesq. Une grotte est auprès , dont la simple stmcture Doit tous tes ornements aux mains de la nature. Un vieillard vénérable avait, loin de la eoar. Cherché la douce paix dans cet obscur séjour. Voz.t.

« La fée se retira dans sa grotte , résolue d'y pas ser quelque temps à délibérer. » Les. — On dit une caverne de voleurs ou de brigands *, les anachorètes habitaient des grottes.

Vantre , grec &vTpov , est une caverne profondément enfoncée et pleine d'une obscurité qui n'empêche pas seulement d^étre vu , mais noire . épaisse, ténébreuse , dans laquelle on est comme enseveli. « Au jour de la résurrection » Jésus- Christ ira recueillir nos restes dans le fond des antres et des cavemee , dans les lieux du monde les plus obscurs et les plus cachés. » Bouan. Le$

nèbres d'une profonde caverne , et qu'on ferait cachots sont des antres profonds ; on ne peut

tout d'un coup passer au grand jour. » Tiv. — percer les ombres de ces noires demeures, ni dé-

Le plus souvent la caverne est considérée comme mêler les misérables prisonniers au travers de

un lieu où on se met i l'abri ou à couvert, non ces affreuses ténèbres (lo.). L'obscurité de l'antre

pas contre les rayons du soleil, mais contre les va d'ordinaire jusqu'à inspirer l'effroi et une

regards ou les poursuites; c'est un lieu secret ou sorte d'horreur, a La demeure de Benoît, c'est

un refuge. Aussi le mot latin cavere , si voisin de un antre ténébreux et plein d'horreur ; on dirait

eavemà , signifîe-t-il se mettre en garde , chercher plutôt que c'est un sépulcre que la demeure d'un

SYNONYMES À RADICAUX DIVERS

homme TÎTant. » Boum». — Ce mot offre presque toujours i la pensée quelque chose de sombre , d*affreuz et de redoutable soit par la nature même de la chose , soit par ce qui s'y passe , soit par ce. qui l*habite. VarUre d'un lion (Fén.), V antre de Polyphème (Roll.) , Vantre de la sibylle (Fin. , BoiL.) , de la Jalousie (Uontbsq.) , de la Discorde (Volt.) , de la Chicane (Id.) , de l'Inquisilion (Id.); les antres de la police (Id.).« Chaînes forgées par la tyrannie dans Vantre de Timposture. > lo. « N'a-t-on pas yu de ces débordements de l'espèce humaine, des peuples, ou plutôt des peuplades d*anlmaux à lace humaine, sortir tout à coup de leurs antres , marcher par troupeaux effrénés, tout opprimer, ravager les cités, renverser les empires...? » Burp. La terre s'ouvre, el ne s'offre à la vue Qu'un antre sombre, enAimé, cavemeiix, Où d*un brandon l'éclat Tuligineai Semble éclairer par ses lueurs fanèbres L'al&euz manoir du prince des ténèbres.

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