DEUXIÈME PARTIE
état à cet exercice s'appellent plutôt négociants que commerçanti; et c'est pourquoi négociant est bien plu^ usité que commerçante quoique négoce le soit bien moins que commerce. —• ^u reste, négoce ne signifie pas seulement en général le commerce par rapport à sa pratique et aux occupations de ceux qui s'y livrent, mais aussi , en particulier , l'espèce de commerce ou d'occupation de certains agents , placés entre le producteur et le consommateur pour moyenner les échanges , et travaillant à les mettre en rapport , à les rapprocher, à faciliter les ventes et les achats. En ce sens le négoce est moins étendu que le commerce. Il y a commerce partout où il y a échange, choses données et reçues, là où, par exemple , le producteur vend ûmmédiatement au consommateur; et le nom de commerçant convient à tout homme . qui par état contribue à mettre des produits à la portée des consommateurs, et d'abord au producteur lui-même en tant qu'il fournit et vend des denrées. Mais il n'y a négoce qu'où il y a calcul, entreprise, spéculation pour le placement des marchandises ; et le négociant , comme le courtier, est parmi les commerçants un homme éclairé ^ laborieux , instruit des moyens des producteurs et des besoins des consommateurs , et cherchant à les accorder ensemble ; c'est l'homme qui proprement fait les affaires du commercct l'agent le plus utile du commerce. •
Trafic , de traficium , mot de la basse latinité , est composé de tra, trans, au delà, d'an endroit à un autre, et de facere^ faire, agir, travailler. Il exprime une industrie qui consiste à acheter d'un premier vendeur en un endroit , pour revendre au consommateur en un autre, de manière à retirer un certain profit. Le commerce de transport ou de commission est proprement un Ira/ic.c Les Anglais et les Hollandais , ces deux nations commerçantes, seront toujours pour le prince qui favorisera le plus leur trafic. » Volt. — Le revendeur fait aussi le trafic : Mme la Ressource, revendeuse à la toilette, dans le Joueur de Regnard, dit d'elle-même :
On tâche, autant qu'on peut, dans son petit trafic, A gagner ses dépens en servant le public. —Ce mot, à cause de la bassesse de son origine , est particulièrement propre à marquer un com- •merce petit, uniquement inspiré par Tintérêt. « Montrez aux filles de qualité le trafic qu'on ' peut quelquefois établir en certains pays pour y diminuer la misère.» Tiv. « Gomme Aristote avait déjà dissipé tout son bien, il était obligé pour subsister, de faire trafic de certains remèdes, qu'il débitait lui-même à Athènes. » In. — Souvent même trafic se prend en mauvaise part pour indiquer un gain trop fort ou résultant de la vente d'une chose qu'il n'est pas permis de vendre. Un misérable trafic de librairie (Marm.); le trafic des mauvais livres (Lab.). c Les âmes intéressées abandonnent leurs trafics usuraires et consentent à des restitutions. » Boukd. «L'infâme trafic de la simonie. » Pasc. « Le mariage est devenu parmi nous un trafic mercenaire,
donnera à Tyr des facilités pour rétablir soa négoce et son crédit, elle retournera à son trafc honteux, s Roll. « Les hypocrites fout trafic At la religion, v J. J. c Les Circassiens font trafc de leurs filles. » Volt. « Luther éleva sa voix contre le trafic de tous les objets de la religioo.» In. « Constantin permit aux pères de vendre leurs enfants , mais il ne permit ce trafic qu'aux pauvres, s In. Autrefois , en France , on achetait les emplois de judicature : c'était, suivant l'expression de Voltaire, un trafic honteux.
GOllMIS, EMPLOYÉ. Ces mots représentent SOUS' le rapport de leur condition des agents, des personnes subordonnées â d'autres et payées par elles pour faire à leur place certaines affaires.
Le commis a une commission^ Vemployé de Vemploi; le commis a un commettant dont il suit les instructions , Vemployé un chef dont il exécute les ordres. Commis annonce quelque chose de plus relevé et de plus important : le commis a la confiance de celui qui lui commet le soin de ses affaires, et, pour s'en acquitter, il jouit d'une certaine indépendance, et peut faire preuve de beaucoup de talent; mais Vemployé n'est guère qu'un instrument, quelque chose dont on fait usage , qui a trouvé une application.^ On parle de la fortune des commis puissants *, on plaint le sort des pauvres employés.
Les commis reçoivent des appointements, c Avez-vous donné \ tous les commis des bureaux de vos ministres des appointements raisonnables ? > FiN . — Mais ce sont proprement des gages qu'on donne aux employés, c Ce nombre monstrueux ^'employés (à la gabelle] mourraient de faim, s'ils s'en tenaient à lejn gages. » S. S.
Voltaire dit de Pellisson qu'il fut premier commis et confident du surintendant FouqueU il se dépeint lui-même cooune un commis de ministre , qui extrait les archives des malheurs de son siècle. Mais , pour donner une idée de la bassesse d'extraction de Rouillé , secrétaire d'Etat des affaires étrangères, il rapporte qu'il était fils d'un employé dans les postes-, et ailleurs il se moque d'un nommé du Jonquay, qu'on prétendait docteur es lois et destiné à devenir conseiller au parlement , et qui < n'avait pu seulement demeurer garde dans une brigade d'employés des fermes. »
a II faut aux compagnies , dans la capitale , des administrateurs, des directeurs, des commis^ des employés.» Conn. « Ceux qui prétendent que l'acte par lequel un peuple se soumet à des chefs n'est point un contrat, ont grande raison. Ce n'est absolument qu'une commission , un emploi dans lequel , simples officiers du souverain . ils exercent en son nom le pouvoir dont il lésa faits dépositaires. 9 J. J.
COMMUN , — GÉNÉRAL , UNIVERSEL. Qui convient ou est propre à plusieurs.
Commun a visiblement moins d'étendue que ses deux synonymes : ce qui est commun convient ou e^ propre au plus grand nombre , à la plupart
où l'on se donne l'un à l'autre selon ses revenus ' seulement; au lieu que ce qui est général ou
et ses héritages. » Boobd. « A proportion que Dieu versel convient ou est propre à tous. Aussi n'est-
SYNONYMES A RADICAUX DIVERS
fkss rare de trouver général et universel mis [^ commun par gradation. « Un jeune homme utait ainsi au devoir commun et général une [igation particulière, v Holl. « N'est-il pas ange que la médisance soit le vice le plus nmun e\ le plus unitersel^» Bourd.
G'néral et universel sont plus difficiles à disiguer l'un de Fautre.
Ce qui est général est commun à tous , colléeement considérés , en gros , en n'ayant égard Tau genre / ee qui est universel est commuai à 15, indiridaellement considérés, en détail, avec Jtion à chaque particulier. Un prince a, des frets de ses sujets, un soin général ; mais la évidence de Dieu est universelle. Les lois peust être Texpresslon de la volonté générale, sans 'il soit besoin , pour connaître celle-ci, de conter chaque citoyen par le suffrage universel, "iéiiéral , ne rappelant Tidée d'une totalité que [De manière sommaire, n*est point incompa- Le avec des exceptions. Aussi dit-on proverbialent : il n'y a ^mi de règle si générale qui it son exception. « Les exceptions ne servent à conârmer la règle générale. » Bourd. a Ces )ses générales ne sont pas toujours sans quele exception. » Boss. < Malgré la corruption géraie, il reste encore des gens de bien répandus rtout. » Mass. « Les uns voulaient que l'on se rnât au supplice des chefs ; les autres croyaient 'une sédition si criminelle demandait une pution plus générale. * Roll. — Universel^ au Dtraire, portant la pensée sur les individus ou particuliers, ne souffre l'exclusion d'aucun. Jd. miâènoorde de J. G. , qui remplit toute la ne , est u/nvursélle. Pas un seul pour qui ses as et son sein ne soient ouverts. » Bourd. Le suprême domaine de Dieu est universel ; 05 exception et sans bornes , il détend à tous, t . s C'est un fait constant , public , universel et [15 exception. ■» Boss.
Général peut regarder un genre subordonné, e totalité spéciale; universel ^ comme univers unixersaliU , regarde toujours le genre le plus ge. Procession générale; déluge universel. Une iloire générale peut n'être relative qu'à un seul 3ple: Thistoire universelle embrasse les évé- Dients qui se sont passés chez tous les peu- :£. « Ces exemples confirment dans l'esprit des ns du monde le préjugé universel sur l'avarice s prètT'rs; car le monde fait au sacerdoce une ;be générale^ et comme incurable, de ce vice.»
lSS.
Une dernière difTérence , trèsrimportante , conte en ce que général est abstrait , et universel ;cTet. On dit l'agitation générale de l'âme a.) , et avoir le corps frappé d'une plaie uni- '$t\U (Roll ) ; consentement ^^n^ral (Acad.), et ^te universelle (Acad.). Général n'implique pas, mne le plus souvent universel , un rapport à i^ce ou à l'étendue, c Cette idée générale de ^o*<>u s gravée dans l'esprit de tous les peuples , re{.andue par toute la terre , est trop univer- U pour être une idée chimérique. » Bourd. :n usage universel est une preuve manifeste QLe tradition générale vient de la première aille d'où sont sorti? tous les hommes. » Roll.
« La fin générale de l'Église dans le jubilé universel, est d'exciter les fidèles à prier pour tous ses besoins. » Boss.
!• COMMUN, ORDINAIRE; — 2» VULOAIRB, TRIVIAL. Qui n'est pas rare.
Commun et ordinaire ont une plus grande étendue de signification : ils se disent des choses de l'ordre naturel aussi bien que de celles de l'ordre intellectuel et moral : les plantes communes d'un pays, l'effet ordinaire d'une cause. Maisru^ gaire et trivial ne s'emploient qu'en parlant des personnes ou de ce qui s'y rapporte , et toujours en mauvaise part , pour désigner quelque chose (ie peu rare , c'est-à-dire de peu estimable , considérable ou admirable : des pensées , des expressions vulgaires ou triviales, a U faut que je corrige un endroit de ma lettre sur le mot vulgaire: vous entendez par là des sentiments bas ; en efTet, c'est sa signification : c'est moi qui ai eu tort en !e prenant pour des sentiments ordinaires. »
DUDEPF,
Agréez de mon art les présents ordinaires; Ne les recevez point en hommages vulgaires. Dans U roule de ceux qu'attire ce séjour. (Dédicace de l'opéra de Roland, pour LuIIy, au roi.)
Lat.
Un homme commun ou ordinaire n'a rien de brillant , est moyen ou tient le milieu dans la classe des hommes sous quelque rapport que ce soit , pour la taille , la force, la beauté , l'intelliîj;ence, etc. j un homme vulgair» ou trivial manque .osltivement de noblesse dans les sentiments ou dans les idées. Ce qui est commun ou ordinaire n'est rien moins que singulier, se voit souvent; ce qui est vulgaire ou trivial n'a aucun caractère de distinction.
!• Commun y ordinaire.
Commun , qui appartient à plusieurs , se dit des objets, des états, des choses qui sont; au lieu qu*ardi»air« , qui se produit par ordre ^ règlement , à diverses reprises , se dit des actions , des usages , des choses qui se font ou qui arrivent. Les monstres sont communs en Afrique ; les tremblements de terre sont ordinaires aux Antilles. L'homme frugal, se nourrissant d'aliments communs , évite ainsi la plupart des maladies ordinaires. Dire d'une manière singulière des choses communes a pour effet ordinaire de soutenir des ouvrages en vers , assez peu remarquables d'ailleurs, c Dans le cours de la vie et des révolutions qui y sont si ordinaires , il n'est rien de plus commun que ces sortes d'états.» Bourd.
Que si commun se prend aussi dans l'acception d'ordÎMairc , pour qualifier des actions , des faits, des événements, il en difi'ère même alors en ce qu'il est relatif tantôt au nombre des lieux où la chose se produit , tantôt à celui des personnes qui y prennent part , mais non pas comme ordinaire , au nombre de fois qu'elle se produit. Une opinion commune est répandue partout , de même qu'un bruit commun , elle est partagée par tout le monde; une opinion ordinaire est sans cesse répétée, de même qu'une pratique ordtnaire , mais ce peut être par une seule personne. Le langage commun est celui que tiennent un
ABtJXttn MUÏtEr
certain nombre de gims , qui eftt éti fflel^M «nrte vn à tous, et ceU peut être dans utiinsfant unn que ; de façon qu'un orateur dira bien dm* une assemblée : le langage cemmwt sut révénwMnt qui vient d'avoir lieu s'accorde avec me peàèée^ Le langage ordinaire est eelui dont en a eoutume de se servir, et cette expression, peut eonvenir même quand il est que^on d'une seule personne, mais considérée toujours dans diflttreals temps : c'est bien là votre kngage ordinàin.
2* Vulgaire, trMal.
Vutgoire eâ moins déprécîatiif que t¥k}ial. En effet, ce qui est vulgaire a coui^s parmi le peuple , vutgua ; et ce qui est IrtvtVtf (du latin tri* «tum , earrefbur) convient au peuple des carrefours, à la populace. Ce qui est miZgoMV est grossier, sans déhtatesse, sans éfègance; ce qui est tritial est bas, vil, ignoble. Oi^ dit langue HMlgaire par opposition à langue savante ; ce qui implique du dédain, sans doute, mais non pas autant que langage trivial^ qui exprime quelque chose d'intolérable. yisÀgairt se trouve dans VÀri poétique de Botleau , dans le Baja^et de Racine, dans VOEdipe de Voltaire et dans les Femmes savantes de Molière ; mais la haute poésie rejette absolument (rtrta^ , tant est peu relevée l'idée qu'il signifie, c Des scènes de valets remplies de plaisanteries triviales, r Lar. « Socrate usait de comparaisons triviales et prises des métiers les plus vils, s RoLL.
!• COMPAGNON , C^MiHtADB ; — 2* ASSOCIÉ , COLLÈGUE, CONFRÈRE. Chacun de ces mots donne l'idée d'un homme qui est avec un autre ou avec d'autres, ou qui en j>artage le sort, l'état, le genre de vie ou d'occupation.
Compagnon et camarade sont plus vagues ; on ne s'en sert guère sans ajouter quelque chose qui les détermine : compagnon ou camarade d'école, de voyage, de fortune, etc. On dit d'une manière tout à fait générale qu'un homme qui se trouve dans une certaine position n'a pas de compagnon ou de camarade , pour signifier qu'i] y est seul. Associé , collègue et confrère sont plus précis et ont par eux-mêmes des significations spéciales et distinctes : associé ^ on est compagnon par communauté d'intérêt; collègue y compagnon d'emploi ; confrère , compagnon de corps , comme membre d'un même corps.
1* Compagnon , camarade.
Compagnon f compaignon^ compain, vient de cum, avee* et de pain, qui mange son pain avec , commensal. Camaradie, italien camerata, dérive du latin caméra, d'où a été formé chambre, ou de l'allemand kamm^, chambre. Les compagnons sont ensemble , comme à la même table , s*accom^ pagnent. Les camarades vivent ensemble dans une même chambre, et, par conséquent, dans une intimité familière.
Compagnon se dit pour tous les états, pour toutes les positions , même les plus nobles : cornpagnon de gloire, et non pas camarade de gloire, a Dubois fut maître unique et sans fantômes de compagnons de toutes les afi'aires étrangères. » S. S. « J'ai cru trouver au moins bien des compagnons en l'étude de l'homme. J'ai été trompé. » Pasc. « Saint Hilaire , le compagnon de saint
Atliflttifl» poQt-la défattM de U diimitè^dt J. C. > BosB. « Les cttttpaonons d'Ulysse. »L*f.^ V«ls.
Compagnom dflli la SiiefaB,eiiitaa»en wtiir
Bow le8'MeAe»drspeitz non» «feni. riwnhaMri,
Volt.
« PhUoctète était QA pAlica de k Gfèotf , feiiMa par ses eipfoitt, cœipaffnon^Esltaole^ « Ia. — Les camarades sont des compÊ^nom diftS» «a genre peu «élevé ou (fui vivent ent» em aur k pied d'égalité et sans façon. « Le àua de-Noailbs soutient ea simj^cîté natareUe avec le gnie de ce qii'oa entend par une apparence ie seoe fÊfoii et dé eamaradê. » S. S. « Ant^tMne aU« enCendie Sdcrats : il on revint teUeminV «henné, qu'il lui mlena tous ses diecipies; il )m frit de ▼oulair êtk-e ses Mpmaeader dane Téceie éeSoenfte. > FAn. a Je cemmençaî par voler deux ohevaex; {e ni!aesocial des eamatades ; je me mit en état aie 'veto dé petites caravanes. Je devins seifseiir krigmi. w Volt. Camarade est dlisage wèata en parlairt àm animaux. « Un animal avertit ses esmmmàmfaê lai proie eet treuvée o« peidue. » Pasc.
Des condiscinies sont cempajwem Ise une die attres ; on ne les appelle camarades qne quand on les considère comme écoliers, c'eel4.-4&ie par rapport à leurs jeux ou à leur idaaière et vivre en commun, ou bien quand ils appertiemient à k môme pension. De même à l'égard dee seldets : cémpctgnons d*anneS) camoredire de lit ou de chambrée. Spartacne, à la tête de ses troupes, arait des compagnons ; il n'avait que des «bm»r^des, quand il n'était que simple esdive et gladiateur. « Ce gladiateur s^^happa de Capoue , où il était gardé , avec soixaite-dix de ses camarades..,. A la tète d^nne armée eoiAèAére- Ide , il fit combattre ses eompa^ftums avec un courage si déterminé, que les soldacts lomaiiis se débandèrent et prirent la fkite. » Vaar.
2* Associé, eollègjse^ comfrèr:
On est associé, uni en société, pour ete eQXre> prise quelconque, au succès de laquelle on tra«> vaille avec des cointéressés. Ce mot est usité principalement, mais non pas eniqeeaenx en' tiennes df affaires : ainsi des complices sont de»l associés (Volt. , Rott.), les triumvini étaient desl associés (Voit., Roll.). Voltaire appelle ses ceUi iiborateuTs de l'Sncyclopédie « des aswociés qu|| Iravaillent comme lui à la vigne du Seiguevkr. ^i « L'entreprise de Brutus , de Gaseius al de leoiVj associés fut soudaine et téméraire. » Id. « Je fus frappé des manœuvres de David Hume el de êssociés. 9 J. J. a On m'associa pour cet (des livres de Mme Guyon) X. de Chélons K. Tronson. Avec de teU associés^ fespk] tout. 9 Boss. « Sylla pénétra jusqu'en Campanie et ce fut là que llétellus Plus le joigtiit, et astooié tel que lui en valait un graad membiÉ d'autres à Sylla. » Roll. J
Les collègues (eum kgati, dépotés om cliargtf ensemble) sont des compagnons de annistéroj nommés officiellement pour exercer une charge ou remplir une mission. Des ministres, des députd des pairs, des consuls et des foncliODDaires 4| même rang ou à peu près, militaires, magistnl ou professeurs , ont des collègues. « Tandis ^ tant d'hommes apostoliques vont chercher I
SYNONYMES- A RADICAUX DIVERS
joaïfjfTe, Tos» q«f êtes le ^^H^jFwde leor apostolat et honoré da même nrinistère , vou» laogniriee indolemment dans FoisÎTetéT» MX89. « Leoardinal Djpenron et ses ooH^m* (antres isembre» du deiîsé, députés comme lui aux' états gêné* raux) persuadèrent à la noblesse' qn'oa- avait be> soin de la-eouf de Rom», v Y6vî. «< Bruttisiinil-él» pour premier eossul , et on lui d(»ma po«r so{lêgue Goliatin. » Vert. « Ce tribtm reconnurqTie le sénat et les comols arrêtaient toujours la publicatioii des lois que proposaient ses eoUègués, 9 In. c^ Thémistoele-se ftt nommer pazmi les députés, et avertit' le sénat de ne pasfiiire partir ses collègues avec lui, ni tous ensemUe, afin de gagner du tempsw »- Koll. « Crassus et Soèvola aiaient été' colîèçyies dans toutes les cbaiiges, eicepté dans le tribunat. » It>. c Geuï qui ont des eollèguet,on dans 1& commandement des armées, ou dans l'adimnistratiott des affairée, ou dans quelque commisssion que ce soit. » In.
Des confrères (fMoes arec ou enseiable) font partie d'un même corps ou ont ht même-profbssion. C'est le Wtte que se donnent les prêtres, ou plus spécialement des religieux du même ordre ou de la même corporation, tes francs-maçons, les membres d'une académie, les avocats, les médecins, les comédiens, les artistes en différents genres , peintres , statuaires , etc. Massillon dit aux membres de l'Académie française , dans son discours de réception : c Un de vos plus illustres confrères. » « Ce poète Ht une ode et est interrompu par un de ses confrères, •» Lks. 9 le suis cocber , et Je défie aucun de mes confrères d'aimer le vin plus que je Taime. » DiST. « Martin Lutber, religieux augustin, pour ven^ ger ses confrères, commença à invectiver. » \ebt. c Jamais les patriciens ne firent tant d'eflorts pour sauver un de leurs confrères, » Roll. c Galien fut regardé par ses confrères jadoux comme un bomme qui usait de magie. » In. J'ai fort à cœur aussi, dans ce fSicheux ételat. Le propre honneur lééé de monsieerFavocat. Que peDSera tout Foréve eu Teranl un ttnfrèf Qui prend , sans tespeeie» loe «rave ctmclève. Une fiUe à ses yeua enlevée aujourd'hui? Yoia, Je plains le aori de tout aniear Que les autres ne plaignent goères.
Que des beaux esprits serviteur H érile aes chers confrères, 1d;
c H. Créblïlon , mon confrère à rAcadémte. > In. « Pierre le Grand daigna être un des membres de TAcadémie des sciences , et entretint une correspondance suivie avec ceux dont il voulait bien être ie simple conffère, s In. « Un de ces augures, dît Cicéron, ne pouvait aborder un de ses (xmfrères sans rire. » In.
Les évéques sont collègues comme délégués du pouvoir, et confrères comme appartenant au clergé. Les apôtres , envoyés de Dieu, étaient collègues (Fén.); ils étaient aussi confrères (Volt.), comme formant un corps , une sorte de communauté. <c II est mon collègue à la chambre des pairs , au conseil d'État , et mon confrère à TAcadémie , au palais. > Acad.
COMPLAISANCE, DÉFÉRENCE, CONDESGEIf- BAHGB , — FACILITÉ. Tous ces mots sont définis de même par l'Académie : douceur qui fait qu'on
se cunibrme, qu'on sot rend, qu'on at^uiesee aux sentimeBts, aux volontés d'autnii. Cependant chacun d!eiix a son idée^proprei
La complaisante est le- fait de cehii quieei»* plaii, c'est*à-dire qui cherche' ou s^Mtaolfe à plaire. Ce qui la caraotérise, e'esl le désir de plaire, .de gagner la feveur, de se rendr» agréable. Bllea d'ordinaire peur principe la benté du c<eur, et suppose des relations d'amitié', eDe es* tœtient l'union parmi leshenmies par les ^tottvrt qu41s se font ou les serviees qu'ils se rendent, en leur faisant saoriûèr les uns aux autres leurs v«n. lotttés', leurs goûts , leurs commodités , leurs>vQes personnelles. « Jamais les hommes ne- produiront rien qui soit digne de l'Svan^^le, tant qu'on nlaura pas le ceurage de renoncera la complais sanee et de se résoudre à déplaire- aur hemoiee. » BOss. Laisser quelqu'un suivre ses inolinatiefns par un exeès de complaisance (In.). Avoir une complaisanea parfoite pour les goûts de queiqu^anf (Ybut.), une complaisanee orinrinelle pe«r ses plaisirs (In.), c Des femmes des premières maisons de Rome entrèrent dans ht oonjuratiou de Catilina partx^mpfaiMnce pour leurs amants^» In, « Charles II, roi d'Angleterre, n'avait bien voulu souffrir qu'on 1» fit catholique , sur la fin de sa vie-, que par complaisanee pour seS' mat* tresses et pour- son ftrère. » Volt. • L'empire de la femme est un empire de douceur, d'adresse et de complaisance; ses ordres sont des caresses, ses maux sent des' pleurs, y J. J. « Vous voyes les adroites oomf {aisoneet qu'il" m'a fallu mettre en uBa9» pour m'intreduire au service de votre père , sous quel masque de sympathie et de rapports de sentiments je me dégoise pour lui plaire. » Mei. « L'flme de Louis XIV avait des cétés faibles par où la cow^aieance et l'adula* tîon pénétraient insensibiement; » MÂau. » L'on est né quelquefois avec des mœurs faciles, de la com/plaisoMe et tout le désir de plaire; mais, par les traitements que l'on reçoit , Ton est bientôt jeté hors de ces mesures. » Labi^. « Combien df esprit, de bonté de cœur, d'attachement, de services et de comiplaisanee dans les amis , pour faire en plusieurs années bien moins que ne fidt (juelquefois , en un moment , un beau: visage ou une belle main! «In.
L^ déférence est le &it de celui quid^re, c'est-à-dire qui cède à l'âge, à la dignité, à la qualité, au mérite, au rang, à l'autorité, à la vertu. Ce qui la caractérise d'une manière patikitcment nette, c'est qu'elle a toujours heu de l'inférieur au supérieur. Bile consiste dans un hommage rendu à une supériorité quelconque. Bile a pour principes l'estime et la modestie^ Elle entretient entre les hommes la subordination. On dit une déférence respectueuse (Laroch., Mass.). Les mots respect, soumission, égards, accompagnent ordinairement celui de déférence comme lui étant analogues. « Yofre pèreest fort disposé à vous accorder ce que vous souhaitez , pourvu que vous vouliez vous y prendre par la douceur , et lui rendre les déférences , les respects et les soumissions qu'un fils dnit à son père. » (Maître Jacques à Cléante, dans l'Avare de Molière.) « Si l'on n'a pas du respect pour les