DEUXIEME PARTIE
Tioillards (dans la république) , on n'en aura pas non plus pour les pères : les maris ne méritent pas plus de déférence^ni les maîtres plus de soumission. » MoNTBSQ. « Des souverains eurent pour Salomon des égards et des déférences qu'ils ne devaient pas à sa couronne. » Mass. « Certaines personnes de piété , pour lesquelles il est juste d'avoir beaucoup de respect et de déférence , condamnent ces sentiments. » Mal. « Donner des règles et des bornes précises de la déférence qu on doit à l'autorité. » P. R. « Nous rendons à Dieu des déférences extérieures. » Boss. a Luther, qui avait parlé aux évèques avec quelque sorte de déférence^ se repent de sa modestie. • In. « Les inférieurs se distingueraient par leur subordination et leur déférence. » D'Ao. « Cette docilité j ce respect y cette déférence avec laquelle les jeunes mag strats écoutaient, de leur temps, les suffrages de ceux qui avaient vieilli avec honneur dans la magistrature. » In. « Le peuple, par estime et par déférence pour le sénat , lui remit le choix de ces deux sortes de gouvernement. » Vert. <c Antoine dit qu'il avait cru être obligé de faire sentir à Octave la subordination qu'il devait y avoir entre un simple citoyen et le premier magistrat de la république , mais qu'il était prêt à lui redonner toute son amitié pourvu que, dans la suite , il se conduisit à son égard avec la déférence qu'il devait à son &ge et à sa dignité. » In.
La condescerjiance est le fait de celui qui condescend , c'est-à-dire qui descend au niveau d'un inférieur (descendere cum , descendre avec) , qui se (ait son égal. Ce qui la caractérise d'une manière décisive , c'est que , à la différence de la déférence y elle a toujours lieu du supérieur à rinférieur. Elle a pour principe l'indulgence , et consiste à ne pas u&er de rigueur, à déroger à la loi. «< Rien n'est plus nécessaire à ceux qui soiU dans les hautes places , et qui ont en main quelque partie de l'autorité publique, que d'user quelquefois de condescendance. » Boss. User de certaines condescendances et ménagements (In.). « Les chrétiens ne méprisaient pas moins les condescendances que les rigueurs de la politique romaine. » Id. a J. C. ne pouvait s'abaisser que par condescendance , pour s'approcher de nous. » lo. « Les lois de l'Eglise sont pleines de sagesse , de charité et de condescendance. Il faut souvent relâcher de ses règles pour mieux entrer dans ses intentions. » Mass. « Le roi eut la condesc^dance de dire à cette princesse que.... » Volt. « L'empereur Julien eut la condescendanu de permettre que les Juifs achetassent le droit de bâtir leur temple. » lo. a Je n'ai pas eu avec toi toute la condescendance qu'un aîné devait à son cadet. » In.
La complaisance fait que nous nous empressons d'acquiescer aux sentiments et aux volontés d'autrui par désir de lui plaire ; la déférence, que nous y cédons ou que nous n'osons pas y résister par respect , par égards ou par crainte ; la condescendance , que nous voulons bien , que nous daignons nous y rendre par ménagement ou par concession. i
La complaisance tient plus de la politesse ; la
déférence, de l'honnêteté; la conâeseendance j de
l'affabilité , de la popularité.
Sans complaisance^ on est au moins indilTérent, sinon rude et bourru ; sans déférence , on est arrogant ou fier ; sans condescendance , on est inflexible , rigoureux.
La complaisance a une sphère très-étendue. On a de la complaisance pour toute personne qu'on veut se rendre favorable , dont on veut gagner l'affection. Nous nous en devons tous les uns aux autres , afin de rendre la société agréable et la vie plus commode.— Nous devoDs de la déférence à nos supérieurs , à Tautorité (P. R.) , à qos parents (Mol., Mass. , Regn.) , à nos maîtres (J.J.), aux personnes pieuses (P. R.), aux grands (Mass.). Une femme doit en avoir pour son mari. A Sparte , la déférence était prescrite aux jeunes gens envers les vieillards. — Nous avons Àe \a condescendance pour no$ inférieurs. « Où trouTerons-nous une plus grande condescendance pour les faibles , pour les pécheurs qu'en J. C? » Boss. Bossuet, Montesquieu, Vertot et Rollin s'accor dent à louer dans la république romaine la juste, la paternelle condescendance du sénat pour le peuple. Les jésuites sont fameux par leur coupable condescwàance pour leurs pénitents. « C'est nous-mêmes qui, par 'la dureté de nos cœurs, forçons en quelque sorte les ministres de J. G. â avoir pour nous ces condescendances et ces ménagements, dont nous répondrons encore plus qu'eux. » Bouan.
La synonymie est peu étroite entre facilité et les trois autres mots. C'est dans roccasion et de plein gré, quelquefois même par calcul, quon a de U complaisance , de la déférence et de la œndescendance. La facilité y au contraire, est une qualité permanente et naturelle : c'est par une espèce d'entraînement ou de facilité inhérente à sa nature, qu'un homme a de la facilité ou qu'il en montre. De sorte que l& facilité y étant dans le caractère et ne consistant point dans un mouvement ou un acte accidentel , est comme le principe commun de la complaisance y de la déférence et surtout de la condescendance. La faciiiîéy d'ailleurs , suppose seule des sollicitations , des obsessions, auxquelles on ne sait pas résister. Avec <5ette qualité , qui est presque toujours un défaut contraire à la fermeté et voisin de la faiblesse , on se montre facile , on se \aisse gagner sans peine , on cède à toutes les demandes, s La faiblesse d'Assuérus fait pitié.... La facilité du roi va faire périr cent millions d'hommes en un ' moment. Que les princes doivent prendre garde à '
ne se pas rendre aisément ! » Boss. « Charles VU ' répondit que, s'il accordait aux Anglais ce qu'ils ' demandaient , les princes eux-mêmes s'oppose- ' raient à sa trop gi ande facilité. » In. c Le consul dit au peuple : Pendant votre retraite sur le Mont-Sacré, vos vœux, vos requêtes et vos prières se bornaient & obtenir l'abolition des dettes ; à peine vous eût-on accordé une si grande grâce, que vous vous fîtes comme un nouveau droit de la facilité du sénat pour demander la création de deux magistrats de votre corps. » Vebt.
COMPTER, CALCULER, SUPPUTER. Travailler j d'esprit pour arriver à cozmaitre un nombre, |
SYNONYMES A RAmCAUX DIVERS.
combien on a ou combien il y a de choses ou d'une chose.
Un homme aceomnlait
n ]}aflflaii les nuits el les jonrg
A compter, adeulety supputer sans relâche. Lav. c Le bien bon tous aime , et vous conjure d'être toujours habile, comptante^ calculante et tuppufante, car c'est tout; et qu'importe d'avoir de l'argent, pourvu qu'on sache seulement combien il est dâ ? > Sév.
Il existe d'abord une différence évidente et aisée à concevoir entre compter et calculer.
Compter est le mot vulgaire; calculer est le terme savant. Compter se rapporte aux choses communes, aux affaires d'intérêt, d'administration, de commerce, de finance : on compte la recette et là dépense, une maîtresse de maison compte ou ne compte pas avec sa cuisinière ; on dit les comptes d'un marchand , d'un régisseur, d'un caissier. Mais le calcul est une science : l'astronome calcule les éclipses et le retour des comètes; le géomètre calcule l'infini ; l'arithmétique est l'art de calculer ; on dit les calculs astronomiques, algébriques, calcul différentiel, calcul intégral. Tout homme, ayant nécessairement à compter, doit savoir calculer jusqu'à un certain point. — Compter exprime une opération , non-seulement commune, mais facile , celle qui consiste à ajouter l'unité à elle-même un certain nombre de fois-, compter l'heure, compter les suffrages, compter les vaisseaux qui sont dans le port; on compte sur ses doigts , avec des jetons ; on a trouvé , dit-on , en Amérique des sauvages qui ne savaient compter que jusqu'à trois. Calculer, au contraire , signifie , en fait de travail mental sur les nombres, quelque chose de difficile, quelque chose qui s'exécute par des procédés ou des méthodes, et la plume à la main : le calcul n'est pas une simple énumération , c'est un raisonnement. Trois enfants qui ont reçu un certain nombre de fruits pour se les partager , les comptent et se les distribuent un à un ; par le calcul , c'est-àdire ici au moyen d'une division , on serait arrivé d'abord à leur indiquer combien il en fallait donner à chacun. — De plus, compter est matériel ou concret, et ca2cu^. est formel ou abstrait : on compte des choses réelles qu'on a ou qui sont là; on calcule en spéculant par hypotiiëse sur des idées , sur ce qu'on pourrait avoir ou sur ce qui pourrait arriver. Polyphème compte ses brebis et ses chèvres : Perrette ou la laitière de Lafontaine calcule combien elle vendra son lait et combien elle pourra acheter de choses avec Je prix qui lui en reviendra.
Reste supputer.
Au fond, il a même étymologie que compter : il est formé de' sub , sous ou sur , et de putare , examiner, estimer, compter; et compter vient du même verbe pvtore, et de cum^ avec, ensemble. Mais supputer rappelle parfaitement son origine et laisse apercevoir ses deux éléments, au lieu que ceux de compter sont fondus l'un avec l'autre et ne peuvent être retrouvés qu'avec peine. C'est pourquoi supputer est visiblement un verbe composé, tandis que compter est regardé et traité comme un verbe simple , comme un pur radical ,
ainsi que calculer (de càlculus^ petit caillou , les petits cailloux étant ce avec quoi on compta d'abord).
Or , parce que supputer est seul un verbe composé , il marque une action faite avec plus d'attention et de soin. «Vous aimerez bien autant ces détails qu'une supputation exacte du nom des bataillons et de chaque compagnie des gens détachés, ce que M. l'abbé Dangeau ne manquerait pas de' rechercher très-curieusement. » Rac. « Il faut pour cet aîné tel office. Y a-t-il de quoi en faire les frais? c'est ce qu'on examine avec toute l'attention nécessaire. Restera-t-il assez de fonds pour toutes les aut! es dépenses ? c'est ce que l'on suppute très-exactement. » Bodhd. « Dans ce système égoïste de l'amitié , nous supputerons avec soin les émoluments , les plaisirs , les services que nous pourrons tirer de nos amis. » P. A.
Ensuite, supputer^ compter sous, en sousordre, ou sur, désigne une seconde action ou une action secondaire, suppose des données qu'on compare et qu'on combine. Ainsi , on compte , en mettant en^em&^e , en mettant unité avec unité pour former un nombre : on suppute des sommes, des nombres déjà connus pour en avoir le total. « L'homme qui a de l'ostentation , quand il parle à des inconnus? leur fait prendre des jetons, compter le nombre de ceux à qui il a fait des largesses; et après avoir supputé les sommes particulières qu'il a données à chacun d'eux , il se trouve qu'il 6n résulte le double de ce qu'il pensait. » Labr. « Un soldat romain , s'étant avisé de considérer de près le mur de Syracuse avec attention , après en avoir compté les pierres, avoir examiné à vue d'œil la mesure de chacune , et avoir supputé par estimation la hauteur du mur, le trouva de beaucoup plus bas qu'on ne le croyait, et conclut qu'avec dé médiocres échelles on pouvait facilement monter dessus.» Roll. « Kn supputant les pertes dont les gros joueurs se plaignent le long de l'année , il s'est trouvé des gens qui, à leur dire, avaient perdu plus d'un million, et qui, en effet, n'avaient jamais perdu cinquante raille livres. » S. S. — En général, supputer, c'est se servir de nombres ou de documents divers , les confronter , les peser , les balancer pour arriver à un résultat total, «f Le moyen de supputer combien les exhalaisons de la terre et des mers pouvaient fournir d'eau aux nuages ? » Volt. « De savants chronologistes ont supputé qu'une seule famille, après le déluge, étant occupée à peupler , il se trouva en 250 ans beaucoup plus d'habitants que n'en contient aujourd'hui l'univers. » In. « Supputer le nombre des habitants d'un pays par celui des baptêmes. » In. Suivant Hérodote, on supputa le nombre de tous les peuples qui suivirent Xerxès en les faisant passer par divisions de dix mille dans une enceinte qui ne pouvait tenir que ce nombre d'hommes très-pressés (Id.). Les Juife avaient défendu par une loi de supputer les jours du Messie (Boss.).
Le compte est faux , quand la somme n'y est pas; le calcul est faux, quand l'opération a été mal faite; la supputation est fausse, quand les
(iS4
ramuAHX FAtîifi:
âoDDte ontété fiftUB9».ftUaA-mèiii08 ou.mal corn- Innées, «uiquand oa en améi^eé qaelquUine.-- Un mauTais eompU est inexact, non féritaUe, non aoHfomeà ce qui est ; im mauvaûi cakul est «erroBé; une mauvaue «upfMtfcUton est frite «aas soin, avec des doonéea incertaineB , iasaffimiitea DU mal employées.
Onne peut compter «ertainee ckosM/faotede rJoisir, parce qu'eUae sent tiop Dombre«M6 ou qu^elles ne ae montrent pas toutes. On &e peut eakuhr^ foute de science «u de méthode. On ne peut %nipfWKr faute de données, de rcoueignemento, ou parce qu'on ae.sait pas i&torpréter oeux- qu'on a, c'est-à-dire les rappeoeher die manière 'à en faire sortir ee qui aalttrellemeat ddit ea résulter.
CONOBBIiSR, lEOARDfiR, T060HKR. Se rap- .porterà.
Concerner se distingue des deux autres mots r«a ee qu'il marque un rapport phis éloigné, plue général, plus vague et plus.foible. €e qui oencerne un art n'est pas de son ressort aussi strictement que œ qui le regarde ou le touche. Ce qui <(mceme tel yice ou tel ridicttl»daiis uae satire ordinfiine ne peut offenser qui que soit ; ce qai'tefarde ou-iauche le yice ou le ridicule d'un homme «désigné par son nom dans ime satire personnelle ie blesse justement. Ce qui vouâ ,eoM)eme& simplement tsaitA youe : il y a dans •cette lettre -quelque chose qui tous eoncerme (Lab.)* <^e •qui- vous regarde ' ou w)us touche vous intéresse : je prends part à tout ce qui tous re> ^anUou TouslMMfie (LAf.,.SiT.,<EEafT., Lbs.); on ae dirait pas à tout ce qui tous .«oiicerfie. Goneemer ne conviendrait pas non plus dans cette phrase de Nicole : « Pourquoi «ette persenne n'a^t^eUe aucune application à ce qui me touche^ puisque je m'appliqua avec tâat de soin é ce qui peut la regarder? » Tel r^emenl ou tel article de règlement concerne telle «lasse ^.'hommes, o'est à .eux qu'il s'applique; telle affaioe regarde ou éoud^e certains hommes , elle importe à leur fostune -ou à leur honneur. Ge qui nous conoeme ne nous est pas étranger, s'adresse «à nous; cex^ui nous regarde «ou nous iouthe ne nous est pas indifférent. Nous jugeons bien de ce qui concerne le prochain; mais ramour^propre nous empêche ^de penser. aussi vainement de ce <l^ nous regarde ou nous touche (Bourd.). Dans mne de ses lettres, Mme Dudefiand, ayant paiié de choses communes, de bruits publics , ajoute : « Peur ce qui oonoerne ce qui nous regarderait ' c'.estnà-dire relativement à nos aâaires propres, peisoanelles, et dont nous devons- spécialement nous soucier....
.Regarder et toucher diffèrent aussi. Il y va de aos intérêts dans ce qui nous regarde , et de nos intérêts les plus chers dans ce qui nous touche. L'iUn de oes verbes indique luke affaire ordinaire, loutre une affaire de cmur ou dluHinaur. Un plaideur parle volontbars de tout «e qui le re- ,^aKdes un amant ou un homme susceptible^ de tout ce qui le touche. Quand njus aimons bien les gens, tout ce qui les rfgoârde nous touche; ce- qui regarde Dieu devrait rums^toncher (^ss.). ■^H ailleurs^ fegarder^ é la difSérence de iou-
cher^ «aaoace smn^t queVpie chose à faire, une conduite à tenir : un soin nous n^wrd^ il ne nous touche pas proprement :
Hais A qui décote eenAei-wms 4a «iiAe?
Jbt4ce Obed< ast-ce^Umon qwe wXhantaoimgeTée?
Bac
Gela née tegwrée , cîestràstire c!evt~B(» qpn dDîs m'en mêler, m'en occupée, y pounroir. He négligeons pas ce qui noua ^ega^dt; aoyons annblés à ce qui nous touche,
Aiasi, pour ae parler que^de l'esseatiel, il y a gradation de l'uni l'autre de «es mois : ilsexpsiment un ra^ort de plus en pUiM fséals et procbain.X'étymologie le ditusscx : ce qui Ji«us coiiesme'(Mnieee ewn, voir avec, entre autz«s), notts-Toit, nous a en vue, nais de loin «t >eu dietinotement; oe qui nous ngorde nous voit d'une manière Attentive, diieote, «pèeiale; la uhoee qui noue toucM ^est aussi près da ncnaque poesible , puisqu'elle est «n coartact «tveo noue.
GONGUimS, OWÉREA, INDUIlIfi. Ces teives de philosophie indiquent Taotioa de tirer des coaaéquencee , de fake aertir de certaiaes ventés d'autres vérités rpar Le raisonnement.
Cenchow estônooBiparablement pins ositéipie les deux autres mots; il exprime dfaiUcuiB une maaièMderaisoBBer.pltts coiieteaale, pltt» démonstrative, plus<«ohevée. La oenclueton met.fin au discourt,. ne laiase yius râeoÀ dire. ^■£0^t^wro se met bien après cn/<fi!fr «t .tndii*-«, comme ajoutant à l'idée 4e l'ua ot de Vautre. « Dans ce omment où les autres «meufent^ la sot cemmenee à vivre : soa &tte*alorsrpeBfle, laisonne , in(èr€^ cofvba. «tLABB. « Oaae doit donc rien inférer, rmL^ooMUure de la formata», dac^ gwmitsrseoQHidaires. » Boiv.
iKférer, iatin inferf^, portor daae ou ws, Ixansporter d'une psoposition i une auttB, annonce ime leenséqûenee loinlaiae, un ooroUaire très-distant du princ^. -* I^aas oe chapitre, saint Augustia, après avoir établi que les {Aus gaands bieas eoat uaiqneme&tlaverta, «omcUtt que ce dernier .-genre de bien est d'autant plus de Dieu, qu'il «st le plus eMellent de 4ous; d'où] il tn^e oncere , comme «un corollaire d'une si Mie doctrine , -qu'il oe peut ee piésenter aucun bion qui ne aeus vienoe de Dieu.» fioss. « iL'Honmiie^Diatt est ^xesausciié pour ne pJm mourir.... Or qu'est-ee que saint -Paul imfénaiÈ de là? Ahl ohrétieiis, œqueaon&a'annoQo jamais attendu, mais ee que l'oipht.de Diou lui faisait conclure pour nous. » Bouas.
Induire, indueeve, conduire en en. vers, ne marque pas comnme inféteir iqu'oa Jiièiio tarosquement loin du principe , à l^uoe de ses oonséqueaces les moins poochainea, les moins immédiates. Ce qui fait ia.faiUosse de Tàa^iMcfson, son inférioriAé à l'égaiHi de la«eencimion , ce a'es) pas l'éloignemeot qui s!y tiouvo ontoo la oooséqueoce «t le priocipe, c'est qu'on s'y fonde sui un principe incertain, sur des (aits^ sur des indioes, sur des .analogies ou dos l^peihèses, d'où ne peuvent jpésulter que dos ooi^ectures. « Pour exclure tant d'actes coaamandés -de I>iea, on se sert encore du mot de siienoe ot d'anêan^ tifisement, doat on abuse pour tfidic*i« la sop-
STN9tmaS À EADUQMX DIVERS.
praoMon dt ftovittt ftctioa et oipèegêaii ftt'£n peia «KBÎUr aiF« la fféwtation. idb la f^rAoe. » Boss. « Qiwod «OQS AtutbiMi à BMiaX dÀmauX la 4és* «ppfropvûléon il« Ayvliq[HM , pour Mdittiv «etiA inpaisMBea âe Urt di»«ele», Tousiui dapn^ ^otvs la(Qm;«f et bm fw le «ea. » Id. « Il nt ttaMuit pas d» M qu'il « tmiivé eet «aiiMii a^i» fend d'na t«ner, iq» ce eoit ToiBeatt qui l!e içmnw^'y'^te qu'en en peut eeukvMVk tii4mtfe, c'est qu'il est du même naturel que ne» cbevèeheedSnepe q«.«.. * fiviv. « U est impossible êB ne paiffiecoiMllee,4aQfl>'aikim4l'0emme deus .'Uwane, un prmoiye d'isteDiseiieeet de.«en&il>iUté; <faù Vm «Mini que d^èee en e%)^e la même foDiUtè oe iul 9«» #râ»0r et al9^i-. Uir. • Mmoi.
fOQRWPiucKioB t fOHvamw , oiPfrarË t
^kVlDlvÉ. AfiMstieus de iâiue qui la pouafien^ vête les i^Udeire on lei biofw efuaiUea en dôpitrde Ul loi'diriBe uttde la Tai9eu.
CeucupAcgaeg «i :Coaeettl»^ aqirl dea ttnae» de piité, le premier «oileut;: il» siiaûfieut une tea- 4amiB éB Xlme vécu lea otoeii délimdu^ pu* .2'£cBtnfe en psr da «inUkrévuniétique.
CMKiqKMeweuat |Ba«SBiB #&i)|hb14 ii m^me. imnpaa un déeir>spéeiai, epmne fibacuu #es tmie entm, meia le «eAt 4e tentes iee Joeiasanoee ehameUea, Faaiflur dea plaiëvan leq^al farmeuoaameiB Coud éb -rnoXm uaaureiLqfHiis le péelié on#neL J« Tmiié -da kk anumvi^unve ,'^ parBeaeuet, ne poumût ^tve aflpeU ITraiêé de Je eeuMifim, âe itk wvnfMMi o«i iê VaêMi^é, pam qnafiea tiess deraidaB mets eatt^^s signir ficatkaa laop particnlièns. « $tne «maîtrisé par nue «reu^ wnm^menm ^ idqminé par Jes aens. • Boeni». « HâStriasr les paaÂooa de son coattr,féflialer aux sltaques.de la coneupiscetise.» Ij>. c Si des âmes idolAlres de leur corps ne se laiesafenl pas entraîner par la cmimiipûù&Me ^ ce eenât un des .t^ua ^raatds mkacies. j» Ij>. « ^u^ jourd'hui ce n*est ni la grâce, ui la xaiaen, ni la nature mèoe qid nous goui^me, c'est la pasak>n. Ceat eelte tonoufpàêtwe dont parle l!£eFi- Inre, qni inleete tout le oorps de nos actLoof. » Id. a Saint Augustin montée que toue les anciens ont reconnu le péché originel, paaree qu'ils eut feoennu ia cenoqitsoeiMe* » Boas. ^ Ija concuptfcenoe eonaiste dans œteB pente wlenie au mai que noua afipoftons en naiesan^; c^'est cette in&igettDe d'où Baisaent.noa Usibiessea et nos ipau- «ais désirs. « Ie>.
lAconeaMs, la«ipidtt^ et Itovidiltf sent de «estinauTais désirs qui ont peur principe la coa«c^pisiSfMs. JBi sent défiois tous les trois de intaie par raeadémie : désirs immodérés. Ue ont pour but imméidial, non pas la jeuiasattce , le pUiatr, suais l^acquisifeiou des obèses qui les rpnoumit; ils »an|pient rennrie d'«rûir; ce sont des nmdes de l'inièrêt; ils se rapportent à l!amr lutâon et à f avarice. «Regarder avec des ycna eu dHm eoil de eofieu|itsesfice eaprime la seneonlité de celui qui regarde et qui voudimit joute Re* gaeder avee dep yeua ou d'un oeil de eeneettife témoigne daee celai qui ngasde renne diaYoir un obiet de eaprice pem-dure plutèt qut de
Lacanm^im a d'jiiUeuas son idée j^rq^te. Outre qu'elle tient de plus près à la oeBKupise^ce , ^ent elle 4éaigue la manifeetatioa dans ^s cas particuliers , c'est primitivement le désir du bien ou de la iamme d'autrui, défiaitie» oenforme aux tenues d^ua préc«Upte- du Dèçalqgue, et par suite^ en géaérai, le déair de ce qui a^iartiept aux Autres, £Ue mène ^ Ti^^tice. « La grâce étabnt le rè^ne de |a juatiice, au lieu de celui de ja MUMwtiws. » Basa. ^ N'est-il pas honteux à,un eheétien ide ae pop;ter 4 toutes les injustices fu'iw^ire une UFa» et insatiable twimtise.. « fiouan, ^l'Avee la commuuauté des bieps^.<elMlcui9k, emporté par sa eofwqi^ite, n'eût fiW9^ qu'A ;Be Mmplir aux dépeas des autres. » ta. ^ ùBL ^mmUtfi enfin est tînûde «t aac«ète; elle fiaewrde id'ua mil d'euvie .ce qu'en! les autres.
Ce qui distingue la euf»rdt>^,«'ecteen ardeur , ea mlenae. « Amortir le .feu de la icuptdi^^. » Bocnn. c JLia loi évang^ique nia pas encore ^int cette affdeote vupidci^ qui me biiftle, » lu. <« Affaiblir les meuaegaiepta de .la ouf^iéité,.» .Mass. « «eus «uàteuB en neuarmto^s un toweiit de ctqHdttdrrepposées qui ueue emsalsiMit et qui nena «ap«iiveot..j» Bose. « .Nqus naissons 4e la chair. f>e lé cette profonde ignnraute, de là ces e^pWM effiréiiëcs qw font^tont le Rouble et toutes les tempêtes de la vie humaine. » ^, Irriter la,aa<ptd«l^ (lit.., i^u^^. « Ow yio^iCs ne sent pae aeaes puissants peur diuiner ma frein à la cupidité des bemmes. » Vaut. Cupidité, cemne ie latin mpiditat, â'o% il dérive, exprime une passion véritable, tun ^mouvement violeut de Uâm. Auasi k amtidité estisUe Ipute subjective. On ne dit pae la eupidOé^ «efume on dit ia.4e)urotlûe etil'oitidsttftdêe liebesses eu des honneurs.
Si i&>mpéâ4té se peut représenter sous l'image d'un leu qu'on sm peut «éteindre, dhm toorent qu'en ne «peut arrâter , YamdMé donne l'idée d*un Tide qu'on ne peut remplir. Oc Uf'eat pas par ca^ri^ncité que T^mdil^ pèche, mais par la quantité des ràoses ou de la ehese qufelle aberehe à-emboasser. « Elle deviendrait la pncAe et la Tietime de - sa iiombreuee tamiUe , gens dTune omdtlif et d'une, méchaneeié eaee homes. > J. J. « Richesses immenses que Taiurica et :i*ia/9idité des gpands aeaieiitaecumuiées. » Vam. « I*Viihdite, croissant toujours avec la piuinufinoe^ ne gaedait -phii de bornes ali de meaujus. » Roll. «c f U trowreut ëes biens oré^ >qui ceateotent quelque petite partie -de cette amèditë infime. > In. c Notre ai>tdtt^ trouble eeurentroréredie nos intéiits en nous fusant courbr à beaucoup de ohœes à la f oia. « Labogeu Oette idée vient de ce que les geas eeidea, ^dans le cens pnpre, premient des alimente en trop grande quantité et sans se poweir mssasier. Ceet pourquoi aussi il y a dans VaviéHé quelque cbeee de èmHai. ^ Ensuite, c VaMnéOé, nemsaque fovt bien Gendi)lao, n'est pae tant an déeir que la vivaeité «fCC laquelle en ee satisfait au moment de la >cuissance. » C'est une disposHien de fâme totfle de ciroonstMce; ce qui est preofé du aeslur par remstCDM de radrerbe •etdwsul. ^Am^M est
BtlUXIÊME PAETIE
aussi de ces quatre mots le seul qui ne s'emploie pas au pluriel.
!• CONCURRENT , COMPÉTITEUR , CONTEN- DANT; — 2» ÉHLLE , RIVAL. Des hommes animés d'une même ambition , qui agissent à l'envi Tun de l'autre ou les uns des autres , qui cherchent à l'emporter Tun sur l'autre ou les uns sur les autres, sont eoncutrents ^ compétiteurs, contendants , émuUs ou rivaux.
Mais concurrent, compétiteur et eontendant annoncent un but particulier qu'on poursuit , au lieu qvi'émule et rival ont rapport à toute la conduite, à tout un genre d'actions. Charles- Quint et François I" , émules ou rivaux l'un de l'autre, devinrent concurrents, compétiteurs ou conîendant4 , lorsque , à la mort de Mazimilien , ils se disputèrent l'empire d'Allemagne. Le concurrent , le compétiteur ou le eontendant se pr* • pose d'obtenir , à l'exclusion de tout autre ou de tel ou tel autre , une certaine chose ; Vémule ou le rival travaille à être toujours l'égal ou le supérieur d'un autre. Deux hommes sont rivaux, quand ils aspirent à l'afTection d'une même femme , affection supposée devoir être constante *, s'il s'agit du fait spécial de l'épouser, ils sont concurrents. « Peut-être que M. Damis se piquera , et perdra*l*envie de se marier, lorsqu'il se verra pour concurrent un rival de la figure d'Eraste. »