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i'' Concurrent , compétiteur, eontendant. Qui prétend remporter sur un autre ou sur d'autres tel ou tel avantage déterminé.
Concurrent, de eoncurrere, courir ensemble, disputer le prix de la course , suppose une chose réservée au plus digne , à celui qui fera le mieux , qui surpassera ceux avec qui il lutte. « Je sors d'une nombreuse ordination, dont les examens m'ont tenu longtemps , et je tombe dans un concours très-pénible , où j'aurai plus de trente-six cures à donner, et plus de six-vingts concurrents. 9 FéN. ec On disputa les prix des jeux : Amphiale fit admirer à ses concurrents mêmes sa grâce et sa légèreté à la danse. » In. « Henriette attacha son affection au royaume oii l'on ne craint point d'avoir des égaiu , et où l'on voit sans jalousie ses concurrents. » Boss. « Il est généreux , il ne nuit à ses concurrents que par son mérite.» Mass. « Après avoir fait tirer au sort les petits concurrents , je les enverrais tous l'un après l'autre , jusqu'à ce que la bonne boite fût trouvée. » J. J. a Aux enfers , Eschyle occupait le trône de la tragédie. Euripide veut s'en emparer; on va discuter leurs titres; les concurrents en viennent aux mains. » Barth.
Compétiteur, competitor, de cum petere, demander ensemble,- ne se dit qu'en parlant de choses susceptibles d'être briguées , charges , emplois , dignités , trônes ou couronnes. « Les églises étant devenues pauvses, les rois abandonnèrent les élections aux évêchés , et les comr pétiteurs réclamèrent moins leur autorité. » MoNTBSQ. < Théodose vainquit avec les Goths son compétiteur Eugène. » Volt. « Le roi Isboseth, fila de Saûl , perdit courage quand son général Abner l'abandonna pour passer au service de son compétiteur David. » Is. «Aspirant i un sixième
consulat, Xarius écarta If ètellus, Tan de ses compétiteurs. 9 RoLL. «Non content de s'être im élire lui-même (décemvir), Appius travailla ;i faire tomber sur ses amis le choix du peuple pour les neuf autres places, et à donner excluston aji. plus distingués de ses compétiteurs, > In. Vîtellius fut le comp^iteur d'Othon (J. J.), Stani-îas celui d'Auguste , roi de Pologne (Volt.) , l'arciiduc Charles celui de Philippe V d'Espagne ;Id. , S. S.), etc.
Contondant, de contendere, prétendre, se dit d'hommes qui ont les mêmes prétentions et qvâ les soutiennent par la dispute oo devant la justice. «Dans la dispute sur le mystère de la Trinité , les deux contendants , tous deux habiles , se fondaient également sur FÉcriture.» Boss. « Il en faudra donc venir à dire qu'on ne doit rien tenir pour jugé (entre les catholiques et les protestants), jusqu'à ce que les coittendonU if donnent les mains. » Id. « Ne discutons pas ces propositions. Ce sont des sources intarissables de dispute. Lés deux contendants tournent sans avancer, comme s'ils dansaient un menuet.» Volt. « Le barreau , la tribune sont une arêoe , où la première loi du combat entre les deux contendants est que les armes soient égales. * Varv . <K César manda les contendants à Décixe pour ar- 'bitrer leur différend. » Roll. « Le roi présida a j conseil où cette importante dispute devait être décidée. Chacun des contendants plaida, sa cause.» Id. « Dans le procès Kommann , le public . tresdésintéressé sur les deux parties contendantes , ne vit bientôt que le seul Beaumarchais. • Lka. « Il serait à souhaiter que ces questions fussent jugées i l'amiable par un comité de gens de lettres et de théâtre bien choisis, où tous ks contendants expliqueraient les moti£s de leurs prétentions. » Beaux.
2* Émule, rival. Qui prétend et s'attache i égaler ou à surpasser quelqu'un dans un genre quelconque.
Vémulation n'a rien que de louable et peut être de la part de ceux qui marchent à la g-ioir^ par la même voie le principe des plus génère ai efforts. Louvois était Vémule de Colbert (S. S.i. Sophocle celui d'Euripide (Babth./, le comte- duc Olivarès celui du cardinal de Richelieu (yoz.T.). Thésée celui d'Hercule (In.), le ministre ClswU celui de Bossuet (In.), Alexandre celui d'Ac\\\Ue (Bakth.) et de Bacchus , le premier vainqueur de rinde (J. J.). J. J. Rousseau écrit à Condorcet : « Si j'avais à renaître . je tâcherais d*étre votre disciple pour mériter d*étre un jour votre émnl^ et votre ami. » « L'auteur de Rhadamisîe et d'Électre sait qu'il n'a fait naître en moi qiie de Vémulation et de l'amitié. « Volt.
La rivalité, au contraire , est odieuse ; elle tient de la jalousie et par conséquent de la haine. Vémule est un imitateur et comme un compagnon sur la route de la gloire ; le rival est un ennemi. Deux émules vont ensemble, deux rivaux J'uo contre l'autre. Vémulation rapproche , la rimiïiié divise. Plein d'estime pour le personnage dont on est r^tnule , on travaille par des moyens honnêtes à lui ressembler; plein de colère contre celui dont on est le rival, on n'épargne rien pour le supplan-
SYNONYMES À BA.DIGAUX DIVERS
ter ou le détruire. Il faut prendre garde que V émulation ae dégénère en rivalité. «Ambitieux, nous ne pouTons souffrir que l'on rende justice à per< sonne ; de nos proches mêmes et de nos amis nous nous Caisons des rivaux et des ennemis secrets. • Bocan. « Mazarin fit mettre en prison le duc de Beautort, qui n'avait d'autre crime que de lui disputer son autorité , et d'être à la cour son nt*a{ en crédit. > Tolt. — « Aristide aida. en toute, occasion Tbémistocle de ses conseils et de son crédit, quoiqu'il pût le regarder conune son rival, et même comme son ennemi. » Roll. a La haine mutuelle porta ces deux rivaux à quitter tout (dans le combat) pour s'acharner l'un sur l'autre. •» Id. « Dieu déclare qu'il est un Dieu jaloux , qui ne «peut souffrir les superbes , qu'il rejette les orgueilleux de doTant sa face , parce que les superbes sont ses rivaux. » Boss. « Le coq , s'il se présenle un autre coq, accourt l'œil en feu, les plumes hérissées, se jette sur son rival y et lui livre an combat opiniâtre. » Bupf.
Deux poètes, émules l'un de l'autre, deviennent concurrents un jour qu'ils se disputent le prix de leur art, et chacun alors relève le mérite de ses pièces et déprime celles de son rival (Barth.).
CONDITION (DE), DE QUALITÉ. Ces deux expressions , maintenant presque hors d'usage . serrent à désigner les personnes qui n'appartiennent point à la classe du peuple , mais qui exercent ou dont la famille exerce un emploi noble , et non une profession lucrative.
L'une a rapport au rang , l'autre au titre. Avec un emploi important, dans la robe ou dans la finance , par exemple , on était homme de eondition, quoique peut-être on appartînt à la bourgeoisie. A moins d'avoir une qualité , un titre . un nom, à moins d'être marquis , comte, duc ou prince, on ne pouvait être dit homme de qwilité.
Uhomme de condition ne doit point être confondu avec le reste des hommes ; c'est un homme de distinction ou de marque. L'homme de qualité appartient à un ordre particulier dans l'Etat : il a des aïeux , un nom et des armes.
Le défaut ordinaire des gens de condition. surtout de ceux qui sont nouvellement parvenus , c^st le luxe et la hauteur des manières; celui àes ^ns de qualité, c'est la morgue et l'opinion extr^vagfuite qu'ils se font du mérite de la naissance.
« Je me voyais au milieu d'une grande ville abondante en ressources , pleine de gens de condition dont mes talents ne pouvaient manquer de me (aire accaeillir. 3» J. J. « Rahuel disait : Ce M. de Grignan, c'est un homme de grande eondition : il est le premier de la Provence. » Szv. < On charge les carrosses d'un grand nombre de laquais pour exciter l'idée que c'est une personne de grande condition qui passe. » P. R. c Si un couvent est dans la ferveur et dans la régularité de son institut , une jeune fille de condittoA y croît dans une profonde ignorance du siècle. x> Fbn. Dans un de ses sermons , Bossuet appelle « personnes de csmdiUon > des personnes riches el haut placées de la bourgeoisie, de la
noblesse et de la cour associées pour une œuvre de charité.
« Les Suisses sont obligeants , hospitaliers , surtout pour les gens de qualité. On est toujours sûr d'être accueilli d'eux en se donnant pour marquis ou comte. » J. J. « Tu es la femme d'jin prince ; mais pour une dame de si grande qualité , je te trouve les frayeurs un peu roturières. » In. « Se défaire des filles de qualité pour leur noblesse sans leur rien donner.» S. S. «Dans cet hôtel de la folie se trouve entre autres l'épouse superbe d'un corrégidor, à qui la rage d'avoir été appelée bourgeoise par une femme de qualité a fait perdre la raison. » Les. a Le corp> des évèques , en France ^ est composé de gens c/j qualité qui pensent et qui agissent avec une noblesse digne de leur naissance. » Volt. Mme de Sotenville ne peut instruire George Dandin d»> la manière qu'il faut vivre parmi les personne. > de qualité; et M. Jourdain , qui veut devenir noble, commence par se faire habiller comme les gens de qualité.
On est plutôt de condition médiocre, et d.f grande qualité. « Il n'y a rien de plus capable d'inspirer la modestie aux personnes de condition médiocre, que de voir les personnes de grande qualité dans une exacte modestie , soit pour les habits , soit pour les ajustements. » Nie.
CONSCIENCIEUX, SCRUPULEUX. Attentif à bien faire, à ne rien omettre de ce qu'il faut, à ne se rien permettre de mauvais ou de blâmable.
L'homme consciencieux est plein de conscience « a soin de consulter et de suivre sa conscience L'homme scrupuleux est plein de scrupule , c'està-dire plein de conscience jusque dans les moin< dres choses; il tient compte du plus léger poids, même d'un scrupule; fe scrupule était chez les Romains la vingt-quatrième partie de l'once. Scrupuleux renchérit donc sur cùnseiencieux. Aussi dit-on, pour signifier qu'un homme est très-coiwcieticteuap , qu'il l'est jusqu'au scrupule (Acàn.). « On a représenté l'hypocrite (sous le nom de Tartufe) con^ctencteua; jusqu'à la délicatesse et au scrupule sur des points moins importants, où toutefois il le faut être, pendant qu'il se portait d'ailleurs aux crimes les plus énormes. y> BooRO. Le scrupuleux touche au minutieux. <c Cette exactitude scrupuleuse et même minutieuse sur les mœurs , que les peuples corrompus appellent pédanterie , et dont les sages de l'antiquité faisaient tant de cas. » Cono.
Consciencieux exprime une qualité, celle d'être attaché et fidèle à ce que dicte la conscience ; scrupuleux marque un degré , le 4>lus haut ou le dernier dans le petit. Labruyère parle dans ses Caractères de gens qui se plaignent « d'un testament fait avec loisir, avec maturité, par un homme grave , habile , consciencieux. » Et , d'un autre côté , on dit payer ses dettes avec une scrupuleuse régularité (Boss.). « L'ambition d'acquérir et nouvelles connaissances ne prit jamais rien dans saint Thomas d'Aquin sur la régularité la plus scrupuleuse à tous les exercices de son état. ' Mass.
Consciencieux ne se prend jamais qu'en bonne part. Scrupuleux , comme minutieux auquel il res-
DSmatME PARTK i
«tmbte fort, umonce qnciqiNfots un diftiut , celû de regarder à des bagatelles , tandis qa'oo néglige •éttf cboees importantes. « Ove te nmide^sC plein ■^ oes dusses piétés 1 Ben^fntkmtx dans tes petites •«bligBtions , large sans mesvte dans les autres.^ . (Boss. « Tel fût le Ticv des pharisieBs : esafltitude 0cniqnd0u$e à l'égard de certaines traditions, de «ertaiaes cérémonies peu néoessaires; et du reste transgression libre et «ntière des deveirs tes plus indispensables. « Bouno. Confsîeficteufemffie équivaut presque à religieusement; et soruf»leutemmt a parfois teaens de snperttitieuseBiapt, uw peu s'en faut.
«0!WÉ«U£NGB , ÇONCUTBIOII. Idée'ou préposition qui^iérire d'une autre ou de plasi9ttrs afttn».
Ctif iM^ense , amasqusiKta , de conseqwi , s'ensniTre, est objectif; conclunon , résultat de l'aotion de c<Ni0itM»e, est subjectif; on dit la temé- ^mnti d'un principe, c'est<à-^ire ce qui !«n dérive aatureltement , et ]& cmcltion d'une pfraanna, ctest-4-dire ce qu'une parsonae fait dériver de certaines prémisses.
Suivre , admettre toutes les eofis^^venosf d'un piéactpe, qui découlent d'un principe (AcAn.). «'Attaquer Terreur en elte-mème , dans ses prin- •«pas et dans ses cotuéquenees, » Boss. « De là, par une eonaéquimê imnoadquable , l'inUtititfà tde ce divin mystère. » Boorb. « Aristote découvre ëans tes sujeu qu'il traite 4in grand nomîbre ide aujsis et de €<niêéqumees. » P. H. < Il n'y a nulle •onttffsiefiM directe entre l'idée ée gmndeunet f idée de signe«» In. «- s Voilà oeomient je cqn- ■olnrais, et oe saraîi sans doute te emcênuionWa. "plus raisonnable «t la ptas sansée. » BoaaD- « >i^ous ailes voir que ma êonclmim «t éfiéante. » FéN. « Mais enin Tautear tivera<t-n kie làuae>oancf«jion claire et psédseï? > In. « Pqur ia proffondeur et te pénétration, pour te justesse . éascoAchtftOM, pour te dignité du discours « il n'y a rien que l'on puisse loempaver à saint A|ifmtin'qufi Platon et Cioéroa. » Laba. « Peut-pn as aaagofroid tirer de pareilles eoncltwoas , tel pourmii-on tes voir tirar sans en rirai?.» U^i, « VoUaire dit de Bayte qu'il s'ast fait Tavo^at igôiénd des phUosoiàws, mais qufil ne donne «jamais ses eoiicZuctefu:. » Lah.
iGe qui légitime une .oimté^uaice^ c'est sa ccn naiMavec un principe évident; et '0e qui faitU tece d'une eoncittitoA , c'est qu'on a su établir ide te ceanenon entre elle et tes propositions d'où pn te tire. Une bonne TOfu^queiice a une valeur abiolue, indépendante de nous, est vraie; une bomie «sueltthon est d'un bon faiseur, pour ainsi dise, A une vateur relative , est irréprooliabte quant à teforma et par rapport aux rëgtes, correcte. TJine «maiimen est d'ordinaire l&conséqunee d'un argfament en Ibrme, d'un raisonnement réduit aux tecmes d'un syUogtsme et considéré au point de TUS de te logique. « Parce qu'on ne peut pas tirer toutes sortes de éwulutions de toutes sortes de prémisses,il y a des règles générâtes qui fonffv^ir qu'une eondugion ne saurait être bien tirée d«is un syllogisme où eltes.ne sont pas observées. » P. R.
De fausses eoméqmmou sont des erreurs; de UxmMMfUhmon» sont des tentas de raiamme-
ment. Vous estimoM va principe à oaoae des eo 9éqiÊtmu9 qui y aest œntswies et «a auteur cauae de sessonciiMioiif, deses «umlèM de coi olors. On éorivain tait tes csiwéfswcsi de s prîBOtpaSf'CeaoDtdhoseaqui te mènent, desit dépend ; et il.denne des senotmiens, ee sont cbc ses qui dépendent de lui,qu^ fàltlettes eu telles « Quand il sem, questten de me dèisnâre, je soi vrai sans aempute toutes tes senr^fimosa de me principes...; que si mes oenseurs s'obstinent i désirer eneore des ooMlustons pratiques, je lea en promete de très^lairementénoDeées. » J. J
tMMSOMiaUL, OOmmUi. ConibnnéneDl a tetin cmaummmft et consaawv, Nicoji dit : con semwsnet parteirs , censuaur-et user* Après lui Iteugela», pete Vénage, puis Beauiie, auraien Toute qu'on <»bsenftt teujeors cette ÂlSerence que cofisommer signîfllt umquemeni acherer o^t-à-dtve aooemplir (te mahage , une eeuarre une affaire, an ertme), et qne mmÊmmm se prf seul pour achever, d^est-à-^ke délmire^en osant te rouflle sofwuaie le fer, te fm le cfaaribozij l'amour cawsmiis cet boamie. « 11 eat néoesenire, pour ceiMomaier le sacrifiée de te même; que le prêtre eofwtime tes espèces eensacrées. • Bmàui. Mais on n'a pas laissé d'employer aussi eeneom* mer dans te sens de eonsumer, d'anèanHr pai l'usage : oonjeeieier ducAiarfoon, des pnmsiecs, des denrées^ c'est ce qui fait qiie ces mets sont synonymes, et quHl n^st pas facile de les distinguer-dans cette acoeptten ei ite sent près d'équivaloir l'un à r^autre.
L'aetien de «efitommer ne détroit pas es lain, natenieceBede censumer. La conaoa^mefioa sed à te«reproductioB. «Pans te mer, presque touu teDeufrituve,tentote sofuemaunioii , tosmean profit de te reproduction. » Bu rr. La comewptiw ne -sert à rien ,et même' souvent elte se tét que eauser 4u dommage. « Las Soytbes avaient ea soin de boucher tous les puits et toutes les foU' naines, et de «mauaicr feus les léurrasea dans là lienxoù'tes Fenes deoùeut passer^^ilOLi..— Pai tel procédé on cemomwit peu éc «Aérien poui fbndre te fer (Bupf.)..« Oet moendte aouterrain n'a pas d'efiet violent , ^«n^st'nui^bteqae psr li perte du cbarhan qu'il ce— asig. » Bvff. — Oi om$9mme des soins et des velUes au eerrice d< quelqu'un {Paac.) , et tout tomme doit se résou< dre à asnsommef sa vie dans te travail (Boubd.); mate en setiMfNte inutilenoent ou skbb Irmt sja temps , sa vie , ses efforts.
Bnauite, consommer venant de censiNmmin, faire te somme ou addiltoraMT, -marque plutdt une action successive , qui ajoute «partie à psrtie jusqù'A former un tout; au lieu que ceatinMf, eum wfiimtT€ , prendre plusiens choses à te fois, indique une action qui se ^it tout d'un coop. Les habitants de tel pays en ewuommemit tous les produite dans l'année. Bn général, on aaet beaucoup de temps à consommar . « Si vous entendes que ja reste dans votre maison jusqu'à oe que te muscade et te cannelle isolent cofwommdw , je n'en démarrerai pas d'un bon sîècte. » J. J. Mais une grande armée a biealêt cottsvaiitf ioutes tes récoltes da pays qu'elle occupe, c L'armée des Perses coan»matr tout en peu de tens^ dans te pays. » Boss.
STNONIIK i AAMCAra DIVERS.
« L'armée de XenèB eontimnit sa nmte q^n la Tbessalie , nyageant les campagnes , eonmman dans un jour ies réooUes de plusieurs sumées.» Bakth. — Les causes qui agissent lentement , la roniUe , la pourriture , la vétusté , tonswmmmi ; le leu eonnnne. « Vettons le feu à cette bourre supetflue , à -ces yieilles forêts déjà & demi ee»iornméa; aâiemons de détruire sreo le fer ee que le ha. n'aura pu consum&r, • hWF, « Ce feu dévore et consimte en un moment tout «e qui s'offre i son acttrtté.^ B*Ab.
ecmnSKSR , fidélité. Qualité d'une' pecsonne qui ne change -pas , qui reste invanablment ajttubée i quelqu^un ou à quelque chose.
CoNSfuiiee, de cum statu ^ qui demeure le rnSme , marque vun attachement naturel ou de go4H ; fiàiHté , de feus, qui ^urde sa foi , désigne un Vachement moral ou d'obligation. On est oonxtant en amour, fiièle à sa parole. Cœur constant , dépositaire fiMe. CofOîanoe dans les o/Tecli»fir(BoTF.), fidélité des-promesses (BosB.). TJne femme eoiof imte continue àwroirla mêuM ii^Iinatiott, à aimer le même )romme. « La wmttmce est la chimère de L*amour. 3 'Vaut, k Zetams ne m'azme phis ; mais que me soucié^je de sa conitance ou de sa Légèreté? s'Bsoii. Tfne femme fidèle observe son serment et ses devoirs. « La iahnsie inventa Vsrt de mutiler les hommes, pour s'assurer de \a.'^déHté des femmes. » Vtxur. « Montaigne garde la fidélité au mariage , àcause de \a peine qui suit les désordres. • Pa6C. VintonttttHU est légère ; Vinfidèle, -parjure. L'actrice Mlle Clairon n'avait pas longtemps le même smant*, mais^ tout le temps qu'elle en avait un, elle n'était qii'à lui , eUe ne le trosipait pas; elle n'était pas.c(mitaiife, nuiis fiHèk ^Masm.). — La tmsutnee a lecaraetêre des passions ,' elle est ia> taie; la fidtSité, comme tout ce qui tient à la oondute^est libre. On doit être ravi de Iftooitiltmo?; OQ doit récompenser la fidélité,
B'autre port, la cônstanee exprime plutôt delà persévérance et du courage; et la Jid^ité^ de la docilité et du dévouement. Dieu éprouve ses élus psrhs aflKctTons, et leur donne occasion de lui marquer par leur constance leur fiêéiiîé (Boubd.). « Ces moments de dégoût dans la piété sont des tentations dont je puis profiter en donnant à Dieu, par ma constance^ la preuve la plus cor-, tùne de ma fidélité * » In. « De la part du chien, quelle xxmtmce i suivre, quelle fidéUcé à accempagner, quelle attention é défendre son maître! >Bu7F.
Ainsi, ht/U^Hftfest plus que la eonitoncf, parce qu'elle se rapporte à la conduite , à la manière d'agir, et non pas seulement aux dispositions intérienres de l'âme , à la manière de sentir on de souffrir, c Oui , je serai omstant et fidSe, » Bouan. ^Admirez la conttance et l'inviolable fidélité ùe eer peuple. » In. «La gloire de passer pour eon- «tant et fidèle. » Mass. « Combien de fois nVt-on pas vu ce prélat , pendant les désordres de l'^Btat , respecté même des rebelles , aller à travers les ar* i&ées porter au pied du trdne le tribut de sa ton* tksnce et de sa fidélité /» In. c Parmi les ramiers , fly a cxmtoknee et fidélité dans l'union du mâle etdelafemcHe.»BuFr.
f COMTANT, VBHn, (SSAIILB) ; — 2* OfÉ- SKANI^uns, HULRUBLB. Ces mots indiquint le caractère dHioe âme favsriabk, ùmcoHaible au cbangemettt.
Constant et fermie représentent en ^litmime et absolument la qualité signifiée par tous ces mots; tm^AiiftiMt t\ ■inflemilde la itootaonsidérer nlaUvemeiit , par rapport ^asx ammts inutiles que l'Ame essuie, auxeireoaetaaoM Jiui tendent inutilement à la ftdre changer ou wier. Qui eat cmwfawf ou ferme doMure le même ;qui "est tnébramkMe <m tt^fleofUblie teale le même mndgré les accidents de la fortune ou les «fiorts ^das liommee , est , pour ainsi dire , invîncibip.
'l*€oii«ftMil,f(8rme.
'CofMlofil a rapport à la aen^fiiti, ^fermt à la volonté : on est oonêlunt dans -ses sentimeiits , dans ses lUfections , dus ses goûts; on est ferme dans se» résolutions. Gmur eonvlanl, ferme propos (ACAO.).
D'autre pett , comme la aeEvOillfté «st une propriété pasnv«, on se montre eoMtefil 'dans la manière dont ^ «oufRra; tandis qa'on eeiiérme dans la manière dont on agit, de«t on -se soutient-dans le parti* qu^on a pris. La wmtameê est la qualité d'une âme qui sait supportar le malheur, qui 'ne 'sucoornive peint «ova sas maux, qui trouve en eHe-otème des reesoufaes aontre rafRiction;'laffnnei^ ait la qualité 'd'unsiAme fortement trempée "qui persiste âaas ses entrepriées, qui ne se rebucte ni ne reoule, L'èomme ooffilafit est oâui qui eonserve, suivanf^rexpressiond*Homee, oBqiMiai fneafeiH rdmt in eurduis non eeeus ac «a bonis, une ftme égale dans la mauvaise comme dmis la bonxm fortune ; l'hMune femie est te «tr propoitte' «ma^du aièaie poète, oelui qui suit avec ténatité œ qu'il a aésolu. Quoique tontes deux opposées 4 la faiblesse^ U comloRee et la T^rmeléf le sont eneore plus particulièrement, la :premièfe à Rabattement, 'et la seconde t la moHesse. Pour être eonstant , il faut de la patience; pour dtre ferme, du courage. La eorutanoe .portée au «omble ferait lUmpassibîlité; la fermeté dégénère abémant en opiniâtreté {j. r.).
« L'amiral de Coligny souflHt son. mal et les incisions qu'A faii fallut ftiire avec une constance admirable; ie jour même qu'il. fut blessé, il vit et ^atretmt tous les seigneurs de la cour avec une fetmeté qui les étemaait. » Bdss. -CaBod la flamme du bûcher vint saisir l'Indien Calanus, avec une constemce qui étonna toute i^rmée d'Alexandre il demeura dans la même poeture où il s'était mis ; le roi avait vonhi le détourner d'un si terrible dessain , mais il avait bientôt vu que, qaalque chose qu'il lai pût dira, il restait ferme et inflexible (Rûll.). Régulus, dans les supplices à Qarihaga, fut un modèle de iSOfistance , après avoir été dans le sénat remain, un modèle de fermeté.
^ Toutefois , eonstoKt se prend aussi dans le sens aotif de ferme; mais alow les deux mou diifèleatan ce que eonetûM se rapporte à la durée, et ferme à la force, Cenatoal annonce de ia persévérance, et ferme ée l'énergie. Aussi dit-on toujours ferme et constant (Acad. ,i*AâG., Vol.»