‹ Dictionnaire des synonymes de la langue française avec une introduction sur la théorie des synonymes, ouvrage qui a obtenu de l'Institut le prix de linguistique en 1853 et en 1858 (volume 2)Chapitre 274 sur 426 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

Boss.) et non pas constant et ferme, La constance continue et achèye l'œuvre de la fermeté, « Seryilius se défendit avec ]« fermeté et la constance d'un homme qui ne se croyait point coupable. »

ROLL.*

2^ Inébranlable, inflexible.

Inébranlable est plus général. On est inébranlable dans ses sentiments ou dans ses maux, comme dans ses résolutions ; on n'est inflexible que dans ses résolutions. On est inébranlable à tout» et, par exemple, aux événements, aux coups de la fortune , qui n'ont pas le pouvoir de faire perdre à Tàme son calme et sa sérénité ; on n'est inflexible qu'aux efforts des hommes , aux prières, aux sollicitations, aux menaces, qui n'ont pas le pouvoir de faire fléchir , de porter la volonté à céder ou à user d'indulgence.

« Constance inébranlable. 9 Bourd. «Tranquille comme Job et inébranlable au milieu des calamités du monde. » Id. a Inébranlable aux coups de l'adversité, au milieu des plus grandes infortunes. 9 AcAD. a Inébranlable dans ses amitiés. V Boss. « Les épreuves extraordinaires où on a mis son amour inébranlable pour la vérité.» Rac. c Inébranlable dans l'amitié et dans mes sentiments. » Yolt.

0 courage! 6 constance! 6 cœur inébranlable/ Id.

c Une fermeté inflexible pour la défense du juste et de l'honnête. » Roll. a En vain les premiers des sénateurs lui demandent grâce : toujours inflexible^ il persiste dans sa résolution. 9 In. a Que le prince soit inflexible touchant les choses qu'il aura témoigné avoir résolues. » Dbsg. c Ferme et inflexible aux sollicitations du simple peuple, » Labr. « Romulus consent à partager sa royauté avec Tatius; celui-ci, jusqu'alors inflexible (par rapport au mariage de sa fille avec Romulus) , cède à une offre si généreuse, et lui accorde sa fille. » Lab.

CONTENT, AISE, RAVI. Agréablement affecté.

Ëpicure distingue deux sentiments agréables , Pun paisible, l'autre agité; l'un qui tient l'âme en repos ou tranquille; l'autre qui la met et la tient en mouvement. Le premier est exprimé dans notre langue par content «t contentement^ l'autre par aise.

pans le contentement , l'âme a cela d'heureux qu'elle n'est plus troublée, tourmentée par des désirs; dans Vaise, elle a cela d'heureux qu'elle jouit d'un plaisir qui l'émeut beaucoup.

4 . A constant et ï. ferme Girard ajoute stable^ beaucoup moins usiié dans celle accepiion figurée. Du reste, il s'en distingue aisément; il est relatif, non pas à la sensibilité ni i la volonté, mais à riiûelHgence. c La stahilité est le caractère d'un esprit éclairé qui ne change pas de façon de penser. » Cond. Un esprit stable (AcAD.) a des [irincipes stables (Bourd., Pasc.), arrêtés , ccrUins. Voltaire, dans U Henriade, dit en parlant de Dieu :

Lui seul est toujours stable ,- et tandis que la terre Voit de sectes sans nombre une implac{d>le giMrre, La Vérité repose aux pieds de l'Eternel. El Bossiiet faisant l'éloge de Marie-Thérèse d'Autriche, reine de France, toujours juste, innocente et restée dans les voies de la saine doctrine : « Une foi vive, dit-il, est le fondement de la stabilité que nous admirons. »

Le contentement est calme, exempt d'iaquiètu-L et tout intérieur. « Adieu, vis content et heureux. 1 Volt. « Nous n'avons besoin que de Dieu, 5 nous suffit; en le possédant, nous sommes contents. 9 Boss. « Nous voyons des hommes conseulement morts, mais crucifiés pour le monde, contents de leurs austérités et de leurs croix, s BouRi). « Dieu suffit dès maintenant à l'âme t-jligieuse qui jouit indépendamment du mor.C2 d'un solide et parfait contentement. » Id. Avcr l'esprit, le cœur conlent (Acad.).— L'aw^ est vire et peut se manifester par d» mouvements du corps : on est ravi (Boss. , J. J.) ou transpone (J. J.) d'atxe; on tressaille d'aise (Id.); le cœui nous bat d'à w (Id.); quelquefois on est si aise qu'on ne peut dormir (Marm.)-, quand la sainte Vierge alla visiter Elisabeth, saint Jean-Baptiste sauta d*aise dans le sein de sa mère (Boss.).

Le. contentement est relatif à un dêsiT atilérieur dont il marque l'accomplissement ; Vaise est absolu et résulte d'un événement inespéré. Ce qui remplit notre attente nous rend contents; tout ce qui nous arrive de favorable nous rend aises, a Je suis bien aise que vous soyez content de ma dernière édition. > Boil. cje suis trèsaise , mon révérend père , que vous soyex content des résolutions de l'assemblée à s*opposer aux nouveautés, v Boss. On est content de ce qui répond â ce qu'on avait voulu ou conçu ; on est aise d'une nouvelle, d'une rencontre inopinée, d'un retour imprévu.

Havi^ c'est-à-dire enlevé,- transporté, mi> comme hors de soi et porté au ciel , désigne h comble de Vaise , Vaise qui va jusqu'à l'exaltation, jusqu'à l'extase. « Formosante ne savait plus ci elle en était; elle se croyait transportée hor&r la terre ; tout ce qu'elle voyait ou entendait \i plongeait dans un ravissement qui passait d-; bien loin celui qu'éprouvent les fortunés musulmans dans le neuvième ciel , environnés et pénétrés de la gloire et de la félicité célestes. ^ Volt, a Le peuple fut si ravi et si transporté &.i plaisir d'entendre G. Gracchus, qu'il ne put s'empêcher d'en témoigner publiquement sa joie. » RoLL.

Lisofoir.

Ma foi, je suis raid que nous logions ensemble.

Lt COMTS.

J'en suis fort aise aussi. Dcst.

Dans le Tartufe ^ Elmire dltàTanute i

J*ai voulu vous parler en secret d'une affaire.

Et suis bien tuse ici qu'aucun ne noua éclaire. A quoi Tamoureux personnage répond en renchérissant :

J'en suis ravi de même.

« Je suis transporté d'aûe, je suis content de moi jusqu'au ravissement. » Marm.

Une preuve que ravi est un mot d'une singulière énergie , c'est l'usage ou plutôt l'abus continuel qu'on en fait dans les conversations et les lettres pour marquer qu'on ne se sent plus dejoio de voir les personnes ou de les servir. Ëcoutez les faiseurs de protestations d'amitié : « Monsieur , votre très-humble serviteur ; Monsieur . je suis rat» de vous embrasser. > Mol. a Que!!' heuf euse rencontre I Monsieur de Pourceaugnac

SYNONYMES À RADICAUX DIVERS

e Je suis ravi de vous voir ! » Id. « Théognis Mute farorablement (un solliciteur), il est ravi lui ^tre bon à quelque chose; et comme ce- >ci insiste sur son affaire , il lui dit qu'il ne la a point , il le prie de se mettre en sa place , il a. lait juge. > Labr.

CONTKH, RACONTER, NARRER. Faire couttre des faits de viye yoîx ou par écrit. On conte pour ramusement; on raconte pour QStruction. On conte des faits imaginés , fabuiix , des aTentures ; on raconte des faits réels , storiques. (Voyez I** partie, p. 162 et 163). narrer est le verbe latin narrare. C'est un terme

rhétorique ou de critique littéraire, tout rela-

à la manière ou au style; au lieu que conter

raconter sont des mots du langage commun li n'ont aucun rapport au point de vue de Tart. and on conte ou qu'on raconte y on dit des c^es plus ou moins intéressantes; quand on rre^ on montre plus ou moins de talent mme orateur ou comme écrivain. On fait un nie charmant, un récit fidèle, une narration lire ou élégante,

K Cette lettre est tout i fait ingénieuse, et tout ait bien écrite. Elle narre sans narrer.... Il y tant d*art, tant d'esprit et tant de jugement le je voudrais bien savoir qui l'a laite. » Pasc. Les fiables de Lafontaine sont toutes bonnes ; est une manière de narrer et un style à iioi Y on ne s'accoutume point. > SÂv. « L'his- >rien qui a le don de narrer avec l'éloquence >nTenable , est plus qu'habile , il est grand hisfrien. s Volt. « Le goût, la naïveté, l'art de irrer , celui de bien entremêler les aventures . lient bien mieux que de l'esprit : aussi Don >uichotte est de toutes le3 nations. » In. « Pour e qui concerne l'art de narrer , le seul rapport >U5 lequel on puisse rapprocher Lafontaine et Arioste, leur manière est très-différente. » AH. « Il y a trois genres d'ouvrages (littéraires), i didacUqne , la narration , les descriptions : car L raisonne, on narre ou l'on décrit. » Gond.

Dans le style historique il faut narrer. » ACG. « On peut quelquefois engager une jeune ersonne à développer un fait en le racontant lus au long : par là, elle s'accoutume et apprend

narrer. > Roll.

l. CiOXrESTATION, DIFFÉREND, DÉMÊLÉ. — [. DISPUTE, DISaSSION, CONTROVERSE. — II. COTiTENTlON , DÉBAT , ALTERCATION , QUEfEIXE. — lY. CONFLIT, LUTTE, COMBAT, UERRE. — T. PRISE , BISBILLE, NOISE, 6RA- L'GE, RIOTEtlinLE. Il n'y a de synonymie entre es mots . et fis ne sont considérés ici , qu'en tant h' ils signifient entre les hommes certaines oppo- '(tous qui les tiennent divisés, qui font qu'on attaque , qu'on se porte les uns contre les au- :es, sans pourtant en venir proprement aux uins ; ou du moins , querelle et rixe sont les «lis qui impliquent parfois l'idée de coups.

Mais. I • la contestation^ le différend et le démêlé ont des oppositions en fait d'intérêts ; 2* la dismtf^ la dîMcussion et la controverse sont des [.positions en matière d'opinions; 3" la contenioR, le débat,, Y cUter cation et la querelle sont des ppoiitions passionnées ;Vcon/ltl, lutte, combat et

guerre , tous mots pris ici au figuré , représentent de fortes, de violentes oppositions, semblables aux oppositions armées qu'ils expriment au propre; 6» prise, bisbille, noise, grabuge , riote et rixe désignent des oppositions petites, soit en elles-mêmes, soit quant à leur durée, ou à leurs sujets , soit eu égard à la condition des personnes entre lesquelles elles ont lieu.

I. Contestation, différend, démêlé. Oppositions en fait d'intérêts.

Il importe de remarquer d'abord la différence considérable qui sépare la contestation, le différend et le démêlé d'avec la dispute , la discwssion et la controverse. Dans la contestation, le différend et le démêlé y il s'agit de savoir qui a droit ou tort , et chacun cherche à faire valoir ses titres , à obtenir un certain avantage qui est en litige : des héritiers et des plaideurs ont des contestations, des différends et des démêlés. Dans la dispute, la discussion et la controverse, il s'agit de savoir qui a raison ou tort, et chacun tend à faire prévaloir ses pensées , sans qu'il doive résulter de ses efforts autre chose que la connais* sance de la vérité : les disputes, les discussions et les controverses ont lieu dans l'école entre les savants , dans les assemblées et dans les chaires entre les orateurs. On termine la contestation , le différend et le démêlé en réglant les intérêts selon l'équité; on termine les disputes, les discussions et les controverses en faisant voir de quel côté est le vrai. — En second lieu , l'idée de parler , de combattre en paroles , n'est point contenue dans la contestation, dans le différend et dans le démêlé comme elle l'est nécessairement dans la dispute, dans la discussion et dans la controverse. Des personnes qui ont des contestations , des différends ou des démêlés peuvent trèsbien ne se rien dire elles-mêmes, et s'en remettre à d'autres du soin de défendre leur cause , ou même employer pour cela la voie des armes ; des personnes qui ont des disputes, des discussions ou des controverses se prennent elles-mêmes de paroles. On est habile dans la dispute, dans le (iiscitssion et dans la controverse , c'est-à-dire puissant dans l'art de parler, de soutenir parla parole des causes., des thèses , des points de science; on n'est pas habile dans la coritestation , dans le différend et dans le démêlé. L'histoire nous fait connaître les contestations, les différends et les démêlés des rois , c'est-à-dire les sujets qui les ont divisés; l'histoire nous fait connaître les disputes, les discussions et les controverses des philosophes, des hommes d'État et des thëolo^ giens , c'estrà'dire les points sur lesquels ils on discouru en sens contraires et les paroles mêmes qu'ils ont échangées là-dessus.

Contestation, différend et démêlé étant ensuite comparés entre eux, la contestation se distingue du différend et du démêlé par les caractères suivantis.

Contestation, action de contester , est un substantif verbal actif, à la différence de différend et de démêlé : il exprime l'action , les poursuites réciproques , le temps et les moyens qu'on y emploie. On est, on entre, en contestation, une corUestation s'élève ou s'émeut; on a des

HUXlillE PARTIE:

diipkmàt oa det démUés. Lm eMitteiritafu at coasidèrfliit oomme faits, le» dt/fA'Mdret Lm dV* m^Mf comme dioM». c S'il vnvm de» omlsf Ik»lûm» am sujet de l'amende , que le peuj^e soit juge da HfférmdL » BûU.. Un historien laoontei» les eofutêitationi cofnttnuelles qui s'élerèrwi à Rome (MoKTBSQ.) entre les plébéiens et les patiiciens au sujet des prérogatives dé eei darnieBr; il femaïquera qu'eUes fieappèrent tmt la.csMtlfta* tion sans affaiblir le gouTemement(1ieHnaQ.), quft quelquefois une année entière es pMsail en eoiOÊÊtaitumM (Roll.)» qu'en uetparrenail k %xBBber d'aoeord qu'après d« longues eonfeftaliefif (19.), qu'après beaucoup d» contestaKonr (ysier.); mats un publiciste examinera en eux-mêmes ks.d^P^ réfute et les démêlés des plébéiens et des patricienB, il en fera connaître le fondement et les caraolèree« il les jugera. « Ce qui eanntériss dnraafage les déwUUs de Gharlea^ninl et de IVanfois I«* , e'e^ ce mélange biiarre de ikanshise et de dnpUcilé. » Volt. Un malade meurt pendant lateentettalieii de ses médecins (Hol.); et, le» d^f|Qfrsfidff et les d^m^«.de ses médecine lut sont sauTent funestes. — Outre cela, eonietttimn regavde plutôt le droit en général, las prénogatiTSS, les compétences, le trop ou le trop peu de sévérité de la loi; le différwâ^ ainsi que le démHë, a plus de rapport au droit dans ses applications, aux affaires, à ce qui se passe ous'eat passé dans telles ou telles occasions. Des joueurs ont une coMlestotioii relativement aux règles du jeu, et un différend ou un démHé sur la manièfe dbnt on a joué. Une difficulté entre divers £tats ou les divers corps d'un Etat sur les rangs et les préséances est une (XNKeftelton; une affoire d'honneur, des difficultés pour un partage, sont des différends ou des démêlés, « La division se mit entre toutes les chambres du parlement. Il y eut des disputes pour les rangs.... lazarin crut rendre le parlement méprisable en l'abandonnant à ns contestations. 9 Volt, c a l'arrivée du duc de liOngueville , les plénipotentiaires ne i^ezpUquèrent pas davantage, et on vit nattre seulement de nouvelles conlsitations sur le cérémonial. » Gond. Lors de la réunion des états généraux en 1789 , c la oontestation s'éleva entre les ordres sur la manière de se former. » Mabm. — « Bnfin. la cenleslalton a, d'ordinaire, pour objet des intérêts plus généraux et plus considérables, c Le magistrat n'imite point ces hommes fastueux dont l'attention se prête avec plaisir' à ces contestations célèbres qui leur paraissent faire honneur à leur pouvoir , et se refusent àees causes légères et à ces détails rebutants en euxmêmes, qui entrent essentiellement dans l'ordre de la justice. » D'Ag.

Les différends sont aussi séparés des démêlés par plusieurs nuances.

Le différend lait qu'on diffère» Il divise, c Timocrate commence , dit Idoménée , à n'être plus si bien avec Protésilas; il a songé à se rendre in* dépendant : Protésilas en est jaloux, et c'est par leurs différends que j'ai découvert leur perfidie. » Fiir. c II y avait dans ce paye deux hommes vertueux et unis : ils n'avaient de différends que ceux qu'une douce et tendre amitié faisait nattre. »

MoirTMO. « SntiiB nous, autans peupluaètai pays, et qui* partes la même langue , KtoUcns, Acamanéens,. Maoédemens, il peut s'élnvcr àt léger» difffttemis quit n'ont point de suite m de durée»» Hou..— LedrfmM fût qiAm a qneli|Dr chose à démêler l'un avec l'antre : il mmi aux prisas; il est donc de plus gOBule censéqnenBe. c C'est ce qui amrs àtmU ééwélé entre mm d'Ardéa atd'Aricieu Ces denx peuple» étaiest es guerre pour des tarrae que châcnn d^emi préce»dàit. » Boas, c Saint Thomas^.araheiéqm de €antorbérr, as IroniNL engagé dans <b longs etxie ttcheur déméMmem le n» BaniilI.MaL • TamFlm roisel^utn te nations asnant te yenn uneeiia surlelhmanx d^eidlé(entrttBaniee^Gaitiiige)qm avait ftdt prendre les armes aux dcnu pins -pam sants peuples deda terre» » Rouu « Toei le pempie romain fut ténmindf un désnêUXih% m Miftaliwni entra deu een»uis qui s^aehamaiem mntueil» ment à détruire, chacun* la réputatieD de een ooi* lègue aux dépens de la sienne propre. »iB.p— Snas le différênà, on serait d'accord, uni, bte e»semble : le différend a plutftt lieu entre pereonaes de la même< soeiété en de la mémeCasuiii. c Jl fAut connaître Funion qui règne entietedenx époux dans tout le teste pour conceenic combien leur différend sur ce seul point, œfaii delà lelig^on, est capaliie d'en troubler les channesit» Xi J. Sans le démêlé, en ne se serait pas saKontré , en n^anssût paa eu afiaire l'un avec Taufte : le d^ailltf s'élève piutèt entre des étrangeis, cnt» dfférents Btats , par exemple, c Sans liaisens antérieures, sans querelles, sans démêlés^ sans nous connaître autrenaent que par la rèputaiàen littéraire, vous'm'ofl^z, dans mes malheurstves aknis et vos- seine. » J. J. « I>è8 que les alliés diraient le moindre démêlé, te Homate envoyatet des amlMesadeurs. » Mohibsql

A dtffVrtad se joint phitAt l'idée de ramener la paix, d'aoeorder te intéressés : régler, accetdec; terminer un diffénsid. Le démêlé ne rèveilie d'autre idée que celle de son existence même, de la coneuriunce des intérêts : avoir un déwMA. « Les prêtnes, qui devraient être «ntant de iaé> cEateurs pour coneitier les esprits et terminer te différends, ont leun démêlés et leurs avenaons. » BousD. « L'Université eut un grand démélésweo quelques docteurs A roccasioa da la lettre- q , qu'elle vauiait qu'on prononçtl cemmn un k. Il fàlhit que le pariement terminAt le dsffirsmdi » Volt;

Diantre part , le démêlé semble être un âiff^érenà où il y a quelque chose à d^Mler, à débrouiller, à èdaircir, un différend sur un oh^t compliqué et obscur que chacun envisage et présente'à sa Buinière. Bn sorte que le dt^i^rued demande une déobioa, et le démêlé un dénoûment Pour accorder le différend^ il suffit quelquefois de douceur et de persuasion ; pour terminer le démêlé^ il est besoin d'on juge éclairé et piein de discernement, c Les rois de Macédoine èuient ordinairement des princes habiles. Continuelle, ment instruits par les périls et par les afiEûres, embarrassés dans tous les démêlés des Grecs, il leur fcUait gagner les principaux des villes, éblouir les paoples, et diviser ou réunir te int^

SYNONYMES 1 MJMQJML WfEKS.

!ts. s MoircHQ. m Im dues cKAmOid «I dfBi dans «raient dtt grand» <M»^Mr(riiitèi3èt»qti'il8 smireiU à: déeider k YmdutHifm de RtiiaA. Il leiuit la dwaière ttaÎD. à. o«t ottvMi9fr«i y trar ûUait deynit s«pi teiua&daiiaatin^ lofwfaeTen ne ^Muiataprtoiaidi a dit à tfi MciiteiM ^'il a trouvait miL.^ S' 8» 8.

n. IHtpwU, éimmimiy owtiUWHi 0|ip<Miimu d^opioions catr» psisNuiei f«i e«nf«B6Bl nsoBble, qui m baltMit «n parolet.

DitpuÊ»^ de iKtfMTi^ oit dâpeM^fatoft, peu* er 4i>arMBiént oa des eloaeft dtrenea, e^ le enae géoéial : H te dit dknalaas lesicae oà des )er«>Biies sdatkament dlflénutB atis sur oa nème ujeC. La (Kipvle a ptaa parlioiditeoMBl lapporC. L rècMe ei M eoaiidère d'nae mudère epèrola* ire et Arttetti , eeiiHraft laayen général d'i»tnictiovi. « On atana à toir dias les dif]Mile« lé »mbat dea opîaienfi ^ Piae. « Il me semUe, par 'ezpéfieaee que J'ai de la eonftisiaa des ék9puti9^ [u'on ne peut trop entrer dans cet esprit de netteté. 1» iBb « L'aatélêBMOt, joint aa défaut d*atteaion à la jaste Taleur des termes, est oe qui proonge ordûuîraaient les àUpitte^* 6ia. c Peurm fa'on use bien des Mpuin, il rfj a rien qui serre daTantage à donner diverses ouTertnreff , ou poartroaiFarlaTMté, ev pour la persuader aax lutres. » P. R. « H y a deox aortes d'înstmotioos, Tvne par U dUpuOé^ et l'autre par la voie à'antariiè. » Y.'ktt, c Oue de Taiaaa ddrpatst^qne de question* saaa fla, que dTopinions diflérentea, ont partagé les écoles de la philosophie païenne \ Et aecrvfea pas qae ce AU tur dsa matières qae Dieu semble arwr livièis ârla dispute dsa hom»mes. » HiM.

La disoMStfo», de dùoilMV, tecbasr, agiter dans tous les iemy est me iftigmfe réfléohie, exacte, soigoée, ^ a n^part an affaires. cDùealer» dit TAcadimia, «'eM enniaer, débattra «M question , une afliir*, afea soin, avec exactUude , et en bien peser le pour et le contre. » « Aa Heu da ditpnOtf , ditftttuae ; après aToir dit des raisons , donaons des faits. » Bufv.

La wMir9Wrm^ eomrotfefHa, de amêm vertere, tourner ooatra, est une «Kspali suivie, réglée , soit de vite ▼dx , soit par écrit, liRiuelle a rapport aux doetHaes sartowt religieuses, et daoBs laquelle en pèse arec cahna la pour et le contre, eu )es raisoBe eentrairea. « Ce mystère n'est Ignoré dTaaeutt de ceux qui, dans les traités des eenffaeer<se, ont entendu expliquer la notion de l'aise avec toute son étendue. » Boss. • Ceux qui sont tant eoH peu versés dns les cfmln)verÊe9 savwt blea que c^eat là le principal fondement des prétendus réformée, v la.

Aujourd'hui que beaucoup da monde & part à l'examen et k l'administratioa des aflUres , le mot diieutfton est ODatinueDement emptoyé même dans des cas oè ses synanymes conviendraient nienx. Comro perse, par une raisoa contraire, vieillit de Jour en jour et prend une teinte pédantesque. H n'est pas jusqu'à àitpuêé qui ne soit un peu désttsité dans le sens général où il vient d'être considéré ci-dessus.

m. C<mteaeioa,d^ai,-«aUenMflfaii,q«ereHs.

échange de paroles vif et ankné.

Mais la soalSfiKibiietlad/ZNil suppoaeatdala etaleur aaalement; au lieu <{u11 j a de Taigreur dans Védtanathn et dans la gitereUe . D'ailleurs, c'est plulAt le hasard qni amène les altercations et les quereUei^ et on a'^ attaifiaedavanti^ aux personnes elles-mêmes.

C09ae«Hm,Mmt.

Cottte§Mùn^ de Mmlsadsiv, tendn aveo quelqu'un vers un même but, y tendce avaa. effort, répond enetemeat au mot dirpale pris daas le sen» général où il se rapporte A Técole. Cestla fivaUié acharnée de gens qui dispuUsit hm>m^^ par le désir d'arriver à la vérité, que pour l'bonr aeur de remporter sur un eamtenàant ou un aih iBgoliiste; c'est souvent une vaine dûpula d'écola soutenue par des diseooraurs qui font assaut da dialectique et aa défendent avec opiaiitmé, au bien c'est «tte opiniAtreté même : esprit da een^ lenltsH ; esprit eoaleaitfiis. « Rien ne serait si aisé que de cosfondre cet ouvrage; mais l'esprit de eoiifnilMm n'est paa celui des enlianto de Dieu. » Fda. « Ils raisonnent sur la luanère qui lesfirappe, et font de la vérité un sujet de can^ tenêion et de vaine philosophie. » Mass. « Nous ne venons paa vous porter ici nos opinioaa, nos préjugée, nos pensées. Ce n'eet point ici une chaire de coatenltoa, c'est le lieu de la yérité. » ID. c La vérité n'est paa le fruit des eoMéraliont et des disputer , mais des larmes et des soupirs. » In. « Que voiaje dans tes écolee , 6 pauvre philosophie , que des cenfenliofw inutiles qui ne seront jamais terminées f » Boss. • Ce point est celui sur lequel les «otttsfition« ont été de tout temps le plus échauffées. » Id. c II y a ploa de cofUentUm que de vérité dans leurs discours.» lo. — Gependait , eoMenUtm se prend aussi en bonaa part pour une louable émuiation parmi gêna qui diapateat avec ardeur. « Faites déclarer les enfants sur lee différents caractères de ces saints, pour savoir ceux qu'ils go4tent le plus. Vuuprk* férerait Bsther, l'autre Juditii, et cela ferait entre eux une petite eontenlion qui imprÎHMnit ploa fortenunt dans leun esprits ces hietoires et formerait leur Jugement. » Fér.

Le déhêi est à la discussion, ce qif est la sontsalieit à la ^isfintê : c'en estla forme passionnée et quelquefois bruyante, même tumultueuse. La diseufsiofi s'engage; le d^bai s'allume (Mol.). La discMertea tend à gagner les suffrages , et le d^bot à les emporter. Au reste, le d^ol, comme la dtreasffien, roule plutôt sur les affaires que sur les opinions, et c'est moins dans l'école qu'il a lieu, que dans les assemblées de toutes sortes et devant les tribunaux. Les déb<Us du parlement d'An(0eterre sont quelquefois bruyants (Gond. , DaDBFF.). Esope sait que la langue est la pire chœe qui soit au monde, c parce que c'est la mère de tous les déhatt , la nourrice des procès , la source des divisions et des guerres. » Rol&. a Le succès da l'assemblée montra que ce peuple (de Rome), si fier lorsqu'il s'agissait de défendre sa liberté et son honneur, devenait un juge équitable , dès que la chaleur des débaU était passée. » Id.

ÀUerêoHon y querellée

Querelk enchérit sur aUination, « Nos gardes

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