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3* Crierie t eriaillerie , cle^Hguderie, Grierie «st familier , rien de plus. OriaiUerie est méprisant. On ne peut supporter les <!rieries d\m avocat (LAsa.) qui parle trop haut; mais dans la traduction de VApoeelokintosie de Sénèque, par 7. J. Rousseau, Claude dit à Hercule, en parlant des avocats de Rome : « Serrez sûr qu'il (TOUS a mieux valu purger lesétaâ>les d*Augias que d'essuyer leurs rrtailSertee ; »fous av« cvaSé moins ^Tordures..* Bossuet écrit à une re^ ;Ugieme : « Il faudrait éviter sur les réceptions , iBB «rtenef qui semblent worûoir fimpHnour d«B BécffsitéB. • Et, d'autre part, J. J. Koneseau se nuque de i'extravagame erioMetieëLB eertaises «drioM de son lemps. — Outre cela, «risrie
s'emploie de préiévenoe an plnriel et i suite d'actions, une répétition continuelle de cris ; au lieu que erMUerU se met bî«n a« siagulier pour désigner un genre de cris. « A Sparte, on accoutumait de bonne heure les enfants i ne se point livrer à la mauvaise humeur, ni à la criaillerie , ni aux pleurs. » Roll. Dans Tartitlt, Tartufe dit à l'exempt :
Délivres-moi, monsieur, de la eriaiiierêt. Mec
Ouant à la dabauderie, de cUbauder, aboy» ou f^re du bruit mal à propos, elle a cela de particulier, qu'elle est toujours dirigée contre quelqu'un et consiste à en mai parler. Il n'en est pas ainsi des cfterief et des criaiUerieSy de eellas des avocats ou des enfants, par exemple. « Le prédicateur a clabaudé beaucoup contre les philosophes; mais ses clahauàtfin ont été «os cU»mantis m deserto. » Volt. « Quelque supérieur qu'on puisse être au -public , il n'est point agréable d'en essuyer les cUtbauderies, > J. J. c Je voudrais tâcher de fixer à peu près Pidée qn*on doit avoir des ouvrages de H. Rameau, car je compte pour rien les elahauderies des cabales pour et contre. » In. « Nous fl&mes avertàs. Mme de Saint-Simon et moi , des vacarmes et des propos du comte et de la comtesse de Koucj.... Je dis à H. le duc d'Orléans les Mbamdmitsei les propos qui me revenaient d'eux de tout» parts.» S. S.
CRIflB ; — TAUlfe , VOSFAIT; -^ ¥É(XÉ, DÉ- LIT. Mauvaise action.
Crime est l'expression commune , qu'il s'agiss du degré ou de l'espèce. Au contraire , femie et forfait ont rapport au degré et ééngn^t, fa«f€ quelque chose de léger, et forfait quelque chose de grave ou d'énorme , tandis que, de leur cAté, ^éché et délit signifient des espèces, savoir : péché un violement de la loi divine ou des préceptes de la religion; et <UK(, une ràlatiaB des lois positives ou civiles.
1* Quant au degré, crime (latin mmen) ne le détermine point : il y* a de grande crimes oomme il y en a de petits , d'irrémissibles comme îl y en a de pardonnables. — Il n'en est pas de même des fautes : elles n'ont de leur nature aucune gravité; ce sont des faiblesses, comme l'indique Vétymo\ogie, fallere, failUr, être en faute, défaiUir, manquer. Elles peuvent être inrolontatres, prerenir d'ignorance <eu d'inadvertance, et, dans tous les cas , ne «upposant point la malice du cœur , elles rendent Uftm^le et répréhensible plutôt que punissable. « €e ministre était dor. 2>es plus petites faites il en feisait des crimes , et les punissait avec la demièTe rigueur. • Roll. « Je hais les lois de Dracon, fû punissaiem également les eHmeret Imfmuêes^ la méchanceté el !a folie. » YouT. « L'impératrine <:ailierimi n*hésHe pas de mettre Tiatoléiunee a« rang des fatÊtes, j'êi presque dit des diMs^ « h). « frétais heame et j'ai péché; j'ai fait de grandes fdneat que j'^ai J)ien expiées , mais le «féme jamms a'kqiprocfca de non KMBur. » J. J. « Si j'ai écrit des eheees rèpréhensiblee , on fwft m'en blkner , on peut supprimer le livra. Vaic po«r le fiétiv, pour«n*litt«quer persminellement, il >faiil plus; la fimete se suft pa8,<il4MltmMil,ia erime. >iD. Im faune
STNONmES % RAinCÂtJX DIVERS.
excitent des regrets; les crtmef , des remords. ~ D'autre part , le forfait (faire fors ou hors , excéder, faire quelque chose d'excessif ou d'énorme), est le comble du crime , le crime horrible , inouï. cje dirai les crimes de Benjamin et les yengeances d^IsraSl-, je dirai des forfaits inouïs et des cb&timents encore plus terribles. » J. J. « Quand l'inégalité est grande , c'est le siècle des attentats. On commet hardiment les plus grands crimes, et les succès paraissent justifier les for-faits. x> CoNj). « Si jamais tous avez rencontré des #uppliciés, par la qualité de la peine tous arez souvent jugé de l'horreur du crime , et il tous a semblé voir quelque idée de leurs forfaits dans leurs faces défigurées. » Boss. Du reste , for/ait exprime quelquefois un crime grand y non pas dans le sens d'atroce , d'exécrable , mais dans celui d'illustre; le forfait emporte alors l'idée d'une sorte d'éléyation. cDans le Triumvirat, FuWie n'a aucun des caractères et des grands motifs qui peurent ennoblir au théâtre la scélératesse et les forfaits. » Lah. c Dans les premiers temps où brillaient de sil>eaux exemples d'humanité , on yit éclore des crimes atroces et inouïs. Quelques-uns de ces forfaits ont existé sans doute; mais les autres ne durent leur origine qu'à la poésie qui , chargeant les caractères des principaux personnages de l'totiquité de couleurs efirayantes , a transformé les feiÛesses eu crimes et les cnmei en forfaits, » Bartb.
2* Quant à Tespèce, crime la Mt loat aussi peu connaître ; il représente des mauvaises actions de toutes sortes, au lieu que péché et délit sont spéciaux , ont chacun son domaine distinct, le péché offensant Dieu , et le délit la société-, péché étant exclusivement du style religieux, et délit exclusivement du langage de la jurisprudence. Au crime le remords sert d'expiation; au p^cW, la pénitence prescrite par le prêtre; au d^Iit, la punition infligée par le juge. Dans le monde, ftuis la société, dans l'histoire, on parle ^e crimes; dans VÊglise, de péchés; devant les tribunaux , de délits. — Que , dans le droit fran» çais actuel , crime s'emploie concurremment avec délit et signifie spécialement une violation grave de la loi ou la violation d'une loi importante , il n'est pas besoin de le remarquer ici. La langue ' ordinaire ne reconnaît d'autre différence entre le crime et le détU , sinon que crime est un mot commun , qui conTÎent dans toutes les bouches , tandis que délit est un terme de droit et de palais, qui se dit seulement en parlant des lois humaines , de leurs dispositions ou de leur application. « Médée et Jason , coupables de la mort d'Âbsyrte , allèrent se fkire expier dans VJEiL par Circé. Jason enfonça son épée en terre ; ce qui agniôait que sa femme et lui avaient commis un crime avec l'épée.... Les Juifs étaient obligés par la lui d'avouer leur délit lorsqu'ils avaient volé teuis frères. » Yolt. « On a gravé quelques lois pénales sur des colonnes. Si de pareils monuments pouvaient se multiplier au point â'ofifrir féchelle exacte de tous les délits^ et celle des peines correspondantes, on verrait plus d^équhé tbits les jugements , et moijis de crimes dans la wcicté. 9 Barth.
GROCIER , fiTÉGftOUIZR , JÊTiStlQUER. Ttimber
en s'afTaissant.
Crouler et e'^crotiler, ayant même radical, diffèrent peu l'un de Tautre. — Crouler énonce un fait en général , sans le décrire. « Ce galant homme était du naturel des rats , qui se hâtent de sortir d'un logis lorsqu'il est prêt de cnwler.« S. S. « On étaye comme on peut la maison prête à crouler, et on laisse le soin de la reb&tir à son successeur. » Volt. — S'écrouler, au contraire, est concret, montre un fiiit particulier d'accomplissant dans telles ou telles circonstances , de telle ou telle manière. c€et édifice vint tout d'un coup i à'écrouler. » Acad. «Il y eut à Sparte un terrible tremblement de terre; le Taygète et les autres monts furent ébranlés ^que dans leurs fondements : plusieurs de leurs sommets , détachés de leur place, s'écroulèrent. * Roll.
Bntre crouler et s'écrouler, d'une part, et débouler, de l'autre , la différence, tenant à celle des radicaux , est plus considérable. Crouler, du grec xpoveiv , pousser, et analogue du latin ruer^^ tomber, fondre avec violence et précipitation , se dit des choses qui tond}ent en ruine d'une manière violente et avec fracas ; mais s^ébouler signifie se diviser en houles, en portions ou en mottes qui roulent. Oroti^er et f écrouler s'emploient en parlant de choses solides qui ne peuvent tomber sans secousse , sans déchirement et sans éclat ; an lieu que s*éboulër convient proprement quand H est question de certaines choses accumulées , dont les parties se séparent aisément les unes des antres. tJn édifice f écroule ; un monceau de terra ou de quelque autre chose semblable s^éboule.
« La fin de l'impie est presque toujours sans honneur; Xài ou tard il faut enfin que cet édifice d'orgueil et d'injustice s'écroule. » Hass. c QnéL est l'édifice b&ti par l'imagination humaine qoi n'ait des murs qui f écroulent ? » Volt.
Puisse le temple horrible où mon sang va eoiâety
ior m eendn, sur toi, sur les ^eMt*éanmUrJlB. c Toutes les fbis que les voûtes des cavernes mi* nées par les eaux ou ébranlées par^quelque tremblement viennent à s'écrouler. » Burr. « Autrement, il n'y aurait plus de sûreté pour personne, et la société s'écroulerait par ses fbndéments. « J. J.
c Cette abbesse fit fermer de bonnes murailles son abbaye , qui ne l'était auparavant que d'une méchante clôture de terre éboulée presque partout. » Bac. « Les soldats de Pyrrhus ne pouvaient s'approcher du bord (de la tranchée) ni s'y tenir fermes , & cause que la terre, qui ne venait que d'être remuée , s'éboulait facilement. > Roll. « Nous avions si mal pris la pente , que l'eau ne coulait point; la terre s'éboulait et bouchait la rigole. » J. I. « n y a une mine d'or en Franche- Comté, que Véboulement des terres n'a pas penms de suivre. » Bofp. «Sur la poudre de charbon on amoncela , en forme de dûme , autant de pondre de grès qu'il pouvait en tenir sur la caisse sans s'ébouler. » Id.
Des remparts , avec tous les ouvrages qui sont dessus , s'écroulent sous les coups du canon.
Ces remparts menaçanU^ leocs tours et leurs «a-