DEUXIÈME PARTIE
Sicrûulent toot las traitf de cet brûlants ongei.
Volt.
Un rempart qui déboute est une masse de terre dont certaines parties cèdent et se détachent. « Venise était un rempart de la chrétienté contre les infidèles; rempart à la yérité éboulé en cent endroits, mais résistant encore par les villes qui lui restaient en Grèce. » Volt.
Si le ciel d'une carrière «écroule, les ouvriers qui y travaillent courent risque d'être écrasés. Ceux qui fouillent une mine ont à craindre des éhouUments capables de les ensevelir. Une mon^ tagne«Vcrott2« par les secousses des tremblements de terre ou par l'action des volcans \ elle f éboule lorsqu'elle est minée par les eaux ou par la sape des travaux qu'on y a faits pour en extraire des métaux.
CURE, GDÊRISON. (INCURABLE, INGUERIS- SABLE). La cure et la guérison sont opposées à la maladie : elles donnent l'idée d'un retour à la santé, d'un rétablissement à la santé. On dit également opérer (Volt.) , ou faire (Volt. , Sév. , Mol.) des cures, et opérer (Mass.) ou faire (Volt.) des guérisons; une cure et une guérison imparfaite (Aci.n.) , une cure et une guérison merveilleuse (Mol.)
Cure y tiré du latin cura, soin, se rapporte exclusivement aux maladies dont on guérit par les soins d'un médecin ; au lieu que guérison se dit bien aussi d'une santé receuvrée naturellement ou par miracle. « Ce médecin a opéré plus de cures que les prêtres d'isis et de Diane n'ont jamais fait de miracles. > Volt. « Les disciples avaient la vertu d'opérer des guérisons et des prodiges. » Mass. Un médecin fait des cures * (Volt. , Sév. , Mol.) ; un dieu ou la nature fait des guérisons : c Les guérisons faites dans le temple d'Esculape étaient innombrables , et nous avons encore des monuments chargés du nom des témoins oculaires des miracles d'Esculape. > Volt. « Quand je sub malade , Je me tiens coi , en attendant la mort ou la guérison. * J. J.
Mais la synonymie entre les deux mots est plus étroite , quand guérison s'emploie comme cure , en parlant de malades confiés aux soins d'un médecin. Alors, « la cure est relative au malade guéri et au médecin qui Ta traité , et la guérison n'est relative qu'au malade guéri. » Conu. On fait une cure , on travaille à la guérison. On dit d'une cure qu'elle est belle (SÉv. , Volt. , Mol.) , et dans ce cas le succès fait honneur au médecin qui l'a entreprise, on lui en est redevable et reconnaissant. On dit de la guérison qu'elle est entière (AcAD. , S. S.) , parfaite (Acad. , Gir.) ou prompte (Id.), et on s'en réjouit, on en félicite le malade. « L'ami Seron est bien le bon ami d'avoir guéri cette demoiselle. Je lui en sais le meilleur gré du monde , et parmi les obligations que je lui ai je lui alloue cette cure comme faite à ma propre personne. Je voudrais bien pouvoir me réjouir de même, en toute sûreté, de la guérison de M. votre père, mais vous ne m'en parlez pas d'un t..n assez ferme pour finir mon inquiétude. » FÊN. Une cure merveilleuse prouve le talent merveilleux du médecin; une guérison merveilleuse était inespérée. Une cure im^faite accuse
rinhabileté , la négligence ou rinexpérience do médecin , l'inefficacité de ses remèdes ; guériso% imparfaite fait concevoir la persistance du maL
Quelquefois même cure signifie, à la riguev, le traitement, les soins, l'art, les remèdes, h conduite de la maladie, indépendamment da résultat, et, pour déterminer celui-ci, on le sert de l'épithète heureux; une cwre heureuse (Acao. , RoLL., Mol.).
Le médecin Tant-pis allait voir on malade Que visitait aussi son confrère Tant-mieux.... Tous deux s'étant trouvés différents pour fa cmre. Leur malade paya le tribut i nsture. Lkw.
c En Egypte, chaque médecin se renfermait dans la cure d'une seule espèce de maladie. > RoLL. « Le charadrios (nom d*un oiseau chez les Grecs) guérissait de la jaunisse : toute la cure consistait A le regarder. » Buff. On ^i bleu une longue cure (Volt.). — Guérison^ au contraire, marque l'effet, et non l'opération ou le moyen, c Un médecin promet ses soins (cura), et non k guérison. » Volt, c L'espérance de gnérir est déjà la moitié de la guérison. » lo. « Qui sait d'où viennent nos maux et notre guérison? Aii moins les médecins n'en savent lien. • In.
Dans la cure veut dire pendant le traitement: « Pangloss , dans la cure , ne perdit qu'un oôl et une oreille. » Volt. Dans la guérison , c'est proprement, étant guéri : c Lorsque, dans sa ^iii^son, il eut appris ce qu'il avait dit dans sa maladie , il fut sur le point de mourir de douleur. •
Dans la peste d'Athènes, « Hippocrate fut employé à la cure des malades.... Dès qu'on était attaqué, le désespoir saisissait les malades et les empochait de rien faire pour leur guérison.^ Roll. c Les cures extraordinaires que faisait Galien à l'égard de malades absolument désespérés, la certitude avec laquelle il marquait l'effet que devaient produire ses remèdes, et le temps de la parfaite guérison... : tout cela le faisait regarder comme un médecin d'un rare savoir. > In. « Le médecin , remarquant tous les signes d'une prochaine guérison , prit un air de triomphe, comme s'il y eût mis beaucoup du sien, et dit qu'il ne fallait plus qu'une médecine pour achever son ouvrage; qu'après cela il pourrait se vanter d'avoir fait une belle cure, d Lbs.
Incurable, inguérissable. Qui ne peut être guéri , qu'on ne peut faire revenir à la santé.
incurable, du latin cum, est de tous les styles.
D'un incurable amour remèdes impuissants.