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Inguérissable, formé du verbe français guérir, dérivé lui-même de quelque mot vulgaire , peutêtre de l'allemand u>ahren, conserver , appartient plutôt au langage familier.
Mais , en outre, incur<à)le est relatif, et inguérissable absolu. Le mal f'ncuro&^e l'est relativement aux secours de l'art, et aux soins de la médecine; le mal inguérissable l'est absolument, en soi, la nature même n'y peut rien. Contre l'un il n'y a pas de remèdes connus , et contre l'autre pas de remèdes possibles. La folie est un mal incurable , pour la guérir les médecins sont impuissants : mais elle n'est pas inguérissobU^
STNONUES À RADICAUX DIYERS.
oo en guérit On ceasa de soigner un inewràble, il est abandonné des gens de Tari , on le met aux Incurables; on désespère da salut d'un hon^M «nyv^ritsaftie, il est perdu.
Inguériuàble enchérit donc sur ineurablê^ soit que ce qui est inffvérisiohle le soit par sa nature, ou, comme le yeutCondillao, qu'il soit porté à un degré où les remèdes n'y peuvent plus rien, et la nature pas davantage. On vit avec des maux tficiini5/«r; seuiemeiit, on en est in-
commodé, on en souflire. ies maux mguériuàble$ sont mortels.
Du reste, fng^érisêable se dit des personnes et des choses , «lussi bien qaiincwrable. « Votre lettre m'a bien consolé , mais ne m*a pas guéri , par la raison qu'à soixante-diz-neuf ans, avec un corps de roseau et des organes de papier méché, je suis inffuérissàble. » Volt, c Philippe III avait chassé les Maures d'Espagne , ce qui avait fait à la monarohie espagnole une plaie inffuérissabk* » In.
DANGna ,)p6ul,ei8qiib, hasard. Ces mou
désignent la situation de quelqu'un qui est menacé de quelque malheur. Courir des dangers, des périls , dm risques et des hasards.
jiangefy du latin domiiiM», dommage (dosmicin gerens, portant donmiage] , d'où nous avons fait aussi notre vieux mot dam (À votre daw)^ parait être le terme général. 11 exprime toutes les situations où on craint un mal , quel qu'il soit, petit eu grand, léger ou grave, tout ce qui peut être dommageable, nuisible, préjudiciable, pernicieux sous un rapport quelconque, depuis un simple inconvénient jusqu'aux pertes les plus considérables, celles de l'honneur, des moeurs, du saXut.
PMI, latin pcncttlum, de per tre, aller ou passer à travers, pMr, signifie l'espèce de dsfifer la plus pressante , la plus extrême , U plus imminente, U plus terrible, et presque toujours celle où il y va de la vie , celle qu'on court dans les combats , par exemple. « FérU, s'applique principalement au cas où la vie est intéressée. > D'Al. « Le péril est une rude épreuve par laquelle on passe avec un grand danger. > Roub. Vous STei pressenti jusqu'au moindre danger. Où mon amour irop prompt vous allait engager. Pwir voua, pour voire honneur, vous en craigaei
les suites....
Mais sTeE-vous prévu, si vous ne m'épousez. Les pérUs plus' certains où vous vous exposez? Songez -vous....
Que vous ne respirez qn'aulant que je vous aime !
(Roxane à Bajaxet.) Râc.
Oa\, Qima, contre moi moi-même je m*irrile Qurâd je songe aux dangers où Je te précipite.... Te deDunder do sang , c'est exposer le tien : D'une si haute p)aee on n'abat point de tètes Sans attirer sur soi mille et miUe tempêtes; UisMae en est douteuse, et le pérU certain.
(ÈmUie dans Cinna,) Coax.
«La prudence du pécheur est insatiable : il pread toujours de nouvelles mesures : les postes les pins TpériUeyas n'ont rien qui l'effraye : les férUs qui relèvent cessent d'être des périls^ le mauLvais succès de ses mesures est l'unique danfit qu'il craint; et il ne compte pour rien d'exposer son salut, pourvu qu'il assure sa fortune. 9 Mass.
On dit bien, une doctrine et des liaisons dangemues; et* le saut périileuxj un poste périlleux. On craint, on redoute ce qui est dangereux^ et
on l'évite ; on a peur , on est effrayé de ce qui est périlleux y et on fuit d'épouvante. II faut du courage pour tenir contre les dangers , et de la valeur pour affronter les périls. Un malade est en danger; une sentinelle avancée est en p^ril. « La solitude m'est dangereuse (par le souvenir d'un amour coupable) , précisément parce qu'elle m'est douce.... Hélas 1 sans doute, il (mon amant] a péri dans ce long et périUeu» voyage que le désespoir lui a fait entreprendre. » J. J.
Risque et hasard désignent des dangers possibles, qui inspirent non pas de la crainte ni de la peur, mais de l'inquiétude. Courir des dangers ou des périls, c'est être exposé à des maux auxquels on peut échapper sans doute de manière ou d'autre, mais réels et certains; c'est se trouver dans une position fâcheuse ou terrible : courir des risques ou des hasards^ c'est avoir des chances pour être exposé dans la suite à des maux, qui laissent cependant espérer encore qu'ils ne seront pas , mais qu'à leur place aura lieu un certain avantage ; c'est se trouver dans une position incertaine, qui donne du souci. Philoclès dit à Idoménée en partant pour l'expédition de Carpathie : « Souvenez-vous qu'en vous servant au péril de ma vie , je courrai risque de n'avoir d'autre récompense que votre indignation. > Fén. Contre les dangers et les périls il faut du courage; à l'égard des risques et des hasards , il faut de la prévoyance d'abord, et de la prudence ensuite ou de U hardiesse. Quand on entre dans le commerce, quand on fait un pari, quand on met à la loterie, quand on place de l'argent , quand on épouse une femme qu'on connaît peu, ce ne sont pas proprement des dangers ou des pérUs qu'on court, mais des risques ou des hasards. Enfin , les dangers et les périls regardent plutôt les États; les risques et les hasards, les entreprises.
Risque et hasard ^ de leur côté, diffèrent en ce que hasard se borne plus strictement à marquer la simple possibilité du mal, et l'incertitude de son événement. Risque fait supposer des chances plus défavorables, et une plus vive inquiétude. On court hasard, ou le hasard de...; on court grand risque, courir grand /ia#ord n'est pas usité. Quand Tartufe dit à Elmire :
Votre honneur avec moi ne court point de hasard, il veut faire entendre que l'honneur d'Elmire
•Birtim ffAHiBr :
Ht CdtITt pSS'Ié VÊtnMM f^HpÊÊê» * 4& Vus de donner quelques règles pour estimer les rapports de Tradsembisnee, les degiés àe probabilhé, le poids des témoi^agea, i'teflueflee dis hatarât, rinconrénient des riitfuet. » Borrr.
Bnsuîfe , les risqMi, ne dépendant pas d* lui* i9râ seul , peuvent jusqu'à un certain poind être calculés et prévus, c II se feit un emprunt en France; çroyez-Tous que je pourrais placer là mon argent sans rùque? » 1. J. « Il le fttl sans réflexion sachant bien qu'il le fait sans rifqvs. » Id. « Il Yoit d'ayance les risques qu'il Ta courir. » In. < Passer rapidement entre deux bûchers n'était pas un grand risque^ on pouvait tout au plus brûler ses cheveux et ses habits. » Volt- ^ Les hasards , au contraire , sont absolument éventuels et incertains, comme tout ce qui est soumis au caprice du sort. « Ce commerce d» lettres ne vous exposera point, parce qu'il ne passera Jamais par les hasards de la poste, v FÉN. « Hithridate fut trahi par Pbamace et par une armée effrayée de la grandeur de ses entreprises et des hasards qu'il «dlait chercher. »
VOKTBSQ.
BÉBAUdlB, CRAPOLE. Béréglement dans ta jouissance des plaisirs des sens , usage immodéré qu'on fait de ces plaisirs.
I<a débattche est un débordement d^ volupté-; la crapule, un débordement de sensualité. On peut mettre, non pas de la retenue, mais du choix , de Tesprit et une sorte d'élégance dans la débauche : il n'y a dans la crapule rien que d*ob* scur, d'ignoble, de bas, de sale, d'avilissant, c Un voluptueux se vante de ses excès et de ses débauches; mais il y a je ne sais quoi de bas dans la jalousie qui fait qu'on se la cache à solmême. » Mass. « Philippe de Macédoine aimait que ses camarades de plaisir excellassent dans la science de la débauche. » Koll. c On a reproché à Spicure de s'abandonner à la crapule et aux débauches les plus honteuses. » Id. « Néron tomba dans la débauche grossière et dans la cra" pule, » Lab. « Vitellius désira Tempife pour assouvir la débauche la plus crapuleuse. » Coirn. « Antoine fut débauché jusqu'à la crapule, s Id. c M. de La Chaussée eut part à ce recueil de basses plaisanteries, connu sous le nom d'^frennes de la Saint- Jean, espèce de débauche ou plutôt de crapule d'esprit. » D'Al.
De plus , la débauche peut se rapporter à tous les plaisirs sensuels , particulièrement à ceux qui sont attachés à l'union des deux sexes, c L'impudicité s'appelle brutalité quand elle court ouvertement à la débauche, s Boss. « Aristote passa une partie de sa jeunesse dans le libertinage et la débauche. » Féh. c Sodome et Gomorrhe avaient attiré l'indignation de Dieu par l'excès de leurs dissolutions et de leurs débauches. » Mass. « U y avait sous la protection de Tévèque , comme prince de Genève , des lieux publics de débauche établis dans la ville; les filles légalement prostituées payaient une taxe au prélat. » Volt, c Ce qui nous attache le plus aux fenunes est moii» la débauche qu'un certain agrément de vivre avec elles. » J. J. s Nous nous moquons des paladins I C'est qu'fls connaissaient l'amour,
el^ qM atos t» oomdbMBs .pin ^v» la 4iboÊÊck». v lOk « Bn odléfaraiit les Aéêsmrkn éa Aipilsr, 0» odinrait la^ cemwenee de XéM-
crate. > In. — La crapuU,ML oDaftcaôr», est ptus spéelftlMnent et peut^ètie uBJqnpinnnt wa eieès dktns le bevpe et dan le magtr; oe m'est plus de ViSBpwMU ni du Ubevlinage, nuis de rintaipénmce et de'Hvregnen& « D» ^asAs aeandaki les fidèles Be-s«rant-ils pas Ihqipés parlatompsk et l'I&teMpénnce , par Favanee aomàida é"m mauvais pasteur? » Mass. « Horace fat toujours loin des excès : il n'était sujet ni à la débauche grossière, ni à l'ivresse, ni à la crapuU, » Lab. « Tacite vit les ignominies de Galba, et la crapule de Vitellius. » Id. « J'aime les plaisirs de 2a table ; mais je ne puis souffrir ni la gène de la bense oompagni» ni la crapule da oAsnL » i«J. c Je n'ai jamais été dissolu û srap«ls«c, «l ut me msi» enivré de ma vie. • ta. c On a vn dau la duchesse de Beny jusqa'à la honte et Tisiognerie complèfe et de tout ea qui acoosipagDs la plus basse crapule. * S. &
Chacun de son vin en tàla , Bt queHfoes-iu» trop en tâlàwaty Cestrà-dire qn'Ut m^mèàrms. Bcêêêl « Cest aree eui que Philippe* de Macédoim le plonge dans la plus' horrible crapule, -pasasat les nuits & table, presque toujours ivre, prv^ toujours furieux. » Barti. « Afidié, mari de Jeanne de Naples, révolta les NapotkaiBs par ses mœurs grossières, par son ivrognemetptf sa crapule, v Volt.
MSHOITT, BBOIT: Dans use situBfio» vartfoal*, en pariant d'un homme.
Celui qui est debout n'est ni coaehé ni assis, mais sur ses pieds. • Le roi mena la reine d*i^ gleterre cfaeK Mme la DaupMne, qui ftit trouvée debout; cela fit un peu de surprise; la reine M dit : Madame, je vous croyais a« fit. * Sér. « Ledit avocat se tlraasporti[ oher la valade : il le tronva dcbotU à la lérité, mais ka yeux un peu égarés, et le pouls élevé. > Voi^t. « Le sauvage reste noncMammest condié dans son hamac, dont il ne sort que pour aller à la chasse, ou pour se tenir debout dans la même attitude pendant des heures entières. » Bdff. € Les plus jasies màme affligent qiielqua&>is l'Église par des chates éclatantes , et celui qui est dt^ut doit toujours eraindie de tombes. » Mass. c Au lieu que le publicain baissa las yeux par respect et se prosterne contre taffa, k pharisien se tient débout et lève la tête. » Boubd. « Un parterre où on est assis , et un parterre où on est debout. » Mark. «Après son électron, Trajan se présenta pour faire le serment-, ille répéta debout' devant le consul qui était assw. » CoNn.
Celui qui est droOr n^est m oouif>é, ni feacfaé. c Je voudrais que vous lui eussiez entendu eontir négligemment sa contusion.... S11 avait retan vos leçons, et qu'il se fàt tenu éirotl, il était mort; mais, suivant sa bonne cootiHM, étaot assis sur la banquette, il était penché sar fe comte de Guiche , avec qui il causait. Vous m'eussiez jamais cru, ma flile, qu'il edt été si bsa d'être un peu de travers. » Sév. « Celui f^
SYNOmm» À ftAI^LCAVX HIVERS.
rtasor !• dos «t pescbtiao 9imxt\ 9t, «k coïk^ ûrt, quand oa port* m» h tâta^, U corps «a^ neUemcat se tieDi dftpti. » B«m. « I^'bAimne ; parmi lea ai^aax 1« Mul q«i est 4roit, la il tourné ven 1» ciel, le* «evl o^ r«luit, par e si belle et ai aw^ulièra sititatio» , Tindi^ a natuieUe de la. nature raisonnable aux oses baute^ « In. « Artaxtua l<mffueMQi» fut osi appelé, selon Strabon,, A causa ^e ses aôns étaJeoifl'kttguea, qa'^ètant tou4 4roil., U aurait toiisber ses genow. » 9Qu*f .
Uwn la (^m ftwar. a«i|^ dtmt^^ ApproelMS« Ftat-iJ tendre toi]\ioiirs le dos quand fous marcltesl
Par conséquent droit est propre i enchérir sai bout : il marque une position plus exactement rticale, et c'est pour ceU. qu'on dit bien tout ttii. Chez les Sgyptieos, quand le oorps d'un )rt était exxibaumé, « on le plaçait dedoiii et mt contre la nuuaille. » RoLii.
HÉGADEKCB, DÉa.DI,-*]>ÉG0l7R& Ces trois mes sont réunis par i*iâè% commune d'abais» lient, de dmiautioa de graiuleur ou d'écUt. Décadence est formé du latin cader9, tomber, kû déskotTy commenoer à tomber, jpi^oitii, Dne dédimgry annonoe quelque chose qui va
pente , en descendant. La d^cadsncs est donc Ut de ce qui ra tombant, et le déidm l'était de
qui Ta baissant Oa dit la déeadene» d'un ifics, d'une maison » d'une Tilles d'un en^re, uns fortune, toutes choses susceptibles de dé- 'adation et de chute ; loais on dit le d4çU» du ur, de l'âge, d'une, secte, d'une puissance, uiw Builed/e, parce que ce sont des choses qui >ne&t finir et qui s'affaiblissent en finissant. Ce li est en difeadmce n'a plus la même solidité
menace mine ; ce qui est sur son déclin est irk retour, A** plus la même força, passe et reâsaâa
De plus, décadence se dit toiQoura au singu.n, et manque l'état, ua état de dépérissement; 1 lieu que décUn^ s'emploie aussi au pluriel et re* léKDt^ dans cet état, différente moments, ou dots. < Rome alors oonmeofa à déchoir par des ^émi d'abord impereepUblee. » Rou.. « L'ordre s tempe m'a paru plus propre à faire connaître
naissance, lea progrés» la perfection et la fcodmce de la poésie latine.*.. Le troisième lecoetiendra Ifls aiioées suifuntes. oà par des icim umEL piompta, elle est déchue de ce tat, et a enfin dégénéré entièiiemeAt de son aaieone lépetation. » In..
U semble enfin que décadence renchérit sur iciin, qu'il eiycime ui changement en mal os marqué, une perte de Taieur plua conâérabJe» « Ar k tarissement des sources- de la igédie, par répuisement dee eondiinaisona.... «liait possible d'aonoocerson d^ia^et sa dtf^ ^ànce. » M AaM.
<tot à décomr», la SEpécialité de son application ttait un mot à part ; Usignifie uniquement le 4é- Hietment ou le déclin de la lune. « M. UUoa a A fit employé de groe roeeeuxi qui étaient plus ^'^nk d'eau quand la lune était' dans son plein *<lms le tempe du croissant et du décowrs, » 9tT.mYénQat anssi bien que la lune , est tantôt
en ivotMaut,. taotAt.^ d^covr^ ,. tapt^t plaine fc. selon les diverse» situations où elle est à l'égard de la ton». » Four. « Il aperçut à. la lueur faibla d'hne lune en décowr* un* ol^t ^ui attira touta son attention* » Lsa. «^ Vous ma parlei^ de ma, saint4; eUe est parfaite : je n'ai point pusse de déco$mti sans prendre au moins deux pilules avec^ la petite eau. j^ Siv.
DÉCAJPfiNGB, KUIHB, OSUIK, RENVEB&gn MENT. On emploie tous ces mots en parlant da. GO' qui tombe.
Hais décadence exprime l'état d'une chose qpi, tombe, c'est-à-dire qui déchoit, baisse ou dé-^ cline^ au lieu que ruine, c/iute et rsnversemenH supposent des choses qui tombent, c'est-à-dim qui sont actuellement jetées par ter». La décadence d'une chose l'abaisse simplement, lui fait perdre de son élération ; la ruine y la chute ou 1« rm«ersemeiit d'une chose l'abat, lui ôte tout^ élévation. Décadence d'oin empire représente cet empire dans un état de dépérissement^ rutae^ chute ou reaoersemefad'un empire fait concerok cet empire comme périssant, comme siux^mbaut ou prenaxU fin dans le moment.
La ruine et la chute sont ordinairement Teffst ou le complément de la décadence. « Lorsqu'on a pour voisin un £tat qui est dans sa d^tcodence ,^ on doit bien se garder de h&ter sa ruine, » Mov«« TBSQ. « Auguste fit ces lois (contre le célibat)k dans la décadence ou plutôt dans la chule de la république. » B'At.
Cependant la runie est moins soudaine que la. chute. Quoique cette dernière puiase être égah^ ment préparée par la décadence, elle se coo* somme en un seul coup,, et non pas successive-^ ment conwie la ruine : on ne dit pas q^'«ne> chose est en chute j conune on dit qiu'elle eet ea. rutne. « L'empire alla, de degré» en degrés, d% la décadfince à sa chute , jusqu'à ce qu il s'affaisea. tout à coup sous ixcadius et Honoriua. » Vos- Taso* '"- Ko outre, ruine convient propivment à l'égard dune chose qui s'en va par morceaux» et ch^ est anasi applioable à eeUes qui peuvent être portées i terre tout d'une pièce, « On peut juger du bruit que fit ce colosse en tombant (un géant). La ruine dune tour fait m#ins de frar^ cas..^ A la chute de ce monstre, les spectateure chrétiens remplirent l'air de cris de joie. » Las., -^ Enfin la ruine est plus essentieUememt et plu4^ définitivement destructive ; on ne s'en i^ve pas comme on se relève de ses chutee. « On a vi^ les naitions se relever des plus terribles chulse» revenir de l'état le plus» désespérée » KUaic, «*A>iefft4 signifie sMidium, la destruction» 1^ ruine , la perte totale.» Boas. «Rome, cette nouvelle Babylone, tombe aussi comme b\1^ d'une grande chute ^ et saint Jeau chante sa< ruine» » In.
Mennenement a plus rapport à la cause qu'# l'effet ; le renversement est produit par quelqu'un qui renverse, qui a le mérite ou qui commet le crime de ranverrer : le renversement des lois, da la inorale, de la religion, des idoles ou des images. • La licence qu'on a prise d'ébranler 1^ réglée las plus saintes de la conduite chrétienne , se porte iusqu'au re fiveriiment entier de la loi