DEUXIÈME PARTIE
de Dieu. » Pabg. — Ensuite le Terwenemeniy comme le bouletersamenl , s'opère dans une chose susceptible d'être troublée, déconcertée ou mise sens dessus dessous : le renversement d'un système, d'un projet, de toute la nature. < A la fin du monde , la nature rompra tout le ooneert de ses mouvements , et on entendra un bruit tel qu*on peut se l'imaginer parmi de si effroyables ruines et dans un renversement si affreux. » Boss.
INÈGEKGE, DIGNITÉ, GRAVITÉ. Qualités du maintien , de la conduite ou du discours : ètrâ , agfir, parler avec décence, dignité^ gravité y c'est être, agir, parler comme il faut, bien, convenablement.
Hais la décence a rapport au public» et consiste & satisfaire aux bienséances. « Je tremble que cet intrépide amour de la vertu, qui lui fait mépriser l'opinion publique, ne lui fasse braver encore les lois sacrées de la décence et de l'honnêteté. 9 J. J. « Où de jeunes personnes à marier aurontelles occasion de se voir avec plus de décence et de circonspection que dans une assemblée , sous les yeux du public? • Id. « Une fille de seize ans , qui met de la décence dans son maintien et de l'honnêteté dans ses propos. » In. « Nulle décence^ nulle bienséance, ni dans les procédés ni dans les paroles. 9 Volt. « Ils ont donné au monde littéraire un grand exemple de politesse dans la dispute. Ces égards et cette décence conviennent également aux deux antagonistes. » Id. « Notre régularité (de prêtres) n'est qu'une déeence que nous donnons au monde. » Mass. « Nos actions, considérées par rapport à Topinion, sont estimables ou méprisables, décentes ou indécentes. > Cond. « La fuite la plus prompte aurait pu délivrer Xerxès de ces vaines terreurs ; mais un reste de décence ou de fierté ne lui permit pas d'exposer tant de faiblesse aux yeux de ses ennemis et de ses courtisans. > Barth.
La dignité a rapport à notre place , et consiste à ne pas déroger , à rester à notre rang. « Dès qu'on a oublié la dignité de son état, on s'oublie bientôt soi-même. > Mass. « Soutenir la dignité de son rang. » Acâd. « Le parlement crut qu'il n'était pas de sa dignité de relever cette injure. » Volt. « Voilà ce qui a rendu ei vénérable aux fidèles la majesté des temples, la sainteté des autels , la dignité des prêtres, s Bounn. « La dignité dans un grand et l'accord parfait de ses actions, de son langage, de sa conduite en un mot , avec la place qu'il occupe. » Marm. «Louis XVI, avec cet air de simplicité, conserva cette dignité sage , qui est la décence de son rang. »Id. La dignité royale (Boss.), ecclésiastique (Id.),' épiscopale (AcAn.), du sacerdoce (Mass.) , du saint ministère (in.).
La gravité est relative au caractère, et consiste à éviter toutes les frivolités qui n'y répondent pas. t Le pontife de la loi portait partout les ornements augustes de la souveraine sacrificature pour lui marquer que la gravité de ses mœurs devait répondre à celle de ses vêtements. > Mass. « Il faudrait qu'un pécheur fût frappé de la modestie , de la gravité f de la sainteté d'un prêtre.* Id. « Voilà un magistrat prêt à écouter avec une
granité exemplaire. > Pasg. c Du e6té de l'Asie était Vénus, c'est-à-dire les plaisirs, les foUes amours et la mollesse : du côté de la Grèce était Junon, c'est-à-dire la gravité ave Tamoiir conjugal. 9 Boss. Hérodote dit à Lucien dans les enfers : • Te voilà encore toi-même , tounant tout en plaisanterie; ne serait-il pas temps que ton ombre eût un peu de granité? » Fêh . < Je composai toute ma personne au plus de gra/eité^ de modestie et d'air simple de reconnaissanoe qu'il me fût possible. M. le Duc me fit signe eo souriant que j'avais bien dît; mais je gardai mon sérieux. » S. S.
Sans décence on manque à l'honnêteté. Sans dignité on descend à des lamiliarités trop peu mesurées qui dégradent ou à des bassesses qui avilissent. Sans gravité on est léger, indiscret, d'un enjouement déplacé, on se manque à soimême.
La décence sied à tout le monde, particulièrement aux jeunes filles. La dignité sied aux rois, aux grands , aux prélats , à tous les personnages élevés. La gravité sied aux vieillards, aux maîtres , aux magistrats.
DÉCIDER, RESOUDIŒ. Fixer l'esprit, faire qu'il ne continue pas à être en suspens, lui faire prendre un parti.
« La décision est un acte de l'esprit, et suppose l'examen. La résolution est un acte de la volonté, et suppose la délibération. » Gia.— « Vindécis ne sait à quoi se décider; il est aussi lent à avoir un sentiment que Thomme d^ctd^ est leste à s'en former un. Virrésolu ne sait i quoi se résoudre; il est aussi lent à prendre un ^rti que l'homme r^so/11 est leste à le faire. 9 Rocs.
Décider se rapporte proprement A l'intelligence , et résoudre à la volonté. On décide après examen, on résout après déUbèration. La décision fait prendre parti relativement au vrai, et la résolution relativement au bien : l'une est un jugement, l'autre quelque chose d'arrêté j l'une doit être juste , l'autre ferme. Quand une chose a été décidée, on sait ce qu'on doit croire; quand une chose a été résolue^ on sait ce qu'il y a à faire. Vous dites, les décisions des conciles, et les résolutions d'un conseil: les premières demandent à être tenues pour articles de foi , ies dernières à être exécutées.
Toutefois résoudre peut avoir aussi le sens particulier de décider , savoir celui de déterminer la croyance , de faire cesser le doute ou Tincertitude : résoudre une question, décider une question.
Mais on décide soudain, sans tâtonnemeut, avec assurance; au lieu qu'on ne parvient à résoudre qu'à force de travail et de recherche.
Décider , du latin de et cmdere , couper, trancher, c'est mettre fin à l'hésitation de l'esprit tout d'un coup , en tranchant la question. « Les grands savent naturellement toutes choses : ils ont toujours raison, quoiqu'ils décident des questions desquelles ils n'ont aucune connaissance. > Mal. < Docteurs sans doctrine qui pour toute autorité ont leur hardiesse , et pour tonte science leurs dédtûms précipitées. » Boss. « U vis un bomme bien content de lui. Dans oa
SYNONYMES À RADICAUX DIVERS
t d'btim il deciâm trois questions de morale, amtre problèmes historiques et cinq points de bysique. » Mohtbso. « La décision ne conTÎent L A mon ftge ni à mon peu de génie. » Volt. — émomérey do reioivere, déployer, délier, déouer, eipliqoer, signifie défoire le nœud de la Liffîcultè, en décomposer toutes les parties pour es bien connaître. « Il ûuit délier le noeud de la liAciilté. La secte de Zenon n'ayant pu le délier, Ta eonpé d'abord.... Ainsi Zenon ne peut résoudre la difficulté proposée par les épicuriens. • Mal. c II sait trancher ce qu'il ne peut réstmdre. » Boes. « En toute question, ramasser st eonsidérer avant toutes choses les. idées qui terrent à la résomdre. » lo. « Ne nous arrêtons )oint k édaircir cette diificulté , et laissons aux nierprètes le soin de la réwudrs, » Boobd. K C'est là tittcber la question sans la ré$oudr$. » f. J. « Kest-ee pas couper le nesud au lieu de le ièlier , éluder la question quand il faut la rénmdre? « BofP. —Alexandre décida la question lu nœud gordien en le coupant; pour la ré- 90udre, il edt fiUlu délier le noeud, s'en expli- ^er Je mécanisme et le bien comprendre, c II but aToir bien de la foi pour croire Aristote lorsqu'il décide hardiment sur des questions qu'on ne Toit pas qu'il soit possible aux hommes de powoir jamais résoudre. » Mal.
Mcûkr eooTient en parlant de questions sur tescfuelles on ne veut que savoir ce qu'on doit penser. Rais on résout les questions difficiles, obeeares, embarrassantes, tout ce sur quoi on vent s'êelaireir, tout ce dont on veut se rendre compte , la problèmes , les objections , les arguments captieiix, les énigmes. « Il aurait bientôt décûid la question, et résolu le problème. » D'As. Il fin et l'autorité décident, et cela sou?erainemoit oa bien en inyoquant des témoignages, des exemples, des traditions, des coutumes; la science résout^ et cela par l'analyse, la réflexMKi et le raisonnement. L'homme suffisant déâdis; le raisonneur exact, le dialecticien consaencieai râoiil.
Gomme rtfiotidre se prend bien dans le sens iotellectoel ou spéculatif de décider , de même , à son tour, décider signifie quelquefois, ainsi querémMlrt, amener à Touloir, porter à agir, à teair sue certaine conduite. Voy. l'article suivant. VtelDEl, RÉSODDRB, DÉTSRMINER. Faire tn sotte qu'une personne yeuille, prenne le parti d'agir.
De «s tms verbes le dernier, par rapport aux deux antres, marque un commencement d'action seoJanent. En effet d^lermtfter, c'est fixer un parti A prendre, rompre l'équilibre, faire cesser l'état bottant de la volonté; au lieu que décider et ré- Miliv expriment quelque chose de décisif, de ^'^whKt/, de définitif, qui fait cesser toute diffinité, qui emporte la volonté péremptoirement. ^ |i vient que d^lernnner se met bien avant ^j^^ et résoudre. « Tout cela forma un amas AtiaisoQs qui nofreeulement déterminèrent le "*>> «eis le d^etdérefit. > S. S. « Vous dites que ^At Dieu seul qui me détermine à faire le bien ; J^ynoi dono employer votre zèle k m'y d^ler- ^"^ et k m'y retondre ? » Bouno.
BntK décider et résoudre » la difTérenoe vient d'être indiquée par les deux exemples qui précèdent. Ce sont les raisons qui décidentg c'est le xèle qui résout , le zèle et toutes les autres choses du même genre , c'esVA-dire qui agissent non sur l'esprit, mais sur le goût, l'humeur, l'ftme, la sensibilité. Ce qui d^ct'de instruit, convainc, paraît concluant : «Cette raison m'a décidé ^partir. » AcAn. Ce qui rd!fOttl touche, persuade, anime, donne la force de faire ou entraîne à faire : « Quand on est malade , on prend médecine gaiement, le mal y résout, » Pasc. On ne se décide pas, foute de considérations assez puissantes ; on ne peut se résoudre , faute de r^olution ou de courage, parce qu'on est faible.
DiCISIONS, CANONS, DÉCRETS. Ces trois mots expriment des actes émanant des conciles ou de l'Eglise, des choses que les conciles ou l'Eglise ont résolues, déterminées, arrêtées.
Les décisions font cesser l'indécision, le doute, l'erreur; elles n'ont rapport qu'à la foi et au dogme ; elles déterminent ce qu'on doit croire. « Dieu nous propose ce point de créance par les décisions des conciles qui nous l'ont expressément déclaré. > Bodrd. « Saint Grégoire ne crut pas que les décisions des quatre premiers conciles fussent de nouvelles révélations que Dieu eût faites k son Eglise. > lo. « Les décisions des conciles contre les erreurs de Pelage. > In. c Doctrine contraire aux décisions de l'Eglise. » Vin. « Les décisions des conciles exprimaient les principes les plus généraux pour la condamnation de l'erreur, s Boss. « Sur les matières controversées, l'Eglise catholique ne reconnaît point d'autres d^cmons que celles du concile de Trente. » In. c Saint Augustin n'a pas enseigné de choses contraires aux décisions des conciles ou des papes. > In. « On n'a pas coutume (dans l'Eglise) de prononcer des décisions sur des vérités qui ne sont pas contestées. » In. « M. Molanus attribue ce sentiment à quelques auteurs catholiques; nuds il n'est pas nécessaire d'eu discuter ici les sentiments, puisque nous avons une d^citiofi expresse du concile de Trente. » In. c L'empereur Charles-Quint crut devoir prendre des mesures pour suspendre les disputes de religion. Il fit un formulaire qu'on nomma intérim, parce qu'il contenait les articles qu'il fallait croire en attendant les d^cwions du concile. > Conn. « Bn vain Gereon sollicita (du concile de Constance) une décision sur chacune des neuf propositions (extraites de la doctrine de Jean Petit) ; en vain il appuya sur toutes les raisons qui devaient au moins porter k les examiner. 9 Id.
Canon est le mot grec xavdfv , qui signifie règle. Les canons sont les règles de l'Eglise , lesquelles déterminent, non pas ce qu'on doit croire, mais ce qu'on doit faire; ils ont rapport, non pas à la foi, mais à la discipline et aux moeura. Massillon appelle les canons c les anciennes règles de discipline consacrées de siècle en siècle par la décision de tant de conciles. « Les décisions sont toutes contre l'erreur. Parmi les canons, il y en a contre la simonie (Pasc. , BouBD.), contre le duel (Pasc.), contre la fré-
lErajAUrFAâtB:
des eocKtiastiqvws (Ib.) , c«Btm ITmdatgeiicv tt*^ eesBtfe des oonftssmrs (Ib.] , contr» Im iHigoei ponr «rrrfver à Pépfseopat (Biicss.), teatre Tosife des prfltres d*taroip à leur serrîce dei \mixmsm» d'un sexe diffireiit (!d.) ; wr la jUridîwtloii eceiésîssticjroe' (CovD.), et», c Le cortège- des aidM* Têques ftat rèduH, par les etunons des eondtos, à etntpiaiite ehersuz, celu* *e érêques à trente; ceftil des eardinaur à Tîngt-ciiKî. » Volt. • Le concile de Chalcédoine fit plusieurs ecmùnê mt la discipline. « Coim. « L'figlise était dttni rusage dto faire, sur la poltee eeclésiast^ue en mUm chrile, des eanont conformée aux lois 4es.'eHpe« leurs. 9 Id. « Les canom qu'on a attriiniés aui apôtre» contiennent la discipline oommune des premiers temps. » Piw; « Quand nous-y^yos» la discipline yiolée, nous nous assemUoiiB pour proposer les canons. » Boss. «Cette dfetrfliutton du corps et du sang mêlés ne eonmence à se ftire Toir qu'eau m* siècle, dans le concite de Brague, aà. encore elle est défendue par un canon exprès. V fn. c Le don apostelique dedéeidir nous est-il seulement accordé peur ennenecr la sainte parole f N'est-ce pas- aussi pourpelfœr les églises, pour y établir la dIscipKne , pour appliquer les canons inspirés de Bieu à nos pvédéces» seursî» Itr. « Cène sont pas les saints prêtres qui ont obligé TËglise à former tant ite canons de discipline , et à menacer de ses ceifîsuTes ceux de ses ministres qui refuseraient de se conformer à ces règles safntev. « Mass.
Cependant les canons sont quelquefois des règles de croyance ;^ mais dans ce cas , ils diffèrent bien encore des décision». Les d^ctrion* sont particulières et relatives au feit; les canons sont généraux et relatif à l'idée , au droit. tTu histo rien rapportera les dêzisxons des conciles contre Eutycbès, contre Pelage; et, dans leurs controverses , des docteurs hivoqueront les canmts. Les eamons sont des règles de croyance, ou plutôt presque toujours des règles de discipline , fondées et consacrées par les décisions des conciles. « N'est-ce pas une règle constante de toute VÈglise catholique, ou qu'il faut acquiescer aux censures de l'Ëglrse, ou qu^il fkut se pourvoir par les voies que les oanons ont prescrites sur les matières de doctrine ? » Boss. « Il sera toujoun véritable, ô mon Sauveur, qu'en remettant darantage , vous voulez qu'on tous aime davantage. C'est le canon fondamental de la pénitence : c'est ht règle que- vous avez prononcée de votre sainte et divine boucbedans vetre Évangile: » In.
Décret^ du latin decemere, arrêter, ordonner, statuer, désigne les décisions et les canons-, et en général toute espèce de jugements, de prescriptions , on de règlements des conciles ou de l'Eglise, par rapport à Tautorité dont ils sont revêtus. On les admet (Volt.), on y obéit (Gord.), on les reçoit (Boss.) , on les confirme (In.) , on les ratifie (Votx.). «Sur les mystères de la foi, l'autorité du trône fltit gloire de se soumettre à celle de l'Église. Les rois n'ont pas d'autre droit que dé faire exécuter ses déenlw. » Mass. c Chariemagne envoie aur nouveaux docteurs les lettres, les décisions et les déorHs fermés par l'auto*
rilècMlèKMtiqM^ lai eriMirt«ak ft 1P71 •vee loi, et à ne paa a» eroiie pta» WÊmmU ^ FfiglÎM wwMrièft. • Boa». « Les pélagioi avaient M cendamaés par les caorilM d'Afrique^ elle pape tirait eoafirmé h» ééweta deoescse* «flea. 9 I04 « Les réAnsDatenrs 4Wt renreivé la SBJat» autorité de l'Église. Amai les déenns du etneiliMt la doobrioe dea Pèrea^ ramelenne tiadi<iom dift saint^sié^e et de l'Église cathiriîqw n^OQt i^ua éïà. coame autrefois des lois sacrte et îuffiolafcleB. » Id. « & ne tet rien demands tfoi reoRreraela fenoetè des éécnts de rfirliae el dee etucilea, puisque c'est sur de cemhiablas d^0rc<t qu'ea veut fonder en dernier Hea la paix que Von prapoaiL » Iik. œ Ob ne put jannis oUigersaini Cyritte à laisser afiûUir, pour peu que ce^fAlv. les Mrelv et l'autorité du concile d!É* phèse. » iD« c Le pape cassait Ina déorete de» eoneilea nationaux. * Camt. « Le pape Qrègoita éepii4t anx priaoen d'emplo^r 1& tara mèn» pour «CBlniindre le eiergé 4 ee novmettrs aai détrsts du concile de lone. » lo. « Ansailôt pa» runmt uns bidla , par laquelle Aigène ordenBa la dissahitieB 4u couaila, et dis dscnar (di ceneile) qui erdonhaieiit à Sugèna la lérocatîDnda sa bulle. » Id.
mÈtOMkïïBM^Mmmfamy BÉooinwt,vm-
FESTER. Porter quelque eboee & InoonnaisMiise de quelqu'un , agiu de manière à apfwnndge quelque dios«àqBel(|u'un.
On àéeloTê dairenent; dé eiamr, dn. On onfUNiUf quelque chose de nouTean; de malwi, message eu nessagerj; messager, honane eairagé pour cemmumquer une nonnelle. On detraera ce qu'on aietd décomnast, ee qui âtait^owsrl on caché. On isumifêsU ee qu'on net anus la ■■& (hnmmi^, ee qu'on étale.
On déekvts dairement. Déèlarer ae i^iportai l'aetien et à cehii qui la fait. Il marqua uneactioi faite par use personne d'une manière nette, vu* lontaire, décidée, hardie, aaae ambiguilé ni hé* sitation. La déelaratûm ne laisse ancnne inocrti* tude, aucun doute sur ce que aeui, pense eu vent celui qui en est l'aulesr ; on c'est une sorte d'acte puMie, de aentenoe ou d'affirmatien peaitive, eipvesse. «Afin d'ôter touts ambiguïté, et de vous d^ctarer nettement ma pensée, mou desMin est de foire voir.... » Bovan. c Diea dtfafnm etpina> sèment nui Bébreux que c'est fijeter Dieu q^e d^ebéir à de» menarquesi. » Volt. « le le lui ai déclaré très-nettement. » Id. « Je suis comme la Biokerstaffde tondras, à cpai en prouva, qu'il était mort* lientbeaa ddcloferdans lea pefâesa publie» qu'il n^ea était rien, a m»
le prétends m'eipllqaer an pied de ees anials,...
Mes semiBMnts^ mon cheiz , vcoiede^/idarnE. Id.
Ailes, eaes au soi éèdmMir qui sous êteSb Bac; «Bile ka plut, et il osa le faà dtfdoifnr. » Lasn.. < Jacques II aundt pu protéger les oattudiques^ sans le 4Me2ar«rouventemeat. > Coud. « Il prend: le parti de àidarsir et de soutenir hauteBenl^sea. mariage.» Lab. «L'archevêque de Paris fifcai8ni> fier aux reUgieuaes de Port- Royal une santenu» par laquelle il les éétUrmA désobéisaantea. a tfAitv. « Le leademain, le osrdinnl Oubeis Ait déclaré premier ministiu. m Bl
STNONmS A nkêKkm MVERS.
MMMf M rappivla à r^ljfot on ^idl à VéfèhsBMBt : on D!<«iKMifaii dan i«M|M4A, V«ft mn ait qà'AM %]iaraii, •( yv MMé(}iMiic e'M 0011^ «nt m fini à ?«nir. « J6>^iimmnimi0»iia« «hoM ;iii ^^NmanrpreiidnL* Acau>« «Le Mot-EipFH Qflp<ira MtBfok IM iMipliètaf , M iMrFdoBBA nM
M»e au priMcs «k «os peupii*. sBovkb. Rmht NMMMir K» rtÈ^WÊ à M team*, AnpiiltryvB M iovmk Me (lfoi.)« c Le» leltitt ymmiÊBt « ouïe d« Aoim; tentas «MioiicMe iTélonBeaeBt »ù l'osf est de «ette eâlenoie» 9 Bon»
Elis-iiiéaie (tMpfcfle) taalAi, d>rae eome wdblht, KMMk Tene nBGreceMMiMrTolie foile. Raa ie nam rons mmmsi- me «niiAe MDwtte. Moi.. t La veaceatrete fe«t frisqsui^ en Bief ûwiêmê tssez sûrtiMoft «ox ntTigatews le Toisiiuig^d» fiielq;» lene. » Bot». «On a p« ereire que les iMaox cweneem remair. » Volï. mlMm»é»
édurtft —nuimiiHr œtle ré^hitioR comme lee roassemeats des «nrbeanx «miefieiiK le beau eixfe.ps >l0.c Le pîloce est îmtniitéeB signes qpii nmoncerU le calme et la tonpéte. » OMm. «la itoAtiofl où se tnmvs Mithridate commençant à t^cmer a'am^nfait pas ee qa'il defiM dans I» iBt«,» ftou. LesmiesiottiLaires ▼ent annenser la Qi ài des peeples qui ifen ont point d'iééek Oi d^nmers foeiqne chose de eaehé. Mmier<r « rapporte aassi à Ytfbjei^ comme aimefiosr; Daâs, en Ue» de le supposer kiconmi seniamoit , 1 le suppose secret , ékngnè de la Tue , enveleppè le téoèiiras, myrtériew. On diiMWfn ce- qu'il y ide plas intime dans m» ^ose, lee seonets ea efoBddsBOsocBar, taieeaniedeeespevBes, u»
Mimplot OB antre chose semblable. « Noue qui KWUDesÉifitteoBsèe, 6 mon Dtea, que yeaene Ue9W9rim fas eneore le» abtmes à» no» cesurs H les mjstènê des consdeBees. » Mas». « Vons. m déemmireM le semt ftital d» «es eBibAcliee.» lo. «Ses TéritdsloDgtmpecae&éee seddpeuefsni aifiA- » J. I. « Cela tiest 4 une profonde n^e* qee rem D^pereev«z pae^, et quil fant que l'amitié von» diAe««r«. • ÎD, ÈM jugement deraier , l'bntoente ferra sea artiflcos éé€mwer$9(B9XJ»B.)' « OéotfûiientB qui d^cenvrenl les crûmes les plus' ^tollés. » LiB». « Tous arez plus sujet de ereôndie d'effeaser Dieu en me taisant les eboses, eir eaue me les disant pas assec à fend , qu'en m» les déeottfTwir stnapiement* » Boss. « Il ftiut le- ^^ *^?y^ ** <W»tirrir à Tos yeu« les vérka- Uee seathneati de mon cosur. «- Mol. e Oe n'est pa» dans la n» qne Chuiee dj^cewere i ea soubrette les secrets de son cœur. » YbtT: « Comte deit-oo esifmer ceux qui nous déunmient le ebiAe , et miu apprennent à connatlre le sens Achél -B Pasc. c le me sens obligé de éUeauvrir va mystère de rotre conduites » In.
Ttk iittmvtn ta roi les sanglantes prattqnes ta fennaleat eontrelui dciaz Ingrats domesUqoes.
lUo.
Oa em^'f«str ee qu'on montre pleinement , à P«nt,%Tecéclat. Mon^efterest relatif à Tétat ot OD met l'objet : on l'ètend, on le développe , on le Met au grand jour. « Ce Verbe dirin, après* avoir ^ éclater sa sagesse dans la struetureet legou-
Temement: é» oêi unlram, nous asmi^f^te soft amour d\ine ftiçenf tout ensenAte plus familièret et plus eicrtlente. s Bos». c La natufe» iadépeir damment de ses bautos puiesanees qui se dé** ploient par des effets universele , a, de jAua, lea facnitds de nos arts, qu^elle tMun'^ par desef* fets partieulier». » Bufv. « Cette détonatioB do, nitre est le plu» terrible phénomène qoe la nature, soiHeitée par notre art , ait }uaqu'iei wué^ fètîê, » fi). « L'Apologie de Port^Royal , les Ijkm^ ginaires , «lantfàlafsn» à toute la tenre llajivtic» de cette persécution. » Mac. « ga fierté Pempêebe de TOtis mmifeHer j^nemeut son désir. » Max., cCes intrigues, dont on aeeuse Yalstein, nefti«« rent jamais manifemétt, » Voit, c II n'est pat étonnant que, peur diéconvrir les Grimée secrets , et pour mamfeffac. l'innocence accusée, on ait imaginé que Dieu mlaoe intarpempait lee lois de la nature. » ]fo. ~ JFMÎ^èeifr eet sui<lont propre à encbérir sur ddiotiopJF; on tire un otiH de Volt^ seurité et on le met ensuite dans «ne gsande In^* mière. « GonsentirieusHaoue que t4mt ce qui est vrai ée ues persouues m d^eeuvert et mantfeuéht Bovim. « Sus gens întéreesée k déêmwHr et mmni fèttervne Innée, » J. J.
BÉGLAllCR, DÉlfoncER. Action é» porter quel*» que clioseà la oonnaissanee de Pautorité, ou ae^ tion de rautorité qui porte quelqiM chose à 1» connaiasacBce de quelqu'un.
Dans le premier cas, quand il s'agit d'un mAp ou d^n renseignement donné à l'autorité, d^fo^ fw se dit de toutes sortes de choses, au lieu quu cMiencer ne se dit que de eelles. qui sent mauvaises ou dangereuses, orimindles ou suspectes. 0» décUfre des mardiandisesà la douane , on'dédmr^ à l'état civil la naissanee d'un enAnt , le déeè» d'une personne ; mais on àéneme à la juetice uv crime, à l'Église un livre hérétique, à un pio*' priétaire un vol qui lui a été fait
Dans le second cas, quand lee deor verbe» marquent une décision, un arrêt de l'autevité, quelque acte qui en émane, la même différence s» retrouve d'abord entre l'un et l'autre : déekunp Remploie également pour le bien et pour le mal; au lieu que dénoncer se prend d'ordinaire en» mauvaise part. Il y a des objets que la loi dédar0 insaisissables , autrefois certaines villes maritimee étaient décktréei ports francs, Mi^ridate dMairŒ ses projets à ses deux fils ; mais Dieu , les propfaè«> tes , les prédicateurs , dénoncent la vengeance ou les cfaAtiments pendants sur la tète des pécheurs. La di^etoralton n'est rien qu'une ezplicatîen en une sentence. « Dieu déclara expressément auv Hébreux que c'est rejeter Dieu que d'obéir à dea monarques. » Volt. « Le roi François I*' dépèclui Lange! en Allemagne, avec ordre de déclarer aux princes qu'il était prêt de les secourir. » BosK < L'impie Adraste fut conservé par le père des dieux.... Un nuage que Jupiter assembla dans les airs sauva les Dauniens, un tonnerre efifroyable dé^ Clara la volonté des dieux. » Fén. Mais dans d^ueu» cer se trouve l'idée d'une menace. « Dieu d^oacs à Salomon qif il le punira en la personne de sen fils. 9 Boss. c La colère de Dieu cet dénoncée aux pécbeurs par son serviteur Noé. » In. « Jésae* Christ sépare les agneaux d'avec lee beues? i^ ^
BEUXiÈMK PARTIE :
appelle les justes et éloigne de lui les pécheurs, et leur- dénonce par U qu'ils n'auront jamais de part avec lui. » Id. c Par ce va il faut entendre un cri terrible répandu dans l'air, qui dénùMe le malheur aux hommes.» In. «L'aruspice, sur le triste aspect des entrailles, dénonça à Galba d*a&' tueiles embûches et un ennemi domestique.» J.J. — D'un autre côté, déclarer regarde plutôt la résolution , la détermination , Taction de prendre parti, et dénoncer (de nuntiw, messager ou nou- Telle) l'action de &ire sayoir le parti qu'on a pris : une puissance déclare la guerre à une autre (ACAD.), on déclare la guerre aux préjugés (Id.); dans l'antiquité , on employait des hérauts pour dénoncer la guerre (Barth.)*
DÉCOMBRES, DÉBRIS, EUIMBS. Restes d'une chose détruite.
Décombres est un motyulgaire qui désigne de méchants restes de démolition, des restes sans ▼aleur, sans utilité, ou même embarrassants et confusément entassés. « Des droits de terre , ou équivoques, ou onéreux, ou qui gênent la société, subsistent encore conune des restes du gouvernement féodal qui ne subsiste plus : ce sont des dé' eowbres d'un b&timent gothique ruiné. » Volt. c Un Italien qui trouTerait dans les décombres de Rome les pots de chambre d'Auguste et de Mécène serait entouré de curieux et d'acheteurs. » Id. « L'oiseau qu'on appelle fourmeiron ne fréquente que les masures et les décombres. » Buff. « En fouillant dans le mont di Cinere , on trouve les pierres calcinées , les cendres , les terres brûlées , le m&chefer, les pierres ponces, tous mêlés et confondus comme dans un monceau de décombres. » Id. — Au figuré , décombres se prend de même en mauvaise part pour signifier quelque chose de vil ou même de gênant et de nuisible. « Ces deux premiers tomes des Annales de l'Empire concernent des temps obscurs qui demandent des recherches pénibles. Il est plus difficile qu'on ne pense de trouver dans les décombres de la barbarie de quoi construire un bâtiment qui plaise. « Volt. «VoiU les matières sans substance des ouvrages de l'écrivain sans génie ; ce sont autant de tas de décombres qu'il faut enlever avant de pouvoir construire. » Buff. c Cet ou- Trage sans dessein et sans objet étouffe quelques pensées heureuses sous un monceau de d^combres.v D'Al. cLe travail et l'érudition débarrassèrent les beaux siècles de la Grèce et de Rome des décombres qui les couvraient et de la rouille qui les avait noircis. » Lab. « L'antiquité sortit de ses ténèbres comme ces statues qui, ensevelies pendant des siècles sous les décombres amassés par les tremblements de terre et les bouleverseoients du globe , semblent encore sortir des maiils de l'ouvrier. » Id.
Débris et ruines , n'impliquant rien de défa- Torable dans leur signification, se distinguent suffisamment par cela seul de décombres. Ils diffèrent l'un de l'autre de plusieurs façons.
1* Débris exprime le résultat d'une destruction violente, qui a brisé, fracassé; et ruines, l'effet de l'action successive du temps, qui ruine, qui défait peu à peu, pièce à pièce. On dira plutôt, les él^nis d'une yiUe reoYersée d'assaut ou par un
tremblement de terre, et les màiet d'une TîDe ancienne qui est tombée de Tétusté.
2* Débris convient pour toutes sortes d'objets, petits ou grands, susceptibles d'ôtre bri$ée : des débris de coquillages, de végétaux, de DaTixes; les débris d'un trône , d'un autel. Butnes , du latin ruere, s'écrouler, ne s'applique qu'aux édifices, et encore aux édifices considérebles, m, dans tous les cas, à quelque chose de plos étendu. Suivant le docteur Bumet, les montagnes ressemblent aux débris d'une ville que le canon a foudroyée; oe sont les ruines d'un aneiea monde dispersé çà et là (Volt.).
3* Le mot débris est relatif; il «e rapporte, ou à un corps dont des parties ont été détachés , ou à un corps nouveau dans la compositioii duquel entrent ou peuvent entrer ces parties : les débris sont, ou des fragments, ou des éléments de reconstruction. Buines est absolu; il se conndire en lui-même. « On l'a tu à Rome se promener sur des ruines t ou s'asseoir parmi des tombée» r et interroger ces débris. » Vaut.
J'ai lu qa*Qa orateur voulut voir le séjour
Od subsistaient encor les ruines de Tnâe.
Du débris d'IUon s'était construit un bony. Laf. « Tous nos maîtres modernes ont fouillé les ruines et recueilli les débris de ce siège bmeox de Troie , pour y trouver les exemples des vertus guerrières. » Buff. c Les moines, envoyés psr saint Grégoire en Angleterre , y avaient porté , je ne db pas les sciences , mais quelques dÂrit sauvés de leurs ruines. » Gohd»
DiCOUVERTE, INVENTION. Ces mois expriment quelque chose de nouvellement troaré dans ce qui importe le plus au savoir ou au pouvoir de l'homme.
Mais la découverte est proprement me conquête de l'esprit humain; l'ttieefifûm en est une production. On découvre ce qui est , et c'est l'observation qui Joue le principal rôle dans la découverte; on invente ce qui n'est pas, et c'est i la faculté inventive , 4 l'imagination , au génie , i la fécondité de l'esprit, qu'est due Vinvention. Dans la Théorie de la Terre de BufTon se trouvent, entre autres, deux articles qui ont pour titre, l'un : « Sur la découverte de VAménquoi* l'autre : « Sur Vinvention de la boussoie. » c Que nous a servi la découverte de tant de peuples et Vinvention de la boussole?» Montbsq. c A quoi nous ont servi les découvertes eu physique et les inventions du génie ? » Volt. « la découverte du feu , Vin/vention de la navette, sont d'une tout autre nécessité que l'imprimerie et la boussole. » Id.
C'est surtout dans les sciences , là où il s'agit d'étudier ce qui est, que se font les découvertes; c'est surtout en Industrie , en mécanique et dans les arts , là où il s'agit de créer ou d'imaginer des engins , des instruments ou des procédés nooveaux, que les inventions ont lieu. « Il me semble que l'idée de la découverte tient plus de la science, et que celle de Vinvention tient plus de l'art : une découverte étend la sphèft de nos connaissances ; une invention ay'oute aux secours dont nous avons besoin. » Bbauz. « Pourquoi dit-on d'une grande découverte en physique,
SYNONYMES À RADICAUX DIVERS
d'une tiH?MltOfi nouTeUa et sorprenAnte ea mécanique : cela est beau 7 » KABif .
Enfin , la déeowoerte a plutôt rapport aux choses, et YinvtnHon à Tesprit; la découverte est quelque choae de rare, d^inaperçu jusque-là; YinventUm est quelque chose d'habilement ou d'heureusement conçu. « Gela me ferait croire que la plupart des plus heureuses inventions , des découvertes les plus rares , sont moins des fruits d'une contention d*esprit que de pures saillies. » Les.
DÉGOCYRIR, RÉVÉLER, DÉVOILER, DÉCE- LER , ÉVENTER. Faire connaître quelque chose qui n'est point apparent ou en vue , mais enveloppé , dérobé aux yeux.
On découvre ce qui est caché; on révile ce qui est tenu caché, volontairement éloigné de la vue. En effet, d^coutrir, c'est ôter ce qui cou' rre , dégager ce qui se trouve couvert ; et révéler, c'est retirer de dessous le voile {vélum) ce qui a été mis. et est gardé sous le voile, sous quelque chose dont on se sert pour cacher. — Vous découvres TOtre cœur, vos sentiments, yos pensées, des vérités inconnues jusque-là, choses d'elles-mêmes couvertes, soustraites aux regards.
Le roi feignait! Et moi, découvrant ma pensée.... (Monime dans Jliithridau.) Rac.
a Les traits découvrent la complexion et les mceurs. •» Làbr. « L'univers découvre dans toutes ses parties l'art de Touvrier suprême qui l'a formé, s Féif . c Mais pour ce jour où je viendrai ]uger le monde, personne n'en sait rien , et je ne dois pas vous le découvrir. » Boss. « Ce fut sur cela qu'il me d^outrit l'esprit de la société, qui n'est pas encore comiu de tout le monde, et vous serez peut-être bien aise de l'apprendre. > Pasc. — Vous révélez un secret, une conjuration, un mariage clandestin , les fautes ou les défauts de quelqu'un , toutes choses discrètement tues , volontairement couvertes d'un voile et mises hors de la vue.
Ulf Me ni Calchas n'ont point encore parlé ;
Gardai que ce départ ne leur soit révélé.
Cachez bien vou-e fllle. Rac.
c Gardez un secret dangereux que rien ne vous oblige à révéler, » J. J. « Mais pour être vrai (ce que vous avez dit du prochain), nous est-il permis de le rétéler? N'est ce pas assez qu'il fût secret pour devoir être respecté de nous ? » Bourd. K Des gens vous promettent le secret , et ils le révèlent eux-mêmes et à leur insu. » Labr. <K Toujours , de l'aveu propre de Calvin , il demeurera impliqué dans le crime (la conjuration d'Amboise), puisqu'il l'a su sans le révéler, > Boss. « La loi qui ordonne de révéler les conspirations , auxquelles même on n'a pas trempé , n'est guère moins dure, v Mortbsq. — « Le testament d'Ëpicure découvre une âme tranquille et juste.... La duchesse de Montpensier était outrée contre Henri 111 , qui avait révélé quelqu'un de ses défauts secrets. » Volt.
l>étoiler semblerait devoir signifier exactement la même chose que révéler. Mais, étant seul formé du mot français voile , il rappelle mieux l'usage ordinaire du voile, qui est de cacher le
visage et par suite de déguiser. Voltaire dit de Claudien qu'il a révélé les mystères tout au long; etde Van-Dale ainsi que de Fontenelle, qu'ils ont dévoilé des siècles de fourberies. On révèle d'une personne des actions ou des qualités quelconques; on dévoile sa fausseté, comme on la démasque, c Les gens que je peins dans ma comédie (le Tartufe) ne sauraient me pardonner de dévoiler leurs impostures aux yeux de tout le monde. > Mol.— Ensuite, comme on se sert aussi du voile pour cacher, dans les églises, la partie la plus éloi* gnée du chœur, le sanctuaire, dévoiler s'emploie avec justesse en parlant du fond des choses : dévoiler le fond de son cœur (J. J.) , le fond d'une affaire (In.). < A quoi aboutit cette vie si pénible, si sordide (d'un prêtre)? à découvrir l'indignité de la vie d'un pasteur, à dévoiler ce qui ne pouvait être trop enseveli dans les ténèbres. » Mass. « La vérité opprimée ne peut plus se délivrer qu'en dévoilant le fond de votre conduite. » Fsir. « Tacite nous éiévoile les profondes noirceurs de l'ftme de Tibère. » Marh.
Déceler marque plutôt une action qui va des choses aux personnes, au lieu d'aller des personnes aux choses comme les actions de d^couvrir, de révéler, de dévoiler et d*éventer. Les choses nous décèlent ; nous découvrons , nous révélons , nous dévoilons , nous éventons des choses, s Son embarras décela son crime. » Acad^. « Son action décèle une âme corrompue. » Acad. « Leur frayeur peinte sur leurs mornes visages les déulait, » S. S. « Il n'y a rien de si délié , de si simple et de si imperceptible, où il n'entre des manières qui nous décèlent. > Labr.
Votre orgueil a percé. Vos hauteurs^ vos grands airs
Vous décèlent d'abord , malgré la politesse
Dont vous les décorez. Dest.
— D'ailleurs, déceler se distingue par une autre idée accessoire , celle du soin qu'on a de se cacher , de la crainte qu'on éprouve d'être vu ou aperçu. « Psyché (allant tuer son mari) retenait jusqu'à son haleine , et craignait presque que ses pensées ne la décelassent. » Laf. « Un criminel , s'étant échappé, se fie à peine à soi-même : fugitif, errant, vagabond, il croit que tout ce qui luit le décèle , que tout ce qui parle l'accuse , que tout ce qui remue machine sa perte, s Boss. « Le plus grand soin de l'imposture , son plus grand art est de se dérober à nos regards ; mais cet art même la décèle, s J. J. — Et quand l'action de déceler est faite par une personne, elle est telle que l'action des choses , involontaire, c Sopbie retire brusquement sa main avec un mot de monsieur si singulièrement prononcé , que ce mouvement involontaire la décèle à l'instant aux yeux d'Emile.» J. J. « César , traversant un pauvre village , et causant avec ses amis , décèie sans y penser le fourbe qui disait ne vouloir qu'être l'égal de Pompée. » Id. « Par leur sollicitude, les gobemouches décèlent eux-m$mes leur nichée, que sans cela il ne serait pas facile de découvrir, v
BUFP.
Éventer se dit primitivement d'une mine qu'on découvre avant que le feu y soit mis , et dont on empêche l'eflet. On l'applique par extension aux
Dimtafi Pàimi^
entreprises secrètes qu'on a Vadreese de pénétrer et de Riire échouer. Éveniernn dessein (Mol., TOLT.) , va projet (J. J. , Marm.).
0n secret éventé rompt nos prétentions. Mol. c Catilina apprend que l'entreprise sur Préneste a été manquée et n*a servi qu'à éventer ses complots. » Lab. « Les confédérés n'osaient^ s'envoyer «kutuellement des otages, de peur d'éventer leur complot. » Roll. « Le chancelier éventa le projet de Patkul , et obtint qu'on se saisît de sa personne, a» Yûlt«
BÉDUŒ (SE), SB SÈmACSSSi, DésBVOUtr ce qu'on avait dit
Se dédira est Farou d'une eneur : on «^»* sait en France le témoin qui «'était éMit a] de ees opinion». « Je suis tout hontera dodtoder ^ recolement ; et on a vu des innocents cond ici (sur l'éloquence); mais je su» tout ptet à tii* ^^^^ ^^^^^ ^^^ témoins imbécile» et tim
déddre, si on me ftat aperoevoir que je trompé. » FAb. « L'erreur de n«l (sur bifotme de le. terre) fut reooanue ; on se dédit, et la terre ftit allongée. » Volt. « H est vraisembiable que le Vl« livre de VÉnéide n'est peint une descriptieû des myetères. Si je l'ai dit, je me 4^dt*. » to. Le cerf se voyant dans Feau louait he faeaut* de eoD bois, et ne pouvait qu'avec peine soelfrir ses maigres Jsmbes. Maie, quand un lindor le fit partir, n M tiédie alors , et maudit les préseMS
Que le eid loi fût loua les ans. U».
— Se réére^Oer est l'aveu d'une fausseté î on te réfracte de ses assertions, de ses doctrines, de «es imputations. « Si le pape juge que le fond de la doctrine de mon livre est mauvais, je me réfracrterai ouvertement. » FéfC. « Une fille qui avait servi de ùiux témoin ee réfrwte ; elle jjvom son crime. » Yolt. c L'éditeur sait en conscience qu'aucune de ces lettres n'a été écrite comme il les a imprimées. Il serait digne de votre probité de lui remontrer son crime , et de l'engager à se rétracter. » In. « Si je pouvws , l'instant d'après , retirer le mensonge qui m'excuse, et dire la vérité qui me chsrge , sans- me faire un nouvel affront en me rétractant , je le ferais de tout mon cœur. » J. J. Orgon reproche à Demis d'avoir dit une fausseté contre Tartufe, et ajoute : Allons , qu'on se rétracte,- et au*i TiDStant , Mpon, On se Jette i ses pieds pour demander jpardon.
Mol.
« Vous avancez une calomnie, il iàudra .expressément votif rétracter, > Bouao.
C'est plutôt en matière de spéculation et de littérature qu'on emploie se dédire; et se rétraC' ter convient mieux quand il s'agit de doctrines, de jugements sur autrui, d'accusations, qui peuvent porter préjudice et sont toujours de plus grande conséquence. L'acte même de la rétractation est plus important , plus formel , plus solennel. Il est aussi plus pénible : il en coûte plus de reoonnaltre qu'on a eu tort, qu'on a été téméraire, qu'on est l'auteur d'un faux bruit, d'une fiiusse croyance, que de convenir qu'on a mal vu et qu'on a été trompé. Se dédire exprime une manière adoucie de se rétracXer, « Saint Jean d'Antieche proposait à Nestorius d'approuver le terme de Mère de Dieu; c'est-à-dire, dans Is tond, de se rétracter le plus honnêtement qu'il
pourrait.... Il MO M pnpoee fitatn mojmk^ ^eur se défendre , que oeltti de se éHdtre. « Boss.
CTaitieun , se dédire est suljeetff , e*eat-à-dire relatif au evjet , qu^l fait eonsidérefr comme Ohangeant d'idée «t se démentant lai -même; c'est pourquoi se cMRre (mais non pas le rAracter] d\in parti est une expresaon consacrée. S» rétracter est objectif, c'est-à-dire relatif aux disses avancées , lesquelles perdent leur effet et eost détrmtes par la rétractation ; aussi dit-on , ea parlant de ces choses, les rétracter, et non pas les dédire. Bn me dédisant^ je réibnne mon opinion et mes paroles; en me rétractant, j'en préviens Pefiet autant qu'il est en moi. Autrefois on pnni»-
~ "' près
condamparce que des témoms imoecue» et timides n'avaient pas su d'abord ^expliquer, et, ensuite, n'avaient pas osé se rétracter (Volt 4-
La promesse dont on se dédit est une preme»i en l'air , un prqjet4 une simple parole.
ComBseot, msdemeiseDe, AHeK-vons poos ionner une scène noarelle f Et vous dédire ici , comme vous avez fsil. Sur cinq ou six projeu (de mariage} qui n'ont point eu d'effet? I>k>t-
< n ÙM me dédire mil^ moi. Je devais aujourd'hui arriver chez vous. Jua iamille de K. le chancelier me fait l'honneur de se prier demaia chez moi. » Boss. Mais la promesse dont en se TéSrvU est une promesse Ibrmelle et comme un engagament fiontmcf^. « Lui dirai-je ; Honsieux, je nuis promis ma fille > tandisque vous étiez riche -,mBia à présent que vous n'avez plus rien, je me rétracte , et ma fiUe ne veut point de vous î » J. L
BÉDOtfHAGEtfENT, INDEMNITÉ. Ce qu'on donne ou ce qu'on reçoit en compensation d'une perte ou d'un tort.
Dédommagement vient peut-être du Utin, mais d'une manière détournée et difficile à reconnaître. Indemnité est le latin indemnitas^ dont ae servaient les jurisconsultes romains. Le mot dédommagement appartient à notre langue commune. « Il trouve dans votre amitié «n dédommagement à ses malheurs. » Acao. Le mot d'indemnité est un terme de palais, c En expliquant les devoirs des aeigneurs, n'oubliez pas leurs droits : ditss ce que c'est que fiefs^ seigneur dominant, vassal, hommage, renies, dîmes inféodées, droit de champart, lois et ventes, indemnités, amortissement et reconnaissances, papiers terriers et autres choses semUables. » Fax.
Le d^ioffime^emefa nous arrive d'une û^o quelconque ; l'indemnité^ par acte de justice. « le trouve au fbnd de mon cmur te dédomimagewefU de toutas mes pertes. » J. 1. « lean Wîlkes fut mis à la Tour pour un écrit des plus virulents.... Un procès eut pour résuUat la prise à partie d» magistrata, contre lesquels il obtint une ûidemnité de quatre xûUe livres sterling- > In.
Le dédommagement est dans Tordre de la na* ture ou des sentiments. La bonté de Dieu, la bienveillance des hommes ou la fortune, tous accordent un dédommagement. « Les lièvres paraissent avdr les yeux mauvais ; ils ont , comiM par d^domma^yemenf, l'ouïe très-fine. »Bcn.
SYMONTMËS A liADIGAUX DIVEES.
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« Cette adresse parficfâière , donnôe au sexe ,^st UD d^ommagtmeni très-équitable de la force qu'il a de moins. » 1. J. a 'Ou entre dans des ceurres de miséricorde; mais on en veut les premiers honneurs,... Il semble qu'on ne Teiit pas courir le risque de l'humiliation sans s'être préparé le déâDiMnagemeni des éloges. s'Vass. « S'il est vrai qu'un grand donne plus i la fortune, lorsqu'il hasarde une vie destinée à couler dans les ris , le plaisir et l'abondance , qif un particulier qui ne risque que des jours qui sontmisérsSïles*, il ikut arouer aussi qu'il a un tout antre >défdonK moffemeni^ qui est la gloire et laliaute n^utation. > Labb. — Vais Yindemnité est uniquement dans Tordre de la justice, et répond & une oï)ligation : c'est légalement ou juridiquement qu'elle est accordée. « Si le magistrat politique veut 'fiilre quelque édifice public^ quelque nouveau chemin , il faut qu^il indemnise. » 11 ontesq. « Dans quelques pays de l'Europe, la considération des droits des seigneurs a fiiit établir en leur faveur un droit d'indemnité sur les immeid)les acquis par des gens de mainmorte. » To. « La plus ^nnde faveur que l'on reçoive de la Justice (qui punit et ne récompense pas) , c'est IHndemnxtë , qui est une monnaie trop courte pour ceux qai font mieux que le commun. » VoNTArair. c Tai enfin vendu ma ferme de Damar.... Je leur dirai que je vous fais toucher Vargent de ladite vendition pour votre stlreté , en attendant que je vous aie tait bailler uneindémml^ de TOtre garantie. j>