‹ Dictionnaire des synonymes de la langue française avec une introduction sur la théorie des synonymes, ouvrage qui a obtenu de l'Institut le prix de linguistique en 1853 et en 1858 (volume 2)Chapitre 285 sur 426 · LA · texte numérisé non relu

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te dédommagement se donne en quoi que ce soit et compense à peu près le dommage éprouvé. L'tndemmtéf , plus rigoureuse , se paye en argent ou en valeurs égales, et de manière & réparer le tort exactement. le dédommagement tend à vous rendre une somme semblable d'avantage ou de bonheur; l'indemnité vous rend la même somme de fortune. L'État dédommage /autant que possi'» hle, pardes récompenses honorifiques et des distinotions» les braves qui ont lais&é quelque membre sur le ohamp de «bataille ; il indemnise , sur rapport d'experts , les possesseurs des terres qu'il exproprie pour cause d'atilUé publique. La juslice ne dédommage pas le demandeur des torts qull a soulTerts par 4es déhas , le ^iéplaoement , les démarches, les poursuites de ses droits, lors même qu'elle lui adjuge les indeumités qu'il réclame.

HÊFATTB, 'rtnoOTE. Ces deux mots s'emploient en parlant d^rmées ou de troupes qui ont été vaincues, qui ont e^i le dessous.

Défaite est le terme général. C'est précisément et dans tous les sens le contraire devidtoire. On dit, les défaites de Cannes, de Crécy, de Poitiers, d*Azincourt, de "Waterloo, comme on dit, les vieioires de Sallunlne , de Zama , de Bouvines , de Tormigny^ de Karignan , d*Austerlitz. Avant d^ei^ager le combat à rontenoi, le maréchal de 5axe avait pourvu â la victoire et à la défaite (Volt.). « Que sais-]e si nos dernières défaites n*ej;piaient pas Féqùité douteuse ou Torgueil inévitable de nos anciennes victoires ^ » Sass. Oe jnot convient aussi quand il n>Sirt question que <f une seule personne , et quelle que soit la lutte

dans laqueBe elle succombe. Bans la faAIe des deux coqs , le vainqueur chante ea victoire sur les toits , tout fier qu'il est de la défiiite de son rival (Laf.). Dans Brifannicus, Narcisse insinue qrl'il se peut que Junie aspire à Tamour de Né ton et médite sa défaite (Rac).

La déroute est une défaite de tnmpes, nonseulement battues et taillées en pièces, ce qui est commun à toutes les éiéfàites, mais encore mises en désordre et ftiyant précipitamment çà et là, A la débandade, selon l'expression vulgaire. ^iDéroate ajoute à défaite, et désigne une armée qui fuit en désordre et qui est totalement dispersée. » D'Al. « Après la défaite et la déroute des armées, L. Marcius avait nmassé tous les "soldats -que la faite avait dispersés. -» Roll. V ettre en déroute , se dft cemme mettre en j^if e. c Je me charge de mettre *en fttite et en difronte ces insolents rayageurs de nos terres. « Roll.

Quoique l'Académie définisse défaite par déroute , comme si déroute était plus 'général, il y a défaite , mais non pas déroute, quand tous les soldats sont tués ou pris sur le champ de hataiîUe , et même quand la retraite s'Opère avec calme et en bon ordre. D'autres fois , au contraire, la déroute, qui d'ordinaire termine la défaite , la comi^lëte eft la constate , a lieu sans qu'il y ait défaite proprement dite': c'est quand l-épouvante s'empare des soldats avant que Inaction s'engage ou dès le premier choc «Quelquefois Dieu envoyait aux ennemis des Juifs , dans leura songes , des pronostics affreux de leur perte. Ils voyaient fépée de &édéon qui les poursuivait de si près qu'ils ne pouvaient échapper; et ils fuyaient en désordre avec de terribles huriements , et tiraient l'épée l'im contre l'autre , ne sachant à qui se prendre de leur dérouie. > Boes. « A la bataille de Rosbach , les Français et les Autrichiens s'enfuirent à la première décharge. Ce fût ht déroute la plus inouïe et la plus complète.... On vit trente mille Trançais et vingt mille Impériaux prendre une fuite honteuse et précipitée devanft cinq bataillons et quelques escadrons. » Yolt. c A la bataille de Frauenstadt , le combat ne dura pas un quart d'heure ; les Moscovites jetèrent leurs armes dès qu'ils virent les Suédois : Téponvantefort si subite et le désordre si grand que.... Jamais di^roiitene ftit plus prompte, plus complète et plus honteuse. » In.

TJne gntnde défaite est sanglante, cause de grandes pertes. IJne grande dérou^ donne l'idée d'une gnÈnde lîonfusion , ou d'une confusion qui s'étend à toute l'armée^ qui est gënérde , totale , -universelle.

VkFkYWlk, BMCniÂCB. Ces deux mots«xpriment le fait te cesser d'être bien auprès d'une personne puissante , ou l'état xpii en résulte.

Mais la défaveur annonce 'qu>Dn n'est plus en faveur, et la disgrâce qu'on ne possède plus les honnes grâces. Qui "est en défaveur auprès du prince % perdu dans son<esprit^, qui est en dttgrdce a perdu le crédit dont il jouissait et sa position , il est ruiné.

La défaveur est moindre que la disgrâce : trlle consiste seulement à être mal voulu, et encore passagèvemest peut-être , i jitepirer phis ce

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