DEUXIEME PARTIE
locution de Sénèque. » Id. « Pour les talents de Tesprit, quelle capacité plus vaste (que celle de Condé), quel discernement plus exquis, quel goût plus fin î » BouRD. « Je ne puis qu'approuver ces raisonnements de H. Moublet, pleins de discernement et de sagacité : il a très-bien saisi les principaux points de mon système. » Buff. a Ceux qui ont l'esprit de dùcemement savent combien il y a de différence entre deux mots semblables , selon les lieux et les circonstances. > Pasc. « Si la critique vient d'un homme qui ait moins de discernement que de lecture , elle corrompt et les lecteurs et l'écrivain. » Labr. « Il faut que vous ayez une mince opinion de mon discernement y en fait de style, pour vous imaginer que je me trompe sur celui de M. de Voltaire. » J. J. c Le goût est un discememeni prompt, comme celui de la langue et du palais.»
« Il faut dans un roi un jugement ferme , solide, décisif dans les affaires, qui fait que l'on connaît le meilleur parti et le plus juste. » Labr. c C'est une grande misère que de n'avoir pas assez d'esprit pour bien parler , ni assez de jugement pour se taire. Voilà le principe de toute impertinence. » Id. « Le pilote , à qui les tempêtes et l'obscurité ont ôté le jugement tout ensemble avec les étoiles qui le conduisaient, abandonne le gouvernail. » Boss. c Que servent les grandes lumières, rétendue du génie , le ju^emeiK . solide pour conduire les affaires de la terre, si...?» Mass. a II est impossible de faire une démarche , avec sens et jugement , qu'en la réglant par la vue de ce point (l'immortalité de l'âme). » Pasc. « Que ton père a eu de prévoyance , d'esprit , de jugement , de te laisser un gouverneur aussi sage, un économe aussi entendu 1 » Regn. c La justesse dans la conduite de la vie , ceux qui veulent tout définir l'attachent au jugement, » Vaov.
Ensuite , comme les choses qui tombent sous l'appréciation du discernement sont relevées et inaccessibles aux esprits vulgaires, au lieu que le bon sens suffit presque toujours pour décider des meilleurs partis à prendre , discernement dit quelque chose de plus fin et de plus subtil que jugement ; il emporte l'idée de tact et de délicatesse. « Les viandes de haut goût blessent les fibres de notre langue et lui ôtent sa délicatesse et son dùcemement. » Mal. « Après l'esprit de discernement , ce qu'il y a au monde de plus rare , ce sont les diamants et les perles. » Labr. « Ils ont senti à force de discernement (car ils ont l'esprit fin) le ridicule dont ils se couvriraient. » Volt.
DISCOURS, -^ HARANGUE, ORAISON. Suite de paroles préparées, travaillées avec art, et qu'on adresse à une ou à plusieurs personnes.
Discours est le genre; harangue et oraison sant des espèces. Le discours , c'est-à-dire ici le discours oratoire, a un domaine fort étendu, dans lequel , outre plusieurs autres choses , comme le plaidoyer, le sermon et le panégyrique , sont comprises la harangue et V oraison,
La harangue est un discours qui se distingue par la pompe et l'appareil. « Le parler des Gene-
vois est toujours soutenu *, leurs discours sont de? harangxus. 9 J. J. « Que dites- vous de toutes lesj fleurs dont Cicéron a orné ses harangues? • Féx. | a Dans ce temps, on travaillait une lettre comme une harangue, » Marm. « Dès qu'il fut assis. l'orateur lui prononça à genoux une haran^. \ dans le style de l'Académie, pleine de louanges, | d'antithèses et de mots nouveaux. » Volt. « in. | jourd'hui, parmi nous, la plupart des sermoas, 1 des oraisons funèbres , des discours d'appareil, des harar^ues dans de certaines cérémonie, 1 sont des amplifications ennuyeuses, s Id. c Les i oraisons funèbres sont des discours d'appareil, | des déclamations. Faudra-t-il mettre ces haran- \ gués poétiques à côté des discours solides de Cicéron et de Démosthène Y > Id. Volta're dit encore , en parlant des discours académiques et de l'Académie : « Les plus grands génies qui sont entrés dans ce corps ont fait quelquefois les plus mauvaises harangues. »
Il est vrai qu'à Tégard <f es discours qui se prononcent de nos jours , le mot de harangue ne s'emploie plus que par dénigrement pour signifier des discours apprêtés , ennuyeux , déclamatoires , conune on le voit du reste par les ezempies précédents. Mais , lorsqu'il s'agit des discours tenus dans l'antiquité , harangue désigne ceux qui avaient lieu dans -des circonstances solennelles, et , par exemple , les allocutions d'un général à son armée, telles que celles qui nous sont rapportées par les historiens , et les paroles adressées au peuple dans la place publique d'Athènes ou de Rome , du haut de la tribune aux harangues. Les harangues de Thucydide (Acaj>.), les harangues de Salluste (Mark.), les harangues àt Démosthène (Volt., Roll.}, les harangues de Cicéron (Volt., Féu.). — Ce mot se dit aussi par rapport aux siècles qui ont presque immédiatement précédé le nôtre pour exprimer, non-seulement des harangues militaires , comme celle de Henri IV à ses soldats avant la bataille d'Ivry. mais encore les discours faits dans les assemblées extraordinaires, tels que celui de rarcberêqoe de Bourges aux états de Blois (Roll.) , celui ^ l'Hospital dans l'assemblée des notables convoqués à Moulins sous Charles IX (Volt.) , et celui du cardinal du Perron aux états de la minorité de Louis XIII (S. S.). — Harangue est également le nom donné aux discours qu'on adressait autrefois à un prince (Boss. , Volt.) , à un gouvemeor (SÉv.) , et à toutes les personnes principales dans les provinces ou dans les villes (Marm.) , pour les complimenter et les féliciter, ou pour célébrer leur arrivée. — Enfin , un président au parlement terminait par une harangue la cérémonie de son installation (Sév.).
Oraison traduit du latin oratio , qui a le même sens , n'est d'usage que par rapport à l'antiquité. C'est donc par rapport à l'antiquité seulement qu'a besoin d'être déterminée la diiférecce de la harangue et de V oraison.
Oraison , venant du latin , semble mieux convenir quand il est question des discours des Romains : « Homère a fait l'Iliade , et l'orateur romain ses oraisons, » Labr. Le mot harangue ^ in contraire , n'ayant pas une origine latine , se dit
SYNONYMES À RADICAUX DIVERS
rolon tiers en parlant des Grecs; d'autant la plupart des discours que nous avons >recs ont été adressés par des généraux à troupes, ou prononcés devant le peuple des circonstances graves et solennelles. ne des vaines subtilités des sophistes ne se re dans les oraisons de Cicéron , ni dans les yngvLes de Démosthène (Volt.).
îpendant, il arrive quelquefois à nos bons jiirs d'appliquer indistinctement ces deux s anx discours des Grecs et surtout à ceux Hotmains. La différence consiste alors en ce Jkamngtie a plus de rapport à la forme , et s^n au fond. La harangt^ , suivant Marmonza*a pour objet que des actions de grftces, des itations et des condoléances : tel est le dis- •9 de Cicëron pour Marcellus , qui ne contient e chose que Veffusion de la reconnaissance et f admiration publique pour la clémence de iX' I^OTcdson , au contraire, est plus solide, renferme des preuves, elle a pour but de vaincre; c'est un plaidoyer : tels sont les -X>nTs de CicéroD pour Ligarius et pour la loi ûltVi. Distinction d'autant plus plausible, que ^re emploie le mot oraison dans le sens et à place de plaidoyer : « L'avocat qui plaidait Ire les jésuites, trouva heureusement leur ilication du mot apoinUr ; il en fit part aux lis dans une de ses oraisons. »
Yun autre cdté, harangues de Démosthène de Cicéron in<Ûque les discours de Démotène ou de Cicéron comme ayant été prononcés r eux sur tels ou tels sujets , dans telles ou les circonstances : oraisons de Démosthène . de Cicéron les fait plutôt considérer comme « œuvres littéraires qui nous restent de ces 'Ka grands orateurs, et qui peuvent encore seri^ de modèles pour la composition. « Les orai- ^^ de Démosthène etde Cicéron instruisent ^ore l'Europe , quand les objets de ces haranc ^5 ne subsistent plus. » Volt. Corbinelli écrit feassf -Rabutin : « J'ai traduit depuis peu deux mnsons grecques, sur deux versions latines, Mne d^Isocrate, l'autre de Démosthène, pour ^er de leur éloquence par comparaison à celles :=s modernes. » « Le prédicateur est chargé d'un snain nombre à!oraisons , composées avec loimx. » iJLBa. On appellerait oraisons , plutôt que B^raagves , des discours qui n'auraient pas été vrononcès, mais écrits dans le silence du cabinet, »4>ur Finstruction des lecteurs. « Saint Grégoire e Nazîanze, voyant la Trinité attaquée, composa ses cinq oraisons, ou discours célèbres ^uitre EuDome. » Boss.
DISCRÂTIOfT , — RÉSERVE , RETENDE. Qualités égatiTes du sage , lesquelles consistent à s'absuir de parler ou d'agir, à ne pas se donner *tsç de liberté dans ses discours ou dans sa couette.
Ia dûer^h'on se distingue d'abord de la ré- '«et de la retenus par une différence capitale. ^cest lelatiTe à autrui , et pour autrui ; au lieu i^^ ia réserve et la retenue se considèrent soli- ^^ment dans le sujet qui les possède , et à la ^feetion duquel elles contribuent. C'est à la ^^ sociale à traiter de la discrétion; c'est
fTX. FBAirç.
dans la morale individuelle qu'il doit être question de la réserve et de la retenue. Si nous manquons de discrétion y ce sont les autres qui en souffrent ; nous seuls sommes intéressés à ne pas manquer de réserve et de retenue. Avec de la discrétion j on est un galant homme; avec de la réserve et de la retenue , on est comme il faut être eu égard à ce qu'on se doit à soi-même. — Rien de plus facile à établir que ce caractère particulier de la discrétion. La politesse et la discrétion^ qui en est une partie, sont nécessaires l'une et l'autre au repos de la société (FéN.). Il y a des règles de discrétion et de bienséance à garder envers nos semblables (BooRD.). Un calomniateur (Pasc.) , un censeur trop zélé (Mass.) , un importun (J. J.) et un poète satirique (Boil.) pèchent essentiellement contre la discrétion. < Cet écrit est rempli d'égards et de ménagements sur les personnes qu'il attaque : pas un mot qui les puisse le plus légèrement blesser, et la discrétion y est portée jusqu'à éviter avec soin de nommer aucun nom. » S. S. «Si mes parties publient ce mémoire , ce ne sera pas moi qui aurai fiianqué de respect et de discrétion. » Fin. « Ce petit animal mordait sans discrétion tous ceux qui voulaient badiner avec lui. » BuFP.
La réserve et la retenue diffèrent aussi. L'une tient à la prudence, l'autre à la tempérance. Pour être réservé, il faut de la réflexion ; et, pour être retenu y de l'empire sur soi-même. La réserve est circonspecte; la retenue y mesurée. Avec de la réserve, on est sur ses gardes; avec de la retenue, on gouverne ou on réprime ses mouvements. Sans réserve, on est inconsidéré et on commet des sottises ; sans retenue, on est faible et on commet des excès. — « La réserve annonce la défiance. » Volt. Il y a des choses qu'on ne doit apprendre aux enfants qu'avec précaution et avec réserve (Boss.). « Il est des amitiés circonspectes et réservées qui , craignant de se compromettre , refusent des conseils dans les occasions difficiles. » J. J. La retenue est sœur de la modération; Il y a des gens qui jouent sans retenue , sans use modération convenable (Bourd.). « Platon était si retenu, qu'on ne le vit jamais rire que fort modérément; et il fut toujours si maître de ses passions , qu'on ne le vit jamais en colère. » FÉH. « Rien de plus sujet que le mariage aux excès d'une passion sans règle et sans retenue. »
BOURD.
Je m'emporte peut-être , et ma muse en fureur Verse dans ses discours trop de fiel et d'aigreur : Il faut avec les grands un peu de retenue.
BoK..
Avec de la réserve, une femme interdit et surtout s'interdit les avanfces , les familiarités , les agaceries et les discours qui pourraient tirer à conséquence et l'engager. Avec de la retenue, elle se possède, elle est maîtresse de ses penchants et de ses sens , elle ne se laisse pas entradner par la passion. Sans réserve, une femme est une étourdie, une imprudente ou une effrontée; sans retenue, c'est une libertine. On parle avec réserve eu avec retenue en ne disant pas tout; mais avec réserve, marque plus la crainte des suites ; et, avec retenue,
BEUXIÊME PARTIE :
Tcffort qu'on fait pour ne point s'échapper. — La retenue est, du reste, plus subjective, se rapporte davantage au sujet, à la contrainte qu'il s'impose et au mérite qui en résulte. « Sans déterminer en quoi consiste précisément l'utilité de l'indulgence , ce concile se contenta de décider qu'elle est utile et nécessaire.... Il y a dans ceiU réserve une retenue qui plaît à Dieu, qui honore son Église , qui exerce la foi. ' Boss.
DISERT, lâiOQUENT. Habile à discourir en public, habile dans l'art de la parole.
Nous avons emprunté ces deux mots des Latins , qui disaient dans le même sens diseriut et eloquens. Cicéron et Quintilien nous ont même appris la différence qu'il fout mettre entre l'homme diseri et Thomme éloquent. Le disert, de disserere, disserter, discuter, se distingue par la diction; Yéloquenî brille par l'éloeution : ce qui frappe dans le langage de l'un , c'est la clarté; et dans le langage de l'autre, la beauté. Ensuite, l'homme disert instruit, et il plaît par la facilité et par l'élégance de sa parole, mais il n'émeut pas; l'homme éloquent produit on plus puissant effet , il persuade , il slsuipare des esprits et les mattrise.
• Cicéron dit qu'il a vu bien des gens diserts c'est-à-dire qui parlaient avec agrément et d'une manière élégante; mais qu'on ne voit presque ' jamais de vrai orateur , c'estp-à-dire d'homme qui sache entrer dans le cœur des autres , et qui les entraîne. » FÉir. « C'est cette habileté à orner et à embellir un discours qui met de la différence entre un homme disert et un homme éloquent.... L'homme disert^ c'est-à-dire qui s'explique seulement avec clarté et solidité , laisse son auditeur froid et tranquille , et n*excite point en lui ces sentiments d'admiration et de surprise qui , selon Cicéron , ne peuvent être que l'effet d'un discours orné et enrichi de ce que l'éloquence a de plus brillant , soit pour les pensées , soit pour les expressions. * RoLL. « Bossuet était éloquent , saint Augustin était plus disert que ne le sont les autres Africains.... Je- dirais à l'évêque de Keaux : vous êtes un grand homme; je tous trouve aussi savant pour le moins que saint Augustin, et beaucoup plus éloquent. » Volt.
En général donc disert stgniRe moins qu'^oquent. « L'esprit , l'élégance , la pureté , la justesse et la délicatesse des idées, une diction ornée , fleurie , cadencée , telles sost les qualités distinctives de Fléchier; c'est un écrivain disert, un habile rhéteur qui connaît son art, mais qui n'est pas assez riche de son fonds pour éviter Tabus de cet art. » Lah. c Si j'étais diserte comme Mme de Sévigné , je vous ferais de beaux récits. » DuDEyF. « Appius dit qu'on lui avait obligation de ce que Volumnius autrefois presque muet, était devenu disert et éloquent. » Roll.
Ces épithétes gardent les némes nuances, lorsqu'elles servent à caractériser le discours.
DfSETTE, FAMFIE. Manque de vivres qui arrive par une cause quelconque dans un royaume, dans une province ou dans une ville assiégée.
Famine enchérit sur disette , c'est une disette tort grande (Roll.), extrême (S. S.), ou la plus dure disette (Volt.), une disette affreuse (Roll.). I
Disette exprime une grande rareté et une grande cherté de vivres; .au lien que faenùse indique qu'ils sont épuisés et qu'on n'en troUTe plus i aucun prix. « Cependant les vivres s'épuisent... A la disette enfin succède la famùiéy fléau terrible. » Mabii . « L'abondance de toutes choses qui succédait à la disette et à la /omûie devint nuisible à plusieurs. » Koll. -^ Ensuite, la disOte semble n'atteindre que les pauvres, et la famiu se faire sentir à tous. Pendant que Henri lY assiégeait Paris, « la disette dégénéra an famine ujoiverseUe. » Volt.
Une autre différence résulte de Véijmologie des deux mots. Disette vient de dtre (trourer à dire) ou du latin desinere, cesser, tirer à sa fin. Il se considère par rapport aux vivres mêmes qui dimi* Duent beaucoup , aux précautions qu'on aurait dû prendre , aux approvisionnements qu'on aurait dû. fhire, aux secours qu'on donne à ceux qui sont dans le besoin. Foaiûie, tiré évidemment de /(cnm, rappelle la faim et aes souffrances , et mène le genre de mort qui en est la suite. De sorte que la famine est amenée ou produite par la disette. a La disette et la cherté firent une espèce de /a* mine. » S. S. c Hannon mit la disette dans le camp des ennemis.... Désolés par La famiiu eT parles maladies cmi en étaient la suite , les Romains auraient été contraints de lever )e siège, si.... 9 CoND.— On dit : les horreurs delà fiimine (Boss.) , faire périr le peuple par La famtMC^BRT.); les assiégés sont réd>iits aux extrémités de la famine (Volt.). La fcuniste est comptée , avec U peste et les guerres , parmi les plus grands fléaux (Dosa. , Viv. , BouR]».). « Donner du pain à ceux que la famine dévore. » Bon an. Ce caractère parait essentiel à famine; car il est pennis de refaser ce n<mi même à la disette extrême et générale, lorsque (ce qui est ti^-rare , du reste) on ec souffre peu. « Les Lydiens, pressés d'une extrême disette , s'avisèrent d'inventer les jeux avec lesquels ils donnaient le change à leur &im et pissaient des jours entiers sans songer à maoger. » J. J.
DISSIPEIl, GASPILLES, DDLAPIBSK. Dépenser d'une manière blâmable.
Dtestper vient du latin dissiparey dâeperser, mettre en déroute , détruire; on dissipe ce qu'on consume, ce qu'on fait disparaître ou évanouir: ce mot indique la perte de la chose. Gaspiller, de «osfare, dévaster, giter, bouleverser, et dept- Itfre, espttore, piller, a pour idée propre eelJe de désordre; aussi dit-on bien gmspiUer do lin^. des papiers , pour signifier les mettre sens dessus dessous. Dilapider , introduit dans notre langue au xviii* siècle seulement, et pris dn IjCîb dUapidare, qui veut dire primitimment démolir, disperser les pierres {lapides) d'an édffîee, paraît ne s'appliquer qu'aux grandes fbrtuaes.
La dissipation cause la ruine. Le gaspWage emporte l'idée d'un défont d'économi«. La dilapidation produit le reaTersement de toute ane fortune ou l'anéantissement de fortes aononas.
Oa dissipe un bien quelconque en le détnâsBOt d'une façon qiaelconqae. On ffstspiUe celui qu'on administre mai , dont en use ou dont on laisse user à tort et àtravers, en dépit du Imd sens. On
SYNONYMES k KABICAUX DIVERS.
sai
9ide de grands bieDs, les flnanees de Vfitat, (sor publie, une belle dot, eto.
us dissipée votre patrimoine, si tous Vépu»* lar des dépenses qui ne sont point utile» ou ssaircs, en Toyages, en objets' de luxe» en irs. Vons le gaspilleg, si yous le gfttez par de jes dépenses , en dépensant sans règle, désor^ lément , si tous n|^éte8 pas rangé, bon menaet si tout «st au pillage dans TOtre maison. s dilapidêx un riche patrimoine.
Représentez-Tous un homme né dans les risses, mats qui les a dûftp^éf par sesprolù«s. » Base. « Anet était un garçon exact et çé . qui maintenait Tordre dans la maison de tsltresse. On craignait sa Tigilance , et legtts^ tge était moindre. » J. J. c Les assignats ne fraient que tomber sous peu dans le plus afi discrédit , si Von continuait à dilttpider aude vous près de deux cents millions par ». ^ ^Pétition à la Conyention nationale.)